02 avril

Byzantium fait l'Ouverture du BIFFF 2013 !

Avant toute chose, un détail qui est de... taille : Neil Jordan a eu le bon goût de tourner son film en scope, en... cinémascope !
Y avait-il dès lors meilleure façon de commencer le BIFFF pour nous, En cinémascopiens ? Moi, je dis : « Non, Madame ! ».


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Dans Byzantium, Neil Jordan dirige entre autres Gemma Arterton, Saoirse Ronan et Sam Riley. À la croisée de différentes genres - le fantastique, bien sûr, mais aussi ce cher thriller, et le drame - le film narre l'histoire d'une jeune mère vampire, Clara, et de sa fille, Eleanor. Le hic, c'est que maman ne résistera pas très longtemps à l'envie de plonger ses dents dans la chair tendre de sa progéniture. Les deux femmes se feront alors ensuite passer pour des sœurs et formeront un duo... mortel !

Il y a près de 20 ans, Neil Jordan nous enchantait en signant Entretien avec un vampire. Le cinéaste irlandais était parvenu à nous offrir ce qui est toujours considéré aujourd'hui comme un des meilleurs films du genre.


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Alors, évidemment, nous ne pouvions que nous enthousiasmer à la lecture du pitch de Byzantium. S'enthousiasmer mais également s'interroger.
Dès les premières minutes, on se retrouve plongé dans une atmosphère particulière, passant, sans transition,  d'un personnage à l'autre. Les scènes d'un lyrisme gracieux (associées au personnage d'Eleanor) et celles aux ambiances malsaines (liées au personnage de Clara) se succèdent et nous indiquent de suite que nos deux héroïnes sont littéralement opposées.

Habilement filmée, une course poursuite au rythme effréné aboutit a une décapitation des plus gores. Le ton est donné. On est bien dans un film de vampires, mais à mille lieues de Twilight.

Même si le film s'essouffle un rien après une introduction réussie, Neil Jordan parvient à nous accrocher grâce à un subtil mélange des genres et des époques. C'est un film de vampires, bien sûr, mais c'est également un film sur l'amour impossible, sur les rapports familiaux, et sur la solitude. Et les scènes de souvenirs de la jeune Eleanor (Saoirse Ronan) s'étalent sur 200 ans, avec des retours dans le temps esthétiquement très réussis. Les paysages rocheux et sanglants nous font même songer par moments à l'univers de Tim Burton.


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Il est loin le temps du gentil Petit Chaperon rouge...



On regrettera cependant quelques non-dits sur certains personnages, dont on aurait aimé mieux connaitre les motivations.

Byzantium ne plaira certainement pas à tout le monde car il peut parfois avoir des relents de série Z mais c'est quelque part aussi ce qui fait son charme et sa particularité.

Quant au casting, il n'est pas composé de noms ronflants mais permet de (re)découvrir la très sexy Gemma Arterton, révélée dans le rôle titre de l'excellent Tamara Drewe et qui crève à nouveau l'écran dans Byzantium. La jeune et non moins talentueuse Saoirse Ronan (Lovely Bones) convainc également dans le rôle de la jeune vampire.

Neil Jordan rend donc une bonne copie dans l'ensemble.


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Romain Deldaele et Jean-Philippe Thiriart

07:28 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, byzantium, neil, jordan, vampires | |  Facebook | |  Imprimer |

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