23 Juil.

Thirst lance la rétro Park Chan-wook au BIFFF !

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Animation haute en couleurs hier soir au BIFFF ! - Copyright Simon Van Cauteren


Le 35e BIFFF a été ouvert avec brio hier soir au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. La présence du maître du cinéma de genre coréen Park Chan-wook sur la scène de la Grande Salle Henri Lebœuf y était pour beaucoup. Après une animation haute en couleurs, le réalisateur d'Old Boy a ouvert le Festival en chanson, tout heureux d'être à Bruxelles et au BIFFF. Il a ensuite été adoubé Chevalier de l'Ordre du Corbeau sous les acclamations enthousiastes des festivaliers.

Cette année, venue de Park Chan-wook oblige, le BIFFF a choisi de régaler les spectateurs d'un cycle de trois films de son nouveau chevalier. Les festivités démarrent dès ce soir à 20 heures dans la salle Ciné 3 avec la projection du vampiresque Thirst pour continuer le mardi 11 avec I Am a Cyborg But That's Okay et se clôturer le mercredi 12 avec Lady Vengeance, même heure, même endroit. Aujourd'hui, on vous parle de ce fameux Thirst, pour vous le recommander chaudement !

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Park Chan-wook adoubé Chevalier de l'Ordre du Corbeau

 

Thirst

De Park Chan-wook (2009)

Avec Song Kang-Ho, Kim Ok-vin, Kim Hae-Sook
Drame, thriller
2h13

Cote : ****

À l’instar de Kim ki-duk, Park Chan-wook est un de ces réalisateurs sud-coréens majeurs dont la seule évocation du nom fait immédiatement penser à une œuvre et à un univers tout à fait singuliers.

Mélange savoureux de comédie noirâtre, d’humour vampiresque et de terreur sanguinolente, Thirst(, ceci est mon sang pour être complet) met en scène un prêtre contaminé suite à une transfusion sanguine d’origine inconnue. L’homme de foi commence alors à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques, le faisant notamment succomber pour une ravissante jeune femme…

Le réalisateur a choisi d’aborder le thème du vampire avec beaucoup d’humour. Park Chan-wook revisite ainsi complètement l’image du vampire en la modernisant, ajoutant des valeurs très actuelles au sujet traité.

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Il ne modernise pas dans la technique car nous ne sommes pas en présence d’un vampire qui utilise des armes dernier cri, comme on a pu en voir et comme on en verra encore dans pas mal de superproductions américaines. C’est plutôt une pincée de questionnements très actuels qu’il ajoute à l’ensemble, posant les questions de la religion et de sa place dans la société, ainsi que de la culpabilité. [La] « crise existentielle [du vampire] rappelle que, dans la vie, on peut aspirer au bien, mais une vie totalement bonne est impossible. Tout le monde commet des erreurs, des oublis. »


Avec Thirst, nous sommes en présence d’un montage moins classique que dans les films précédents du réalisateur, tant le nombre d’ellipses est conséquent, entre autres caractéristiques. C’est plus brut, moins léché que ce qu’on a pu voir dans Old Boy et, du coup, cela nous place davantage dans une tradition asiatique que dans ses films précédents, avec toute la poésie caractérisant celle-ci. Thirst s'inscrit dans une certaine continuité de ses films sur la vengeance. Si la musique est assez présente, c’est aux bons moments qu’elle vient parsemer le métrage.

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Soulignons que le film n’est pas pompé par les effets spéciaux. Ce n’est pas la technique qui prime, le jeu d’acteurs étant pour beaucoup dans la réussite de l’entreprise. C’est que Park Chan-wook a pris, depuis le début de sa carrière, la bonne habitude de fort bien caster ses acteurs. Il a cette fois choisi Song Kang-ho (Memories of Murder) pour le rôle principal. Un scénario de qualité, un bien beau jeu d'acteurs, un humour à la fois simple et juste et des personnages complètement déjantés : que demander de plus ?

Présenté en compétition internationale lors du Festival de Cannes 2009, Thirst y a remporté le Prix du Jury. Au terme de l'édition 2010 du BIFFF, le film est retourné en Corée du Sud avec, pour destrier, le Corbeau d’Argent. Il s’agit pour rappel du Prix le plus important remis lors du festival bruxellois, après le Corbeau d’Or. À voir donc !

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Amateurs de cinéma de genre coréen ?

