17 févr.

La Berlinale, son public, et " 24 Wochen ", LE film allemand en compétition internationale !

Depuis Berlin.

La première moitié de la Berlinale est à présent derrière nous. Tous comme les 250 000 tickets achetés par les Festivaliers en cinq jours. Oui : 250 000, vous avez bien lu. Certains spectateurs allant jusqu'à dormir devant les billetteries pour être certains de se procurer les précieux sésames permettant de découvrir, avant tout le monde, les grosses Premieres projetées dans la capitale allemande. C'est dire. Le Festival prend en effet de plus en plus d'ampleur d'année en année, pour rayonner à présent dans tout Berlin et éclairer de ses lumières la trentaine de lieux qui l'accueille.

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Le Berlinale Palast et son Roter Teppish


Aujourd'hui, nous avons choisi de nous arrêter sur un film allemand : 24 Wochen (24 Weeks pour le titre international). Un film que nous n'avions, faute de temps, pas eu l'occasion de voir en presse, mais que nous sommes fort heureusement parvenus à rattraper en vision publique. Et le moins que l'on puisse écrire est que les spectateurs allemands étaient au rendez-vous, ce matin-là, dans la très belle Haus der Berliner Festspiele. La salle principale de la Haus, comble, accueillait près de 1 000 spectateurs venus découvrir LEUR film en compétition. C'est que 24 Wochen est la seule production exclusivement allemande présente cette année à Berlin dans le cadre de la compétition internationale. Et en lice pour l'Ours d'Or et les autres Prix remis par le Jury que préside l'Américaine Meryl Streep.

24 Wochen raconte l'histoire d'Astrid, une entertainer qui a fait du stand-up son arme de séduction massive d'un public conquis par sa gouaille. Enceinte de six mois, elle apprend que l'enfant qu'elle porte est handicapé. Soutenu par son mari Markus, la jeune femme doit prendre une décision de taille.

Nous avons 
rarement été autant ému, à ce point touché par un film. 24 Wochen nous a véritablement bouleversé par sa sincérité. Nous nous attendions à deux reprises à un cut final. Mais la coscénariste et réalisatrice du film Anne Zohra Berrached nous emmène, à bon escient et avec brio, vers les parties ultérieures de son film, clôturant son métrage au moment le plus opportun. Elle le fait après avoir fait voyager le spectateur à ses côtés sur le chemin de sa très belle bien que difficile histoire. Sans pathos, sans facilités, sans le prendre par la main. Mais avec un respect permanent. Ce même respect qu'elle témoigne à l'ensemble des personnages auxquels elle donne vie.

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Julia Jentsch interprète avec brio une femme enceinte d'un enfant différent


Cette histoire ô combien touchante d'un couple et, plus largement, de leur petite fille de neuf ans et de tout leur entourage, est le deuxième long métrage de la cinéaste allemande. Il fait suite au film Zwei Mütter (Two Mothers), qui portait déjà sur la grossesse et le désir d'enfant. Et narrait l'histoire d'un couple de femmes qui décident de s'engager dans le long et difficile processus que représente l'insémination artificielle par un couple lesbien en Allemagne.

Les deux acteurs principaux que dirige Anne Zohra Berrached ont pour noms Julia Jentsch et Bjarne Mädele. Ils tirent chacun vers le haut le niveau de jeu de leur partenaire à l'écran. Et tout sonne fort juste dans ce drame allemand qui en dit beaucoup sur l'acceptation. La réalisatrice de 24 Wochen ne choisit jamais la facilité et nous demande implicitement de la prendre comme elle est, elle qui devait très certainement éprouver un besoin impérieux de raconter cette histoire qui marque durablement celles et ceux qui ont eu la chance de la découvrir.

Le morceau Sing Hallelujah vient impacter le film à deux de ses moments-clé. Avec toute la palette d'émotions que cet impératif peut comporter. Alors oui, sing Halleluiah ! Car la vie mérite d'être chantée, d'être louée malgré ses difficultés. 24 Wochen fait partie de ces films nécessaires. De ces films qui doivent être vus. De ces films qui doivent être montrés. Il a été applaudi de longues minutes à l'issue de sa projection et ce à deux reprises. La fin des crédits de clôture et le retour de la lumière dans la salle laissant découvrir des visages à la fois tristes et souriants. A Kind of Magic a opéré, pendant toute la durée du film.

