06 avril

WHAT IFFF… Chapitre deuxième - « To eat or not to eat… »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

hamburger, hot-dog, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleA l’instar des Frankestein, von Carstein et autres nobles familles germanophones, les von Besien ont plus marqué les estomacs que les esprits de leurs contemporains. Issus d’une longue lignée de Grands Veneurs – Jägermeisters, en allemand - des têtes couronnées de l’empire austro-hongrois s’étendant à cette époque jusqu’aux confins des Carpates, les von Biesen avaient un talent inné pour épicer et aromatiser leurs plats de plantes aux vertus particulières : cigües, hellébores, aconits, etc. Certains recueils de leurs célèbres recettes furent même découverts dans les bibliothèques de la famille Borgia, d’Henri II de Navarre ou encore de la Marquise de Brinvilliers… mais ces écrits ont aujourd’hui disparu, contrairement à la famille von Besien dont, au fil des siècles, nous retrouvons successivement la trace à Hambourg (XVIIIe s.), New-York (XIXe s.) et, plus récemment à Bruxelles où, comme beaucoup de leurs contemporains, ils ont su s’adapter à leur époque en vous proposant aujourd’hui à leur carte leur renommé ‘Hamburg-er’ du BIFFF. Bon appétit !

 

Noooon ! C‘est trop facile de pointer du doigt d’honnêtes commerçants – cette expression prête toujours à sourire - comme éventuels suspects du meurtre qui sera commis cette année au BIFFF. L’art de l’empoisonnement est aujourd’hui tombé en désuétude et le meurtre alimentaire est, quant à lui, devenu un suicide collectif ritualisé lors d’événements de masse, comme le BIFFF et autres festivals. À la décharge de cette sympathique famille, désormais rebaptisée Van Besien, outre les traditionnels hamburgers et hot-dogs, ils proposent à la carte un ou deux plats du jour plus ou moins dés-équilibrés… Et, depuis plusieurs années, j’ai survécu aux uns comme aux autres !

 

Deux gouttes de ketchup et un oignon trop cuit ayant maculé mon moleskine, je dois reconnaître avoir fait chou-blanc dans la piste de l’empoisonnement alimentaire. Je ferme donc mon carnet de notes et reprends le cours de cette investigation en arpentant les couloirs de Bozar… Quelles seront les prochaines victimes, ou plutôt bourreaux, désignées par ma plume ? Toutes les suggestions sont les bienvenues par le biais de ce post... Welcooooome !

 

"WHAT IFFF...",
une journalistico-fiction de Serge Adeline

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