13 févr.

Interviews de Matthieu Donck et Freddy Bozzo aux Magritte

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Notre interview de Matthieu Donck

Bonsoir Matthieu. On te croise chaque année aux Magritte mais c'est la deuxième fois que tu viens défendre un film, après Torpedo l'année dernière.

Oui, tout à fait. C'est assez rigolo.

Cette année, c'est ton court-métrage Partouze qui est en compétition. Comment envisages-tu les choses cette fois ?

Je suis super content d'être là ! Tu as découvert mon court lors de l'avant-première à l'Aventure. Je l'ai réalisé vraiment pour le plaisir donc je suis là avec plaisir. Sinon, je travaille sur mes prochains films ainsi que sur une série pour la télévision, comme je te l'avais dit.

Tu peux nous en dire un peu plus sur cette série ?

On fait partie des dix projets qui sont repris par la RTBF. J'écris avec Benjamin d'Aoust et Stéphane Bergmans. Stéphane, j'écris tout le temps avec lui. On a fait mes autres films ensemble. Et c'est avec Benjamin que j'ai fait ma bande-dessinée, qui s'appelle Schrimp et qui a été publiée chez Dargaud. J'ajoute que Benjamin est nominé en documentaire aujourd'hui.

Avec La nuit qu'on suppose, juste ?

Bien, très bien, je vois que tu connais bien tes classiques ! (il sourit)

J'ai bossé mes Magritte !
U
n mot sur Partouze et sur ton prochain long ?

J'avais envie de refaire un court-métrage, sans réfléchir aux Magritte du tout. Même si ça me fait plaisir d'être là ce soir. Quant aux prochains longs, ils sont retardés par la série. Mais je viens d'avoir des nouvelles de la Communauté française. J'ai deux longs-métrages en préparation en fait.

Un mot sur chacun d'eux ?

Je ne préfère pas. Mais tu sauras quoi assez vite. Et puis les synopsis sont sur internet. Il s'agit de deux films très différents mais cohérents. En tout cas, je me suis vraiment bien amusé avec Partouze. C'est dans ce cadre-là que je suis présent ce soir, pour défendre le film. Je suis super content qu'il soit nominé. C'est vraiment une bonne surprise parce que j'ai un peu l'impression d'être hors du circuit du court-métrage maintenant. Je suis donc un peu nostalgique d'y revenir en fait.

Je souhaite une très bonne soirée à un des plus grand réalisateurs belges, à savoir toi, alors ! (NdA : Matthieu avait failli remporter, l'an dernier aux Machins - les Petits Prix du cinéma belge - le Prix du Plus grand réalisateur belge.)

(Il rit) J'ai été injustement coiffé au poteau. Car en réalité, je suis plus grand d'au moins deux centimètres que le réalisateur qui a remporté ce Machin !

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Notre interview de Freddy Bozzo

Freddy, tu es un des co-fondateurs du BIFFF (NdA: le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles). Ce soir je suppose que tu auras une pensée particulière pour Bowling Killers, le film de Sébastien Petit, en lice pour le Magritte du Meilleur court-métrage ?

Oui, tout à fait. C'est une ouverture sur le film de genre. Une reconnaissance pour le film de genre, quelque part. On passe par la petite porte. Et puis je suis sûr que Magritte serait enchanté d'être là parce que Bowling Killers est quand même aussi un film tout à fait surréaliste quelque part. Et c'est la fête du surréalisme ici. C'est vrai que c'est peut-être un plus déjanté hein, dans l'esprit ! Sinon, c'est la fête du cinéma ; les gens se retrouvent. Et j'espère que Bowling fera du bruit !

12:46 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, donck, partouze, bozzo, bowling, killers, bifff | |  Facebook | |  Imprimer |

11 févr.

Interviews de l'équipe de Welkom aux Magritte

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Jean-Jacques Rausin


Notre interview de Jean-Jacques Rausin, avant la cérémonie

Jean-Jacques, comment vas-tu ce soir ?

Mais super bien, super bien !

Tu accompagnes aujourd'hui un film pour la troisième fois en quatre éditions des Magritte. Il s'agit de Welkom, nommé au Magritte du Meilleur court-métrage. Ton sentiment cette année ?

Écoute, on va tout rafler ! On va rafler le Magritte du Meilleur court-métrage (NdA : il avait vu juste, le film de Pablo Munoz Gomez repartant avec ce Prix !), de la Meilleure actrice, du Meilleur comédien... Tout ; on va tout avoir ! (il rit)

Qu'est-ce qui t'a séduit dans le projet de Pablo, qui vient de finir l'IAD ? Est-ce notamment l'envie de tourner avec un jeune réal ?

On est tous un peu jeune, finalement ! Je ne suis pas non plus très vieux, merci Jean-Philippe ! (il sourit) C'est le besoin d'argent, beaucoup d'argent ; j'ai des dettes !

Quelques mots sur le tournage du premier long métrage de Xavier Seron, Je me tue à le dire ?

Nous avons tourné la première partie, en Bretagne. Nous allons tourner à présent la deuxième, en Belgique cette fois. On a de très belles images. Et l'équipe est super solidaire. On attend juste le feu vert pour la deuxième partie.

Peux-tu nous parler des comédiens qui sont à tes côtés ?

Il y a Myriam Boyer, qui est absolument fantastique. Fanny Touron, aussi. Et Serge Riaboukine.

 

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Pablo Munoz Gomez


Notre interview de Pablo Munoz Gomez


Welkom avait déjà remporté trois Prix au FIFF. Ici, le film est consacré Magritte du Meilleur court métrage. Qu'est-ce que tu aurais envie de dire à tes comédiens, Jean-Jacques Rausin, Wim Willaert et Simon André, là tout de suite ?

J'ai envie de leur dire un grand merci d'avoir cru au projet. Je pense que sur papier, ce n'était pas si évident que ça. C'était un peu casse-gueule. Ils m'ont donné du courage vu que ce sont trois comédiens que j'avais réellement envie d'avoir à mes côtés pour faire le film. Je les considère vraiment comme des collaborateurs. Et je les remercie de m'avoir énormément appris, dans la mesure où ils ont réglé beaucoup plus de problèmes sur le film que moi.

Un Magritte du Meilleur court, c'est une belle carte de visite pour se diriger, pourquoi pas, vers un long plus tard. Est-ce que tu as déjà l'une ou l'autre idée en tête ?

(Il sourit) Non, pas pour le moment. C'est un film de fin d'études, pas encore un vrai premier court-métrage produit. Je vais rester sage et commencer par apprendre à faire un court-métrage de A à Z tout seul. Et après ça, on verra pour le long. C'est pour dans quelques années, ça !

11:52 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, welkom, rausin, munoz, gomez, seron | |  Facebook | |  Imprimer |

08 févr.

Interviews de deux nominées aux Magritte 2014

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Kadija Leclere


Notre interview de Kadija Leclere, avant la cérémonie

Bonsoir Kadija, comment vas-tu ?

Je vais super bien ! Je suis super contente d'être là !

Ton film, Le sac de farine, est nominé à quatre reprises ce soir. Quelle a été ta réaction quand tu as appris cette nouvelle ?

Franchement, ça me touche évidemment ! Comment pourrait-on ne pas être touché quand on est nominé ? Je suis très reconnaissante parce que c'est déjà super d'être nominé. J'adore les catégories dans lesquelles le film est nominé : la musique, les meilleurs espoirs féminin et masculin... Et le meilleur premier film, c'est touchant quand même parce que je n'ai pas fait d'école de cinéma. Et puis il y a d'autres films qui méritaient ces nominations et qui ne sont pas nominés.

Un petit mot d'invitation à voir ton film ?

En fait, il est déjà sorti il y a quelque temps en Belgique et n'est déjà donc plus en salles. Il faut par conséquent le voir en DVD. Mais il sort en France le 26 mars. Il va aussi sortir au Maroc le 2 avril. Ainsi qu'en Égypte.

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Christelle Cornil


Notre interview de Christelle Cornil

Bonsoir Christelle ! C'est la troisième fois que tu es nominée aux Magritte, dans la catégorie Meilleur second rôle féminin pour ton interprétation dans Landes, cette fois. Quelle a été ta réaction ?

J'ai d'abord été très surprise parce que c'est vraiment un tout petit rôle que j'interprète dans ce film. Je suis très touchée d'avoir eu cette nomination. Ça me fait penser que quelle que soit l'ampleur du rôle, quel que soit le propos, quel que soit ce qu'on a à dire, c'est chouette de pouvoir être présente encore une fois. Je suis très heureuse d'être là parce que c'est un film qui me touche beaucoup et dans lequel on s'est beaucoup investi. C'est un film très personnel. Un premier long-métrage. J'ai toujours beaucoup aimé travailler avec de jeunes artistes. C'est donc plein de belles choses, plein d'histoires tout ça !

19:05 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, sac, farine, landes, kadija, leclere, christelle, cornil | |  Facebook | |  Imprimer |

Interviews de trois lauréats aux Magritte 2014

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Achille Ridolfi


Notre interview d'Achille Ridolfi

Félicitations pour ce Magritte du Meilleur espoir masculin ! Comment avez-vous approché ce rôle, pas évident à défendre sans doute, que vous a proposé Vincent Lannoo dans Au nom du fils ?

C'était d'abord très bien écrit par Vincent. Quand j'ai lu le scénario, j'ai tout de suite aimé ce rôle pour sa complexité, pour la sensibilité qui y était liée et puis pour l'étrangeté de ce rôle. J'avais vraiment envie de le défendre. J'avais également envie de tourner avec Vincent. Du coup, c'était un très beau cadeau.

Quelque chose d'autre se dessine-t-il à l'horizon avec Vincent Lannoo ?

Oui, on va continuer à travailler ensemble. Il y a plusieurs histoires que l'on a envie de raconter. Ça prendra du temps mais nous continuerons à travailler ensemble. Vincent a été pour moi une très belle rencontre, assez évidente en fait. Et pleine de belles promesses.


Notre interview de Catherine Marchand


Félicitations pour ce Magritte des Meilleurs costumes, pour votre travail sur Vijay and I ! Vijay and You, ça donne quoi : comment avez-vous travaillé sur le film ?

On travaille tous chacun à sa manière. Personnellement, je fais des dossiers, que je présente au réalisateur. Chacun essaie de confronter sa vision et amène différentes choses. Et on adapte cela en fonction de ce que l'un veut, de ce que l'autre demande... Et puis les acteurs arrivent. Surviennent alors d'autres demandes et ainsi de suite.

Est-ce que ça s'est avéré assez facile sur le tournage de ce film-ci ?

Ce n'est jamais facile. (elle rit) Et ce n'était pas facile en l'occurrence. Mais qui dit difficile dit aussi intéressant !

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Catherine Marchand


Notre interview de Marie-Hélène Dozo

Félicitations pour ce Magritte du Meilleur montage pour votre travail sur le film Kinshasa Kids, de Marc-Henri Wajnberg ! Que représente-t-il à vos yeux ?

Je suis belge et je travaille en Belgique. La majorité des productions sur lesquelles je travaille sont belges même si j'essaie de diversifier les choses. C'est la profession qui a reconnu mon travail. Et que ce soit mon travail dans ce film-ci me rend particulièrement heureuse car il a nécessité beaucoup de prises et donc beaucoup de nettoyage. C'est une matière très vivante, très bruyante, avec une caméra hyper mobile et des gens qui vont et qui viennent. Il a donc fallu un peu dompter la matière. En outre, ce qui est aussi intéressant ici, c'est que c'est vraiment un mélange fiction-documentaire. On a travaillé sur deux périodes de temps : Marc-Henri m'a d'abord montré ce qu'il avait filmé lors d'une première partie de tournage. Et puis sur base de ça, on a réintroduit des éléments issus de la fiction qu'il avait rencontrés, sur place évidemment. Mais ça nous a permis de mettre en place certaines scènes.

L'Union de la Presse Cinématographique Belge, l'UPCB, a remis cette année son Prix Humanum à Kinshasa Kids. C'est un prix qui vient récompenser un film servant de plaidoyer à la cohésion sociale et au vivre-ensemble entre les peuples...

Dans ce film de Marc-Henri, je pense que le principal enjeu, c'est le fait d'établir des ponts. C'était, dès le départ, le véritable noyau de l'histoire. Sur un schéma narratif en évolution. Ce que l'on a voulu observer est une forme d'apprentissage en relais par un chanteur de là-bas et qui a permis aux jeunes de pouvoir sortir de leur condition, de bénéficier d'une formation et d'être un minimum encadrés. Même si ce n'est pas toujours facile pour eux de rentrer dans un circuit où le cadre peut être un peu trop figé pour eux. Pour la bonne et simple raison que ce sont des enfants qui ont toujours vécu dans la rue. Ils ont cette liberté avec les contraintes que cela comporte. Je pense que Marc-Henri a fait un énorme travail là-bas, avec toutes les difficultés qui y sont liées. Un travail qui a permis sans doute à certains de ces jeunes de retrouver une scolarité.

 

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Marie-Hélène Dozo

 

09:30 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, nom, fils, vijay, kinshasa, kids, achille, ridolfi, marchand, dozo | |  Facebook | |  Imprimer |

05 févr.

Les Rayures du zèbre - Interview express de Benoît Mariage

Avant la quatrième cérémonie des Magritte, nous sommes tombés sur Benoît Mariage à peine entrés dans la salle où un drink attendait les invités. L'occasion d'une interview express autour de son dernier film, Les Rayures du zèbre, qui sort en salle ce mercredi.

 

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Benoît Mariage


Comment s'est passée la promotion de votre nouveau film, Les Rayures du zèbre ?

Pour l'instant, ça se passe bien. On fait la réclame un peu partout.

Un petit mot d'invitation à voir le film ?

Ah oui, bien sûr ! J'invite tout le monde à voir le film. (il rit)

En quoi ce film-ci est-il différent de vos trois premiers longs-métrages de fiction ?

Je crois qu'il est plus drôle. J'essaie d'être drôle mais je suis toujours rattrapé par un fond de gravité. Mais j'espère qu'il est un petit peu plus drôle que les autres. Et puis ça parle de foot, d'amour... Comme dans les grands films de mafia presque.

Toujours avec Benoît Poelvoorde évidemment, dont vous disiez vouloir vous éloigner un petit peu pour vous diriger vers François Damiens.

C'est exact mais François était trop jeune pour le rôle. Avec un jeune de 26 ans, il n'y aurait pas eu cette relation paternelle. J'ai donc pris Benoît Poelvoorde.

Avec un résultat qui est déjà loué par la critique. Fabienne Bradfer y voyait par exemple son premier coup de cœur de l'année.

Oui, les gens sont très enthousiastes en tout cas !

10:33 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poelvoorde, benoit, mariage, rayures, zebre, magritte, cinema, belge | |  Facebook | |  Imprimer |