12 avril

Avant « Lady Vengeance » - projeté ce soir au BIFFF - était... « Old Boy » !

Ce soir au BIFFF, sur le coup de 20 heures, Thirst viendra clôturer en salle Ciné 3 la rétrospective Park Chan-wook. Après les projections de Thirst et I Am a Cyborg But That's Okay, le BIFFF a choisi de proposer aux festivaliers le dernier volet de la trilogie de la vengeance de son nouveau Chevalier de l'Ordre du Corbeau : le bien nommé Lady Vengance. Avant ce film, déferlait sur les écrans internationaux la tuerie Old Boy. Nous ne résistons pas à l'envie de vous proposer, ci-dessous, une critique de ce chef d'œuvre.


BIFFF.club, un site par un BIFFFeur, pour les BIFFFeurs !

Nous ne résistons pas, non plus, à une autre envie : celle de vous parler d'un nouveau site web lancé par un Festivalier féru d'informatique : http://BIFFF.club, lancé par le BIFFFeur Stefan Langerman.

S'il permet, après inscription, de faire sa programmation et de connaître le temps de transit d'une salle à l'autre, il vous donne surtout l'opportunité de savoir qui, parmi vos amis, seront dans les salles Ciné 1, 2 ou 3 en train de regarder tel ou tel film programmé au Festival. Possibilité vous est aussi donnée de laisser des commentaires en regard du film de votre choix. Ceux-ci s'affichant instantanément, un chat est tout à fait envisageable. Stefan ajoute de nouvelles fonctionnalités à son site chaque jour.

N'hésitez pas à vous inscrire !

 

312633.jpg
Choi Min-sik est percutant dans le magnifique
 Old Boy



Old Boy

De Park Chan-wook (2004)
Avec Choi Min-sik, Yoo Ji-tae, Gang Hye-jung
Thriller, Drame
1h59

Cote : *****


Old Boy fait partie de la trilogie que Park Chan-wook a consacré à son thème le plus cher : la vengeance. Initiée en 2003, cette saga comprend, outre Old Boy, Sympathy for Mr. Vengeance, réalisé en 2003, et Lady Vengeance, commis en 2005.

Précisons d’emblée que si chacun des épisodes de la trilogie est rudement efficace, Old Boy est le meilleur des trois films. Le film avait d’ailleurs remporté le Grand Prix du Festival de Cannes 2004, dont le jury était présidé cette année-là par un certain Quentin Tarantino.

Si Old Boy s’inscrit un rien dans la même lignée que Kill Bill 1, le film du réalisateur sud-coréen n’a rien à envier au travail de Tarantino, loin s’en faut. Il méritait d’ailleurs à Cannes, cette année-là, tellement plus la Palme d’Or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore… On ne réécrit pas l’histoire. Ajoutons tout de même que le film de Michael Moore, outre le fait qu’il soit américain, est produit et distribué par la même société – américaine bien sûr –, que celle qui travaillait alors avec Tarantino : Miramax. Tiens tiens, vous avez dit bizarre ?

Old Boy fait partie de ces œuvres qu’il faut voir avant de mourir. Jouissif au possible et d’une grande violence - nécessaire au scénario -, ce métrage n’est pas à mettre sous tous les yeux. Servi par un scénario en béton, clos par un final dantesque et porté par un acteur au sommet de son art en la personne de Choi Min-shik, qui avait déjà brillé dans le film Ivre de femmes et de peinture, le film mérite absolument les cinq étoiles que nous lui accordons.


4862307-oldboy-15-years-wallpaper.jpg



Le synopsis

À la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé. Séquestré pendant 15 ans dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meurtre de sa femme, dont il est le principal suspect. Au désespoir succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Après 15 ans de réclusion donc, il est relâché sans la moindre explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être responsable de ses malheurs, lequel lui propose de découvrir pourquoi il l’a enlevé.

Bienvenue en enfer !


Jean-Philippe Thiriart

Les commentaires sont fermés.