23 Juil.

Le CollectIFFF ? Un hommage explosif à leur BIFFF !

 

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Voici quelques années maintenant que Stéphane Everaert est le présentateur attitré des séances du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF). C'est aussi un des initiateurs d'un projet un peu fou : le CollectIFFF. Malgré la tentative du gaillard de nous obtenir un exemplaire presse du DVD du même nom, rien n'y a fait : nous avons du acheter cet obscur objet du désir. Ô rage ô désespoir ? Que nenni ! Car 20 euros - c'est son prix - pour un produit au contenu aussi explosif que varié et au package aussi léché, c'est correct pour le moins.

Jacquette cartonnée comprenant, outre les 12 courts métrages du groupe de trublions, un DVD bonus reprenant les interviews des réals, le tout séparé par un beau livret en papier glacé d'une petite trentaine de pages. Voilà pour le produit.






Mais quid de l'idée qui lui a permis de voir le jour ? Parlons-en justement...

Elle a jailli voici deux ans - soit une année avant les 30 ans du BIFFF - dans l'esprit de dix-neuf potes. Qui décident de réaliser une série de courts métrages de genre. Au bout de l'aventure, douze verront le jour, les différents CollectIFFFeurs s'aidant mutuellement sur les différents films réalisés.

Cet « All in One Deadly Horror Action Packed Show » comprend douze « Kick Ass Movies » réalisés par autant de jeunes réalisateurs et réalisatrice. Car oui, que ce serait ce monde de brutes sans une femme ? Une femme dont le film est malgré tout assez... brutal ! Elle, c'est Katia Olivier. Son film, Belgian Psycho.


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N'hésitez pas d'ailleurs à lire nos interviews de deux CollectIFFFeurs bien sympas, réalisées l'an dernier avant et pendant le Festival. Leurs noms ? Sébastien Petit pour Bowling Killers et Jérôme Vandewattyne pour Stlutterball. AKA respectivement Seb et Jerry. Au petit jeu de savoir qui du chat et du souriceau va manger l'autre, la réponse est toute trouvée : aucun des deux ! Tous deux, et cela est valable pour l'ensemble de leurs camarades de jeu, sont en effet parvenus à atteindre un but bien précis : rendre, dans des styles très différents, un très bel hommage au cinéma qui les passionne. Le cinéma de genre. Mais, surtout, à un des Festivals majeurs en la matière. Celui-là même qu'ils fréquentent depuis un p'tit temps et qui n'a pas manqué de sculpter leur cinéphilie ou cinéphagie - c'est selon - fantastique... Le BIFFF, bien sûr !

Une fois l'objet acquis, nous sommes évidemment partis à la chasse aux dédicaces des différents artisans du CollectIFFF. Avec une démarche sensiblement comparable au gosse que nous étions voici une bonne vingtaine d'années. Un gosse qui venait de recevoir, après maintes supplications, son album Panini du Mondial Italia 90 et qui n'avait qu'une envie : le remplir au plus vite !


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Bowling Killers



Comptez, au total, environ 2h de film, et un peu plus encore de bonus...

Et comme le dernier numéro du Cinémag Fantastique de la bande à Damien Taymans (les Quentin Meignant , Alan Deprez, et autres Jonathan Lenaerts, pour ne citer qu'eux) est gratuit à l'achat du coffret (demandez votre bon !), ce serait un tort de se priver...


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Le tout est en vente au Little shop du BIFFF.

Ajoutons, enfin, que le trailer off du BIFFF 2011 - She's a slut, signé Jérôme Vandewattyne - figure également sur le DVD.

Plus d'infos sur le site du CollectIFFF : www.collectifff.com .
Pour l'achat hors-BIFFF, envoyez un mail à sales@zenopictures.be .

Et pour les interviews de Sébastien et Jérôme, c'est ici :

- http://encinemascope.skynetblogs.be/archive/2012/04/04/bo... , et

- http://encinemascope.skynetblogs.be/archive/2012/04/07/sl... !


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Avec Sébastien Petit

 

17:15 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : colectifff, bifff, bowling, killers, slutterball, everaert, olivier | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Balada triste de Trompeta

Quand Álex de la Iglesia exorcise ses démons...

Environ 1h50
Comédie dramatique
Déconseillé aux moins de 12 ans

De Álex de la Iglesia (2011)
Avec Carlos Areces, Antonio de la Torre et Carolina Bang
Mais aussi Sancho Gracia et Carmen Maura

Le film ****



Grâce à sa Balada triste de trompeta, Álex de la Iglesia a quitté la 67e Mostra de Venise avec deux récompenses majeures sous le bras : le Lion d'Argent du Meilleur Réalisateur et le Premier Prix, récompensant le Meilleur Scénario. Nous allons tenter de vous expliquer les raisons de ce succès...

Balada triste de trompeta, c'est la révolte d'un réalisateur contre la guerre en général mais, bien évidemment contre la guerre civile qu'a connu l'Espagne, entre 1936 et 1939, en particulier.