Jean-Philippe Thiriart

17:00 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Critiques de films, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlinale, berlin, festival, cinéma, 24, wochen, weeks | |  Facebook | |  Imprimer |

14 févr.

Honoré à la Berlinale, Tim Robbins nous parle de la peine de mort

Depuis Berlin.

Peu après 22 heures, hier soir, nous avons eu la chance de tendre notre micro à Tim Robbins. Le producteur, réalisateur et acteur lauréat d'un Oscar, de deux Golden Globes et d'un Prix d'interprétation à Cannes, était présent dans la capitale allemande pour recevoir une Berlinale Kamera. Le Festival International du Film de Berlin décerne ce Lifetime Achievement Award aux acteurs du cinéma qui l'ont à jamais marqué. L'Américain a gentiment accepté de répondre à nos deux questions, sur la peine de mort et sur son travail de réinsertion des prisonniers de différentes prisons californiennes.

 

 Tim Robbins répondant à nos questions - Copyright Denise Reese, de Ruptly TV


C'est dans le cadre de ce bel honneur que le natif de West Covina, en Californie, a choisi de présenter le film dont il est le plus fier : Dead Man Walking. Film qui a valu à Sean Penn, à Berlin déjà, l'Ours d'Argent du Meilleur acteur et à Susan Sarandon... l'Oscar de la Meilleure actrice ! C'était en 1996.

Vingt ans plus tard, l'inoubliable comédien de L'échelle de Jacob, The Shawshank Redemption et Mystic River, entre autres, a tenu à remercier de tout son cœur le Festival, les festivaliers, les Berlinois et, plus généralement, l'ensemble du peuple allemand, pour tout l'amour qu'ils lui ont donné.

Robbins a évoqué, avec émotion, sa première venue à Berlin en 1985. Époque à laquelle il n'avait pu passer Checkpoint Charlie et se rendre à l'Est pour la seule et bonne raison qu'il avait, dans sa voiture, une cassette des... Rolling Stones. Il a confié, non sans humour, avoir été convaincu d'une chose, ce jour-là : « Un jour, le Mur ne pourrait que tomber. Pour la bonne et simple raison qu'on ne peut pas craindre le rock'n'roll ! ».

Merci Monsieur Robbins.
Pour votre amabilité.
Pour votre contribution au patrimoine cinématographique.
Pour votre engagement.
C'est rare et précieux.

Jean-Philippe Thiriart

11 févr.

Le 66e Berlinale démarre aujourd'hui dans la capitale allemande !

Depuis Berlin.



L'équipe d'
En cinémascope est bien arrivée à Berlin !

Le Festival International du Film de Berlin démarre officiellement ce jeudi 11 février, pour prendre fin le dimanche 21. Soit une dizaine de jours pendant lesquels la capitale allemande sera la capitale mondiale du... Septième Art. Ni plus ni moins. Connue pour être le deuxième plus grand festival de cinéma au monde après Cannes et sur un pied d'égalité avec la Mostra de Venise, la Berlinale est, aussi, reconnue comme étant le festival le plus conséquent d'un point de vue qualitatif. Il convient aussi de noter que si le Festival allemand est une grosse machine avec un marché international du film de taille, elle n'en est pas moins un festival de festivaliers, de nombreux films étant accessibles aux cinéphiles et cinéphages berlinois.

L'an dernier, c'est le film Taxi Téhéran, de Jafar Panahi, qui a reçu l'Ours d'Or, récompense suprême. Outre cette récompense, seront à nouveau décernés, le 20 février en soirée : le Prix du Meilleur film, l'Ours d'Argent ou Grand Prix du Jury, l'Ours d'Argent du Meilleur réalisateur, ceux des Meilleurs acteur, actrice, scénario, contribution artistique, et le Prix Alfred-Bauer.

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Le Jury Officiel de cette 66e Berlinale


L'actrice américaine Meryl Streep, oscarisée à pas moins de trois reprises, a été désignée Présidente du Jury de la Berlinale 2016. Il s'agira pour elle d'une première expérience de jurée. Elle sera entourée de six acteurs du cinéma mondial : l'acteur britannique Clive Owen, le critique, auteur et programmateur britannique Nick James, la réalisatrice polonaise Malgorzata Szumowska, l'acteur allemand Lars Eidinger, l'actrice italienne Alba Rohrwacher et la photographe française Brigitte Lacombe.

Pour plus d'infos, une seule adresse : www.berlinale.de.
Ainsi que l'application mobile officielle du Festival, disponible en anglais.

Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos et vidéo : Dorian Blacks

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12:56 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlinale, berlin, festival, cinéma | |  Facebook | |  Imprimer |

08 févr.

Retour sur les 6e Magritte du cinéma

Ce samedi 6 février, si nous étions présents au Square - où avait lieu la 6e Cérémonie de remise des Magritte - nous avons également assisté à la retransmission en direct de l'événement confortablement assis dans les fauteuils de l'UGC De Brouckère.

Alors qu’acteurs et artisans du Septième Art belge descendaient les marches au Mont des Arts, c’est aussi un tapis bleu qu’ont pu fouler, dès 19 heures, plusieurs centaines de spectateurs dans le hall de l’UGC De Brouckère. Après une coupe de bulles et des friandises, c’est dans la magnifique salle du Grand Eldorado que la soirée s’est poursuivie, un Magnum à la main.

Pour permettre à chacune et à chacun de se préparer au spectacle, une rétrospective des principaux films nommés a défilé sur l’écran. Des extraits de Tous les chats sont gris, Préjudice, Alléluia, Le tout nouveau testament ou encore Melody ont ainsi permis au public de jouer les pronostics, les commentaires des uns et des autres allant bon train...

- Yolande Moreau est tout de même une actrice exceptionnelle !
- Oui, mais Christelle Cornil mériterait tellement la récompense.
- Et Wim Willaert aussi.
- Moi, c’est Bouli que je préfère !

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La salle du Grand Eldorado, un décor de choix pour la retransmission en direct


L’écran s’est ensuite obscurci pour laisser place au générique de la Cérémonie. Les dorures entourant l’écran du Grand Eldorado offraient un décor grandiose pour l’événement. C’est alors que Charlie Dupont entra en scène, entouré d’une fanfare, avant de littéralement s’envoler pour laisser la place à la Présidente Marie Gillain, vêtue d’une somptueuse robe noire. Son discours, ponctué d’un petit accent bien de chez elle, a distingué avec beaucoup d’humour le Belge de Belgique et le Belge de France, rencontrant l’engouement du public, conquis par une si belle ambassadrice.

Eut lieu ensuite la remise des premiers Magritte, du Meilleur espoir féminin à Lucie Debay pour Melody, à celui du Meilleur espoir masculin à Benjamin Ramon pour Être, en passant par le Prix de la Meilleure image pour Manu Dacosse, pour son travail sur Alléluia.
Notons au passage l’impressionnant corset porté par Charline Vanhoenacker qui remit, avec cette impertinence et cette autodérision bien belges qui font d’elle l’une des têtes d’audience sur France Inter, le Magritte du meilleur scénario original à Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael pour Le tout nouveau testament.

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Le Magritte du Meilleur son est allé, comme trois autres, à Alléluia


Alléluia est sans nul doute l’un des grands gagnants de cette 6e édition, puisqu’après le Magritte de la Meilleure image, c’est également ceux du Meilleur montage, des Meilleurs décors et du Meilleur son qui lui furent décernés durant la soirée. Quant au Magritte des Meilleurs costumes, c’est un Elvis Pompilio un peu intimidé qui le remit à Pascaline Chavanne pour son travail sur La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, de Joann Sfar.

C’est ensuite sur Vincent Lindon que les projecteurs s’arrêtèrent pendant plusieurs minutes, sous les applaudissements du public. S’enchaînèrent la très belle rétrospective de sa carrière en images, introduite par Charlie Herscovici, et l’hommage ému de Stéphane Brizé, ami de l’acteur et réalisateur des films Mademoiselle Chambon et La Loi du Marché, dans lesquels il choisit Lindon pour interpréter le rôle principal.

