08 févr.

Retour sur les 6e Magritte du cinéma

Ce samedi 6 février, si nous étions présents au Square - où avait lieu la 6e Cérémonie de remise des Magritte - nous avons également assisté à la retransmission en direct de l'événement confortablement assis dans les fauteuils de l'UGC De Brouckère.

Alors qu’acteurs et artisans du Septième Art belge descendaient les marches au Mont des Arts, c’est aussi un tapis bleu qu’ont pu fouler, dès 19 heures, plusieurs centaines de spectateurs dans le hall de l’UGC De Brouckère. Après une coupe de bulles et des friandises, c’est dans la magnifique salle du Grand Eldorado que la soirée s’est poursuivie, un Magnum à la main.

Pour permettre à chacune et à chacun de se préparer au spectacle, une rétrospective des principaux films nommés a défilé sur l’écran. Des extraits de Tous les chats sont gris, Préjudice, Alléluia, Le tout nouveau testament ou encore Melody ont ainsi permis au public de jouer les pronostics, les commentaires des uns et des autres allant bon train...

- Yolande Moreau est tout de même une actrice exceptionnelle !
- Oui, mais Christelle Cornil mériterait tellement la récompense.
- Et Wim Willaert aussi.
- Moi, c’est Bouli que je préfère !

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La salle du Grand Eldorado, un décor de choix pour la retransmission en direct


L’écran s’est ensuite obscurci pour laisser place au générique de la Cérémonie. Les dorures entourant l’écran du Grand Eldorado offraient un décor grandiose pour l’événement. C’est alors que Charlie Dupont entra en scène, entouré d’une fanfare, avant de littéralement s’envoler pour laisser la place à la Présidente Marie Gillain, vêtue d’une somptueuse robe noire. Son discours, ponctué d’un petit accent bien de chez elle, a distingué avec beaucoup d’humour le Belge de Belgique et le Belge de France, rencontrant l’engouement du public, conquis par une si belle ambassadrice.

Eut lieu ensuite la remise des premiers Magritte, du Meilleur espoir féminin à Lucie Debay pour Melody, à celui du Meilleur espoir masculin à Benjamin Ramon pour Être, en passant par le Prix de la Meilleure image pour Manu Dacosse, pour son travail sur Alléluia.
Notons au passage l’impressionnant corset porté par Charline Vanhoenacker qui remit, avec cette impertinence et cette autodérision bien belges qui font d’elle l’une des têtes d’audience sur France Inter, le Magritte du meilleur scénario original à Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael pour Le tout nouveau testament.

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Le Magritte du Meilleur son est allé, comme trois autres, à Alléluia


Alléluia est sans nul doute l’un des grands gagnants de cette 6e édition, puisqu’après le Magritte de la Meilleure image, c’est également ceux du Meilleur montage, des Meilleurs décors et du Meilleur son qui lui furent décernés durant la soirée. Quant au Magritte des Meilleurs costumes, c’est un Elvis Pompilio un peu intimidé qui le remit à Pascaline Chavanne pour son travail sur La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, de Joann Sfar.

C’est ensuite sur Vincent Lindon que les projecteurs s’arrêtèrent pendant plusieurs minutes, sous les applaudissements du public. S’enchaînèrent la très belle rétrospective de sa carrière en images, introduite par Charlie Herscovici, et l’hommage ému de Stéphane Brizé, ami de l’acteur et réalisateur des films Mademoiselle Chambon et La Loi du Marché, dans lesquels il choisit Lindon pour interpréter le rôle principal.

C
e fut alors au discours d’un Vincent Lindon à la voix tremblante d’émotion de créer le silence et de capter l’attention de tous. Un texte ponctué de remerciements, de compliments à ses amis belges et de quelques mots engagés pour ces films que certains bien-pensants jugent immoraux et censurent, empêchant au cinéma d’être le vecteur de culture et de liberté pour les jeunes générations (pensons notamment au film Much Loved, interdit au Maroc durant l’année 2015). Le comédien, face à la standing ovation de tout le parterre du cinéma belge, quitta la scène en lançant : « Vous savez comment on reconnaît un Français ? C'est le seul qui vient chercher un César à Bruxelles. » 

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Vincent Lindon et Marie Gillain, Magritte d'honneur et Présidente de la Cérémonie


Après cet instant d’émotion, c’est la chanteuse belge Mélanie Di Biasio qui remit ensuite le Magritte de la Meilleure musique originale à une An Pierlé heureuse, fière et impatiente de boire pour fêter ça !