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Álex de la Iglesia portait ce projet en lui depuis longtemps mais ne se sentait, à ses débuts, pas prêt à exorciser ces démons qui, à l'instar de nombre d'Espagnols, le taraudaient.

Tout le film est parti d'une image : celle d'un clown armé d'une mitraillette, image autour de laquelle toutes les autres sont venues se greffer. Le métrage raconte l'histoire d'un jeune homme devenu adulte, Javier, dont le père, clown Auguste de son état, le quitte, trop tôt, tué par les hommes de Franco. Ce jeune homme veut, lui aussi être un payaso tonto - ce clown qui fait rire les enfants. Mais pour son père, c'est au contraire le clown triste, son exact contraire et complément nécessaire, qu'il devra incarner. Avec un seul objectif en tête : le venger.

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La vengeance : voilà un thème pour le moins intéressant qui a, on le sait, déjà permis à pas mal de réalisateurs d'accoucher d'œuvres fort intéressantes. Comme les Old Boy et autre Lady Vengeance de Park Chan-wook ou encore I saw the Devil, de Kim Jee-woon. Trois films sud-coréens, trois films avec Choi Min-sik. Pour Álex de la Iglesia, la vengeance constitue, dans le film, une manière d'atteindre une forme de plénitude, sentiment qu'il fait éprouver à son personnage principal, interprété par Carlos Areces.

Le réalisateur espagnol rend très bien le monde du cirque, cadre de départ de l'histoire. Une fois qu'il a rejoint le cirque de Rafael, Javier a tôt fait de comprendre que la belle Natalia (Carolina Bang, à la beauté envoutante), appartient littéralement à Rafael. Très dur, le film n'est pas pour autant dénué d'humour, ingrédient présent dans chacun des films de de la Iglesia. Mais ici, il est pour le moins noir. Balada triste de trompeta constitue sans doute le film le plus sombre réalisé par l'Espagnol depuis ses premiers pas derrière la caméra, avec son court métrage Mirindas asesinas, d'abord et son premier long métrage, Acción mutante (1993), ensuite.

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Álex de la Iglesia se joue aussi de la religion dans une Espagne où celle-ci, catholique en l'occurrence, est toujours bien présente à l'heure actuelle. Balada triste de trompeta est déjà le dixième long métrage du metteur en scène basque, lui qui commet un nouveau film tous les deux ans.

Quelques éléments cruciaux font de ce film un must see (et un must have d'ailleurs : le film est disponible en DVD et en Blu-ray depuis fin 2011). Un maquillage très réaliste, comme en témoigne celui de Antonio de la Torre (Rafael) à partir d'un certain moment du récit. Un Rafael qui ne manque alors pas de nous faire penser à un certain... Seth Brundle ou plutôt Brundlefly en l'occurence dans le film entomologique d'un de nos réals cultes, j'ai nommé David Cronenberg. Le scénario est pour le moins original. La mise en scène, dynamitée et la bande originale, de bonne qualité, avec un thème musical de toute beauté.


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Quant au jeu des acteurs, chacun semble avoir sa place dans le film tant tous interprètent leur personnage avec brio. Carolina Bang, que nous avons interviewée, bouffe la pellicule. Álex de la Iglesia est très fidèle à ses acteurs. C'est ainsi qu'il fait à nouveau appel à Santiago Segura par exemple. S'il a un petit rôle dans Balada triste, Ezequiel dans Acción mutante et José María dans Él día de la bestia, c'était déjà lui. Il a en effet tourné dans la moitié des films du réalisateur espagnol. Et ce n'est pas le seul acteur à qui de la Iglesia fait régulièrement appel.

À voir et à revoir donc !

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Le DVD
**

Bonus : près d'une demi-heure d'interviews de Álex de la Iglesia et de Carolina Bang au BIFFF 2011, dont le film faisait l'ouverture.

Le Blu-ray ****

Bonus : un making-of de 15 minutes, un zoom sur cinq scènes-clés commentées par Álex de la Iglesia, une capsule sur les effets spéciaux (10 minutes) et la bande annonce ciné.

On découvre notamment dans les suppléments pourquoi ce film du réalisateur basque ne fut pas son premier. Y est expliquée l'importance du maquillage. Et la parole est donnée aux différents membres-clés de l'équipe technique du film. Rayon effets spéciaux, le film comprend plus de 600 plans d'effets visuels. Il a fallu pas moins de 47 artistes numériques pour concrétiser les idées, nombreuses et ambitieuses, du réalisateur basque. Cela et bien plus encore, on l'apprend dans ces bonus tout à fait honnêtes.

Jean-Philippe Thiriart

12:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : balada, triste, trompeta, alex, iglesia | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Les Barons

18:04 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barons, nabil, ben, yadir | |  Facebook | |  Imprimer |

Le Dernier pour la route

16:39 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dernier, pour, route, cluzet, thierry | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

The Chaser

19:02 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chaser, na, hong, jin | |  Facebook | |  Imprimer |