04 août

Sortie Blu-ray et DVD de " The Babadook "

Pas évident pour Amelia, mère célibataire, de se retrouver seule à élever un gamin. Alors quand celui-ci est, en plus, sujet à des cauchemars récurrents et à des hallucinations, autant dire que le bonheur maternel est loin d’être au rendez-vous. Un soir, afin de calmer son mioche, qui pense que sa chambre est habitée par on ne sait quel monstre, la jeune femme suit la recette de beaucoup de mamans qui se respectent : elle lui lit une petite histoire. Sauf que le bouquin qu’elle choisit cette fois-ci a plus d’un tour dans ses pages et aura pour conséquence de libérer une entité dont elle se serait bien passée.

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Le film est disponible en DVD et en Blu-ray



On ne peut pas véritablement parler de surprise pour évoquer notre découverte de The Babadook au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF). C'est que les organisateurs des festivités avaient bien fait monter la sauce en reprenant les mots de William Friedkin, un de ses Chevaliers de l'Ordre du Corbeau, pour présenter ce premier film réalisé par l'Australienne Jennifer Kent.

Le réalisateur de L'Exorciste, métrage déjà estampillé à sa sortie « film le plus terrifiant de tous les temps » disait justement de The Babadook qu'il était, selon lui cette fois, « un des films les plus... terrifiants jamais vus ».

Là où d'aucuns penseraient déceler dans le film une série de plagiats, c'est plutôt des hommages qu'il faut y voir. Nombreuses sont en effet les références au chef-d'œuvre de Friedkin, notamment. Nous vous laissons découvrir lesquelles.

 

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Oh Yes: Let Him In!


Clairement inscrit dans la vague de l’épouvante classique, The Babadook est intéressant à maints égards, notamment de par la construction de son récit et un jeu d’acteur foutrement convaincant. Les personnages principaux sont ainsi interprétés par des acteurs de talent, à commencer par Noah Wiseman, le jeune comédien qui joue le rôle de Samuel, le garçonnet qui fera donc tôt connaissance, bien malgré lui, du fameux Babadook. Un des intérêts du film réside également dans les très nombreuses références à d'autres films de fiction et d'animation.

N
ous tirons clairement notre chapeau à Jennifer Kent, qui surfe de bien belle manière, avec ce premier long-métrage, sur la vague du film de croquemitaine. Elle respecte en effet les codes du genre sans tomber dans l’avalanche de clichés. Et si nous n'irons pas jusqu’à tenir les mêmes propos que le père Friedkin, nous sommes tout de même forcés d’admettre que le film nous aura fait passer un moment de trouille cinématographique assez sympathique.

Remarqué dans les nombreux festivals par lesquels il est passé, dont Sundance, The Babadook vaut immanquablement le détour !

 

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Noah Wiseman et Essie Davis


Le Blu-ray

Parmi les bonus du film, on retrouve la bande-annonce du film, glaçante. Mais aussi plus de trente minutes d'interviews, dont :
- dix bonnes minutes d'interview de l'actrice principale, Essie Davis, qui nous parle notamment de son travail avec le jeune acteur qui joue son fils à l'écran et établit des liens entre The Babadook et The Shining en matière de jeu ;
- des entretiens avec Hayley McElhinney et Daniel Henshall, qui interprètent respectivement la sœur et le collègue de la mère courage imaginée par la réal ; et
- une interview de Jennifer Kent, laquelle nous parle entre autres choses de la naissance du film et de ses intentions.

 

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Une scène issue du court-métrage Monster, déjà réalisé par Jennifer Kent

 

Figurent également sur la galette un making of, trois scènes coupées et, enfin, cerise sur le gâteau : Monster, le court-métrage réalisé par Jennifer Kent avant The Babadook et qui a inspiré son long à la réalisatrice australienne.


Guillaume Triplet et Jean-Philippe Thiriart

15:33 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : babadook, jennifer, kent, friedkin, bifff, exorciste | |  Facebook | |  Imprimer |

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