08 févr.

Interviews de deux nominées aux Magritte 2014

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Kadija Leclere


Notre interview de Kadija Leclere, avant la cérémonie

Bonsoir Kadija, comment vas-tu ?

Je vais super bien ! Je suis super contente d'être là !

Ton film, Le sac de farine, est nominé à quatre reprises ce soir. Quelle a été ta réaction quand tu as appris cette nouvelle ?

Franchement, ça me touche évidemment ! Comment pourrait-on ne pas être touché quand on est nominé ? Je suis très reconnaissante parce que c'est déjà super d'être nominé. J'adore les catégories dans lesquelles le film est nominé : la musique, les meilleurs espoirs féminin et masculin... Et le meilleur premier film, c'est touchant quand même parce que je n'ai pas fait d'école de cinéma. Et puis il y a d'autres films qui méritaient ces nominations et qui ne sont pas nominés.

Un petit mot d'invitation à voir ton film ?

En fait, il est déjà sorti il y a quelque temps en Belgique et n'est déjà donc plus en salles. Il faut par conséquent le voir en DVD. Mais il sort en France le 26 mars. Il va aussi sortir au Maroc le 2 avril. Ainsi qu'en Égypte.

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Christelle Cornil


Notre interview de Christelle Cornil

Bonsoir Christelle ! C'est la troisième fois que tu es nominée aux Magritte, dans la catégorie Meilleur second rôle féminin pour ton interprétation dans Landes, cette fois. Quelle a été ta réaction ?

J'ai d'abord été très surprise parce que c'est vraiment un tout petit rôle que j'interprète dans ce film. Je suis très touchée d'avoir eu cette nomination. Ça me fait penser que quelle que soit l'ampleur du rôle, quel que soit le propos, quel que soit ce qu'on a à dire, c'est chouette de pouvoir être présente encore une fois. Je suis très heureuse d'être là parce que c'est un film qui me touche beaucoup et dans lequel on s'est beaucoup investi. C'est un film très personnel. Un premier long-métrage. J'ai toujours beaucoup aimé travailler avec de jeunes artistes. C'est donc plein de belles choses, plein d'histoires tout ça !

19:05 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, sac, farine, landes, kadija, leclere, christelle, cornil | |  Facebook | |  Imprimer |

Interviews de trois lauréats aux Magritte 2014

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Achille Ridolfi


Notre interview d'Achille Ridolfi

Félicitations pour ce Magritte du Meilleur espoir masculin ! Comment avez-vous approché ce rôle, pas évident à défendre sans doute, que vous a proposé Vincent Lannoo dans Au nom du fils ?

C'était d'abord très bien écrit par Vincent. Quand j'ai lu le scénario, j'ai tout de suite aimé ce rôle pour sa complexité, pour la sensibilité qui y était liée et puis pour l'étrangeté de ce rôle. J'avais vraiment envie de le défendre. J'avais également envie de tourner avec Vincent. Du coup, c'était un très beau cadeau.

Quelque chose d'autre se dessine-t-il à l'horizon avec Vincent Lannoo ?

Oui, on va continuer à travailler ensemble. Il y a plusieurs histoires que l'on a envie de raconter. Ça prendra du temps mais nous continuerons à travailler ensemble. Vincent a été pour moi une très belle rencontre, assez évidente en fait. Et pleine de belles promesses.


Notre interview de Catherine Marchand


Félicitations pour ce Magritte des Meilleurs costumes, pour votre travail sur Vijay and I ! Vijay and You, ça donne quoi : comment avez-vous travaillé sur le film ?

On travaille tous chacun à sa manière. Personnellement, je fais des dossiers, que je présente au réalisateur. Chacun essaie de confronter sa vision et amène différentes choses. Et on adapte cela en fonction de ce que l'un veut, de ce que l'autre demande... Et puis les acteurs arrivent. Surviennent alors d'autres demandes et ainsi de suite.

Est-ce que ça s'est avéré assez facile sur le tournage de ce film-ci ?

Ce n'est jamais facile. (elle rit) Et ce n'était pas facile en l'occurrence. Mais qui dit difficile dit aussi intéressant !

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Catherine Marchand


Notre interview de Marie-Hélène Dozo

Félicitations pour ce Magritte du Meilleur montage pour votre travail sur le film Kinshasa Kids, de Marc-Henri Wajnberg ! Que représente-t-il à vos yeux ?

Je suis belge et je travaille en Belgique. La majorité des productions sur lesquelles je travaille sont belges même si j'essaie de diversifier les choses. C'est la profession qui a reconnu mon travail. Et que ce soit mon travail dans ce film-ci me rend particulièrement heureuse car il a nécessité beaucoup de prises et donc beaucoup de nettoyage. C'est une matière très vivante, très bruyante, avec une caméra hyper mobile et des gens qui vont et qui viennent. Il a donc fallu un peu dompter la matière. En outre, ce qui est aussi intéressant ici, c'est que c'est vraiment un mélange fiction-documentaire. On a travaillé sur deux périodes de temps : Marc-Henri m'a d'abord montré ce qu'il avait filmé lors d'une première partie de tournage. Et puis sur base de ça, on a réintroduit des éléments issus de la fiction qu'il avait rencontrés, sur place évidemment. Mais ça nous a permis de mettre en place certaines scènes.

L'Union de la Presse Cinématographique Belge, l'UPCB, a remis cette année son Prix Humanum à Kinshasa Kids. C'est un prix qui vient récompenser un film servant de plaidoyer à la cohésion sociale et au vivre-ensemble entre les peuples...

Dans ce film de Marc-Henri, je pense que le principal enjeu, c'est le fait d'établir des ponts. C'était, dès le départ, le véritable noyau de l'histoire. Sur un schéma narratif en évolution. Ce que l'on a voulu observer est une forme d'apprentissage en relais par un chanteur de là-bas et qui a permis aux jeunes de pouvoir sortir de leur condition, de bénéficier d'une formation et d'être un minimum encadrés. Même si ce n'est pas toujours facile pour eux de rentrer dans un circuit où le cadre peut être un peu trop figé pour eux. Pour la bonne et simple raison que ce sont des enfants qui ont toujours vécu dans la rue. Ils ont cette liberté avec les contraintes que cela comporte. Je pense que Marc-Henri a fait un énorme travail là-bas, avec toutes les difficultés qui y sont liées. Un travail qui a permis sans doute à certains de ces jeunes de retrouver une scolarité.

 

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Marie-Hélène Dozo

 

09:30 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, nom, fils, vijay, kinshasa, kids, achille, ridolfi, marchand, dozo | |  Facebook | |  Imprimer |

05 févr.

Interviews de l'équipe de Tango libre aux Magritte 2014

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Jan Hammenecker

 

Notre interview de Jan Hammenecker, avant la cérémonie

Vous êtes nominé au Magritte du Meilleur acteur. C'est la première fois pour vous. Quel est votre sentiment ce soir ?

Effectivement, c'est une première pour moi. C'est même la toute première fois que je viens aux Magritte. C'est de l'émotion. Je suis tout content, tout fier d'être nominé pour ce rôle, pour ce film. Je me réjouis déjà.

En quoi est-ce que ce projet vous a-t-il séduit ?

C'est une histoire de famille entre Frédéric Fonteyne et moi. C'est lui qui, le premier, m'a donné l'occasion de me montrer au cinéma. Il m'a donné un grand rôle dans un long-métrage. C'était Max et Bobo voici quinze ans. Et depuis ce moment-là, il y a toujours eu une envie de retravailler ensemble. Et on l'a fait ! Ce n'était pas évident de monter ce projet. Ça fait plaisir de voir que ça valait le coup d'insister. Je remercie les producteurs qui ont tout fait pour que ça se fasse !

Bonne m... ce soir alors ! Break a leg!

Thank you!

Comment dites-vous ça en néerlandais, « Break a leg » ?

Chez nous, on dit « Toy toy toy » ! (il rit)

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Philippe Blasband et Anne Paulicevich


Notre interview de Anne Paulicevich et Philippe Blasbland

Vous avez écrit le scénario de Tango libre à quatre mains. Comment
avez-vous procédé ?

Philippe Blasband : Pour être franc, l'histoire vient d'elle. Elle est arrivée avec toute une histoire. J'étais en train de repasser, ce qui m'arrive très rarement. Un type qui dit ça, c'est très rare ! Elle est tombée juste cette fois-là. Elle m'a raconté toute l'histoire. Et je crains que je n'écoutais pas tout à fait parce que je ne suis pas un très bon repasseur. Et elle m'a dit : « Ils sont en prison et ils dansent le tango. » Rien qu'à partir de ces mots-là, je me suis dit que ça allait être un film extraordinaire, que je voulais voir ça.

Et le rôle d'Alice, que vous interprétez, Madame Paulicevich, comment l'avez-vous écrit ?

Anne Paulicevich : C'est compliqué. Mais comme c'était avec Philippe et aussi beaucoup en discussion avec Fred, il y avait du recul. Et je pense que le rôle d'Alice, il est toujours resté assez mystérieux vu qu'on l'a beaucoup écrit au tournage. Il naît des hommes. Ce sont dont eux qui le créent.

 

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16:37 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tango, libre, jan, hammenecker, philippe, blasband, anne, paulicevich, magritte, cinema | |  Facebook | |  Imprimer |

Les Rayures du zèbre - Interview express de Benoît Mariage

Avant la quatrième cérémonie des Magritte, nous sommes tombés sur Benoît Mariage à peine entrés dans la salle où un drink attendait les invités. L'occasion d'une interview express autour de son dernier film, Les Rayures du zèbre, qui sort en salle ce mercredi.

 

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Benoît Mariage


Comment s'est passée la promotion de votre nouveau film, Les Rayures du zèbre ?

Pour l'instant, ça se passe bien. On fait la réclame un peu partout.

Un petit mot d'invitation à voir le film ?

Ah oui, bien sûr ! J'invite tout le monde à voir le film. (il rit)

En quoi ce film-ci est-il différent de vos trois premiers longs-métrages de fiction ?

Je crois qu'il est plus drôle. J'essaie d'être drôle mais je suis toujours rattrapé par un fond de gravité. Mais j'espère qu'il est un petit peu plus drôle que les autres. Et puis ça parle de foot, d'amour... Comme dans les grands films de mafia presque.

Toujours avec Benoît Poelvoorde évidemment, dont vous disiez vouloir vous éloigner un petit peu pour vous diriger vers François Damiens.

C'est exact mais François était trop jeune pour le rôle. Avec un jeune de 26 ans, il n'y aurait pas eu cette relation paternelle. J'ai donc pris Benoît Poelvoorde.

Avec un résultat qui est déjà loué par la critique. Fabienne Bradfer y voyait par exemple son premier coup de cœur de l'année.

Oui, les gens sont très enthousiastes en tout cas !

10:33 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poelvoorde, benoit, mariage, rayures, zebre, magritte, cinema, belge | |  Facebook | |  Imprimer |

04 févr.

Interviews d'Émilie Dequenne et Elio Di Rupo avant les Magritte 2014

 

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Émilie Dequenne

 

 Notre interview d'Émilie Dequenne


L'année passée, vous remportiez le Magritte de la Meilleure actrice pour votre interprétation dans À perdre la raison, de Joachim Lafosse. Cette année-ci, vous êtes la présidente de la cérémonie, aux côtés de Fabrizio Rongione qui sera, lui, maître de cérémonie. Quel sentiment vous anime à quelques minutes du début de la soirée ?

C'est un trac immense ! C'est très particulier parce que je vois ça comme une responsabilité très importante. Je le dirai ce soir lors de l'ouverture de la cérémonie : au début, ça m'a fait sauter de joie et danser. Et après, je suis un peu redescendue sur terre. Je me suis dit que j'étais quand même très jeune et me suis demandé s'il n'y avait pas plus présidentiable que moi. Mais je vous raconterai tout ça tout à l'heure.

Présider la cérémonie aux côtés de Fabrizio Rongione, ça doit vous faire quelque chose de particulier ?

Bien sûr ! Avec Fabrizio, c'est spécial parce qu'on s'est connu sur Rosetta. Et il s'agit, pour moi, du film qui a marqué un changement de position, une prise de conscience dans le cinéma belge. Et je pense à tous les autres artistes qui seront présents ce soir sur cette scène. C'est excessivement important pour moi.

Est-ce que votre actualité est en lien direct avec le cinéma belge ?

Oui. Je serai très bientôt à l'affiche d'un film réalisé par Lucas Belvaux. Le film sort le 30 avril en France (NdA : le 7 mai en Belgique). Il a pour titre Pas son genre. C'est un film merveilleux qui parle d'amour et dans lequel ça chante et ça danse. Ca va être un très joli film !

 

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Notre interview d'Elio Di Rupo

Vous êtes présent aux Magritte depuis la première édition. Qu'est-ce que ça représente pour vous ?

Ça représente une manière de récompenser le cinéma en général, le cinéma belge francophone en particulier. Qui, comme tout le monde le sait, est un cinéma de très grande qualité pour une communauté de taille moyenne voir de petite taille à l'échelle mondiale. Et c'est une manière aussi de faire la fête au cinéma.

Avez-vous eu un coup de cœur pour un film belge ces derniers temps ?

Oui, mais il n'est pas dans les nominés.

Raison de plus pour le mentionner !

Je ne préfère pas. (Il sourit.)

 

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Elio Di Rupo

15:24 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, emilie, dequenne, elio, di, rupo | |  Facebook | |  Imprimer |