C
e fut alors au discours d’un Vincent Lindon à la voix tremblante d’émotion de créer le silence et de capter l’attention de tous. Un texte ponctué de remerciements, de compliments à ses amis belges et de quelques mots engagés pour ces films que certains bien-pensants jugent immoraux et censurent, empêchant au cinéma d’être le vecteur de culture et de liberté pour les jeunes générations (pensons notamment au film Much Loved, interdit au Maroc durant l’année 2015). Le comédien, face à la standing ovation de tout le parterre du cinéma belge, quitta la scène en lançant : « Vous savez comment on reconnaît un Français ? C'est le seul qui vient chercher un César à Bruxelles. » 

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Vincent Lindon et Marie Gillain, Magritte d'honneur et Présidente de la Cérémonie


Après cet instant d’émotion, c’est la chanteuse belge Mélanie Di Biasio qui remit ensuite le Magritte de la Meilleure musique originale à une An Pierlé heureuse, fière et impatiente de boire pour fêter ça !

Charlie Dupont invita alors Patar et Aubier, réalisateurs de Panique au Village, à remettre pour la toute première fois le Magritte du Meilleur court métrage d’animation. Plaisir particulier car, comme nous l’espérions, c’est l'ami Sacha Feiner, créateur de Dernière Porte au Sud, qui est reparti avec la statuette !
Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est ensuite à L’Ours Noir et à son duo de réalisateurs Méryl Fortunat-Rossi - Xavier Seron que le Magritte du Meilleur court métrage de fiction fut décerné, film sur lequel nous avions également misé dès sa sélection.

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Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Magritte du Meilleur court métrage de fiction


La Cérémonie reprit de plus belle avec humour, lorsque Renaud Rutten expliqua à l’assistance, avec grand enthousiasme, qu’on reconnaît un acteur de second rôle car il est celui qui ne se plaint jamais et accepte, contrairement aux divas que sont les premiers rôles, la tartine de pâté crème proposée par le catering sur les tournages. Il remit ensuite ce Magritte à Anne Coesens pour son second rôle dans Tous les chats sont gris de Savina Dellicour, qui reçut quant à elle la récompense du Meilleur premier film pour ce même long métrage.

Le Meilleur second rôle masculin fut attribué à Laurent Capelluto pour la réplique qu’il donne à Gilles Lellouche dans L’enquête, tandis que les producteurs de La famille Bélier se virent remettre le Magritte du Meilleur film étranger en coproduction, des mains de Dany Boon et Kad Merad, tous deux déchaînés !

Vint alors l’heure de la remise des prix principaux, les deux premiers venant récompenser le travail de nos voisins flamands puisque ce sont les très émus Wim Willaert et Veerle Baetens qui sont repartis avec les Magritte du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice. Enfin, belle performance pour un Jaco Van Dormael au souffle coupé, qui reçut les très attendus Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur Film pour son Tout nouveau testament.

À Charlie Dupont de clôturer la soirée en invitant l’ensemble des lauréats à rejoindre la scène pour la photo finale et de s’écrier « Vive le cinéma belge ». Générique de fin et début de la fête... du côté du Square, mais aussi à De Brouckère où sushis et mini-burgers attendaient un public affamé. Public qui, après s’être sustenté, fut invité à rejoindre la salle pour la projection, en avant-première, du film Mirage d’amour.

C’est dans une robe bleue électrique garnie de plumes aux épaules que Marie Gillain, héroïne du long métrage présenté, descendit les marches du Grand Eldorado pour rejoindre la scène, accompagnée d'Hubert Toint, le réalisateur du film.
Notons que le scénario de Mirage d’amour a été écrit par Bernard Giraudeau, qui projetait de le réaliser lui-même avant d’en céder les droits à Hubert Toint juste avant sa mort. C’est donc pour mener à bien ce projet dont ils avaient tant rêvé ensemble que celui-ci partit tourner au Chili avec Marie Gillain et Jean-François Stévenin, accompagnés d'un casting quasi-exclusivement local. Cette histoire d’amour entre une pianiste et un trompettiste ancrée dans le Chili des années 1920 sera à découvrir sur les écrans dès ce mercredi 10 février !

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Marie Gillain, venue présenter Mirage d'amour


Encore une belle soirée et une belle fête pour le cinéma belge donc, menée par un maître de cérémonie impertinent et hors-pair dans l’imitation de notre Arno national, une Présidente de chic et de charme, jurant dans un parfait accent de Lîdje, et des lauréats plus émus et surpris les uns que les autres. Alors, comme l’ont dit tour à tour ceux qui se sont succédés sur la scène du Square ce 6 février, vive le cinéma belge !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos : Céline Vander Sande et Sandrine David

09:41 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, prix, gillain, lindon, van, dormael, alleluia | |  Facebook | |  Imprimer |

06 févr.