Charlie Dupont invita alors Patar et Aubier, réalisateurs de Panique au Village, à remettre pour la toute première fois le Magritte du Meilleur court métrage d’animation. Plaisir particulier car, comme nous l’espérions, c’est l'ami Sacha Feiner, créateur de Dernière Porte au Sud, qui est reparti avec la statuette !
Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est ensuite à L’Ours Noir et à son duo de réalisateurs Méryl Fortunat-Rossi - Xavier Seron que le Magritte du Meilleur court métrage de fiction fut décerné, film sur lequel nous avions également misé dès sa sélection.

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Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Magritte du Meilleur court métrage de fiction


La Cérémonie reprit de plus belle avec humour, lorsque Renaud Rutten expliqua à l’assistance, avec grand enthousiasme, qu’on reconnaît un acteur de second rôle car il est celui qui ne se plaint jamais et accepte, contrairement aux divas que sont les premiers rôles, la tartine de pâté crème proposée par le catering sur les tournages. Il remit ensuite ce Magritte à Anne Coesens pour son second rôle dans Tous les chats sont gris de Savina Dellicour, qui reçut quant à elle la récompense du Meilleur premier film pour ce même long métrage.

Le Meilleur second rôle masculin fut attribué à Laurent Capelluto pour la réplique qu’il donne à Gilles Lellouche dans L’enquête, tandis que les producteurs de La famille Bélier se virent remettre le Magritte du Meilleur film étranger en coproduction, des mains de Dany Boon et Kad Merad, tous deux déchaînés !

Vint alors l’heure de la remise des prix principaux, les deux premiers venant récompenser le travail de nos voisins flamands puisque ce sont les très émus Wim Willaert et Veerle Baetens qui sont repartis avec les Magritte du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice. Enfin, belle performance pour un Jaco Van Dormael au souffle coupé, qui reçut les très attendus Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur Film pour son Tout nouveau testament.

À Charlie Dupont de clôturer la soirée en invitant l’ensemble des lauréats à rejoindre la scène pour la photo finale et de s’écrier « Vive le cinéma belge ». Générique de fin et début de la fête... du côté du Square, mais aussi à De Brouckère où sushis et mini-burgers attendaient un public affamé. Public qui, après s’être sustenté, fut invité à rejoindre la salle pour la projection, en avant-première, du film Mirage d’amour.

C’est dans une robe bleue électrique garnie de plumes aux épaules que Marie Gillain, héroïne du long métrage présenté, descendit les marches du Grand Eldorado pour rejoindre la scène, accompagnée d'Hubert Toint, le réalisateur du film.
Notons que le scénario de Mirage d’amour a été écrit par Bernard Giraudeau, qui projetait de le réaliser lui-même avant d’en céder les droits à Hubert Toint juste avant sa mort. C’est donc pour mener à bien ce projet dont ils avaient tant rêvé ensemble que celui-ci partit tourner au Chili avec Marie Gillain et Jean-François Stévenin, accompagnés d'un casting quasi-exclusivement local. Cette histoire d’amour entre une pianiste et un trompettiste ancrée dans le Chili des années 1920 sera à découvrir sur les écrans dès ce mercredi 10 février !

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Marie Gillain, venue présenter Mirage d'amour


Encore une belle soirée et une belle fête pour le cinéma belge donc, menée par un maître de cérémonie impertinent et hors-pair dans l’imitation de notre Arno national, une Présidente de chic et de charme, jurant dans un parfait accent de Lîdje, et des lauréats plus émus et surpris les uns que les autres. Alors, comme l’ont dit tour à tour ceux qui se sont succédés sur la scène du Square ce 6 février, vive le cinéma belge !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos : Céline Vander Sande et Sandrine David

09:41 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, prix, gillain, lindon, van, dormael, alleluia | |  Facebook | |  Imprimer |

06 févr.

Ce soir, les Magritte font sa fête au cinéma belge !

C'est au Square, à l'ombre de l'Hôtel de Ville et du Mont des Arts, en plein cœur de Bruxelles, que se déroulera ce samedi 6 février 2016 à 20 heures la 6e Cérémonie des Magritte du cinéma. Charlie Dupont officiera à nouveau en tant que Maître de Cérémonie tandis que Marie Gillain succédera à Émilie Dequenne et François Damiens à la Présidence.

Depuis 2011, cette fête au cinéma belge récompense celles et ceux qui reflètent, bousculent et romancent la vie sur grand écran. Du son à l'image, des décors aux costumes, ce sont pas moins de 22 Magritte qui seront remis pour cette nouvelle édition.

Tandis que 87 films ont été sélectionnés pour concourir dans les différentes catégories, 76 nommés peuvent aujourd'hui espérer recevoir une statuette à l'effigie d'une affiche réalisée par Magritte dans les années 50 à l'occasion d'un festival de cinéma.

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Parmi ces nommés, on retrouvera, dans les catégories principales :

Quatre prétendantes pour le Magritte de la Meilleure actrice, remporté l'année dernière par Émilie Dequenne :

- Veerle Baetens, pour Un début prometteur,
- Annie Cordy, pour Les souvenirs,
- Christelle Cornil, pour Jacques a vu, et
- Yolande Moreau, pour Voyage en Chine.

En lice pour la catégorie du Meilleur acteur, espérant succéder à Fabrizio Rongione, lauréat 2015 :

- François Damiens, pour La famille Bélier,
- Bouli Lanners, pour Tous les chats sont gris,
- Jérémie Renier, pour Ni le ciel ni la terre, et
- Wim Willaert, pour Je suis mort mais j'ai des amis.

Après Deux jours, une nuit des frères Dardenne, concourent cette année pour le Magritte du meilleur film :

- Je suis mort mais j'ai des amis, de Guillaume et Stéphane Malandrin,
- Melody, de Bernard Bellefroid,
- Préjudice, d'Antoine Cuypers,
- Tous les chats sont gris, de Savina Dellicour, et
- Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael.

Et au titre de meilleur réalisateur, alors que l'Académie avait consacré Jean-Pierre et Luc Dardenne en 2015 :

- Bernard Bellefroid, pour Melody,
- Savina Dellicour, pour Tous les chats sont gris,
- Fabrice Du Welz, pour Alléluia, et
- Jaco Van Dormael, pour Le tout nouveau testament.

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Marie Gillain et Vincent Lindon, Présidente et Magritte d'honneur cette année


Un Magritte d'honneur sera également remis à Vincent Lindon pour saluer l'ensemble de sa carrière. Un Vincent Lindon mémorable dans des films comme Ma petite entreprise, L'étudiante ou, plus récemment, La Moustache, La Loi du marché et Toutes nos envies, dans lequel il jouait aux côtés d'une certaine Marie Gillain.

Nous nous en voudrions de ne pas mettre en avant deux courts métrages en lice pour les Magritte du Meilleur court métrage de fiction et d'animation. Respectivement le déjanté L'ours noir, réalisé par les amis Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, et Dernière porte au Sud, petit bijou du tout aussi sympathique Sacha Feiner. Notons par ailleurs que Xavier a récemment reçu le Prix du Meilleur premier film à Palm Springs pour son long métrage Je me tue à le dire, en salles en avril.

Enfin, non loin du Square, où se pressera le beau monde du Septième Art belge, l'UGC De Brouckère sera également un lieu festif de choix ce samedi soir puisque la Cérémonie y sera retransmise en direct par les équipes de BeTV (retransmission également assurée au cinéma Imagix Mons). Succédera à cette projection des Magritte, l'avant-première du premier long-métrage du Belge Hubert Toint en tant que réalisateur, Mirage d'amour, en présence de l'équipe du film et de son héroïne, Marie Gillain.

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Vous ne serez ni au square ni à l'UGC ou à l'Imagix ?
Aucun souci : les Magritte du cinéma seront diffusés en direct et en clair sur BeTV à partir de 19h50 !

B
elle fête au cinéma belge à toutes et à tous !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

11:24 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, lindon, prix, gillain | |  Facebook | |  Imprimer |

05 févr.

Les Machins 2016, c'est ce soir à Bozar !

- Lui : Vendredi soir, ça te dit qu'on aille aux Machins ?
- Elle : Aux quoi ?
- Lui : Aux Machins, aux Machins 2016 !
- Elle : C'est qu'il insiste en plus !

Lui a raison d'insister. C'est qu'il y a déjà pris son pied.
Et elle l'accompagnera donc ; c'est décidé !

La 5e Cérémonie des Machins, c'est ce vendredi 5 février à Bozar. Remis la veille des Magritte, ces petits prix du cinéma belge offrent un regard décalé sur celui-ci. Les moules bien belges et toutes dorées qui seront distribuées ce soir viendront récompenser les performances les plus inattendues.

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Une des tant convoitées moules dorées !


Si nous ne savons pas encore ce que les organisateurs nous ont concocté cette année, nous nous souviendrons que le palmarès 2015 comprenait notamment :

- le Machin de la plus blonde des attachées de presse (blondes),
- le Machin « Coiffure passion Olivier Dachkin »,
- le Machin FGTB de l’arrêt de travail,
- le Machin Lunch Garden, ou encore
- le Love Machin ou Machin Range ton Machin !

Alors que la liste des nommés reste secrète, l’académie des Machins dévoilait en décembre dernier, sur son compte Facebook, que « le Comité exécutif de la catégorie Meilleur Film avec un gorille dedans a annoncé la présence du Tout Nouveau Testament dans la shortlist des films encore en lice après le premier tour de vote. » Il faut donc s'attendre, une fois de plus, à du lourd !

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Catherine Deneuve et son... gorille toutnouveautestamentaire !

 

Aux commandes de la soirée, Mister Machin (alias Benjamin Ramon). Quoique, vu le beau monde qui s’est bousculé au casting de la co-présentation, rien n’est moins sûr aujourd’hui...

Les Machins, c’est aussi une ambiance festive : deux bars, une soirée dansante et pour les amoureux de Bruxelles by night, l’after, dès 2h du mat à la Porte Noire. Et, en exclusivité pour cette nouvelle édition des moules d’or, un barman, et pas des moindres !

Récapitulons :

- entrée libre,
- no dresscode,
- ouverture des portes dès 20h,
- cérémonie à 22h,
- soirée dansante, et
- after à partir de 2h du mat à la Porte Noire.

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Les organisateurs précisent que : « venir c’est bien ; entrer, c’est mieux. Le pic d’affluence aura lieu entre 22h et 23h30. Si vous voulez être sûr d’entrer et de voir la cérémonie, soyez là avant 21h30. Entrée libre, mais dans la limite des places disponibles, comme on dit dans les milieux autorisés. »

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

08:54 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : machins, cinema, belge, bozar, prix, jaco, van, dormael | |  Facebook | |  Imprimer |

08 mars

Interviews de Manu Dacosse, Vincent Tavier et Frédéric Janin aux Magritte

Interview de Manu Dacosse, Magritte de la Meilleure image

Comment avez-vous travaillé avec votre duo de réalisateurs, Hélène Cattet et Bruno Forzani, sur L'étrange couleur des larmes de ton corps ?

Ça fait 15 ans que je travaille avec Hélène et Bruno. Nous avons fait plusieurs courts-métrages ensemble, dès que je suis sorti de l'école. Puis on a reçu des subventions et leur premier long-métrage, Amer, s'est monté, lequel m'a ouvert d'autres portes.

Amer, qui était en lice aux premiers Magritte du cinéma...

Tout à fait. Ensuite, Fabrice Du Welz a vu ce film et m'a appelé pour Alléluia.

L'étrange couleur est un film que Vincent Tavier, producteur d'Alléluia, notamment, aurait beaucoup aimé produire...

On fait un peu partie de la même famille. C'est quelqu'un que j'apprécie énormément, tout comme le style des films qu'il produit. Et c'est vrai que je pense qu'il nous aiderait sans doute si on faisait appel à lui. On fait partie de cette même petite famille-là du cinéma de genre en Belgique.

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Manu Dacosse, Magritte de la Meilleure image


Comment traduisez-vous à l'image les idées de vos réalisateurs. Elles sont parfois complètement folles. Un challenge pour vous ?


Ils ont des idées complètement folles mais c'est pour ça que je les aime ! (il rit) Ils me poussent toujours dans mes derniers retranchements et je n'ai pas de limite avec eux. C'est pareil avec Fabrice (du Welz) : on ne se donne pas de limite. On va au bout, on cherche et on pousse. Je fais d'autres films que l'on pourrait qualifier de plus commerciaux. Ici, il s'agit vraiment d'un cinéma de genre qui veut, à mon sens, se démarquer des autres cinémas. On pousse donc dans les limites.

Un mot sur le BIFFF, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (NdA : l'édition 2015 aura lieu du 7 au 19 avril à Bozar), si vous voulez bien ?

J'aimerais bien y voir un de nos films sélectionné. J'y vais souvent et je trouve que c'est un très bon festival à l'excellente programmation. Je serais heureux qu'ils m'invitent. (NdA : Manu Dacosse a été invité par le Festival cette année mais ne pourra finalement pas s'y rendre en raison de son emploi du temps au moment où celui-ci se déroulera.) Ils ont fait une conférence de directeurs photo voici deux ans, qui était vraiment très intéressante. Ce sont des gens qui aiment le cinéma.

Trois raisons pour lesquelles il faut aller voir Alléluia ?

Parce que c'est vraiment du cinéma.
Parce qu'on ne sort pas indemne du film.
Et parce que c'est un film très fort sur l'amour et ses dérives.


Interview de Vincent Tavier, producteur de La bûche de Noël, Magritte du Meilleur court-métrage

Cette année-ci, vous n'êtes pas présent aux Magritte pour Alléluia mais en tant que producteur de La bûche de Noël, notamment. C'est l'an prochain que vous viendrez défendre le film de Fabrice...

Peut-être, oui !

Certainement ! Comment s'est passée la sortie du film dans les salles belges ?

Il sera de plus en plus difficile de distribuer ce genre de films. Mais on peut qualifier le film de succès si l'on pense à sa présence et aux prix qu'ils a remportés en festivals et à la reconnaissance que lui a témoignée la profession. (NdA : Alléluia a notamment été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs cannoise et a remporté, entre autres récompenses, quatre Prix à Austin et le Méliès d'Or du Meilleur film fantastique européen. Le Méliès d'Or est, pour rappel, remis par la European Fantastic Film Festivals Federation, dont le BIFFF fait partie.) J'avais dit à Fabrice de ne pas s'attendre à un miracle en salles. Du coup, on fait les films qu'on a envie de faire et comme on a envie de les faire.

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Vincent Tavier, producteur de La bûche de Noël et d'Alléluia

On vous souhaite de remporter plusieurs Magritte l'année prochaine !

Ça m'étonnerait ! Mais je le souhaite à Fabrice.

L'an dernier, Ernest et Célestine était le grand gagnant des Magritte. Un beau succès pour les réalisateurs, Patar et Aubier, mais pour vous aussi, qui avez produit le film...

Oui, tout à fait. C'était assez inattendu qu'un film d'animation ait le Magritte du Meilleur film. Les films d'animation passent un peu à la trappe d'habitude.

Un mot sur la cérémonie cette année ?

C'est très ouvert cette année-ci.

Une affection particulière pour L'étrange couleur des larmes de ton corps ?

Oui car c'est plutôt notre sensibilité, ça. Et comme Manu Dacosse, le chef-op du film, est celui d'Alléluia également, on peut un peu parler de famille.

 

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Frédéric Janin, une des voix de La bûche de Noël


Interview de Frédéric Janin, une des voix de La bûche de Noël

Votre présence aux Magritte ce soir est sans doute due au fait que Tokyo fiancée, le film de votre grand ami et complice Stefan Liberski, est nominé à trois reprises cette année. Il y a un peu de ça ?

Il y a certainement un peu de ça parce qu'on est quand même solidaires. On a vécu ensemble pendant des années ! Enfin non, pas vraiment ensemble. (il rit)

Votre regard sur le film ?

Ça m'a touché, comme ça a touché plein de gens. C'est très difficile en réalité, quand on a vécu longtemps avec quelqu'un, de voir son travail sans serrer les fesses. Et là, il a bien réussi son coup donc c'est chouette.

Le cinéma, ça vous attire ?

Il faut voir... Pas un film comme les films quoi : un autre genre ! On verra bien.

Un petit mot sur votre actualité ?

Un petit boulot avec Chris, des Snuls, qui est à côté de moi. Nous allons réaliser des sketchs à la Snul et c'est vraiment très rigolo à faire puisque ça fait quand même 25 ans qu'on n'avait plus fait ça.

Avec Stefan Liberski ?

Non, juste nous deux cette fois. Il a trop de choses à faire, Liberski ! Il fait du cinéma et n'a plus le temps de faire le Snul.

Il reste un Snul ?

Il en reste quelque chose ; toujours ! C'est comme les boutons de vérole. Et puis non, ce n'est peut-être pas un bon exemple que celui-là.

Un Snul, en trois mot, c'est...

Impossible à dire. Ça fait trois mots ! (il rit)

11:35 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, alléluia, bifff, welz, tavier, étrange, couleur | |  Facebook | |  Imprimer |

03 mars

Interviews de Benoît Mariage et Marc Zinga aux Magritte

Interview-express de Benoît Mariage

Trois nominations cette année aux Magritte pour vos Rayures du zèbre !

Tout à fait. Trois nominations et trois prix dans quelques minutes d'ailleurs ! (il rit)

Catégorique là-dessus ?

Oui, c'est sûr !

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Benoît Mariage, réalisateur du film Les rayures de zèbre

Que vous évoquent chacune de ces nominations ?

Ben, c'est le rôle principal de mon film. Et puis Marc Zinga (NdA : qui repartira avec le Magritte du Meilleur espoir masculin), je l'avais découvert il y a cinq ans comme prof à l'IAD (NdA : l'Institut des Arts de Diffusion, à Louvain-la-Neuve). Il est aussi nommé aux César pour son rôle dans le film d'Abd Al Malik, Qu'Allah bénisse la France. C'est bien pour mes acteurs.

Et pour vous aussi, Les rayures du zèbre étant également nominé au Magritte du Meilleur film...

Tout à fait !

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Marc Zinga, Magritte du Meilleur espoir masculin


Interview-express de Marc Zinga

Il y a cinq ans, Benoît Mariage était à vos côtés avec sa casquette d'enseignant à l'IAD. C'est à présent lui qui vous a mis en scène dans Les rayures du zèbre. Comment définiriez-vous votre rencontre et comment présenteriez-vous Benoît Mariage ?

Notre rencontre s'est déroulée dans le cadre d'un exercice de fin d'études. C'est un professeur passionné. C'est aussi un amoureux du cinéma et de la discussion autour du cinéma, et c'est un amoureux des scénarios. C'est une vibration tellement belle, tellement vive que celle de sentir quelqu'un d'aussi engagé et bienveillant que l'est Benoît Mariage ! C'est quelqu'un qui n'a pas véritablement d’ego dans son travail. C'est vraiment revigorant et rafraîchissant. Ça force le respect !

Un autre Benoît, Benoît Poelvoorde cette fois, en un mot ?

Tornade !

 

17:18 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, rayures, du, zèbre, poelvoorde, mariage, zinga | |  Facebook | |  Imprimer |