18 avril

Coup d’œil sur le BIFFF 2017

Pour sa 35e édition, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) avait une nouvelle fois mis les petits plats dans les grands histoire de proposer bien sûr de l’horreur, du fantastique, de la science-fiction mais également une sacré pelletée de thrillers afin d’éviter l’overdose de gore ainsi que certaines comédies noires particulièrement succulentes. Le focus coréen de cette année y était sans doute aussi pour beaucoup.
Si certains diront que le festival se perd au fil des années dans des relents plus « mainstream », laissons-les palabrer car pour notre part, nous y avons encore sacrément trouvé de quoi faire.

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Headshot des Mo Brothers nous aura permis d’entamer notre cuvée 2017 d’une manière pour le moins efficace.
On y suit un homme retrouvé avec une balle dans la tête sur une plage indonésienne et pris en chasse par une charmante doctoresse qui tente de le soigner au mieux. À son réveil, sa mémoire lui fera gravement défaut. Et lorsqu’on est amnésique, poursuivi par des brutes qui n’ont pas beaucoup de notions des dommages collatéraux mais qu'on s'avère être une véritable machine à tuer, il y a probablement de quoi se poser pas mal de questions. Un parallèle avec Jason Bourne est bien sûr inévitable mais Headshot n’en est pas non plus une pure copie bien que son postulat de départ soit sensiblement identique. Le petit dernier des Mo Brothers (Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto pour les curieux) capte le spectateur de la première à la dernière minute tant au niveau de son rythme que des chorégraphies de combats. On n’est pas encore au niveau d’un chef-d’œuvre comme The Raid même si son acteur principal est dans les deux cas Iko Uwais mais on ne boudera certainement pas notre plaisir. On émet toutefois certaines réserves sur quelques scènes tirées inutilement en longueur et sur l’incapacité presque totale du personnage principal à être crédible dans des scènes un poil plus sentimentales.

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The Eyes Of My Mother, véritable ovni du BIFFF 2017


Le BIFFF a toujours eu son lot d’ovnis. Ce genre de film plus qu’étrange qui nous fait dire qu’il n’aurait pas eu sa place ailleurs. Et cette année, la palme (ou le Corbeau ?! Ah non : le film était dans la section 7e Parallèle du BIFFF) pouvait revenir notamment au premier long de Nicolas Pesce, The Eyes Of My Mother. Présenté au dernier Festival de Sundance (gage de qualité pour certains ou preuve d’un ennui viscéral pour d’autres) durant lequel il en a mis plus d’un mal à l’aise, le film raconte l’histoire d’une gamine élevée dans la ferme familiale par une mère qui lui apprendra tout sur la dissection et par un père aimant mais quelque peu taciturne. Un jour, mère et fille sont seules en attendant le retour du père et sont victimes d’un home invasion par un homme qui en profite pour assassiner la mère sous les yeux de la fille. Rien de vraiment neuf sous le soleil si on s’arrête à cela mais la suite parvient à prendre le spectateur à contre-pied dans un déluge pour le moins macabre (conservation de cadavre, tortures, déviances et on en passe).
Servi par un noir et blanc séduisant, The Eyes Of My Mother est le genre de bande qui se laisse plus apprécier avec le recul qu’à la vision même. Si l’ensemble était loin d’être parfait voire souvent ennuyeux, il n’en délivre pas moins quelques surprises inattendues. Mais il faudra tout de même nous expliquer un jour le pourquoi d’une sélection à Sundance.

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The Oath


The Oath, de et avec Baltasar Kormakur, nous venait d’Islande. Thriller aussi froid que les contrées dont il est originaire, l’histoire est celle d’un chirurgien aimant femme et enfants mais qui ne supporte plus de voir sa fille aînée avec le dealer coké qui lui sert de compagnon. Le gros problème est que papa ne choisit pas toujours les solutions les plus simples. Les options les plus radicales seront probablement inévitables.
Servis par des acteurs de haut vol qui donnent une réelle consistance aux personnages, The Oath est particulièrement convaincant en thriller aux relents hitchcockiens. Les paysages islandais sont d’une beauté à faire pâlir et le traitement narratif choisi permet au film d’exister en tant que tel en dépassant habilement les clichés de la simple histoire de vengeance. La tension est présente et subtile.

