23 Juil.

Sortie Blu-ray de Blade Runner 2049 – un must

Retour Vers Le Futuristique Blade Runner

Synopsis
Los Angeles, 2019. La colonisation de l’espace a débuté. La Tyrell Corporation produit des esclaves androïdes dont les capacités surpassent celles de leurs concepteurs. Nommés replicants, ces androïdes sont déclarés hors-la-loi après une mutinerie loin de notre planète. Rick Deckard (Harrison Ford), un blade runner, est recruté afin de les éliminer.

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Blade Runner
est l’adaptation du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick (1966). Œuvre culte, ce grand film d’anticipation - ou hard SF - fait partie de ces désormais classiques qui ont donné ses lettres de noblesse à la science-fiction sur grand écran. Dans la foulée de Star Wars et du Alien que Scott venait de signer. De ces œuvres d’art qui ont inspiré plusieurs générations de cinéastes. Par les beautés visuelle et sonore (la BO signée Vangelis) qu’il nous donne à contempler, les questions qu’il pose en ayant l’intelligence de ne pas y répondre, et les enjeux auxquels il nous confronte.

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À l’issue du tournage de Blade Runner, Ridley Scott perd le contrôle artistique de son film, ce que d’aucuns pointeront comme la cause de son échec commercial à sa sortie en 1982. Il aura fallu pas moins de 25 ans et sept versions différentes de Blade Runner pour avoir enfin devant les yeux le director’s cut ultime de l’œuvre du cinéaste britannique. Signalons qu’il s’agit du premier film à bénéficier d’un director’s cut. C’était en 1992, soit dix ans après la sortie du métrage en salles. En 2007, allait néanmoins sortir un second director’s cut, réellement fidèle à la vision de Ridley Scott cette fois. La boucle était bouclée.

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Regard sur Blade Runner 2049


Synopsis
Los Angeles, 2049. La société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. Lorsque l’officier K (Ryan Gosling), un blade runner, découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, qui a disparu depuis des décennies.

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Une suite fidèle à l’œuvre originale


Le 7e Art se devait de donner une suite à Blade Runner.
Il aura fallu attendre 35 ans et un réalisateur de la trempe de Denis Villeneuve pour que la magie opère. Mission casse-gueule vu la qualité de l’original et les attentes générées mais mission accomplie, sur toute la ligne.

Le Canadien signe ici son dixième long métrage en vingt ans et le cinquième en cinq ans, depuis son arrivée à Hollywood avec le thriller poignant Prisoners en 2013. Nous l’avions découvert en 2010 avec Incendies, drame bouleversant porté par la Belge Lubna Azabal, pour lequel il nous avait accordé une agréable interview.
Le Canadien sait tout faire, navigant avec brio de la romance (Un 32 août sur Terre) à la science-fiction (Premier Contact et à présent Blade Runner 2049) en passant par le drame (Incendies donc, mais aussi Maelström), le thriller (Prisoners, certes, mais également Enemy) et le film policier (Sicario).

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Pour la première fois, Denis Villeneuve a dû composer avec l’univers d’un autre grand faiseur d’images. Pour parvenir à extérioriser son propre univers intérieur. Son Blade Runner est très référencé et fidèle à l’œuvre originale d’un point de vue tant visuel (la photo est signée Roger Deakins, déjà actif sur Prisoners et Sicario), sonore, que musical (Hans Zimmer à la BO). Mais il porte aussi sa patte.

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Cette superproduction est longue – 2h43 – mais elle est surtout captivante, de bout en bout. Et en prise avec la plus actuelle que jamais question de ce qui fait de nous ce que nous sommes, de ce qui nous différencie de ce que nous créons.
L’écriture du film fut collective et nous la devons notamment à Ridley Scott lui-même mais aussi à Hampton Fancher, le scénariste du premier Blade Runner, un gage de plus de la qualité de ce Blade Runner 2049.

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Le Blu-ray 4K Ultra HD et ses bonus


4 fois la résolution du format HD, une High Dynamic Range offrant brillants contrastes et noirs plus profonds pour l’expérience visuelle la plus dynamique possible, un large spectre de couleurs et un son immersif.
Voilà la promesse faite avec ce Blu-ray Ultra HD de Blade Runner 2049. Nous n’avons pas été déçus et recommandons par conséquent chaudement le visionnage de Blade Runner 2049 dans ces conditions idéales.

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Les bonus


Rayon bonus, le coffret Blu-ray - Blu-ray 4K Ultra HD nous régale de pas mal de bonus, à savoir :
- un making of d’une vingtaine de minutes sur la création du monde de Blade Runner 2049,
- trois courts-métrages qui font figure d’autant de prologues à l’histoire telle qu’elle se déroule en 2049 : l’impressionnante animation 2022: Blackout de Shinichiro Watanabe, et les deux fictions que sont 2036: Nexus Dawn et 2048: Nulle part où aller, et
- Blade Runner 101, bonus multiple qui présente L’évolution des réplicants, les Blade Runners, la Wallace Corp, un Bienvenue en 2049, le personnage de Joi, singulier et multiple, et Dans les cieux : Spinners, Pilotfish et Barracudas.

À lire aussi :
notre interview de Denis Villeneuve pour Incendies

Jean-Philippe Thiriart

07:47 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blade, runner, 2049, ridley, scott, denis, villeneuve, ryan, gosling, harrison, ford, alien, vangelis, star, wars, blu, ray | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Bonne année 2018 ! - Notre Concours Exclusif - Et direction Les Magritte du cinéma belge !

Bonne année 2018… en cinémascope !



Concours Exclusif : 10 x 5 films à gagner
avec UniversCine

Envie de gagner un des 10 pass mis en jeu pour 5 films sur la plateforme cinéma UniversCine.be ? Rien de plus facile !
Il vous suffit d’envoyer un mail, avant le 15 février à minuit, à jeanphilippe.thiriart@gmail.com, dans lequel vous complétez la phrase :
« Pour moi, le cinéma belge, c’est… ».
10 réponses seront tirées au sort, pour autant de pass cinéma remportés !
Les gagnants seront avertis par mail et recevront un code d’accès unique.


Direction Les 8e Magritte du cinéma belge !


Les Magritte du cinéma belge, clap huitième, ce samedi 3 février !
Cette année - c’est une première - la cérémonie récompensant les talents du cinéma made in Belgium sera retransmise en direct sur La Deux, à partir de 20h45. Précédée, dès 20h20, d’un Tellement Magritte signé Cathy Immelen.
Et c’est le comédien Fabrizio Rongione que l’on aura le plaisir de retrouver dans un costume de maître de cérémonie déjà endossé par le passé.

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Si nous couvrirons cette année encore l’événement avec En cinémascope, nous nous associerons aussi au site ProximusTV.be. Lequel vous proposera, dès ce lundi 5 février, plusieurs capsules et un reportage vidéo depuis le Square à Bruxelles, lieu des festivités.

Trois grands favoris…

Sans réelle surprise, Noces de Stephan Streker, succès critique mais aussi public, mène la danse avec huit nominations. Suivent Chez nous de Lucas Belvaux, en lice pour sept Magritte, et InSyriated de Philippe Van Leeuw, nommé dans six catégories.
Si ces trois métrages sont présents dans la case Meilleur film, ils le sont également dans celle du Meilleur réalisateur.

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Noces


Dode hoek
 de Nabil Ben Yadir et Paris pieds nus du duo Abel & Gordon sont eux-aussi susceptibles d’être sacrés Meilleur film mais seul le metteur en scène des Barons rejoint Streker, Belvaux et Van Leeuw dans la catégorie Meilleur réalisateur.

deux beaux duels d’acteurs et d’actrices…

Bien malin qui pourra dire qui sortira gagnant des intéressants duels Emilie Dequenne-Cécile de France et Jérémie Renier-François Damiens.
Pas encore de Magritte pour Cécile et François. Deux déjà pour Emilie et Jérémie. Mais si la Rosetta des Dardenne a été couronnée Meilleure actrice dans des premiers rôles, c’est pour ses interprétations de seconds rôles que l’acteur de La promesse a été récompensé.

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Emilie Dequenne


et quelques belles surprises peut-être !


Le Magritte du Meilleur réalisateur pourrait aller à Lucas Belvaux et non à Stephan Streker, cette récompense très prisée lui ayant déjà échappé deux fois lors des précédentes éditions.
Nous verrions bien le documenteur Spit’N’Split de Jérôme Vandewattyne désigné Meilleur film, véritable OVNI à côté de films forcément moins barrés.
Et le Magritte du Meilleur Film flamand pourrait bien être décerné non pas à Home mais à Le Fidèle, tant le troisième long-métrage de Michaël Roskam (Rundskop) est diablement efficace.

Sandrine Bonnaire, Magritte d’honneur

Sur les 21 Magritte qui seront décernés ce samedi soir, seul un est déjà attribué. L’actrice et réalisatrice française Sandrine Bonnaire recevra en effet cette année un Magritte d’honneur soulignant la qualité du travail de cette grande dame du cinéma français. Nous l’avions rencontrée l’an dernier au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) en compagnie de notre Bouli Lanners national. Lequel n’a pas manqué de mettre en avant les talents de cette actrice singulière, découverte à l’âge de 15 ans chez Maurice Pialat (A nos amours). Actrice mais aussi réalisatrice, du documentaire Elle s’appelle Sabine notamment, portrait intime de sa sœur.


Et n’hésitez pas à :


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Bonne année 2018, bonne chance pour notre concours et… excellents Magritte du cinéma belge à vous !

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

SHUTTER ISLAND, le duo Scorsese-DiCaprio ce jeudi 25 janvier à 20h55 sur France 3

De Martin Scorsese
Avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Michelle Williams
Mais aussi Max Von Sydow et Patricia Clarkson
2h17
Thriller

Cote : ***

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Martin Scorsese en donne pour son argent au spectateur avec plus de deux heures et quart d’un thriller noir qui secoue de bout en bout. C’est le cas depuis que le New-Yorkais fait du cinéma.
Dans Shutter Island, il dirige à nouveau Leonardo DiCaprio, son nouvel acteur fétiche, après Gangs of New York, Aviator et The Departed (Les infiltrés, remake honnête du fantastique film sud-coréen Wu jian dao (Infernal Affairs)). Un grand honneur pour l’acteur de Titanic puisqu’il s’agit de son réalisateur préféré. Leonardo DiCaprio, qui a franchi un chemin considérable depuis sa première apparition à l’écran en 1991 dans le film d’horreur Critters 3.

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Sir Ben Kingsley, Leonardo DiCaprio et Mark Ruffalo


Adaptation du livre éponyme de l’auteur de Mystic River, le film captive de bout en bout. Du tout début donc avec une entrée quasi directe dans cette île très sombre qu’est Shutter Island où sont enfermés des criminels dingos sous méga sécurité. À la toute fin. Malgré cette sécurité de l’établissement, qui n’a rien à envier à Alcatraz, une patiente, Rachel Solando, a disparu.

Nous sommes en 1954. Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio) et son nouveau collègue Chuck Aule (Mark Ruffalo) sont deux marshals dépêchés sur place par les autorités américaines. Ils y rencontreront le directeur de l’hôpital-prison ou plutôt prison-hôpital, le docteur Cawley (Ben Kingsley), auprès duquel ils espèrent trouver l’aide dont ils ont un besoin urgent pour mener à bien leur mission. Une aide qui ne viendra pas et qui poussera l’homme d’action au passé bien tourmenté interprété par DiCaprio à puiser au bout de lui-même pour découvrir la vérité.

Les deux marshals ont tôt fait de remettre cette disparition en question.
Folie ou raison ? Vérité ou illusion ? Deux des nombreuses questions qui exciteront puis alimenteront l’appétit du spectateur, sans pour autant le rassasier, celui-ci se voyant plongé en permanence dans la tête de Daniels.

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Impossible ou presque d’aller plus vite que l’histoire et de comprendre les choses avant que le personnage principal ne les saisisse. Pas mal comme point de départ. La suite vaudra elle-aussi le détour.
Seul bémol, la fin, dont nous nous garderons évidemment de vous révéler la nature. Elle risque d’en laisser plus d’un perplexe.

Jean-Philippe Thiriart

07:32 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shutter, island, dicaprio, scorsese, ben, kingsley, mark, ruffalo, milchelle, williams | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

BOWLING KILLERS ? A Killing Comedy ce mardi 23 janvier à 23h55 sur La Trois !

Ce mardi 23 janvier à 23h55, La Trois diffusera la pépite qu'est le court-métrage de genre Bowling Killers. Réalisé par Sébastien Petit, le film faisait parties des courts nominés au Magritte du Meilleur Court-métrage voici quelques années.
Nous vous proposons, à cette occasion, un retour sur notre interview du réal !

Une copie du film non étalonnée, non mixée, sans la bonne musique... Et pourtant, nous avions déjà beaucoup apprécié le Bowling Killers de Sébastien Petit, que nous avions été les premiers à découvrir, après Sébastien, dans sa version la plus avancée. Nous avions bien hâte de découvrir le film sur grand écran, le samedi 7 avril 2012 au BIFFF. Rendez-vous vous allait être donné à partir de 13h30 dans le cadre du ColectIFFF.

Affiche net.jpg


Sébastien, les riffs de guitare très sobres de ton film, l'ambiance, et le look et le style de tes personnages donnent à Bowling Killers un côté très western. Comment définirais-tu ton film : western horrifique, gore, slashé ?

Gore, certainement, dans le sens où c'est un film qui a été réalisé pour les 30 ans du Festival du Film Fantastique. Le scénario, je l'avais déjà avant mais du coup, on l'a un petit peu adapté au style du Festival car il y a un côté très sanglant dans le film. Le terme « gore » est donc un terme qui convient bien.

 

Bowling Killers 4.jpgSébastien, sur le tournage du film

 

C'est donc un film de commande quelque part ?

De commande, c'est beaucoup dire. C'est plutôt un hommage qu'on a voulu faire parce qu'on ne nous a rien commandé en réalité. C'est un groupe de fans du BIFFF qui se sont associés et qui ont décidé, pour les 30 ans, de faire un cadeau. Et chacun a produit un court-métrage.

Les dialogues que tu mets dans la bouche de tes personnages sont très naturels. Durant les répétitions, est-ce que tes acteurs ont fait évoluer ta continuité dialoguée ?

Tout à fait ! Ça a évolué pendant les répétitions parce qu'entre les dialogues sur papier et ceux qu'on entend lors de la mise en bouche, on se rend compte qu'il y a parfois une nette différence qui fait que ça ne marche pas nécessairement, que la mise en bouche n'est pas adéquate. On a du coup adapté les dialogues avec Gérald (Wauthia) et Steve (Driesen) pour que ça roule comme sur des roulettes.

La mise en scène et les dialogues sont très tarantiniens à mon sens...

Cool !

Et un de tes acteurs - je suis persuadé que tu verras duquel je veux parler - fait immanquablement penser au Walter du Big Lebowski des frères Cohen. Est-ce que c'était voulu tout ça ?

C'est vrai que Tarantino est un de mes cinéastes préférés. On s'est forcément un peu inspiré de la façon dont il écrit ses dialogues. J'adore tous ses films. Mais de là à arriver à savoir le faire, c'est autre chose. Par contre, le côté frères Cohen, Big Lebowski, je crois que c'est plutôt le côté bowling qui fait penser à ça, côté qui est arrivé par après. On avait déjà le scénario et c'est un ami, Youssef (Seniora, réalisateur de Trapped dans le cadre du ColectIFFF), qui réalise aussi un autre court métrage, qui m'a fait penser à ça au mois de septembre-octobre 2011. Et on a ramené ce côté bowling après, ce qui donne peut-être le côté Big Lebowski, qui est présent aussi.

 

Bowling Killers 3.jpg

 

Ton film est très belge au final, évoquant la mésentente entre flamands et francophones...

Oui, on en rigole. Les guéguerres communautaires me fatiguent. Je devais donc trouver un sujet qui soit à la Tarantino. Comme Tarantino fait justement toujours aussi un peu des dialogues qui sont décalés par rapport à la scène qu'il nous donne à voir. Finalement, on a deux tueurs à gage et une troisième personne qui se prennent la tête et qui causent des problèmes communautaires. Comme c'est quelque chose qui m'emmerde, ça a été le sujet de prédilection. Du coup, ça a été super facile à écrire : ça partait tout seul.

Filmer en caméra subjective semble avoir été assez évident pour toi. Est-ce que tu peux nous parler de ce procédé filmique ?

On l'a décidé dès le départ. C'est un peu le concept du film en fait. On ne dévoile rien vu que c'est la première image du film : on voit juste les deux tueurs et la troisième personne est la caméra, c'est-à-dire que le spectateur est à la place de la victime. Le film ne compte en fait que neuf plans-séquences.

Le montage s'en est donc trouvé simplifié ?

Oui, tout à fait !

 

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Alors, question immanquable : le BIFFF, ça représente quoi à tes yeux de festivalier, de jeune ayant grandi avec le Festival, au même titre que les 11 autres réalisateurs du ColectIFFF d'ailleurs ?

C'est le seul festival de ce style-là. Je veux dire par là que je le trouve très populaire. Dans les autres festivals, on croise souvent des gens de la profession. J'en ai quand même fait pas mal mais c'est le seul qui, à mes yeux, crée un tel engouement populaire. C'est le seul où l'on rencontre vraiment tous les fans du genre abordé, en l'occurrence la science-fiction. Il y a une ambiance qui est unique ici et je n'en loupe donc aucun car on a l'impression d'être en famille !

Est-ce que faire partie du ColectIFFF était une évidence pour toi ?

Non car je pense que je suis le dernier à être arrivé dans le CollectIFFF. Je ne fais pas partie de ceux qui ont participé à sa création. En fait, je bosse régulièrement comme assistant-réal dans l'audiovisuel et c'est un de mes potes qui faisait partie du ColectIFFF qui m'y a fait entrer. C'est Emre Olcayto (NdA : qui, pour le CollectIFFF, a réalisé Sanctuary's Battle). Il m'a parlé de ce groupe et comme il n'y avait pas encore le nombre de films nécessaires, m'a proposé de les rejoindre. Et j'ai évidemment été super emballé ! Je connaissais aussi quasi la moitié des autres membres du ColectIFFF - c'est un tout petit groupe en réalité.

 

Bowling Killers 2.jpg

 

Est-ce que tu as travaillé sur fonds propres ?

En fait, j'ai une petite société de production avec des amis : Boîte Noire. Elle nous permet de produire nos courts métrages, nos projets personnels. Comme mon film a été tourné en une seule nuit, j'ai pu avoir une équipe sans trop de difficultés. Du fait de travailler dans le milieu, je connaissais aussi des gens. Et comme ça ne durait qu'une nuit, les gens sont plus facilement libres que s'il s'agit de partir pour une semaine de tournage. Et puis surtout, le ColectIFFF a amené, via Stéphane Everaert, un sponsor qui est Eye Lite qui a pratiquement donné tout ce dont on avait besoin niveau lumières. On a également eu une caméra à prêter. Bref, le film était quasiment budgétisé ! (il rigole)

Comment est-ce que tu définirais le cinéma de genre en Belgique ? Est-ce qu'il a sa place ?

Justement, peut-être pas assez. C'est en ça que le BIFFF est vraiment important pour ce genre de cinéma, que j'adore personnellement. Ça draine beaucoup de public d'ailleurs. Je crois que le BIFFF est le festival qui draine le plus de public. C'est quand même impressionnant. Et pourtant, le Festival a encore du mal à se faire reconnaître, notamment auprès de la Communauté française. Ça change justement puisqu'un des réalisateurs du ColectIFFF qui a fait un film de science-fiction a reçu l'aide de la Communauté française. Mais ce n'est pas encore vraiment courant. Ça existe mais c'est toujours des micro-budgets parce qu'on n'a pas les moyens financiers pour faire un court-métrage classique. Mais on sent que ça bouge un petit peu en tout cas.

 

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Un petit mot pour ton attaché de presse, Philippe Pokam Echterbille, sans qui nous ne serions pas en train de t'interviewer aujourd'hui ?

Philippe Pokam Echterbille ?!

Son totem, c'est hippocampe, mais par chez nous, tout le monde l'appelle « Pokam »...

Nous, on l'appelle « l'ADSL ». Ça date des études supérieures...
Et bien Phil, merci de m'avoir présenté En cinémascope !

Jean-Philippe Thiriart

09:09 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Critiques de films, Interviews, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bowling, killers, sebastien, petit, bifffn, colectifff | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Suite des projections du SILENCE DE LORNA à partir de ce dimanche 21 janvier à Cinematek

Dans le cadre de la deuxième partie d'un cycle consacré à Jean-Pierre et Luc Dardenne, la Cinémathèque royale de Belgique projettera encore à quatre reprises un de leurs très beaux films : Le Silence de Lorna.
De ce dimanche 21 janvier (15h30) au jeudi 1er février pour être précis.

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Notre critique

Le Silence de Lorna

1h46
De Jean-Pierre et Luc Dardenne (2008).
Avec Arta Dobroshi, Jeremie Renier, Fabrizio Rongione
Mais aussi Alban Ukaj, Morgan Marinne, Olivier Gourmet

Cote : ***

Prix du scénario à Cannes et nominé aux César 2009 du meilleur film étranger, Le silence de Lorna est un film sans bavure mené à une allure modérée. Un film qui permet de bien ressentir les émotions des différents protagonistes.
Cette cadence se poursuit tout au long du film. Comme toujours avec les frères Dardenne, beaucoup de scènes sont tournées caméra à l'épaule, ce qui crée une intimité très forte et nous rapproche davantage encore des personnages. Ce film devait participer, selon nous, à l’attraction d’un public plus large vers le cinéma des Dardenne.

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Arta Dobroshi bien entourée au Festival de Cannes


Parfois, les choses se passent comme on les avait prévues au départ. Parfois, les actes posés sont alors irréversibles. Parfois, il devient plus qu'impossible de revenir en arrière. Parfois...
Lorna est une bombe à retardement susceptible d’exploser à tout moment, tant le silence peut s’avérer mortel. Ne parle-t-on pas, bien souvent - certes à tort et à travers - d’un « silence de mort » ? Ce silence tue et on se demande au final à qui il bénéficie.

Jean-Philippe Thiriart

10:36 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, silence, de, lorna, dardenne, cannes, arta, dobroshi, jeremie, renier, olivier, gourmet, fabrizio, rongione, cinematek, cinematheque, royale, belgique | |  Facebook | |  Imprimer |