Guettez nos deux premiers concours Facebook vous permettant de remporter 2 x 2 places ce vendredi 7 avril au BIFFF pour Luck-Key (14h) et Missing You (21h30) !

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

Le 35e BIFFF démarre ce soir à Bozar avec 36 séances à gagner !

Plus que quelques heures à attendre avant le début des hostilités...

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Et quelles hostilités ! Treize jours dédiés au fantastique au sens large. Au cinéma bien sûr, le BIFFF (Festival International du Film Fantastique de Bruxelles) étant avant tout un festival où une multitude de métrages, courts et longs confondus, sont projetés dans des conditions de visionnage idéales. Mais aussi à bien d'autres formes d'arts comme la peinture (2e International Art Contest), la peinture sur toile et la sculpture (ArtBIFFF Expo), les maquillages visage (34e Makeup Contest) et corps (30e International Body Painting Contest), et on en passe (11e Cosplay Contest, Pimp My Chair, etc.).

Le tout dans un lieu magique : le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Les amoureux du cinéma de genre vont en prendre plein la vue avec pas moins de 8 films en avant-premières mondiales et 12 en avant-premières européennes. En tout, 118 long-métrages issus de 40 pays différents, dont 13 en compétition internationale seront présentés lors ce cette 35e édition du Festival. Aux côtés de l'internationale, quatre autres compétitions longs-métrages : européenne, 7e Parallèle, Thriller et Prix de la Critique. Et trois compétitions courts-métrages : internationale, européenne et belge.

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Le BIFFF ? Du 4 au 16 avril au Palais des Beaux-Arts !

 

Les Cérémonies d'Ouverture et de Clôture

Le BIFFF 35e du nom démarrera en force puisque sa Cérémonie d'Ouverture verra l'adoubement d'un nouveau Chevalier de l'Ordre du Corbeau : Mon-sieur Park Chan-wook. LE maître du cinéma de genre coréen. Nous aurons l'occasion de nous entretenir avec le réalisateur d'Old Boy, dont trois films majeurs seront projetés à Bozar lors de séances gratuites : Thirst, I Am a Cyborg But That's Okay et Lady Vengeance.
Une fois le Festival ouvert, The Girl With All the Gifts sera programmé en salle Ciné 1 et Beyond the Gates en salle Ciné 2.

C'est également de bien belle manière que le BIFFF se clôturera, avec deux gros films le dimanche 16 avril : le dernier Alex de la Iglesia - The Bar - en salle 1, et XX en salle 2, présenté par les organisateurs comme une « anthologie 100% féminine offrant quatre fois plus de frissons que The Invitation et Southbound réunis » !

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Spit 'n' Split, de Jérôme Vandewattyne sera projeté le 10 avril

 

À ne pas rater

- les projections du court Cruelle est la nuit (vendredi 7, 15h45, Ciné 3) et du long Spit 'n' Split (lundi 10, 19h, Ciné 2), réalisés par les amis Alan Deprez et Jérôme Vandewattyne,
- le Bal des Vampires (samedi 8, à partir de 23h, Hôtel de la Poste à Tour et Taxis),
- l'adoubement au rang de Chevalier de l'Ordre du Corbeau du réalisateur espagnol Alejandro Amenábar (samedi 8, 20h30, Ciné 1),
- les ZOMBIFFF'LYMPICS et Parade (samedi 15, 11h, Mont des Arts), et la ZOMBIFFF NIGHT (samedi 15, à partir de 21h, Halles Saint-Géry), et
- trois masterclass particulièrement alléchantes : celles consacrées au réalisateur belge Fabrice du Welz (vendredi 7), aux bandes originales de films (mercredi 12), et au duo magique d'auteurs de polars Frank Thilliez - Stéphane Bourgoin (vendredi 14).

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Le Centre Culturel Coréen de Bruxelles vous offre vos séances !

 

Concours BIFFF : 36 séances à gagner !

Cette année, nous vous offrons pas moins de 36 tickets pour le BIFFF.
Avec une série de concours qui démarre demain soir sur la page Facebook d'En cinémascope.

Soit 4 x 2 places pour la séance Death Note du samedi 15 à 15h30 en salle 1, avec la complicité du BIFFF.

