23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre huitième - « My whole bifff has been decided by fate… »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il ne nous reste que quelques jours pour le découvrir…

 

nishimura, kodoku, sudoku, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleÀ un rythme chirurgical, la pointe de la lame s’approche de l’œil. Maintenues par le blépharostat, les paupières s’agitent convulsivement sans parvenir à repousser l’inéluctable. La pointe de la lame s’imprime en gros plan sur la rétine. Malgré un cri étouffé, avec la philosophie d’un couteau parfaitement aiguisé, la lame poursuit inexorablement son chemin transperçant délicatement cornée, pupille, cristallin et corps vitré en vue d’atteindre sa destination finale pour imprégner un dernier et ultime message dans notre cerveau… Subliminaaaal !

 

Le meurtre subliminal ! Accomplissement cinématographique d’un réalisateur à la fois fou et génial qui, tel un Yoshihiro Nishimura, instille dans notre subconscient un message récurrent au travers de ses nombreuses œuvres cinématographiques que des inconscients programment dans de les différents festivals du monde entier. À l’image d’un sudoku machiavélique, les éléments s’imbriquent au fil des ans dans les cases dérangées de nos cerveaux pour compléter la grille d’un massacre annoncé en guise d’apothéose : KODOKU !

 

Là, j’en suis presque arrivé à me faire peur ! J’hésite à aller voir le dernier Nishimura à la séance de minuit trente en Ciné 2 ce vendredi. Et vous, en serez-vous ? Si oui, à titre posthume, renseignez sous ce post vos nom et prénom afin de garder une trace des spectateurs à la fois acteurs, témoins et victimes de cet ultime chef-d’œuvre… Ultime pour vous, en tout cas, car personne n’arrivera jamais à prouver la culpabilité du réel coupable qui, libre comme l’air, pourra continuer en toute impunité à poursuivre son œuvre.

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

WHAT IFFF… Chapitre septième - « Reality is wrong. BIFFF is for real. »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

gardiennage, sécurité, milice, Ils font partie du paysage, mais nous passons à côté d’eux sans les voir. Ils nous obligent à révéler les secrets intimes enfouis au fond de nos poches et de nos sacs et nous les leur exposons sans pudeur. Ils nous scannent de la tête aux pieds sans que nous levions le petit doigt. " Ils ", ces êtres anonymes à l’uniforme paramilitaire, qui gardent toutes les entrées du BIFFF, pourraient très bien décider pour changer de boucler toutes les issues… Dans cette éventualité, quelles seraient nos chances de nous en sortir ?

 

Même si le récent reportage de " Question à la une " de la RTB sur les sociétés de gardiennage a de quoi nous rassurer, les statistiques annoncées devraient plutôt avoir tendance à inquiéter : quatre à cinq sociétés de gardiennage détiennent 80% du marché en Belgique… Bien entendu, de grosses sociétés internationales ayant pignon sur rue. Mais qui tire les ficelles à l’échelon final ? Dans les théories du complot des consortiums privés, si chères aux films d’anticipation, les sociétés de gardiennage ne sont pas loin des marches du podium généralement monopolisées par les traditionnelles banques, sociétés d’assurance et autres groupes pharmaceutiques ou technologiques.

 

Heureusement, la réalité ne dépasse jamais la fiction ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles en Ciné 2. Pas la peine d’effectuer un sondage sous ce post pour savoir que vous vous sentez en parfaite sécurité. En tout cas jusqu’à ce que l’impensable survienne. Bon(s) film(s) !

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

23 Juil.

Avant « Lady Vengeance » - projeté ce soir au BIFFF - était... « Old Boy » !

Ce soir au BIFFF, sur le coup de 20 heures, Thirst viendra clôturer en salle Ciné 3 la rétrospective Park Chan-wook. Après les projections de Thirst et I Am a Cyborg But That's Okay, le BIFFF a choisi de proposer aux festivaliers le dernier volet de la trilogie de la vengeance de son nouveau Chevalier de l'Ordre du Corbeau : le bien nommé Lady Vengance. Avant ce film, déferlait sur les écrans internationaux la tuerie Old Boy. Nous ne résistons pas à l'envie de vous proposer, ci-dessous, une critique de ce chef d'œuvre.


BIFFF.club, un site par un BIFFFeur, pour les BIFFFeurs !

Nous ne résistons pas, non plus, à une autre envie : celle de vous parler d'un nouveau site web lancé par un Festivalier féru d'informatique : http://BIFFF.club, lancé par le BIFFFeur Stefan Langerman.

S'il permet, après inscription, de faire sa programmation et de connaître le temps de transit d'une salle à l'autre, il vous donne surtout l'opportunité de savoir qui, parmi vos amis, seront dans les salles Ciné 1, 2 ou 3 en train de regarder tel ou tel film programmé au Festival. Possibilité vous est aussi donnée de laisser des commentaires en regard du film de votre choix. Ceux-ci s'affichant instantanément, un chat est tout à fait envisageable. Stefan ajoute de nouvelles fonctionnalités à son site chaque jour.

N'hésitez pas à vous inscrire !

 

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Choi Min-sik est percutant dans le magnifique
 Old Boy



Old Boy

De Park Chan-wook (2004)
Avec Choi Min-sik, Yoo Ji-tae, Gang Hye-jung
Thriller, Drame
1h59

Cote : *****


Old Boy fait partie de la trilogie que Park Chan-wook a consacré à son thème le plus cher : la vengeance. Initiée en 2003, cette saga comprend, outre Old Boy, Sympathy for Mr. Vengeance, réalisé en 2003, et Lady Vengeance, commis en 2005.

Précisons d’emblée que si chacun des épisodes de la trilogie est rudement efficace, Old Boy est le meilleur des trois films. Le film avait d’ailleurs remporté le Grand Prix du Festival de Cannes 2004, dont le jury était présidé cette année-là par un certain Quentin Tarantino.

Si Old Boy s’inscrit un rien dans la même lignée que Kill Bill 1, le film du réalisateur sud-coréen n’a rien à envier au travail de Tarantino, loin s’en faut. Il méritait d’ailleurs à Cannes, cette année-là, tellement plus la Palme d’Or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore… On ne réécrit pas l’histoire. Ajoutons tout de même que le film de Michael Moore, outre le fait qu’il soit américain, est produit et distribué par la même société – américaine bien sûr –, que celle qui travaillait alors avec Tarantino : Miramax. Tiens tiens, vous avez dit bizarre ?

Old Boy fait partie de ces œuvres qu’il faut voir avant de mourir. Jouissif au possible et d’une grande violence - nécessaire au scénario -, ce métrage n’est pas à mettre sous tous les yeux. Servi par un scénario en béton, clos par un final dantesque et porté par un acteur au sommet de son art en la personne de Choi Min-shik, qui avait déjà brillé dans le film Ivre de femmes et de peinture, le film mérite absolument les cinq étoiles que nous lui accordons.


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Le synopsis

À la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé. Séquestré pendant 15 ans dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meurtre de sa femme, dont il est le principal suspect. Au désespoir succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Après 15 ans de réclusion donc, il est relâché sans la moindre explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être responsable de ses malheurs, lequel lui propose de découvrir pourquoi il l’a enlevé.

Bienvenue en enfer !


Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre sixième - « Nous détruisons le siège du fantastique. »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

ccc, rue des sols, Suite aux révélations éthyliques d’un ancien gendarme, producteur à ses heures, je tiens un scoop : « Il va y avoir un attentat rue des sols ! ». Cruelle est cette nuit du dimanche 9 avril où j’apprends la nouvelle. Ni une ni deux, je prends un jour de relâche le lundi pour investiguer sur qui pourrait être un coup de théâtre dans le cadre de cette enquête. A 32 ans prêts, le scoop est fiable : le 1er mai 1985, suite à l’explosion d’une camionnette piégée, deux pompiers perdaient la vie dans cette ruelle que de nombreux BIFFFeurs et BIFFFeuses arpentent tout au long du festival. Les deux premières et aussi dernières victimes des C.C.C. dans leur combat contre le prolétariat qui lui, c’est sûr, n’en a jamais fait…

 

Parfois, les fantômes du passé nous rattrapent. Trente-deux années et 3 lettres plus tard, un groupuscule obscur pourrait prendre le relais : les F.F.F. ! Des " Fous Furieux Fanatiques " pourraient décider de semer la terreur au BIFFF… Euh non, cette appellation est déjà associée à une bande d’analphabètes qui a sévi l’année dernière à Bruxelles et Paris. Ben, les " Fucking Four Fantastics ", alors ? Non, cette appellation fait trop penser à un très mauvais film… Quoi qu’il en soit, nous ne devons pas écarter l’éventualité d’une telle attaque.

 

En tant qu’amateurs et également contributeurs à la survie du film de genre, nous avons le devoir de trouver une appellation digne de ce nom à cet éventuel groupuscule, car il n’y a rien de pire que de mourir de ridicule. Dans la prévision de cet attentat, je vous invite à partager sous ce post toutes les appellations qui vous passeraient par la tête pour baptiser les F.F.F.

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

23 Juil.

Chapitre cinquième - « Ils ont tué la joie… » (Pourquoi sont-ils si méchants ?)

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

mazzy playoffs, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleAu terme de cette première semaine de playons, tandis que certains prétendants aux places qualificatives européennes ont déjà remisé leurs rouges espoirs aux vestiaires, en Ciné 1 comme en Ciné 2, la tension est à son comble. La compétition est, en effet, loin d’avoir rendu son verdict. Sous les huées des uns et les applaudissements des autres, il ne reste aux différents acteurs que quelque 90 minutes et le ‘Mazzu time’ pour convaincre. Allez, allez, allez…

 

Internationale, européenne, thriller, Méliès ou 7e parallèle, quelle que soit la compétition à laquelle participe un film, il ne peut en rester qu’un ! Un mobile suffisant pour sortir sa claymore, faire le grand ménage et repeindre en rouge les murs de Bozar avec les membres… du jury. Riton cramoisi, Mar sang ou Tom vermillon pour les surfaces inférieures à cinq pouces, la gamme Pantone offre le choix. En plus, histoire de ne pas les rater, leurs têtes s’affichent en format Panini dans le dossier de presse du BIFFF. Même une bande enivrée d’hooligans déçus par la mauvaise prestation de leur film star pourrait nous improviser un remake de « A mort l’arbitre ! » de Jean-Pierre Mocky.

 

Là où la vie d’un film peut atteindre la notoriété ou sombrer pour l’éternité dans les bacs de Richard - toujours capable de nous ressusciter une édition introuvable -, la vie des arbitres des différentes compétitions ne tient qu’à un film. Face à cette terrible adversité, il ne nous reste plus qu’une seule chose à faire : les paris en ligne sont ouverts dès à présent sous cette rubrique. Seuls les dépôts en jetons du BIFFF sont autorisés.

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline