28 févr.

3 interviews autour de " Pas son genre " aux Magritte

L'un est le compagnon et le metteur en scène de l'une. Cette dernière, sa muse, était, après un Magritte de la Meilleure actrice dans son dernier film à lui, Illégal, nominée cette année au Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans le film d'un autre, Pas son genre.

L'un, c'est Olivier Masset-Depasse.
L'une, c'est Anne Coessens.
Et l'autre, enfin, c'est Lucas Belvaux.

Parole leur est donnée aujourd'hui dans le cadre d'interviews qu'ils nous ont accordées. Avant la cérémonie pour les deux premiers cités et pendant celle-ci, juste après s'être vu remettre le Magritte du Meilleur scénario, pour ce dernier.

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Olivier Masset-Depasse, réalisateur d'Illégal, notamment


Interview-express d'Olivier Masset-Depasse

Quelle est votre actualité ?

Je viens de terminer un téléfilm pour CANAL+ et je tournerai mon prochain film en 2016.

Quelques mots sur celui-ci ?

Il s'agira d'un thriller. On partira dans les années 60. Dans le style d'Hitchcock et de Polanski.

Vous tournez des films assez différents...

J'essaie, oui. Pas forcément sur le fond mais sur la forme. J'aime bien voyager, expérimenter.

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Anne Coesens, nominée cette année au Magritte du Meilleur second rôle féminin


Interview d'Anne Coesens

Un mot sur votre présence ici ? Vous êtes là chaque année...

Pas l'année dernière. (Elle sourit.)

Mais vous étiez invitée ?

C'est vrai. Personnellement, j'adore les Magritte. Mais c'est très agréable aussi de les regarder à la maison, avec un petit plateau télé.

Ce 7 février aura lieu la projection en direct de la cérémonie à l'UGC De Brouckère, au terme de laquelle vous serez présente pour donner à voir au public, en avant-première, le film belge Tous les chats sont gris.
Plus de 700 personnes rassemblées pour la première fois dans ce cadre dans la salle Le Grand Eldorado, ça vous inspire quoi ?

Je trouve ça extraordinaire pour un premier film. J'ai beaucoup de tendresse pour ce film-là. Et cette mise en lumière là, c'est un très beau cadeau pour le film.

Un petit mot pour une certaine Marie-Cécile, qui fête son anniversaire ce samedi 7 février ?

(Elle rit.) Et bien, Marie-Cécile, je te souhaite un très joyeux anniversaire ; tu as choisi le bon jour en tout cas !
Elle sera là-bas ?

Tout à fait.

Alors, je lui souhaiterai un bon anniversaire après la présentation du film.

Comment envisagez-vous votre présence ici dans le cadre de la nomination au Magritte du Meilleur second rôle, dans un film de Lucas Belvaux en particulier ?

C'est très bien d'avoir un premier rôle mais avoir un second rôle, c'est quelque chose de très positif également. J'ai été très heureuse de faire ce film parce que Lucas est le seul à m'avoir offert un rôle un peu plus clair, un peu plus lumineux. C'est très agréable pour moi de sortir de rôles un peu plus tragiques.

Trop de rôles tragiques proposés par un certain Olivier Masset-Depasse ?

Oui, il ne m'offre que des rôles tragiques. (Elle rit.)

On vous verra bientôt dans son prochain film, n'est-ce pas ?

Oui, il est en écriture.

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Lucas Belvaux, lauréat du Magritte du Meilleur scénario pour Pas son genre


Interview-express de Lucas Belvaux

Félicitations pour ce Magritte du Meilleur Scénario, votre deuxième après celui obtenu pour 38 témoins voici deux ans ! Vous adaptez en réalité ici un roman en y apportant votre touche.

Ce n'est pas tellement un choix. Cette touche, c'est quelque chose d'inconscient, de naturel. À partir du moment où on filme un livre, il y a forcément le regard du réalisateur qui vient s'imprimer sur la pellicule. Je ne cherche pas à mettre ma touche. J'essaie plutôt de trouver un livre qui me correspond et qui raconte ce que j'ai envie de raconter à un moment donné. Une adaptation, c'est, avant tout, une rencontre entre un livre et un lecteur.

En 1986 déjà, vous étiez nommé au César du Meilleur espoir masculin. Le jeu, ça ne vous manque pas ?

Non, ça ne me manque pas. Je pense que ma vocation, c'était plus de faire des films que de jouer dedans.

13:03 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, belvaux, coesens, masset, depasse, pas, son, genre | |  Facebook | |  Imprimer |

22 févr.

Deux jours, une nuit, grand gagnant des Magritte 2015 !

Au surlendemain des César et à l'approche des Oscar, nous vous proposons de revenir sur la victoire des Dardenne aux Magritte du cinéma. Avec trois Magritte - Meilleur film, Meilleurs réalisateurs mais aussi Meilleur acteur pour Fabrizio Rongione - les Dardenne sont (enfin) récompensés par leurs pairs, belges francophones. Parole est donnée ci-dessous à Jean-Pierre Dardenne et Frabizio Rongione.

Il est aussi à signaler que les frères sont directement impliqués dans une autre victoire : celle de
Marina, Magritte du Meilleur film flamand, qu'ils ont coproduit pour Stijn Coninx. Enfin, deux autres statuettes avaient une couleur très dardenniène ce jour-là : celles décernées à « leurs » acteurs Émilie Dequenne et Jérémie Renier, élus respectivement Meilleure actrice (Pas son genre - Lucas Belvaux) et Meilleur acteur dans un second rôle (Saint Laurent - Bertrand Bonello).

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Deux jours, une nuit, grand gagnant des Magritte 2015


Interview de Jean-Pierre Dardenne


Félicitations pour ces trois Magritte ! On va dire même quatre, avec Marina. Voire six puisque deux acteurs que vous avez fait naître au cinéma, Jérémie Renier et Émilie Dequenne, ont aussi été récompensés.

L
uc et moi, nous sommes très contents pour Jérémie parce que c'est un excellent comédien. Ainsi que pour Émilie. Depuis que nous la connaissons, je pense que le rôle qu'elle joue dans le film de Lucas Belvaux était un grand rêve pour elle. Il y a tellement longtemps qu'elle rêvait de pouvoir chanter au cinéma et d'avoir un rôle aussi flamboyant !

Jérémie Renier joue très bien, lui aussi, en Pierre Berger très froid dans le film de Bonello.

Il est bien dans ce rôle, Jérémie. Et il arrive à vivre dans des univers vraiment tellement différents. En Claude François, il était formidable ! C'est un grand comédien. Tous les grands comédiens arrivent à disparaître derrière leur personnages. Et Jérémie a cette faculté-là. C'est un comédien très inventif.

Est-ce que c'est important d'être sacré chez soi ?

Je pense que c'est une bonne chose parce que ce sont des gens du métier qui votent pour l'un ou l'autre film. Il y a eu un nombre plus important de personnes qui ont voté pour Deux jours, une nuit. Et cela nous rend heureux.

Est-ce que votre film précédent, le très lumineux Le gamin au vélo, ne méritait pas davantage de récompenses ici que le seul Magritte du Meilleur espoir masculin pour Thomas Doret ?

Ça, c'est une autre histoire.

Vous serez présents aux Oscar. Qu'est-ce que tout cela vous évoque ?

C'est bien pour le film et pour la comédienne d'être nominés. C'est une belle reconnaissance pour le film. Il y a tellement de films qui se font sur une année que d'être là, parmi les nominés, pour notre film, c'est formidable.


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Jean-Pierre Dardenne, lauréat, avec son frère, Luc, des Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur film


Des projets, je suppose ?

On y travaille. Si on pouvait tourner cette année-ci, ce serait une bonne chose. Nous verrons bien.

À côtés de vos réalisations, des productions ou des coproductions se dessinent-elles à l'horizon ?

Oui, nous travaillons sur d'autres films. Mais c'est plutôt Delphine Tomson que nous qui s'en occupe.

Une ardeur d'avance ?

Ah, Olivier Gourmet ? (Il rit) Je ne sais pas ; nous verrons...

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Fabrizio Rongione, Magritte du Meilleur acteur


Interview de Fabrizio Rongione

Félicitations pour ce Prix ! C'est la première fois que vous recevez un prix pour la qualité de votre jeu d'acteur. C'est important de recevoir celui-ci en Belgique, pour votre travail dans un film des frères Dardenne et pour celui-ci en particulier ?

Vous savez, j'ai toujours l'impression d'apprendre mon métier. Et si je reçois un Magritte aujourd'hui, c'est peut-être parce que je maîtrise un peu mieux mon métier qu'avant. C'est mon impression en tout cas. Même si j'ai le sentiment que je dois encore apprendre des choses. Sinon, par rapport au travail, le rôle se prêtait peut-être plus à recevoir un prix. Quand j'ai fait Le silence de Lorna, j'étais tellement méchant que c'était un contexte tout à fait différent...