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Le Serpent Aux Mille Coupures, avec l'excellent Tomer Sisley


Toujours dans le genre thriller mais français cette fois-ci, nous attendions beaucoup du dernier Éric Valette, Le Serpent Aux Mille Coupures. En effet, ce n’est pas que le père Valette était attendu au tournant mais bon, six ans depuis son dernier film La Proie (avec Albert Dupontel), ça commençait à chiffrer. Bien sûr le réalisateur n’était pas non plus en reste puisqu’il est passé par la case série en réalisant différents épisodes de Braquo ou encore Crossing Lines, parmi d’autres. Toutefois, l’impatience commençait à se faire ressentir. Et à la vue de son petit dernier, on se dit qu’on a quand même bien fait d’attendre.
Adapté d’un roman écrit en 2009 par le Français DOA, Le Serpent Aux Mille Coupures est l’histoire d’une traque à grande échelle où différents destins et différents personnages aux intérêts différents finiront par se croiser et souvent par s’entretuer (ou à tout le moins essayer). Tout part d’un homme blessé qui se réfugie dans une ferme et prend la petite famille en otage le temps de sa convalescence. Le problème est qu’en plus d’avoir à ses trousses tous les gendarmes de la région, d’autres individus aux intérêts plus que douteux viendront se greffer dans la poursuite de ce mystérieux personnage campé par l’excellent Tomer Sisley. En gros, un tueur, un cartel espagnol, un chinois à la solde des Colombiens et un groupe de villageois racistes viendront se greffer à cette petite sauterie, ce qui permettra le croisement d’une galerie de personnages pour le moins intéressant et des scènes d’une violence encore assez rarement vue dans un film de genre français. Notre premier coup de cœur du festival.

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Un autre coup de cœur dans un genre tout à fait différent aura été Spit’n’Split. Premier long-métrage de l’un des enfants terribles du BIFFF, Jérôme Vandewattyne, qu’on avait découvert en 2011 avec son faux trailer She’s a SLUT! ou encore dans le cadre des courts-métrages du Collectifff avec Slutterball.
Spit’n’Split se veut être une expérience. Jérôme est parti sur les bases d’un documentaire sur le groupe rock The Experimental Tropic Blues Band. On suit celui-ci en tournée, en répétition, bref dans les différentes aventures que les membres sont amenés à vivre aux quatre coins de l’Europe avant de sombrer dans une folle fiction. Une aventure humaine qui dérive. Des gars qui jouent ensemble, s’aiment, s’énervent mutuellement, déconnent, s’amusent, affrontent la fatigue et les aléas de la vie de musiciens sur la route jusqu’à s’insupporter… Un ensemble d’éléments et d’expériences qui participent à l’authenticité d’un groupe de rock qui voue sa vie à sa passion. Une authenticité d’ailleurs parfaitement rendue dans le film puisque celui-ci est réalisé de prime abord comme un documentaire brut, spontané, naturel. Le grain roots sale du film (à l’image de la musique du groupe d’ailleurs) choisi par le réalisateur permet un rendu pour le moins fidèle aux malaises vécus par les personnages à de nombreux moments du métrage. Émouvant et attachant, Spit’n’Split est une ode à la vie de groupe et à l’amitié mais montre aussi le revers de la médaille et les galères que tout groupe de musique un tantinet sérieux a déjà sans doute vécu dans sa carrière. Ce docu-fiction va loin, dérange, pue parfois et emmène le spectateur dans une expérience dont il ne ressort pas totalement indemne. Un film qui regorge d’idées et représente une bien belle claque à destination de tous les amoureux de musique et de cinéma.

Replace de Norbert Keil nous aura par contre laissé relativement indifférent avec sa critique des dérives de la médecine. Une jeune femme constate sur certaines parties de son corps des pertes de peau importantes comme si elle était devenue un animal en pleine mue.
L
e sujet des cobayes humains inspire énormément le cinéma de ces dernières années. Toutefois, bon nombre de films ont tendance à se prendre les pieds dans le tapis avec des schémas un poil trop classique pour surprendre, ce qui est malheureusement le cas ici même si les efforts en terme de réalisation sont à souligner. Replace bénéficie d’une esthétique intéressante mais cela ne suffit pas à pallier l’ennui qu’il peut inspirer.

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The Autopsy Of Jane Doe


Le second coup de cœur du festival pour notre part fût The Autopsy Of Jane Doe, dernier film du réalisateur de Trollhunter, le Norvégien Andre Ovredal. Notez qu'il a obtenu le toujours agréable Pégase 2017, soit le Prix du Public du BIFFF. Un petit coup de maître que ce huis clos dans une morgue tenue par un père et son fils. Ceux-ci verront leur activité quelque peu chamboulée (ce n’est rien de le dire) lorsque le sheriff leur amènera le cadavre d’une jeune femme à identifier. Le corps de cette Jane Doe (nom donné par défaut aux personnes non-identifiées dans les pays anglo-saxons) semble cacher bon nombre de secrets.
Si l’exercice du huis clos n’est pas chose aisée, certains metteurs en scène y excellent toutefois, et c’est ici le cas de Ovredal, qui parvient à instaurer dès le départ une tension qui accompagne le spectateur jusqu’au bout. Servi par une imagerie gore issue du monde de l’autopsie, The Autopsy Of Jane Doe ne se contente pas de surfer sur la vague et de nous abreuver de tripailles et crânes trépanés gratuitement. Le film a l’intelligence de nous amener sur des terrains différents grâce à une dimension mystique bien placée. La bande est équilibrée, emprunte les ingrédients qu’il faut pour servir l’histoire mais sans s’attarder plus qu’il ne le faut sur les différents détails.

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Small Town Killers


Small Town Killers, réalisé par le Danois Ole Bornedal (réalisateur de l’excellent Deliver Us From Evil entre autres) représente enfin notre 3e coup de cœur du festival. Rien d'étonnant dès lors à ce qu'il ait reçu le Méliès d'Argent, Prix décerné au Meilleur Film européen. Typiquement dans la vague des comédies noires, Small Town Killers est un petit bijou d’humour caustique nordique qui voit 2 associés et amis faire appel aux services d’un tueur professionnel (quoique) russe pour liquider leurs femmes. Le gros souci est que quand on fait cela un soir de beuverie, on risque de le regretter le lendemain mais surtout de peiner à rattraper le coup, surtout quand ledit tueur est aussi porté sur la bouteille qu’un BIFFFeur sur les films de genre.
Gags et punchlines en cascade, quiproquos en tout genre, tout est là pour faire de cette comédie danoise un joyau du genre. Personnages attachants et situations tout aussi grotesques que cocasses font de Small Town Killers le genre de film dont on redemande.

Ce qui n’était malheureusement pas vraiment le cas de Prey (ou Prooi pour respecter nos amis néerlandophones) du réalisateur ma foi sympathique Dick Maas (Amsterdamned) avec son histoire de lion mangeur d’hommes échappé d’on ne sait où et faisant de la ville d’Amsterdam son nouveau terrain de jeu mais également son nouveau garde-manger. Certes le film est décomplexé et ne semble pas se prendre trop au sérieux (ce serait d’ailleurs un comble avec une esthétique de sitcom pareille) mais il peine à décoller, ce qui est bien dommage.

Guillaume Triplet

18:01 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Bilans de festivals, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, regard, bilan, critiques, coup, oeil | |  Facebook | |  Imprimer |

16 avril

Le Palmarès du 35e BIFFF est connu !

Ce soir, se clôture la 35e édition du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF). Avec la projection de deux films : l'obligatoire dernier bébé d'Alex de la Iglesia - El Bar - en salle Ciné 1 et XX - signé par un quatuor de réalisatrices - en salle Ciné 2.

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El Bar du chouchou du BIFFF Alex de la Iglesia


Qui dit clôture dit aussi annonce du Palmarès du BIFFF cuvée 2017.

Côté courts-métrages, deux grands gagnants : Downside Up (Prix Jeunesse et Sabam) d'abord et ensuite et surtout Spooked (Prix Be TV et Fedex et... Grand Prix !)

Côté longs, le toujours agréable Prix du Public - le Pégase - est allé à The Autopsy of Jane Doe d'Andre Ovredal tandis que le Prix de la Critique a été remis à The Tunnel de Seong-hun Kim. Ce dernier a pu être découvert par certains gagnants de nos concours BIFFF organisés avec la complicité du Centre Culturel Coréen de Bruxelles. Bravo à eux et merci à nos amis coréens !

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Merci aux amis coréens pour les 28 places offertes aux visiteurs !


L
e Prix du 7e Parallèle a été décerné à Swiss Army Man du duo Dan Kwan - Daniel Scheinert et celui du Meilleur Thriller est allé à At the End of the Tunnel de Rodrigo Grande.

Le Méliès d'Argent, qui couronne le Meilleur Film européen a récompensé Small Town Killers de Ole Bornedal.


Niveau international, les fameux Corbeaux d'Argent vont à We Go On du duo Jesse Holland - Andy Mitton, et The Mermaid de Stephen Chow.

Quant au Grand Prix du Festival, le Corbeau d'Or, il a été décerné à Safe Neighborhood de Chris Peckover.


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Safe Neighborhood, LE grand gagnant du BIFFF 2017



L'ensemble du palmarès sera bientôt sur le site du BIFFF.

À dans un an pour la 36e édition de ce festival pour le moins... fantastique !

Jean-Philippe Thiriart

21:10 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, palmarès, safe, neighborhood | |  Facebook | |  Imprimer |

15 avril

WHAT IFFF… Chapitre dixième - « Qui peut, à l'ombre du pouvoir, se permettre de parler des BIFFFeurs comme s'il s'agissait de données ? »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste que quelques heures pour le découvrir…

 

Tequila frappée.jpgScoop : ce vendredi 14 avril, le sang a enfin coulé au BIFFF dans le cadre de la journée prélude au festival Boulevard du Polar qui aura lieu en juin… Lors d’une séance de lecture d’un roman de Nadine Monfils, la comédienne et humoriste Sandra Zidani a voulu embrasser le chien barré ou bourré de l’écrivaine. Se sentant agressé, ce dernier lui a mordu le nez. Infectée par l’agent mutagène dont le chien était porteur après analyse, la comédienne a à son tour mordu le nez de l’ambulancier venu lui porter secours. Du Mont des Arts au canal, ce rituel bucco-nasal s’est perpétré pendant toute la soirée et la nuit. Aux petites heures, la ville a été mise en quarantaine. Les derniers rapports de police rapportent que les personnes infectées se rassemblent au pied du Mont des Arts, à quelques pas de l’origine de l’épidémie. Une attaque en masse du palais de Bozar est à craindre. – Ici Bruxelles, édition du 15 avril 2017.

 

Ce réel fait divers du vendredi, couplé aux Zombifff’Lympics du samedi, aurait pu être l’apothéose de cette rubrique qui, depuis plusieurs jours, vous prédit que le sang coulera au BIFFF cette année. Il n’en est malheureusement rien… en tout cas pour l’instant ! En relisant ou re-visionnant les classiques du thriller et de l’horreur, à l’instar des Norman Bates, Alex Delarge et autres Jason, un tueur - ou un groupe de tueurs - pourrait volontiers recourir au grimage et au déguisement zombiesque pour perpétrer son crime. Alors, restez sur vos gardes, car cette avant-dernière journée du BIFFF pourrait très bien à l’insu de notre plein gré se terminer en zombifffolie meurtrière !

 

Mais dans cette éventualité, telle la morsure qui sied au zombie, quelle serait l’arme utilisée par ce ou ces tueurs grimés ? Afin de faire avancer rapidement cette enquête, n’hésitez pas à poster ci-dessous le type d’arme que vous privilégieriez pour commettre ce genre de crime.

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

14 avril

Clôture en force de nos concours au BIFFF : 16 places à gagner !

Nos concours se terminent en force au 35e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF).

Avec pas moins de 16 places à gagner pour des films projetés demain, samedi 15 avril, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.


Au menu, trois concours organisés en parallèle sur notre page Facebook !

Pour autant de films, tous asiatiques : un japonais, d'abord et puis deux coréens.

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Soit 4 x 2 places pour la séance japonaise Death Note: Light Up The New World à 15h30 en salle Ciné 1, avec la complicité du BIFFF.

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Et 2 x 2 places pour 2 séances de films coréens, avec la complicité du Centre Culturel Coréen de Bruxelles :

- Sori: Voice From The Heart à 16h30 en salle Ciné 2, et

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- The Prison à 21h30 en salle Ciné 2 toujours, en présence du réalisateur Hyun Na.

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N
'hésitez pas à :

- liker notre page Facebook,
- vous abonner à notre compte Instagram,
- suivre notre actualité sur Twitter, et
- vous abonner à notre chaîne YouTube !

Bons concours !

Jean-Philippe Thiriart

16:37 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Concours, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concours, bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, death, note, sori, prison | |  Facebook | |  Imprimer |

WHAT IFFF… Chapitre neuvième - « To me death is not a fearful thing. It's bifffing that's cursed. »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il ne nous reste que quelques jours pour le découvrir…

 

bénévole,bifff,what,ifff,bozar,bruxelles,film,festival,fantastique,prologue,fiction,nouvelle« Deviens bénévole ! Tu es disponible du mardi 2 au samedi 13 avril 2013 ? Tu es à la recherche d'une fantastique expérience au sein d'une équipe de passionnés, rejoins-nous en apportant ton coup de main, ta petite touche qui font du BIFFF un événement incontournable à l'ambiance si unique ! » - seule annonce de recrutement du BIFFF trouvable sur la toile en 35 éditions du festival !

 

 


Tapez le terme « bénévole + bifff » dans votre moteur de recherche Google. Sur les 3660 résultats obtenus, à l’exception de l’annonce 2013 reprise ci-dessus, un post anodin sur un forum, rares sont les sujets qui parlent des bénévoles du BIFFF. Quelques médias épars offrent à l’occasion la parole à ces hommes et femmes de l’ombre que sont les bénévoles du BIFFF mais, à chaque fois, le même discours formaté revient : « Les bénévoles forment une grande famille ! ». Il y a de quoi se poser des questions !

 

S’articulent-ils sur le mode d’une fourmilière hiérarchisée, chère à Bernard Werber ? Agissent-ils en cultistes, prêts à tous les sacrifices et plus précisément le nôtre ? Ou, famille oblige, se reproduisent-ils de manière consanguine à l’instar de la famille Hewitt, immortalisée par Tob Hopper ? Quel que soit le scénario envisagé, le ‘bénévole’ par sa force collective me fait craindre le pire et se place dans le haut de la liste des suspects du crime à venir dans cette 35e édition du BIFFF !

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline