23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre quatrième - « Tue, quoi que mon fils… »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

IMG_20170408_133747.jpg3h42 du matin. Après  avoir avalé les kilomètres, il s’installe rapidement derrière son Christian – surnom qu’il a donné à son clavier d’ordinateur suite à la déprogrammation de dernière minute des Visiteurs 3 à l’édition 2016 du BIFFF – pour taper avec acharnement un papier sur le dix-septième film visionné en à peine quatre jours. « Ce soir, elle devait venir… et je suis parti ! », ce sont là les seuls mots qui lui viennent à l’esprit. Cette fois encore, les minutes s’égrainent et l’écran reste désespérément blanc. Il se couche et ferme les yeux. Cette fois encore, il espère qu’avec la tête reposée et les vapeurs de Troll dissipées, l’inspiration viendra. C’était sans compter la persistance rétinienne du clignotement hypnotique de la barrette de son document Word qui le poursuit la nuit et le jour. Peut-être ce jour de trop au cours duquel, dans un moment de lucidité, il se décidera enfin à écrire son propre scénario en lettres de sang… avec, bien entendu, le public privilégié du BIFFF au premier rang !

 

Déception, frustration et ambition, ne sont que quelques-uns de ces savoureux ingrédients qui poussent parfois au crime… et qui alimentent également le quotidien de vieux briscards de la presse spécialisée qui arpentent les allées du festival. Même les plus jeunes d’entre eux paraissent vieux avec leurs poches sous les yeux et le teint pâle à force de visionner une majorité de mauvais films en quête de la perle rare qui pourrait les faire sortir de l’anonymat scribéen. Lequel d’entre eux n’a jamais caressé le rêve de voir son nom, écrit en grand, dans le haut du pavé de l’article de presse étalé sur cinq colonnes plutôt qu’au bas d’une énième chronique anodine ? Pour passer de spectateur à acteur, il n’y a qu’un petit pas à franchir…

 

Eh oui, cher public du BIFFF ! Vous qui adulez des actrices de 12e rang pour leur tour de poitrine, qualifiez de culte des films qui ne franchiraient même pas la première marche du sous-sol de Cannes, je vous défie de citer sous cette rubrique le nom d’au moins trois journalistes présents au BIFFF. C’est peut-être cette année une question de vie ou de mort !

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre troisième - « Le festival du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre ? »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

trump, syrie, molenbeek, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleTandis qu’une fraternité secrète s’adonnait ce jeudi à la célébration d’une déesse ambrée en mettant en perce le fût de Bush tant attendu… Washington a, de son côté, aussi voulu rendre hommage à ses deux anciens présidents, Bush et Bush junior qui, par le passé, l’avaient eux-aussi mis profond en Perse. Pour ouvrir les festivités et également se faire une renommée au Proche-Orient, le président Donald Trump tel un chevalier de l’apocalypse perché sur son missile de croisière a terrassé ce jeudi à coups de tomahawks le régime syrial killer du futur prix nobel de chimie pour son étude présumée sur les effets du gaz sarrasin.

 

Décidément, l’histoire se répète. Qui sait ? Avec le lot de réfugiés syriens qui traînent dans le coin et les choses pas très catholiques qui se projettent dans les salles obscures de Bozar, le simple éternuement d’un petit « God bless(e) you » et une cinquantaine de missiles tomahawks nous tombent sur la tête. Situé à quelques kilomètres à peine au sud-ouest de Molenbeek, pas besoin de ratisser large pour faire du BIFFF une cible prioritaire… et, par la même occasion, désigner le gouvernement américain comme principal suspect du crime à venir dans cette 35ème édition du BIFFF.

 

Alors, si vous pensez – ou pas - que le président à la moumoute blonde, grand exhorteur des nations dites civilisées, a sa place parmi les incontournables Leatherface, Freddy Krueger, Jason Voorhees, Michael Myers, Pinhead et j’en passe, au panthéon de l’horreur, postez démocratiquement votre vote sous cette rubrique. Comme le dit désormais un nouvel adage : « La démocratie est aujourd’hui le propre des nations civilisées à pouvoir se salir les mains. »

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

Cruelle est la nuit - L'issue sera la même pour tout le monde

Cruelle est la nuit

D'Alan Deprez (
2016)

P
rojeté ce vendredi 7 avril dans le cadre de la sélection des courts-métrages belges hors-compétition du BIFFF 2017, Cruelle est la Nuit d’Alan Deprez est la bande qu’on attendait depuis un bail tant sa conception et sa sortie furent repoussées. L’occasion nous est donc enfin donnée d’en parler, histoire de mettre en avant la créativité dont la Belgique peut encore déborder mais aussi l’indépendance de ses créateurs pour qui le mot « limite » n’a peut-être pas le même sens que pour le commun des mortels.

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Un condensé de violence, de poitrines opulentes, de révolte et d’humour noir. Voilà ce qui pourrait donner une idée somme toute exhaustive de la vingtaine de minutes que représente Cruelle est la Nuit.
Un soir, Kel (le boss), Arno et Sid du collectif Aetna préparent batte de base-ball et flingues pour une expédition punitive. Ils doivent se rendre chez le politicien véreux Hein Stavros avec comme seul but de l’éliminer. Le problème est que lorsqu’ils débarquent chez lui, les trois « activistes » se retrouvent en pleine partie fine, ce qui va quelque peu les contraindre à adapter leur plan.

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Les moyens les plus classiques sont souvent les plus efficaces


Doté de personnages singuliers et même parfois attachants, Cruelle est la Nuit est le genre de bande soignée tant au niveau du scénario que de la réalisation. En effet, si le concept de base surfe sur quelques poncifs presqu’obligatoires du genre, il n’en est pas moins original. On est bien loin de l’histoire basique du cassage de gueules simpliste. Ici, le contexte sociopolitique a son rôle à jouer et la morale de la vanité de la révolte apporte une symbolique réfléchie sans non plus tomber dans l’intello. Le film doit tenir le spectateur jusqu’au bout et les créateurs l’ont parfaitement assimilé au point d’offrir à celui-ci son lot de démonstration des plaisirs de la chair et d’exagération des scènes gores.
Mais les autres points forts de Cruelle est la Nuit sont sans nul doute le traitement photo et la musique offrant une qualité sombre mais propre de l’image et une tension plombante grâce aux rythmes industriels de la bande originale.
Le réalisateur Alan Deprez s’est fait plaisir en mêlant ses différentes influences esthétiques et cinématographiques tout en insufflant une vision pour le moins nihiliste de l’existence.

Guillaume Triplet

09:58 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Critiques de films, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, cruelle, est, la, nuit, alan, deprez | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre deuxième - « To eat or not to eat… »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

hamburger, hot-dog, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleA l’instar des Frankestein, von Carstein et autres nobles familles germanophones, les von Besien ont plus marqué les estomacs que les esprits de leurs contemporains. Issus d’une longue lignée de Grands Veneurs – Jägermeisters, en allemand - des têtes couronnées de l’empire austro-hongrois s’étendant à cette époque jusqu’aux confins des Carpates, les von Biesen avaient un talent inné pour épicer et aromatiser leurs plats de plantes aux vertus particulières : cigües, hellébores, aconits, etc. Certains recueils de leurs célèbres recettes furent même découverts dans les bibliothèques de la famille Borgia, d’Henri II de Navarre ou encore de la Marquise de Brinvilliers… mais ces écrits ont aujourd’hui disparu, contrairement à la famille von Besien dont, au fil des siècles, nous retrouvons successivement la trace à Hambourg (XVIIIe s.), New-York (XIXe s.) et, plus récemment à Bruxelles où, comme beaucoup de leurs contemporains, ils ont su s’adapter à leur époque en vous proposant aujourd’hui à leur carte leur renommé ‘Hamburg-er’ du BIFFF. Bon appétit !

 

Noooon ! C‘est trop facile de pointer du doigt d’honnêtes commerçants – cette expression prête toujours à sourire - comme éventuels suspects du meurtre qui sera commis cette année au BIFFF. L’art de l’empoisonnement est aujourd’hui tombé en désuétude et le meurtre alimentaire est, quant à lui, devenu un suicide collectif ritualisé lors d’événements de masse, comme le BIFFF et autres festivals. À la décharge de cette sympathique famille, désormais rebaptisée Van Besien, outre les traditionnels hamburgers et hot-dogs, ils proposent à la carte un ou deux plats du jour plus ou moins dés-équilibrés… Et, depuis plusieurs années, j’ai survécu aux uns comme aux autres !

 

Deux gouttes de ketchup et un oignon trop cuit ayant maculé mon moleskine, je dois reconnaître avoir fait chou-blanc dans la piste de l’empoisonnement alimentaire. Je ferme donc mon carnet de notes et reprends le cours de cette investigation en arpentant les couloirs de Bozar… Quelles seront les prochaines victimes, ou plutôt bourreaux, désignées par ma plume ? Toutes les suggestions sont les bienvenues par le biais de ce post... Welcooooome !

 

"WHAT IFFF...",
une journalistico-fiction de Serge Adeline

23 Juil.

WHAT IFFF… Chapitre premier - « Ich bin eine BIFFF-viewer… »

Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, le sang coulera lors de cette 35e édition du BIFFF. Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Il nous reste quelques jours pour le découvrir…

 

chan-wook, park, adoubement, chevalier, corbeau, ordre, bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelleD’une main ferme, Georges Delmotte brandit son épée et la laisse lourdement retomber sur la clavicule de Chan-wook Park. Comme au ralenti, elle glisse inéluctablement vers le cou dénudé qui s’offre à elle. Fraîchement aiguisée, sa lame tranche net la tête du talentueux réalisateur sud-coréen qui, les yeux exorbités, songe à sa prochaine sombre histoire de vengeance… Trop tard !  Après quelques rebonds maladroits, sa tête retombe sur les spectateurs du premier rang. Un souvenir impérissable à condition d’avoir sous la main un grand bocal de formol, voire de « kimchi » comme un certain abonné dont je ne citerai pas le nom !

 

Vous seriez étonné de savoir ce que les sacs du public du BIFFF peuvent parfois receler. Ah, ce cher public avide d’hémoglobine et de sensations fortes, applaudissant au moindre démembrement. Combien de détraqués mentaux compte-t-il en ses rangs ? D’après certaines études*, les psychopathes représentent 1% de la population. Avec sa cinquantaine de milliers de BIFFF-eurs arpentant les couloirs de Bozar, le compte est vite fait : plus de 500 psychopathes en puissance viennent assouvir chaque année leurs pulsions par films interposés. Mais rassurez-vous, toujours d’après cette même étude, seulement 10% d’entre eux seraient assez violents pour finir en prison… Cela n’en fait plus qu’une cinquantaine !

 

Alors, suivez bien ce petit conseil. Lors de vos prochaines séances, la cohue du contrôle des billets dépassée, avant de vous asseoir sur le premier siège venu, prenez le temps de regarder attentivement vos voisins de gauche et de droite… et n’hésitez pas à poster sous cette rubrique la description ou la photo de toute personne qui vous semblerait suspecte… car, comme je l’ai déjà écrit, le sang coulera cette année au BIFFF !

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

 

* source : Les psychopathes sont parmi nous. Analyse et détection de la psychopathie (vadeker.net/humanite/anthropologie/vivre_sans_morale_psychopathe.html)