Si les frères vous ont fait naître au cinéma, ils vous ont sans doute aussi permis de développer votre jeu et de découvrir des éléments qui constituent le comédien que vous êtes mais que vous ne vous connaissiez peut-être pas ?

Tout à fait ! Chaque film que je fais avec eux constitue une expérience totalement différente par rapport à d'autres réalisateurs parce qu'ils vous amènent toujours dans des endroits que vous n'avez pas l'habitude d'explorer. Vous vous surprenez vous mêmes quand vous travaillez avec eux. Vous vous surprenez à dire et à faire des choses et à bouger d'une certaine manière comme vous ne le faites pas dans d'autres films. Il y a beaucoup de choses qui vous échappent quand vous travaillez avec eux. Ils sont tellement braqués sur le corps ! Le corps est très important chez les frères et c'est donc lui qui exprime des choses. Et il vous échappe. Plus de mental avec eux !

Qu'est-ce que chacun des frères apportent à l'édifice ; comment présenteriez-vous Luc et Jean-Pierre ?

Je vous dire un truc.... Autant il y a dix ans, je pouvais peut-être dire que Luc était plus cérébral et Jean-Pierre, plus instinctif autant aujourd'hui, avec l'âge, ils se ressemblent de plus en plus. (Il rit.) Ce n'est donc pas évident de les distinguer.

09:18 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, prix, dardenne, deux, jours, une, nuit, rongione | |  Facebook | |  Imprimer |

18 févr.

Charlie Dupont, un maître de cérémonie en grande forme aux Magritte !

Après deux premières cérémonies présentées par Helena Noguerra puis deux autres qui ont vu officier Fabrizio Rongione dans le rôle délicat de maître de cérémonie, c'est le comédien Charlie Dupont qui endossait le costume cette année. Avec, à côté d'une originalité rafraîchissante et d'un beau dynamisme, un florilège de bons mots.

Nous ne résistons pas à l'envie d'en reprendre ici les meilleurs à nos oreilles, la mise en ligne hier par Be tv sur sa chaîne YouTube de l'ensemble de la cérémonie étant pour nous l'occasion de réentendre celles-ci...

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Charlie Dupont, en grande forme, et Nicolas Bedos


La culture, ça sert à rien mais ça fait passer le temps.

Chez l'acteur français, il y a ce second degré, cette bonhommie ce que truc que nous, on n'a pas.

En s'adressant aux actrices belges nominées au Magritte de la Meilleure actrice, après avoir évoqué son souhait de voir moulés les plus acteurs-stars du cinéma belge : Mesdemoiselles, si vous voulez vous faire mouler, n'hésitez pas. Moi, je vous moule toutes ! Des actrices belges qu'il qualifiera ensuite de toutes particulièrement moulables.

À Didier Reynders : Il n'y a pas que les affaires étrangères dans la vie, il y a aussi le cul !

Fadila Laanan deviendra Fadila Lanale ; Joëlle Milquet, Madame Milka, Madame Milkshake et Madame Millepattes.


Il s'exclamera aussi : Que de femmes adultères dans la salle ce soir ! Quel plaisir de vous avoir dans la salle ce soir ! Vous pouvez toutes rester.

Enfin, au lauréat du Magritte du Meilleur acteur (Fabrizio Rongione sera l'heureux élu), il promet rires, chansons et fellations, tout un nouveau monde s'ouvrant à lui !


Merci à vous, donc, Monsieur Dupont, mais aussi à vous Messieurs Thomas Gunzig et Samuel Tilman, co-auteurs des textes du maître de cérémonie, d'avoir ainsi contribué, à votre manière, à la réussite de celle-ci !


L'ensemble de la cérémonie est (re)visionnable ici !

11:06 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, charlie, dupont, nicolas, bedos, gunzig, tilman | |  Facebook | |  Imprimer |

29 janv.

Les Machins 2015, c'est ce vendredi 30 janvier à Bozar !

Les Machins...

Mais avant toute chose, les Machins, c'est quoi au juste ?

Ce sont les petits Prix du cinéma belge. Six statuettes mytiloïdes. Des moules, donc. Mais des moules dorées et pour le moins précieuses s'il vous plaît.

Et de chanter : « Zeg ken jij de mosselman, de mosselman, de mosselman ? Zeg ken jij de mosselman, die woont in Scheveningen ? » Vous ne le connaissez pas forcément, celui-là. Par contre, vous risquez bien, si ce n'est déjà fait, de connaître les mosselmannen et mosselvrouwen des Machins ! Et de ne pas les oublier.

Les Machins ont été créés un an après les Magritte qui sont, eux, les équivalents, toutes proportions gardées, des Oscar. À la belge, francophone surtout. Contrairement aux Magritte, les petits Prix du cinéma belges seront délivrés en toute mauvaise foi et dans la plus grande partialité.

Ces récompenses sont décernées peu avant celles qui le sont par l'Académie André Delvaux. Très peu avant même jusqu'ici puisque ce n'était que la veille de nos Oscar à nous qu'ils venaient récompenser à leur manière différents acteurs du cinéma belge.

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Une des six récompenses sacrées

... 2015...

Cette année, les organisateurs des Machins ont eu la bonne idée de changer les choses en organisant leur petite sauterie une semaine et un jour avant les Magritte. L'adjectif « petite » est, vous l'aurez compris, utilisé ici dans son sens le plus noble, témoignant de l'affection que nous avons pour cette manifestation. Une manifestation dont la réussite revient grandement à ses organisateurs, lesquels sont parvenus à faire souffler une brise de folie sur la célébration des films belges.

Changement de moment, donc, mais changement de lieu aussi puisque la soirée aura lieu non plus à la Tentation, mais au prestigieux Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Dites Bozar à présent, soit dit en passant, où l'ambiance devrait rester identique : rilax et bon esprit. Rendez-vous ainsi au numéro 23 de la rue Ravenstein pour rejoindre tout ce petit monde dans le centre de la capitale.

Enfin, dernier changement connu cette année : Miss Machins raccroche. Qui reprendra le costume ce vendredi ? Rendez-vous à Bozar pour le savoir !

 

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Miss Machins raccroche...

... ça se passera comme ça !

Ce soir-là, pas de dress code particulier ni d'entrée à payer : tout le monde est le bienvenu, aficionados du 7e Art ou de fiestas tout simplement.
Les portes s'ouvriront à 20 heures, la cérémonie de remise des fameux Machins débutant, elle, sur le coup de 22 heures.
Le tout sera suivi d'une soirée dansante animée par pas mal de DJs d'un soir ou pas qui se relayeront derrière les platines.

Si cette soirée devrait battre son plein jusque 2 heures du mat, les plus enthousiastes pourront prolonger les festivités lors d'une after - « Le truc après les Machins » - qui prendra ses quartiers au Snouss, sis 112 rue du Marché au Charbon, toujours dans le centre de Bruxelles.

 

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L'étrange couleur des larmes de ton corps

Les films nominés

L'étrange couleur des larmes de ton corps
Je te survivrai
Marbie, star de Couillu les 2 églises
Puppy Love
Rosenn
La Marche
Henri
Baby Balloon
Le goût des myrtilles
Drift
Les rayures du zèbre
Colt 45
Pas son genre
Post Partum
Welcome Home
Tokyo Anyway
Deux jours, une nuit
Tokyo Fiancée
Les pécheresses

Sans oublier les... X Machins !

Ajoutons que cette année, vous avez la possibilité de voter pour le X Machin ! Parce que, dixit les organisateurs, « Y'a pas que le sexe dans la vie, y'a le cul aussi. »

Ils vous posent alors deux questions : « Vous avez toujours pensé que les films des Dardenne manquaient un peu de fesse ? Que Cattet et Forzani feraient des merveilles produits par Marc Dorcel ? ». Leur réponse est claire, nette et précise : « le Hot Machin est fait pour vous ! » Et d'ajouter : « Fi de la pudeur de nos réalisateurs, passons aux choses sérieuses : le cinéma belge version X, vous en rêviez, les Machins l'ont fait. »

À vous de choisir, donc, quel film adapter en priorité ! Ce parmi les films suivants, en cliquant sur le lien http://goo.gl/forms/WNm5bfzGlV .

 

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Les films suivants verront, entre autres, ainsi peut-être le jour. Qui sait... :

- Le goût d'ta myrtille avec Michel Pinnoli et Natasha Hatte, adapté du Goût des myrtilles avec Michel Piccoli et Natasha Parry.
- Ton cul anyway, adapté de Tokyo Anyway
- Deux nuits, un jour, adapté de Deux jours, une nuit, et
- Marbie, star de Couillu les 2 églises.

Si le titre de ce dernier projet (ils en sont toujours au titre de travail) reste inchangé, l'adaptation que propose l'Académie des Machins serait radicalement différente de l'original puisque, ici, ce sont les « capacités horizontales » de Marbie qui « se révèlent plus porteuses que sa maigre tessiture ». « Et la donzelle sait comment s'y prendre pour se faire honorer. » Tout un programme !

07:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : machins, petits, prix, cinema, belge, bozar | |  Facebook | |  Imprimer |

13 févr.

Interviews de Matthieu Donck et Freddy Bozzo aux Magritte

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Notre interview de Matthieu Donck

Bonsoir Matthieu. On te croise chaque année aux Magritte mais c'est la deuxième fois que tu viens défendre un film, après Torpedo l'année dernière.

Oui, tout à fait. C'est assez rigolo.

Cette année, c'est ton court-métrage Partouze qui est en compétition. Comment envisages-tu les choses cette fois ?

Je suis super content d'être là ! Tu as découvert mon court lors de l'avant-première à l'Aventure. Je l'ai réalisé vraiment pour le plaisir donc je suis là avec plaisir. Sinon, je travaille sur mes prochains films ainsi que sur une série pour la télévision, comme je te l'avais dit.

Tu peux nous en dire un peu plus sur cette série ?

On fait partie des dix projets qui sont repris par la RTBF. J'écris avec Benjamin d'Aoust et Stéphane Bergmans. Stéphane, j'écris tout le temps avec lui. On a fait mes autres films ensemble. Et c'est avec Benjamin que j'ai fait ma bande-dessinée, qui s'appelle Schrimp et qui a été publiée chez Dargaud. J'ajoute que Benjamin est nominé en documentaire aujourd'hui.

Avec La nuit qu'on suppose, juste ?

Bien, très bien, je vois que tu connais bien tes classiques ! (il sourit)

J'ai bossé mes Magritte !
U
n mot sur Partouze et sur ton prochain long ?

J'avais envie de refaire un court-métrage, sans réfléchir aux Magritte du tout. Même si ça me fait plaisir d'être là ce soir. Quant aux prochains longs, ils sont retardés par la série. Mais je viens d'avoir des nouvelles de la Communauté française. J'ai deux longs-métrages en préparation en fait.

Un mot sur chacun d'eux ?

Je ne préfère pas. Mais tu sauras quoi assez vite. Et puis les synopsis sont sur internet. Il s'agit de deux films très différents mais cohérents. En tout cas, je me suis vraiment bien amusé avec Partouze. C'est dans ce cadre-là que je suis présent ce soir, pour défendre le film. Je suis super content qu'il soit nominé. C'est vraiment une bonne surprise parce que j'ai un peu l'impression d'être hors du circuit du court-métrage maintenant. Je suis donc un peu nostalgique d'y revenir en fait.

Je souhaite une très bonne soirée à un des plus grand réalisateurs belges, à savoir toi, alors ! (NdA : Matthieu avait failli remporter, l'an dernier aux Machins - les Petits Prix du cinéma belge - le Prix du Plus grand réalisateur belge.)

(Il rit) J'ai été injustement coiffé au poteau. Car en réalité, je suis plus grand d'au moins deux centimètres que le réalisateur qui a remporté ce Machin !

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Notre interview de Freddy Bozzo

Freddy, tu es un des co-fondateurs du BIFFF (NdA: le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles). Ce soir je suppose que tu auras une pensée particulière pour Bowling Killers, le film de Sébastien Petit, en lice pour le Magritte du Meilleur court-métrage ?

Oui, tout à fait. C'est une ouverture sur le film de genre. Une reconnaissance pour le film de genre, quelque part. On passe par la petite porte. Et puis je suis sûr que Magritte serait enchanté d'être là parce que Bowling Killers est quand même aussi un film tout à fait surréaliste quelque part. Et c'est la fête du surréalisme ici. C'est vrai que c'est peut-être un plus déjanté hein, dans l'esprit ! Sinon, c'est la fête du cinéma ; les gens se retrouvent. Et j'espère que Bowling fera du bruit !

12:46 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, donck, partouze, bozzo, bowling, killers, bifff | |  Facebook | |  Imprimer |