23 Juil.

Résultats de notre concours « Je me tue à le dire »

Les dix gagnants de notre concours DVD Je me tue à le dire sont :

- Jean-Louis Linchamps de Saint-Gilles,
- Ludovic Depelchin d'Auderghem,
- Catherine Salmon d'Ixelles,
- Nicolas Monfort de Saint-Gilles,
- Charles Hannoteau de Froidchapelle,
- Raphaël Pieters de Jambes,
- Yannick Tassart de Acquin Westbecourt (France),
- Kevin Blommaert de Nivelles,
- Jean-Claude Soetens d'Anderlecht, et
- Danièle Peto de Maransart.

Tous repartent avec un exemplaire de ce bel objet aux bonus alléchants. Félicitations à eux !

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Ils devaient pour rappel nous convaincre que c'était bel et bien eux qui devaient remporter le DVD du film de Xavier Seron.


EXTRAITS CHOISIS...

Mais cher Jean-Philippe, parce que :

1. le Père Noël est une ordure,

2. le Parrain sifflera trois fois,
3. en Suisse, on voit moins Pol en ski,
4. ils ont voté Donald et ils ont eu Dingo,
5. un Bayard d'or est remis a Marion en selle,
6. Divines n'est pas une comédie de Houda Benyamina,
7. le Seigneur vient de rappeler à Lui Monseigneur Lanneau,
8. l'épisode VIII de Star Wars se situe donc entre le III et le IV, et
9. Carmen Maura et Victoria Abril ne bronzent pas à la Costa Gavras.

 

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URGENT !!!

Aidez-nous !

La situation est très difficile pour moi et ma femme. Nous venons d'acheter un magnifique appartement et y consacrons beaucoup de temps pour le rendre le plus beau possible.


Malheureusement dans tout ce bonheur extrême, une tache noir persiste au tableau. « NOUS N'AVONS PAS DE LECTEUR DVD ».

Du coup nous n'achetons pas de DVD et sommes pris, de ce fait, dans un cercle vicieux infernal où ne savons pas encore qui des deux sera le premier. L'œuf ou la poule ? Le DVD ou le lecteur ?

Je suis certain que si par le plus beau de hasard nous avons la chance de gager le dvd de Xavier Seron, l'envie sera si intense de voir son premier film que nous ne pourrons que nous procurer au plus vite un lecteur.

Le maléfice sera alors brisé et une nouvelle ère pourra commencer où, de l'œuf ou la poule qui est le premier, enfin nous connaitrons la réponse. Nous pourrons enfin acheter d'autres DVD.

Nous serons alors parfaitement heureux pour passer des soirées cinéma inoubliables dans notre petit chez nous...


J’ai fait la rencontre de Nessy.

Mais tout le monde l’appelle Ciné.


Je l’aime (Ciné, ma) chérie.
Pour la Saint-Valentin, je n’ai que mon amour à lui donner car je n’ai pas d’argent.

J’aurais aimé gagner un VD.
Ou DVD.

Gagner au jeu-concours me permettrait de faire une heureuse et d’éviter de commettre un larcin…

Je me tue à le dire !


Bon en deux mots, pourquoi devrais-je gagner un DVD du film de Xavier Seron ?

C'est très simple, voilà une petite phrase pour vous convaincre :


Il n'y à Rien d'insoluble pour Le Crabe né sous la Mauvaise lune. Il lui suffit de savoir que même L'Ours noir au fond de sa grotte, pendant les 6 mois d'hiver, est un Dreamcatcher.

concours JMTALD - notre gagnant français Yannick Tassart qui, lui aussi, se tue à le dire !.jpg

Notre gagnant français au t-shirt qui... tue !



Je souhaite recevoir le DVD de Je me tue à le dire parce que j’ai adoré ce film et souhaite le faire partager en invitant des amis à le visionner chez moi.

La deuxième raison ,c’est que j’aime beaucoup le cinéma de Xavier Seron (J’ai adoré son court métrage Le plombier vu sur la RTB il y a peu) et le cinéma belge de manière générale.

La troisième raison,c’est que j’ai eu le plaisir de participer au tournage de Je me tue à le dire (bénévolement )et que je suis ravi de voir le succès de ce long métrage un peu partout dans les salles et festivals du monde et que j’estime que cette œuvre a une place toute indiquée dans ma collection.

À très bientôt pour un prochain concours ciné sur En cinémascope !
Dans quelques jours déjà en réalité !

Jean-Philippe Thiriart

 

16:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Concours, Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : concours, dvd, je, me, tue, à, le, dire, xavier, seron | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Coup de projecteur sur le palmarès des Magritte 2017 et... 10 DVD à gagner !

La 7e édition des Magritte du 7e Art s'est tenue ce samedi au Square, à Bruxelles, où le tapis bleu a été déroulé avec faste pour les acteurs de la profession.

Au palmarès, un grand gagnant : Bouli Lanners et son très beau Les premiers, les derniers. Meilleurs film et réalisateur pour le sympathique Liégeois, mais aussi Meilleurs acteur dans un second rôle pour l'hyper talentueux David Murgia, décors (Paul Rouschop) et costumes (Élise Ancion). Cette dernière, costumière coutumière de tous les films de Bouli, avait cosigné avec lui le scénario de son film précédent : Les Géants, lauréat de cinq Magritte également voici cinq ans !

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Bouli Lanners, grand gagnant des Magritte 2017


Et quelques beaux deuxièmes :

- Keeper : Meilleurs premier film (Guillaume Senez) et montage (Julie Brenta) ainsi que Meilleure actrice dans un second rôle (Catherine Salée),

- Parasol : Meilleure musique originale (Cyrille de Haes et Manuel Roland) et meilleure image (le génial Olivier Boonjing),

- La tortue rouge, qui signe un sans-faute avec deux Magritte pour deux nominations (Meilleur film étranger en coproduction  pour Léon Perahia et Belvision, et Meilleur son pour Matthieu Michaux) et...

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Jean-Jacques Rausin, sacré Meilleur acteur


- Je me tue à le dire, bien sûr ! Le film des amis Xavier Seron (auteur du Meilleur scénario) et Jean-Jacques Rausin (élu Meilleur acteur) en aura en effet lui-aussi séduit plus d'un. Ajoutons que le même Xavier Seron a également remporté un autre Magritte, avec son ami et coréalisateur Méryl Fortunat-Rossi cette fois. Et ce pour la deuxième année d'affilée. Leur chaud chaud chaud Plombier succédant à son grand frère L'Ours Noir sur la liste des lauréats du Magritte du Meilleur court métrage.

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Avec les réals du Meilleur court métrage : Xavier Seron et Méryl Fortunat-Rossi


Grands oubliés : L'économie du couple et Black. Nominés respectivement cinq et quatre fois cette année, le film de Joachim Lafosse et celui du duo flamand Adil El-Arbi - Bilall Fallah auraient sans doute mérité mieux.


Je me tue à le dire : 10 DVD à gagner !

Pour bien continuer l'année, nous vous offrons 10 DVD de Je me tue à le dire avec la complicité d'Universcine.be.
Le superbe premier film du Belge Xavier Seron, nominé pas moins de 7 fois aux Magritte du cinéma.

Avec, en suppléments, des entretiens avec le réalisateur et son acteur, et les courts métrages Mauvaise Lune et L'Ours Noir, coréalisés par Xavier et Méryl Fortunat-
Rossi comme précisé plus haut.

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Pour gagner, rien de plus simple !

Envoyez un e-mail à jeanphilippe.thiriartATgmail.com dans lequel vous précisez en une ou deux phrases pourquoi c'est... VOUS qui devez recevoir ce bel objet, ainsi que vos coordonnées postales.

Les gagnants ? Les auteurs des dix mails les plus convaincants

À vos claviers : clôture du concours ce vendredi 10 février à minuit.

Bons films belges et bonne chance à toutes et à tous !


Jean-Philippe Thiriart

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Le détournement En cinémascopien de l'affiche du film de Kubrick et le visuel du concours sont l'oeuvre du graphiste Antoine Leroy, les photos illustrant l'article, celles de Sandrine David !

23 Juil.

Les 7e Magritte du 7e Art, c'est ce soir !

C'est à 20 heures ce soir au Square que se tiendra la 7e cérémonie des Magritte du Cinéma. Ces Prix viendront récompenser, une fois de plus, les talents de notre 7e Art. À la barre, deux femmes, deux actrices : la passionnée et éclatante Virginie Efira dans le rôle de présidente et l'envoutante et multiple Anne-Pascale Clairembourg dans celui de la maîtresse de cérémonie.

Retransmises en direct et en clair sur Be tv et sa chaîne Be 1 ainsi qu'en streaming sur son site, les festivités verront 850 professionnels du cinéma belge récompenser le travail de leurs pairs : réalisateurs, acteurs et techniciens. Une bien belle occasion de mettre notamment en lumière certains métiers qui mériteraient de l'être plus souvent : directeur-photo, ingénieur du son, monteur - on en passe.

Dans le cadre d'un Cinevox Happening exceptionnel, le grand public pourra lui-aussi assister à la projection des Magritte dans un cadre unique : celui de la magnifique salle Grand Eldorado de l'UGC De Brouckère. Verre de bulles dès 19 heures, walking dinner après la cérémonie et... projection en avant-première de Paris pieds nus, la nouvelle comédie burlesque d'Abel et Gordon, présents pour l'occasion !

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Et les nominés sont...

Cinq films se démarquent

Les premiers, les derniers du populaire Bouli Lanners mène sans surprise la danse avec huit nominations, ex-æquo avec le Keeper de Guillaume Senez, premier long présenté dans de nombreux festivals avant sa sortie chez nous.

Suivent, avec sept nominations chacun, les potes de l'IAD que sont Xavier Seron et Valéry Rosier. Tous deux ont déjà remporté le Magritte du Meilleur court métrage : le premier (en duo avec Méryl Fortunat-Rossi), pas plus tard que l'an dernier avec L'Ours Noir et le second, voici cinq ans, avec Dimanches. Cette année, c'est leur premier long métrage qui bénéficiera d'un beau coup de projecteur : Je me tue à le dire - notre grand coup de cœur de 2016 - pour Xavier et Parasol pour Valéry.

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La joyeuse bande de Je me tue à le dire au Festival de Namur
© Sandrine David


N
otons que le huitième film - déjà - de Joachim Lafosse, le très applaudi à Cannes L'économie du couple, fait lui-aussi partie des favoris. S'il n'est nominé qu'à quatre reprises, il l'est dans les deux principales : Meilleur film et Meilleur réalisateur.

Les cinq films susmentionnés sont en lice pour le Magritte du Meilleur film, Je me tue à le dire, Keeper et Parasol étant bien sûr présents également dans la catégorie Meilleur... premier film. Cependant, un de leurs metteurs en scène, Guillaume Senez, manque à l'appel pour le Magritte du Meilleur réalisateur.

À
 signaler : l'absence des frères Dardenne et de leur Fille inconnue, qui en aura étonné plus d'un.


Du côté des comédiens

Si Virginie Efira fait figure de favorite pour le Magritte de la Meilleure actrice pour son rôle dans Victoria- elle est également nominée dans la section Meilleur second rôle pour le Elle de Verhoeven -, les choses sont moins claires du côté masculin. Le Magritte du Meilleur acteur pourrait ainsi aller tant au Cowboy François Damiens et à l'acteur-réalisateur Bouli Lanners (Les premiers, les derniers) qu'à - soyons fous - Jean-Jacques Rausin. Ce dernier interprète un premier rôle pour la... première fois dans Je me tue à le dire. Les votants ont choisi de l'inscrire dans cette catégorie alors qu'ils auraient pu le cantonner à celle du Meilleur espoir. Un signe ? Nous l'espérons de tout cœur !

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La belle Virginie Efira, présidente ce soir et nominée à deux Magritte
© Rick Mc Pie


Le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle devrait échoir aux sympathiques Anne Coesens (La taularde) ou Catherine Salée (Keeper) , à moins que Virginie Efira ne passe à côté de celui de la Meilleure actrice dans un premier rôle. Auquel cas c'est à elle que reviendra plus que probablement le trophée évoqué, tant elle est convaincante dans le vénéneux thriller du réalisateur de Basic Instinct. Le Magritte du Meilleur acteur dans un second rôle devrait quant à lui aller à David Murgia, hallucinant en jeune homme touchant dans le film de Bouli.

Rayon Meilleurs espoir, Martha Canga Antonio, déjà lauréate d'un Ensor dans le nord du pays, mérite également d'être récompensée aux Magritte pour son interprétation à fleur de peau dans Black tandis que Yoann Blanc, très convaincant dans Un homme à la mer, pourrait de l'avis général bénéficier de l'effet La Trêve, série-événement de la RTBF signée Matthieu Donck.


La suite de nos pronostics

Nous faisons les paris, peut-être un peu fous, que, ce soir :

- Black sera élu Meilleur film flamand,
- La tortue rouge, Meilleur film étranger en coproduction,
- Xavier Seron, Meilleur scénariste,
- Olivier Boonjing, Meilleur chef-op - et donc lauréat du Magritte de la Meilleure image - pour son travail sur Parasol (on lui doit également la superbe photo en noir et blanc de Je me tue à le dire),
- Arnaud Calvar, Julien Mizac et Philippe Charbonnel, Meilleur ingés sons (Je me tue à le dire),
- Julie Naas, Meilleur monteuse (Je me tue à le dire),
- Pornography (d'Éric Ledune), Meilleur court métrage d'animation,
- Le plombier (de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron), Meilleur court métrage de fiction,

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Bien entouré par les réalisateurs du Plombier, déjà récompensés l'an dernier pour L'Ours Noir - © Sandrine David


- Intégration Inch'Allah (de Pablo Muñoz Gomez, réalisateur de Welkom), Meilleur documentaire,
et que le Magritte des Meilleurs décors et celui des Meilleurs costumes seront décernés respectivement à Paul Rouschop (Les premiers, les derniers) et à Nina Caspari (Black).

Et, enfin, que l'ingrédient majeur d'un film qu'est sa musique originale aura fait partie de la recette du compositeur Hannes De Maeyer (Black).

Au final, seul un Magritte est déjà connu : le Magritte d'honneur, qui viendra saluer le talent de l'acteur français André Dussolier.


Des programmations spéciales Magritte en TV

Sur Be 1 HD, ces samedi 4 et dimanche 5 février avec notamment :

- Le tout nouveau testament à 14h30 ce samedi 4, et
- Les premiers, les derniers à 21h ce dimanche 5.

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Les scénaristes de Tango Libre, diffusé ce mercredi sur La Trois
© Simon Van Cauteren


Sur la chaîne La Trois de la RTBF avec notamment :

Tango libre de Frédéric Fonteyne, avec Jan Hammenecker, sur un scénario de Philippe Blasband et Anne Paulicevich, ce mercredi 8 février à 22h50.

Excellente cérémonie des Magritte du cinéma à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

Le remake du Martyrs de Pascal Laugier ? Ce soir au BIFFF 2016 !

Non, ce n'est pas un poisson d'avril : ils ont osé réaliser un remake du Martyrs de Pascal Laugier ! Ils, ce sont les Américains bien sûr. Les frères Michael et Kevin Goetz pour être précis, à qui l'on doit déjà Scenic Route (Route vers l'enfer) voici trois ans et Mass Transit voici près de 20. C'était en 1998. Nous n'avons pas encore vu le remake des frères Goetz, projeté ce soir à 22h30 au BIFFF (salle 1), mais avions envie, aujourd'hui, de revenir sur l'original. Petite critique du film sorti en 2008 et du DVD distribué dans la foulée.

MARTYRS

Thriller horrifique
Interdit en salles aux moins de 16 ans

LE FILM ****
LE DVD **

Cinéart / Twin Pics – 1h40
De Pascal Laugier (2008)
Avec Morjana Alaoui, Mylène Jampanoï

Nous avons accordé quatre étoiles à ce film parce que dans le genre auquel il appartient – le thriller horrifique –, le long métrage de Pascal Laugier est terriblement bien réalisé. Il n’est donc pas à mettre sous tous les yeux, tant il atteint son but à merveille : choquer le spectateur comme jamais.

Estampillé film le plus traumatisant de ces trente dernières années, Martyrs ne plaira pas seulement aux aficionados de la saga Hostel car il est beaucoup plus intelligent que les films d’Elie Roth. Tandis que le protégé de Quentin Tarantino ne surprend jamais vraiment, le Français Pascal Laugier repousse toujours plus loin les limites de l’insoutenable. En un mot comme en cent : âmes sensibles, s’abstenir.

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Tantôt adulé par la critique, tantôt démoli par celle-ci, Martyrs donne à voir la descente aux enfers de deux femmes unies par une amitié sans faille. Il marquera sans doute pendant de longues années encore le film d’horreur français et mondial. Méliès d’Argent du Meilleur film européen, le deuxième film de Laugier est produit par Richard Grandpierre, qui était déjà derrière l’Irréversible de Gaspar Noé (qui avait fait scandale à Cannes en 2002).

Le DVD n’offre malheureusement pas d’autre bonus que la bande-annonce du métrage. Une interview du réalisateur nous expliquant ses motivations quant à son choix de réaliser un film si singulier au parti pris extrême et des entretiens avec les deux actrices principales n’auraient pourtant pas étés de trop.


Bon film ce soir au BIFFF si vous en êtes et excellente suite de Festival à tous !

Jean-Philippe Thiriart

09:04 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, martyrs, pascal, laugier, goetz | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Retour sur le BIFFF 2015 en critiques et en images avant l'édition 2016 !

Aaaaah le BIFFF ! LE rendez-vous annuel des amateurs de cinéma de genre en Belgique !

Son ambiance si particulière, ses spectateurs extatiques, son organisation ô combien sympathique, ainsi que ses phrases scandées pendant les projections et désormais devenues cultes font de ce festival un évènement à ne pas manquer voire une réunion familiale à laquelle on est impatient de participer.

Mais comme tout bon festival consacré au 7e Art qui se respecte, le BIFFF, c’est surtout une sélection impressionnante de films allant de la pépite à la lie (dont il ne faut pas sous-estimer l’importance en matière de réactions parfois hilarantes du public) et qui brasse large au niveau des styles : fantastique, horreur, thriller, science-fiction, fantasy… Tout le monde peut y trouver son compte et bouffer du film jusqu’à épuisement en somme.

Avant l'édition 2016, qui démarre ce mardi 29 mars à Bozar, ci-dessous, les critiques de 18 films projetés lors de la dernière édition, classés par ordre alphabétique, ainsi que quelques images captées lors de celle-ci.
Et… Action !

Un dossier préparé par Guillaume Triplet (G.T.), Laurence Pandiella (L.P.), les gagnants de notre concours de l'an dernier - Valentine Lambin & Pierre de Penaranda (V.L. & P.d.P.), Damien Clin (D.C.) et Jonathan (J.) -, Simon Van Cauteren (S.V.C.) et Jean-Philippe Thiriart (J.T.), avec les images de Dorian Blacks.

III – Pavel Khvaleev

Bonjour l’ovni russe !
Deux sœurs sont confrontées à l’exode que subit leur village depuis qu’un étrange mal s’est abattu sur celui-ci. Si, au départ, elles pensent devoir affronter l’un ou l’autre virus, c’est bien lorsque l’une d’elle est atteinte que l’autre se rend compte que ledit mal est bien plus spirituel et métaphysique qu’il n’y paraît. Il faudra donc l’intervention du prêtre du village pour dépatouiller tout ça et proposer à la rescapée de sauver sa sœur au prix d’expériences étranges dans les tréfonds de l’âme.
Avec ses relents à la Martyrs (on insiste bien sur les « relents » car n’est pas Pascal Laugier qui veut) et son esthétique soignée, le film de Khvaleev en aura surpris plus d’un, nous prenant quelque peu à contre-pied. Une découverte pour le moins agréable et une foule de questions et remarques échangées entre les spectateurs à la sortie de la séance. Pari sans doute gagné.

G.T.

THE BABADOOK – Jennifer Kent

Notre critique, publiée lors de la sortie Blu-ray et DVD du film est disponible ici !

G.T. et J.T.

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The Babadook? Oh Yes: Let Him In!


EAT – Jimmy Weber

Premier film de Jimmy Weber, Eat n’est pas sans rappeler le malsain Dans Ma Peau de Marina De Van même si ici, le film capitalise plus sur du grand guignol que le métrage précité.
Une pseudo-actrice californienne rêve d’une grande carrière à Hollywood. Mais tandis qu’elle écume les castings, son physique de poupée Barbie blondasse ne lui offre que des opportunités de s’illustrer dans le porno. Alors madame en a marre, madame est stressée et madame commence à se ronger les ongles, puis à se bouffer la peau jusqu’à aller toujours plus loin et se découvrir des pulsions auto-cannibales. Point n’est besoin de vous faire remarquer qu’à partir d’un certain moment, les choses ne feront qu’empirer.
Le film est à prendre comme une critique cinglante de l’univers faux-cul du show-business ou tout simplement, et c'est notre cas, comme un énième délire sanguinolent du cinéma trashy gore américain. Des prises de vue et effets convaincants font parfois grincer des dents et ça, c’est cool !

G.T.

ÊTRE – Fara Sene

Mais quelle est donc la justification de la place d’un film comme Être dans la programmation d’un festival comme le BIFFF ? Dans la vague des films sur les destins qui se croisent, celui-ci n’aura réussi qu’à nous faire quitter la salle au bout de 45 minutes tant l’entrée dans le sujet est longue et contemplative. Surjoué, un tantinet prétentieux et foutrement ennuyeux, Être ne nous aura absolument pas convaincus.

G.T.

EVERLY – Joe Lynch

On en attendait beaucoup de ce petit dernier de Joe Lynch. Surtout que le pitch était loin de nous déplaire : une prostituée au service de la mafia nippone qui défouraille à-tout-va et laisse derrière elle un monticule de cadavres, voilà qui avait de quoi séduire. Mais bon, avouons-le tout de même, Everly fait finalement l’effet d’un pétard mouillé devant lequel on s’emmerde copieusement. Des acteurs à la ramasse et un scénario plus que bof auront eu raison de notre patience. Au final, et ce n’est pas une surprise, la gente masculine reste jusqu’à la fin grâce à Salma Hayek qui, loin de délivrer ici une performance à classer, reste toujours aussi séduisante d’année en année.

G.T.

FROM THE DARK – Conor McMahon

Venu présenter son précédent métrage Stitches en 2013 au BIFFF lors du Focus irlandais, le rouquin Conor McMahon était de retour cette fois avec un From The Dark se voulant classique mais efficace. Cette fois, fini les clowns et le ton humoristique puisque From The Dark s’inscrit clairement dans la vague de l’horreur campagnarde pur jus. Point de complication ici en termes de scénario puisque celui-ci narre le trip en amoureux d’un jeune couple, Mark et Sarah, qui s’avèrera nettement moins romantique lorsque des ennuis automobiles les forceront à trouver refuge dans une maison isolée dont le proprio, tous crocs en avant, ne sera pas des plus accueillants. Rien de bien nouveau sous le soleil nous direz-vous... Nous vous répondrons que vous avez bien raison. Néanmoins, le film tire sa qualité et sa richesse d’une mise en scène non dénuée de surprises, de prises de vue des landes irlandaises tout simplement superbes et d’une actrice principale complètement investie dans son rôle. Si les codes sont connus et que From The Dark fait penser parfois à certains classiques comme Evil Dead ou encore The Descent, le dernier-né de McMahon représente toutefois un très bon moment pour les amateurs d’épouvante sans prise de tête.

G.T.

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From the Dark, un bon moment d'épouvante


HAEMOO – Shim Sung-Bo

Directement adapté d’une pièce de théâtre elle-même inspirée d’un fait divers, Haemoo raconte l’histoire d’une équipe de bateliers chargés de transporter des immigrés clandestins depuis la Chine jusqu’en Corée.
Ce premier film réalisé et écrit par Shim Sung-Bo et coécrit par son comparse Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host, Mother) est en demi-teinte. Non dénué de qualités réelles, le film démontre une structure à deux vitesses. En effet, lors de la première heure, la mise en place prend une plombe. Le rythme de cette première partie est aux abonnés absents, ce qui est franchement regrettable puisque lorsque Haemoo passe la deuxième, l’entièreté prend tout son sens. En gros, tout fout le camp et la personnalité de chacun est portée au grand jour, ce qui offre le relief dont il avait besoin dès le début.
Haemoo n’est donc pas une déception, loin de là, mais aurait gagné à entrer plus rapidement dans le vif du sujet, histoire de capter l’attention qu’il méritait pour le traitement d’une thématique aussi délicate.

Notre interview du réalisateur du film est consultable ici !

G.T. et J.T.

LA ISLA MÍNIMA - Alberto Rodriguez - Detectives Verdaderos !

Notre critique, publiée lors de la sortie du film en salles, est disponible ici !

S.V.

JORGE Y ALBERTO CONTRA LOS DEMONIOS NEOLIBERALES – Gonzalo Fernando Quintana

L’histoire de deux losers réquisitionnés par les hautes instances argentines pour sauver le pays de fanatiques ultralibéraux, vous y croyez ? C’est pourtant le pitch de départ de ce film absurde qui ne manque pas d’humour. Surfant sur une vague que ne renierait pas Álex de la Iglesia, le métrage de Quintana a le mérite de l’originalité même s’il n’est pas passionnant de bout en bout. En effet si le concept un peu fou qui sous-tend Jorge Y Alberto… est digne d’intérêt, plusieurs baisses de régime font perdre çà et là le fil conducteur au spectateur. Par contre, une bonne dose d’humour et de gags primaires parviennent à séduire même si le film dans son ensemble est plutôt moyen.

G
.T.

LIFE AFTER BETH – Jeff Baena

La comédie zombie à la Shaun Of The Dead a déjà enfanté quelques rejetons mais il faut bien dire ce qui est : lorsqu’un de ces nouveaux délires sort, et pour un peu qu’il soit bien fait, on se prend au jeu hyper facilement. C’est le cas ici avec le premier film du réalisateur Jeff Baena qui nous propose un métrage des plus attachants. Un jeune homme, dont la dulcinée vient de passer l’arme à gauche, tente tant bien que mal de faire son deuil avec l’aide précieuse de ses beaux-parents. Sauf qu’un jour, en leur rendant visite, la morte est à la maison. Bizarre mais dans ces cas-là, autant croire aux miracles, surtout que la fiancée n’a pas beaucoup changé hormis une odeur quelque peu fétide qu’elle traîne en permanence. Mais quand on aime, on ne sent pas et on voit ce que l’avenir réserve. Et dans ce cas précis, l’avenir réserve bien des surprises au jeune couple. Enfin... surtout au jeune homme !
Avec une série de gags, quiproquos et caméos en tout genre, Life After Beth est un plaisir et s’ingurgite d’un coup avec, aux lèvres, un sourire presque permanent.

G.T.

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MÉXICO BÁRBARO – Lex Ortega, Jorge Miche Grau, Ulises Guzman, Isaac Ezban, Laurette Flores, Edgar Nito, Aaron Soto, Gigi Saul Guerrero

Huit réalisateurs qui s’en donnent plus qu’à cœur joie pour balancer huit segments particulièrement folkloriques, voici donc le leitmotiv de la séance México Bárbaro, pour le plus grand plaisir des amateurs de cinéma latin sans limite.
E
ntre des prostituées qui fêtent le jour des morts à leur manière dans leur bordel, un troll à l’appétit sexuel débordant ayant du mal à garder son chibre turgescent dans le caleçon et une virée chez des aztèques perfectionnistes en terme de torture, absolument tous les ingrédients ou presque sont réunis pour une séance de minuit au poil. L’assemblée est conquise, le spectacle est à son comble, un délire cinématographique dans la plus pure tradition du genre.
On adore et on en redemande !

G.T.

México Bárbaro est un film réunissant huit grands spécialistes du cinéma, et particulièrement des spécialistes du film d'horreur. Car ce film-ci en est bien un ! Durant les premières séquences, on peut remarquer que la tension s'installe déjà dans la salle, accompagnée de musiques stressantes mais incitant le doute également, dans le but de nous plonger littéralement au cœur de ces histoires, toutes aussi sordidement incroyables les unes que les autres. Chacune de ces histoires est un cocktail de peur, de gore, d'ambiance démoniaque et malsaine, mais avec tout de même un certain fil rouge qui nous permet de suivre malgré tout le film, nous faisant déjà, de base, perdre tous nos moyens dès les premières gouttes de sang ou les premières notes de musique ! Un film à suspense terriblement bien fait avec une ambiance toute aussi géniale avant, pendant et après la séance ! Rien à redire, admirateurs de film d'horreur, prenez garde : vous allez adorer !

V.L. & P.d.P.

NIGHT RUN (away from this film!) - Jaume Collet-Serra

Entre Jaume Collet-Serra et Liam Neeson, c'est une grande histoire d'amour. Après le passable Unknown (Sans identité) et la « bonne » surprise Non-Stop, voici que nos deux compères remettent ça et recrutent Ed Harris au passage ! Et ce n'est pas forcement pour un mieux...
Jimmy Conlon (Liam Neeson), un ancien tueur à gage de la mafia irlandaise n'est plus que l'ombre de lui-même. Hanté par le souvenir de tout ceux qu'il a expédié dans l'au-delà, il noie sa peine dans l'alcool et traîne sa carcasse de bar en bar, loin de son fils Mike qui refuse les choix de son père. Shawn Maguire (Ed Harris) est le parrain de Brooklyn. Tiraillé entre le souvenir du bon vieux temps et les conneries en cascades de son fils Danny, il veille sur son vieil ami Jimmy avec qui il a fait les 400 coups 30 ans auparavant. Lorsque Danny, dans une énième embrouille foireuse, tente de tuer Mike, Jimmy n'a pas le choix, il descend le fils de son meilleur ami. Il lui reste la nuit pour mettre ses proches à l'abri et descendre un à un tous ses anciens « collègues ».
Loin d'être des plus subtils, le scénario tient sur un timbre, voire un confetti. Niveau mise en scène, rien de très incroyable non plus. Mention spéciale aux plans télescopiques dignes d'une attraction « Cinéma 4D Disney » qui donnent franchement la nausée et qui, même techniquement, ne sont pas crédibles (l'action est ainsi figée pendant le travelling et ne reprend qu'une fois que les effets spéciaux ont fait le lien entre deux plans).
En bref, Run All Night (Night Run en français donc, allez comprendre !) est une tuile de plus sur la carrière en déclin de Liam Neeson (s'il-te-plaît, pas toi aussi Ed Harris !). On est loin de sa performance dans La Liste de Schindler.
Ah oui, Vincent d'Onofrio est là aussi. Enfin, « là », c'est un grand mot.

S.V.

THE NINJA WAR OF TORAKAGE - Yoshihiro Nishimura

J'attendais beaucoup de ce film, étant fan de Yoshihiro Nishimura et avoue avoir été un peu déçu en découvrant la bande annonce. Je m'attendais plus à voir un nouvel ovni asiatique du genre de ceux auxquels Yoshihiro nous avait habitué, dans le style de Helldriver.
C
ependant, malgré un scénario plus « classique », certaines scènes sont hilarantes et on reconnait bien le style du réalisateur.
La discussion entre Torakage et son fils à propos de caca et du tas de merde que lui ou sa femme produisent est assez irréel.
Plusieurs scènes décalées, comme l'apparition de Takashi Shimizu avec le clin d'œil The Grudge, permettent d'alléger le film.
En bref, même s'il s'agit d'un style différent de HelldriverThe Ninja War of Torakage est un très bon film. J'ai passé un très bon moment lors de cette séance et ce film avait pleinement sa place au BIFFF !

D.C.

NO TEARS FOR THE DEAD - Lee Jung-Beom - Gon Baby Gon!

Sans être une spécialiste du cinéma sud-coréen, nous avons trouvé cette proposition tout à fait honnête : les acteurs sont crédibles, nous en avons pour notre argent au niveau des scènes d'action et des litres d'hémoglobine à la minute et, sans être d'une grande originalité, le scénario nous happe dès les premières minutes pour nous donner envie de suivre les péripéties de Gon, ce tueur à gages qui, suite à une enfance malheureuse, a grandi aux États-Unis et sera mené à accomplir une mission dans son pays natal. Cela permet d'avoir un mélange anglais-coréen assez plaisant même si les dialogues en coréen dominent largement tout au long du film.
Si nous devions exprimer un bémol, il porterait sur certaines longueurs inutiles ou quelques répétitions un rien lassantes (Gon affronte la Corée entière, ça prend du temps) mais notre patience a été récompensée par une fin qui nous a plu car nous craignions que ça se termine en histoire d'amour mélo avec la veuve mais, en fait... non ! Cela donne une conclusion cohérente, la boucle est bien bouclée. La scène finale n'était pas vraiment indispensable mais elle fait un petit clin d’œil au titre, mensonger.
En conclusion, un film plutôt haletant pour qui ne serait pas trop exigeant et - peut-être - connaisseur de ce type de cinéma.

L.P.

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Sacha Grey dans Open Windows


OPEN WINDOWS - Nacho Vigalondo

Nacho Vigalondo, le réalisateur de l’excellent Timecrimes (2007), nous revient ici avec un film de commande sur les dangers des réseaux sociaux et applications en tout genre. Open Windows est un thriller hyper connecté dans lequel Elijah Wood incarne le fan d’une actrice en vogue qui gagne un concours en ligne lui permettant de rencontrer celle-ci lors d’un dîner. Et on comprend aisément sa joie puisque l’actrice en question est campée par Sasha Grey, ancienne actrice X à la plastique pour le moins généreuse. Mais la mauvaise nouvelle arrivera bien vite : la comédienne annule le dîner, préférant aller roucouler ailleurs. Ce qui est étonnant par contre, c’est que la personne qui lui annonce cette annulation est un parfait inconnu qui regorge de ressources. En effet pour rattraper le coup, il propose au malheureux d’espionner directement son idole via son ordinateur et de surveiller ses moindres faits et gestes en s’introduisant également dans son smartphone histoire de la suivre pas à pas.
Pas de chichi ici : on entre assez rapidement dans le vif du sujet, et ce de manière fort intéressante puisque l’entièreté de l’intrigue nous est proposée via écrans interposés pour que le spectateur ait toujours une vue sur les activités des différents protagonistes en temps réel. Ce parti pris a priori casse-gueule s’avère parfaitement maîtrisé dès le départ et donne un réel dynamisme à l’intrigue jusqu’à la dernière demi-heure où là, tout part un peu en vrille. S’il n’y a rien à dire au niveau de la technique adoptée et des idées de mise en scène, c’est bien d’un point de vue scénaristique que le bât blesse. Le film s’embourbe dans un dénouement où il se perd lui-même (et par la même occasion perd le spectateur) dans un amas de twists et re-twists peu fouillés voire inutiles. Dommage, la prouesse aurait pu être saluée.

G
.T.

TRUE LOVE WAYS – Mathieu Seiler

Séverine est un peu paumée dans sa relation avec Tom et décide tout simplement de rompre. Et c’est au tour de Tom d’être largué et d’essayer de se retrouver à grand renfort de gnôle dans un bar du coin. Là, il y rencontre un gars « plus intrigant que ça tu meurs » qui lui lance une idée absolument géniale et pas du tout bizarre pour reconquérir sa dulcinée. Le plan est simple : organiser l’enlèvement de la jeune femme pour que Tom vienne la sauver. Autant le dire tout de suite, ça pue. Surtout que l’homme en question et sa bande de potes sont adeptes de jeux pour le moins salaces (ben oui, sinon où serait l’intérêt ?).
True Love Ways est clairement apparu comme l’un des ovnis du BIFFF grâce à son histoire peu compliquée mais assez décalée et mise en forme avec une certaine maîtrise des codes du genre. Optant pour le noir et blanc ainsi que pour un univers faisant parfois la part belle aux anachronismes, le réalisateur Mathieu Seiler nous a régalés au final malgré un début en demi-teinte de par sa lenteur quelque peu pesante. Ses hommages ponctuels au genre allant du giallo à l’horreur plus contemporaine font de True Love Ways un délicieux moment de cinéma.

G.T.

THE WHITE HAIRED WITCH OF LUNAR KINGDOM - Chi Leung 'Jacob' Cheung - La sorcière et le lover

Pour ceux qui sont habitués à l'ambiance du genre de rassemblement qu'est le BIFFF, je ne dois pas préciser qu'on n'y regarde pas un film comme dans une salle de cinéma classique. C'était d'ailleurs une grande première pour moi et j'en garderai un très bon souvenir. Pas tellement grâce au film en question mais surtout suite aux gimmicks - hilarants - des fidèles festivaliers.
J
e dois d'abord reconnaître être totalement ignare en ce qui concerne le cinéma asiatique. J'ai appris que le film était l'adaptation d'un roman chinois célèbre qui avait d'ailleurs déjà inspiré plusieurs cinéastes, apparemment avec plus de succès. Personnellement, je partais donc sans aucun apriori et vierge de tout préjugé négatif. Cela commence sous les applaudissements de la salle, le début du film nous embarquant dans de jolis paysages ultra colorés (et carrément fake mais plutôt agréables à regarder). Ça se complique un peu quand le scénario nous embrouille totalement entre l'histoire d'amour, la guerre des clans, les luttes de pouvoir et autres divergences assez mal explicitées, en tout cas pour la spectatrice néophyte que je suis. Je pense que ces défauts narratifs sont amplifiés par un montage très particulier: les scènes s'enchaînent étrangement, les péripéties surgissent parfois de nulle part et le rendu est assez peu cohérent, et encore moins crédible.
On touche par moments au ridicule et au burlesque, paroxysme atteint notamment lors de la scène finale où la chute des amants est interminable et s'achève - littéralement - dans les étoiles/l'espace. Bref, c'était bien drôle mais ce n'en était pas le but initial. Malgré tout, quelques scènes demeurent bien chorégraphiées et les actrices sont bien mignonnes. On n'est pas passé loin du navet mais en ne prenant pas le film au premier degré, ça se laisse regarder !

L.P.

WYRMWOOD: ROAD OF THE DEAD - Kiah Roache-Turner

Petite visite de cinq jours à Bruxelles pour mon rendez-vous annuel avec l'atmosphère BIFFFienne, que je ne rate pour rien au monde depuis plus de 20 ans ! Huit films au total, bilan bien maigre comparé au nombre de séances proposées, mais je suis satisfait de la sélection effectuée avec mon groupe de potes pour tenter de profiter un max de cette occasion d'envahir le Bozar !
L
'un des Midnight Extremes que j'ai vécu fut grâce à l'invitation gracieuse d'En Cinémascope, site que j'aurai eu le plaisir de découvrir en préambule au festival. Au programme donc, Wyrmwood - Road of the Dead, le passage obligé par la case zombie de mon cru 2015, qui tient du sous-genre exploité jusqu'à la moelle, mais que ce premier bébé des frérots australiens Roache-Turner rafraichit par quelques touches bien senties, notamment avec le pouvoir d'une des protagonistes et le développement scénaristique autour de l'haleine tonitruante de nos chers zombies.
Bref, un bon moment « made in Oz ». On lui a pardonné ses défauts liés au tournage en mode guérilla et on a grandement apprécié l'ambiance délirante de la salle 2 jusqu'aux petites heures ! Vivement le 2 !

J.