Ce soir, les Magritte font sa fête au cinéma belge !

C'est au Square, à l'ombre de l'Hôtel de Ville et du Mont des Arts, en plein cœur de Bruxelles, que se déroulera ce samedi 6 février 2016 à 20 heures la 6e Cérémonie des Magritte du cinéma. Charlie Dupont officiera à nouveau en tant que Maître de Cérémonie tandis que Marie Gillain succédera à Émilie Dequenne et François Damiens à la Présidence.

Depuis 2011, cette fête au cinéma belge récompense celles et ceux qui reflètent, bousculent et romancent la vie sur grand écran. Du son à l'image, des décors aux costumes, ce sont pas moins de 22 Magritte qui seront remis pour cette nouvelle édition.

Tandis que 87 films ont été sélectionnés pour concourir dans les différentes catégories, 76 nommés peuvent aujourd'hui espérer recevoir une statuette à l'effigie d'une affiche réalisée par Magritte dans les années 50 à l'occasion d'un festival de cinéma.

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Parmi ces nommés, on retrouvera, dans les catégories principales :

Quatre prétendantes pour le Magritte de la Meilleure actrice, remporté l'année dernière par Émilie Dequenne :

- Veerle Baetens, pour Un début prometteur,
- Annie Cordy, pour Les souvenirs,
- Christelle Cornil, pour Jacques a vu, et
- Yolande Moreau, pour Voyage en Chine.

En lice pour la catégorie du Meilleur acteur, espérant succéder à Fabrizio Rongione, lauréat 2015 :

- François Damiens, pour La famille Bélier,
- Bouli Lanners, pour Tous les chats sont gris,
- Jérémie Renier, pour Ni le ciel ni la terre, et
- Wim Willaert, pour Je suis mort mais j'ai des amis.

Après Deux jours, une nuit des frères Dardenne, concourent cette année pour le Magritte du meilleur film :

- Je suis mort mais j'ai des amis, de Guillaume et Stéphane Malandrin,
- Melody, de Bernard Bellefroid,
- Préjudice, d'Antoine Cuypers,
- Tous les chats sont gris, de Savina Dellicour, et
- Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael.

Et au titre de meilleur réalisateur, alors que l'Académie avait consacré Jean-Pierre et Luc Dardenne en 2015 :

- Bernard Bellefroid, pour Melody,
- Savina Dellicour, pour Tous les chats sont gris,
- Fabrice Du Welz, pour Alléluia, et
- Jaco Van Dormael, pour Le tout nouveau testament.

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Marie Gillain et Vincent Lindon, Présidente et Magritte d'honneur cette année


Un Magritte d'honneur sera également remis à Vincent Lindon pour saluer l'ensemble de sa carrière. Un Vincent Lindon mémorable dans des films comme Ma petite entreprise, L'étudiante ou, plus récemment, La Moustache, La Loi du marché et Toutes nos envies, dans lequel il jouait aux côtés d'une certaine Marie Gillain.

Nous nous en voudrions de ne pas mettre en avant deux courts métrages en lice pour les Magritte du Meilleur court métrage de fiction et d'animation. Respectivement le déjanté L'ours noir, réalisé par les amis Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, et Dernière porte au Sud, petit bijou du tout aussi sympathique Sacha Feiner. Notons par ailleurs que Xavier a récemment reçu le Prix du Meilleur premier film à Palm Springs pour son long métrage Je me tue à le dire, en salles en avril.

Enfin, non loin du Square, où se pressera le beau monde du Septième Art belge, l'UGC De Brouckère sera également un lieu festif de choix ce samedi soir puisque la Cérémonie y sera retransmise en direct par les équipes de BeTV (retransmission également assurée au cinéma Imagix Mons). Succédera à cette projection des Magritte, l'avant-première du premier long-métrage du Belge Hubert Toint en tant que réalisateur, Mirage d'amour, en présence de l'équipe du film et de son héroïne, Marie Gillain.

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Vous ne serez ni au square ni à l'UGC ou à l'Imagix ?
Aucun souci : les Magritte du cinéma seront diffusés en direct et en clair sur BeTV à partir de 19h50 !

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elle fête au cinéma belge à toutes et à tous !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

11:24 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, lindon, prix, gillain | |  Facebook | |  Imprimer |