Et 2 x 2 places pour 7 séances de films coréens, avec la complicité du Centre Culturel Coréen de Bruxelles :

- Luck-Key le vendredi 7/4 à 14h
- Missing You le vendredi 7/4 à 21h30
- Tunnel le lundi 10/4 à 20h30
- Bluebeard le jeudi 13/4 à 21h30, en présence de la réalisatrice
- Will You Be There le vendredi 14/4 à 18h, en présence de la réalisatrice
- Sori: Voice From The Heart le samedi 15/4 à 16h30
- The Prison le samedi 15/4 à 21h30, en présence du réalisateur

Plus d'infos sur le Festival sur www.bifff.net

Excellent début de BIFFF à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

17:12 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Concours, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, concours, corée | |  Facebook | |  Imprimer |

WHAT IFFF... Prologue- « I had a nightmare! »

bifff,what,ifff,bozar,bruxelles,film,festival,fantastique,prologue,fiction,nouvelleSur fond d’un soleil rouge naissant, du corps blafard d’une forme humanoïde crucifiée la tête en bas perlent des plaies béantes infligées par le balai incessant de corbeaux des gouttelettes d’encre et de sang. Dans cette interminable vision tri-chromique animée, gavés de leur festin ou conscients qu’on les observe, les trente-cinq corbeaux viennent se poser les uns après les autres sur la croix et, de croassements de satisfaction, contemplent le corps exsangue de leur victime. Oh mon dieu, on dirait Jésus ? Non, plutôt Freddy, alias Jésus qui, mi-dieu mi-troll sous la main d’un Didier Tarquin inspiré, ouvre soudainement ses yeux dénués de toute humanité et entonne en boucle le premier couplet du désormais incontournable « Tata tatata, tue encore ! »…

 

« Jamais plus ! Jamais plus ! Jamais pluuuuuuus… », m’entends-je hurler à mon réveil... Voilà plusieurs semaines, que ce même cauchemar hante mes nuits et me poursuit le jour. Rêve prémonitoire, abus de psychotropes bio ou délire paranoïaque, à l’aube de cette 35e édition du BIFFF, la symbolique ainsi que le corps du message – heureusement pas celui de Freddy - m’apparaissent désormais clairs et limpides. Dans cette messe annuelle, dédiée aux créatures fantastiques, monstres et autres psychopathes de tout acabit qu’est le BIFFF, pour la première fois de son histoire, le sang coulera !

 

Qui ? Quand ? Comment ? Et pourquoi ? Il me reste - ou plutôt il nous reste par le biais des indices que vous pourriez laisser en déposant un message sous cette rubrique - à peine douze jours ou moins pour le découvrir…

 

"WHAT IFFF…",

une journalistico-fiction de Serge Adeline

15:21 Écrit par Serge Adeline dans Présentations de festivals, WHAT IFFF... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, what, ifff, bozar, bruxelles, film, festival, fantastique, prologue, fiction, nouvelle | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

L'Offscreen Film Festival fête son 10e anniversaire !

Ce soir, la 10e édition du Offscreen sera lancée ! Pour se clôturer le dimanche 26 mars.
Ce festival si particulier se déroule donc sur près de 3 semaines avec une programmation aussi variée que les années précédentes.
Le Offscreen se présente lui-même comme le Festival des films cultes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Durant les neuf volets précédents, il aura permis de revoir sur grand écran les films ayant fait date dans l’histoire du cinéma de genre mais aussi de mettre à l’honneur les films plus contemporains à travers différentes thématiques et focus.

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L'Offscreen Film Festival, c'est du 8 au 26 mars !


Et, qu'on se rassure, ce n’est pas pour le 10e volet que la politique a changé.
Les amateurs de cinéma bien barré en prendront en effet encore pour leur grade !
Le Festival s'ouvre avec ce qui constitue probablement l'un des évènements cinématographiques franco-belges de l'année : la projection de Grave, de Julia Ducournau. On y suivra l'histoire de Justine, élevée dans une famille strictement végétarienne, qui verra sa vie basculer lors d'un bizutage de son école vétérinaire durant lequel elle sera forcée de manger... de la viande. À partir de là, les pulsions incompressibles iront bon train.

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Le film-événement Grave ouvrira le Festival ce 8 mars !


Au cours de ces deux semaines et demi, la part belle sera également faite aux bandes « rock'n'roll » avec le focus Apocalypse 69, qui permettra de revoir des films comme Easy Rider, fleuron du road movie biker, ou encore Gimme Shelter, relatant l'histoire du célèbre concert des Rolling Stones durant lequel un jeune noir fut abattu par des Hells Angels assurant la sécurité de l'évènement.

Et comme le festival se nourrit de séries B, Z mais aussi X, le réalisateur Stephen Sayadian sera l'un des invités spéciaux de cette 10e édition. Fort d'une brillante carrière avec Hustler, le sieur abordera également sa carrière cinématographique, avec une attention particulière sur Café Flesh lors d'une séance-débat accessible gratuitement au public.

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Le Café Flesh de Stephen Sayadian ravira plus d'un Festivalier !


Enfin, mais ce n'est bien sûr pas tout, l'Offscreen offrira un chapitre axé sur les contes tchécoslovaques où seront diffusées des œuvres peu connues mais particulièrement dignes d'intérêt comme Three Nuts For Cinderella, Passage et son univers kafkaïen, The Cat Who Wore Sunglasses, ou encore The Cremator, où un propriétaire de crématorium use de tous les moyens pour faire tourner ses fours.

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L'Offscreen sera aussi décentralisé, à Liège notamment


Bref, une programmation tellement riche en films anticonformistes et originaux que tout un chacun pourra y trouver son bonheur.
Le tout dans plusieurs lieux emblématiques : le Nova, bien sûr, mais aussi la Cinematek, Bozar et le cinéma RITCS.
Notez enfin que le Festival se décentralisera dans de nombreux lieux dont le cinéma liégeois Sauvenière, du 18 au 25 mars !

Pour plus d'infos sur le Festival, direction offscreen.be !

Guillaume Triplet et Jean-Philippe Thiriart

13:12 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : offscreen, film, festival, cinéma, genre, barré, z, x | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Les 7e Magritte du 7e Art, c'est ce soir !

C'est à 20 heures ce soir au Square que se tiendra la 7e cérémonie des Magritte du Cinéma. Ces Prix viendront récompenser, une fois de plus, les talents de notre 7e Art. À la barre, deux femmes, deux actrices : la passionnée et éclatante Virginie Efira dans le rôle de présidente et l'envoutante et multiple Anne-Pascale Clairembourg dans celui de la maîtresse de cérémonie.

Retransmises en direct et en clair sur Be tv et sa chaîne Be 1 ainsi qu'en streaming sur son site, les festivités verront 850 professionnels du cinéma belge récompenser le travail de leurs pairs : réalisateurs, acteurs et techniciens. Une bien belle occasion de mettre notamment en lumière certains métiers qui mériteraient de l'être plus souvent : directeur-photo, ingénieur du son, monteur - on en passe.

Dans le cadre d'un Cinevox Happening exceptionnel, le grand public pourra lui-aussi assister à la projection des Magritte dans un cadre unique : celui de la magnifique salle Grand Eldorado de l'UGC De Brouckère. Verre de bulles dès 19 heures, walking dinner après la cérémonie et... projection en avant-première de Paris pieds nus, la nouvelle comédie burlesque d'Abel et Gordon, présents pour l'occasion !

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Et les nominés sont...

Cinq films se démarquent

Les premiers, les derniers du populaire Bouli Lanners mène sans surprise la danse avec huit nominations, ex-æquo avec le Keeper de Guillaume Senez, premier long présenté dans de nombreux festivals avant sa sortie chez nous.

Suivent, avec sept nominations chacun, les potes de l'IAD que sont Xavier Seron et Valéry Rosier. Tous deux ont déjà remporté le Magritte du Meilleur court métrage : le premier (en duo avec Méryl Fortunat-Rossi), pas plus tard que l'an dernier avec L'Ours Noir et le second, voici cinq ans, avec Dimanches. Cette année, c'est leur premier long métrage qui bénéficiera d'un beau coup de projecteur : Je me tue à le dire - notre grand coup de cœur de 2016 - pour Xavier et Parasol pour Valéry.

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La joyeuse bande de Je me tue à le dire au Festival de Namur
© Sandrine David


N
otons que le huitième film - déjà - de Joachim Lafosse, le très applaudi à Cannes L'économie du couple, fait lui-aussi partie des favoris. S'il n'est nominé qu'à quatre reprises, il l'est dans les deux principales : Meilleur film et Meilleur réalisateur.

Les cinq films susmentionnés sont en lice pour le Magritte du Meilleur film, Je me tue à le dire, Keeper et Parasol étant bien sûr présents également dans la catégorie Meilleur... premier film. Cependant, un de leurs metteurs en scène, Guillaume Senez, manque à l'appel pour le Magritte du Meilleur réalisateur.

À
 signaler : l'absence des frères Dardenne et de leur Fille inconnue, qui en aura étonné plus d'un.


Du côté des comédiens

Si Virginie Efira fait figure de favorite pour le Magritte de la Meilleure actrice pour son rôle dans Victoria- elle est également nominée dans la section Meilleur second rôle pour le Elle de Verhoeven -, les choses sont moins claires du côté masculin. Le Magritte du Meilleur acteur pourrait ainsi aller tant au Cowboy François Damiens et à l'acteur-réalisateur Bouli Lanners (Les premiers, les derniers) qu'à - soyons fous - Jean-Jacques Rausin. Ce dernier interprète un premier rôle pour la... première fois dans Je me tue à le dire. Les votants ont choisi de l'inscrire dans cette catégorie alors qu'ils auraient pu le cantonner à celle du Meilleur espoir. Un signe ? Nous l'espérons de tout cœur !

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La belle Virginie Efira, présidente ce soir et nominée à deux Magritte
© Rick Mc Pie


Le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle devrait échoir aux sympathiques Anne Coesens (La taularde) ou Catherine Salée (Keeper) , à moins que Virginie Efira ne passe à côté de celui de la Meilleure actrice dans un premier rôle. Auquel cas c'est à elle que reviendra plus que probablement le trophée évoqué, tant elle est convaincante dans le vénéneux thriller du réalisateur de Basic Instinct. Le Magritte du Meilleur acteur dans un second rôle devrait quant à lui aller à David Murgia, hallucinant en jeune homme touchant dans le film de Bouli.

Rayon Meilleurs espoir, Martha Canga Antonio, déjà lauréate d'un Ensor dans le nord du pays, mérite également d'être récompensée aux Magritte pour son interprétation à fleur de peau dans Black tandis que Yoann Blanc, très convaincant dans Un homme à la mer, pourrait de l'avis général bénéficier de l'effet La Trêve, série-événement de la RTBF signée Matthieu Donck.


La suite de nos pronostics

Nous faisons les paris, peut-être un peu fous, que, ce soir :

- Black sera élu Meilleur film flamand,
- La tortue rouge, Meilleur film étranger en coproduction,
- Xavier Seron, Meilleur scénariste,
- Olivier Boonjing, Meilleur chef-op - et donc lauréat du Magritte de la Meilleure image - pour son travail sur Parasol (on lui doit également la superbe photo en noir et blanc de Je me tue à le dire),
- Arnaud Calvar, Julien Mizac et Philippe Charbonnel, Meilleur ingés sons (Je me tue à le dire),
- Julie Naas, Meilleur monteuse (Je me tue à le dire),
- Pornography (d'Éric Ledune), Meilleur court métrage d'animation,
- Le plombier (de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron), Meilleur court métrage de fiction,

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Bien entouré par les réalisateurs du Plombier, déjà récompensés l'an dernier pour L'Ours Noir - © Sandrine David


- Intégration Inch'Allah (de Pablo Muñoz Gomez, réalisateur de Welkom), Meilleur documentaire,
et que le Magritte des Meilleurs décors et celui des Meilleurs costumes seront décernés respectivement à Paul Rouschop (Les premiers, les derniers) et à Nina Caspari (Black).

Et, enfin, que l'ingrédient majeur d'un film qu'est sa musique originale aura fait partie de la recette du compositeur Hannes De Maeyer (Black).

Au final, seul un Magritte est déjà connu : le Magritte d'honneur, qui viendra saluer le talent de l'acteur français André Dussolier.


Des programmations spéciales Magritte en TV

Sur Be 1 HD, ces samedi 4 et dimanche 5 février avec notamment :

- Le tout nouveau testament à 14h30 ce samedi 4, et
- Les premiers, les derniers à 21h ce dimanche 5.

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Les scénaristes de Tango Libre, diffusé ce mercredi sur La Trois
© Simon Van Cauteren


Sur la chaîne La Trois de la RTBF avec notamment :

Tango libre de Frédéric Fonteyne, avec Jan Hammenecker, sur un scénario de Philippe Blasband et Anne Paulicevich, ce mercredi 8 février à 22h50.

Excellente cérémonie des Magritte du cinéma à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart