23 Juil.

NUMÉRO UNE, efficace duo Tonie Marshall-Emmanuelle Devos

De Tonie Marshall
Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Benjamin Biolay
Comédie dramatique
1h40

Cote : **

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Numéro Une
, qui entame sa troisième semaine en salles, nous raconte l’histoire d’une femme (Emmanuelle Devos) qui tente de se hisser à la tête d’un groupe du CAC 40. La réalisatrice, Tonie Marhall (Vénus et Apollon, Tu veux ou tu veux pas) choisit ici de nous montrer les difficultés rencontrées par une femme désireuse de se faire une place au sein d’un milieu presqu’entièrement masculin. Depuis mai 2016, Isabelle Kocher est ainsi la première femme à diriger une entreprise du CAC 40. Elle est en effet la directrice générale du groupe énergétique Engie. Sophie Bellon a été la deuxième femme à diriger un membre du CAC 40. La troisième femme membre du CAC 40 à exercer des fonctions à un poste capital est Elisabeth Batinder, au sein du groupe de communication Publicis. Elle ne dirige pas le groupe mais en est la principale actionnaire. Ces trois femmes restent très minoritaires parmi les dirigeants de ces entreprises de premier plan.

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Tonie Marshall a choisi de mettre en scène les coulisses de l’accession, pour une femme, à une place de dirigeante dans un tel groupe. Ce film n’est pas biographique mais l’ingénieure brillante et volontaire Emmanuelle Blachey peut être comparée à Isabelle Kocher, ingénieure générale des mines.
Nous pouvons parler ici de casting trois étoiles. En effet, outre Emmanuelle Devos qui joue le rôle d’une femme battante et hyper compétente, on retrouve Suzanne Clément. L’actrice canadienne est apparue dans plusieurs films de Xavier Dolan (Laurence Anyways, J’ai tué ma mère, Mommy). Elle joue ici le rôle d’une conseillère amie d’Emmanuelle Blachey. Benjamin Biolay tient un rôle de séducteur. On retrouve également Richard Berry, qui campe ici le rôle du patron d’entreprise prêt à plusieurs coups bas afin de garder son poste.

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Emmanuelle Devos et Richard Berry


La mise en scène est assez simple mais efficace. On se trouve plongé dans les décors du quartier d’affaires « La Défense », à Paris, mais aussi au sein de la City, à Londres, et il nous a fallu quelques minutes pour réaliser que nous n’étions pas à Hong Kong mais bien au sein de la ville Lumière. L’histoire n’est pas particulièrement complexe, les résolutions des scandales qui éclaboussent les personnages du film étant sans doute un peu simplistes qu’elles ne le sont dans la réalité. Il n’en reste pas moins qu’Emmanuelle Devos et les autres acteurs expérimentés tirent ce film vers le haut et apportent à l’ensemble une certaine cohérence.

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

07:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : numéro, une, emmanuelle, devos, tonie, marshall, richard, berry, benjamin, biolay | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Benoit Debie, LE directeur photo belge d’Hollywood est ce soir en TV

Mais qui est donc Benoit Debie ? Rien moins que le directeur photo belge qui a conquis Hollywood !

L
’invité du dernier numéro de The Black Pass, diffusé ce samedi soir à 18h55 sur Plug RTL, a pas mal de choses à nous raconter.

 

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De son travail sur Irréversible et Enter the Void de Gaspar Noé à celui sur Spring Breakers.
De ses collaborations avec Rihanna (le clip Bitch Better Have My Money, c’est lui) et Nick Cave (il signe le docu-fiction promo du dernier album du chanteur aux Bad Seeds).
En passant par sa passion pour la moto (sa Scrambler, synonyme d’évasion, vaut à elle seule le détour), la musique et… la photo !

 


Un clip signé Benoit Debie


Benoit Debie nous donne, avec beaucoup d’humilité, la chance de mieux le connaître dans ce Black Pass qui ne manque pas de le mettre dans la… lumière !

N’hésitez pas à découvrir nos articles autour de Benoit Debie, auteur de la photo de Enter the Void donc, mais aussi de Calvaire, de son camarade Fabrice Du Welz.

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

JUSTICE LEAGUE - Heureusement qu’ils n’étaient que 5

De Zack Snyder
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot, Ezra Miller
Science-fiction - Action
2h

Cote : **

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La contre-attaque de DC envers Marvel débarque enfin dans les salles obscures après Man of Steel, en 2013, Batman V Superman l’année dernière et Wonder Woman voici quelques mois.
Après un faux départ avec Green Lantern en 2011, DC Comics a dû attendre 2013 et la sortie de Man of Steel pour parvenir à enfin à lancer son « Univers cinématographique DC » sur de bons rails. Parce que si les rouges l’ont fait - comprenez Marvel -, pourquoi pas les bleus ?

Réalisé par Zack Snyder, Man of Steel nous racontait l’histoire d’origine de Superman, de sa venue au monde sur Krypton, son monde natal, jusqu’à la mise hors d’état de nuire de ses lointains cousins extra-terrestres, évitant à l’humanité une fin des plus tragiques.
N’ayant jamais eu Superman en grande estime, la vision de l’homme d’acier que proposait Snyder était néanmoins parvenue à nous captiver à l’époque. Le déroulé de l’histoire était évidemment cousu de fil blanc mais ce n’était pas là l’essence même du film. Les personnages étaient tous bien développés, attachants, parfois touchants. De quoi rendre un peu plus humain ce personnage souvent qualifié de monolithique et sans grand intérêt. 

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Batman V Superman

668 millions de dollars plus tard, DC Comics annonça la sortie en 2016 de Batman V Superman, toujours réalisé par Zack Snyder. Le fantasme pour beaucoup de voir s’affronter deux légendes allait enfin prendre vie sur grand écran. Imaginez un Alien contre un Predator ou encore un Captain America contre un Iron Man… Oh wait!
Un massacre selon d’aucuns. Les critiques étaient unanimes. On avait là un récit à trous. Un charcutage en règle orchestré par des producteurs peu satisfaits du résultat proposé par le réalisateur. Face au mécontentement général, DC nous a fait, quelques mois plus tard, la surprise de nous proposer une version longue de plus de trois heures, comblant les lacunes scénaristiques les plus grossières d’une version au rabais. Batman V Superman passait de « passable » dans sa version cinéma à très correct dans sa version Blu-ray. Une chose est sûre, il vous faudra obligatoirement voir cette version longue pour ne pas être perdu lorsque vos yeux se poseront sur Justice League.
Arrive Wonder Woman mi-2017. Le premier film depuis Elektra à nous proposer comme personnage principal une super-héroïne. Peu emballant malgré un battage médiatique incessant sur le fait que ce soit une réalisatrice aux commandes d’une héroïne se détachant enfin des stéréotypes genrés en vogue dans les productions Marvel/DC les plus récentes. Mais non. Il a fallu que ce soit le « pouvoir de l’amour ». (Soupir)

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Nous arrivons donc aujourd’hui à Justice League ! Batman, Superman, Wonder Woman et… ceux n’ayant pas eu droit à leur propre film se réunissent cette fois pour combattre un ennemi quelconque ! Malheur à vous si, comme nous l’écrivons plus haut, vous n’avez pas pris la peine de vous farcir les trois heures de la version longue de Batman V Superman.

Le plus gros problème de Justice League est qu’il n’arrive jamais à nous faire ressentir quoi que ce soit pour ses personnages. Malgré trois films d’exposition (dont deux réalisés par Snyder himself), à aucun moment nous ne nous sommes sentis impliqués dans l’histoire qui nous était contée.
La faute à des enjeux mal définis, un grand méchant débarquant de nulle part et qui n’a d’autre motivation que celle d’être méchant, et quelques personnages principaux introduits à la va-vite.

 


Le film sauve néanmoins les meubles avec des scènes de combats qui nous explosent la rétine et une mise en scène correcte permettant à chaque personnage d’être exploité avec justesse.

Oh et avant que nous n’oubliions… ce film est la définition littérale du « Deus ex machina ».

Antoine Leroy

09:27 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, league, batman, superman, wonder, woman, alien, predator, dc, comics, marvel | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Projection de ROSETTA ce 14 novembre à Flagey – 9 Interviews autour des films des Frères Dardenne

Ce mardi 14 novembre (en présence des réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne) et à cinq autres dates (du mardi 21 au jeudi 30 novembre), Rosetta sera projeté à Flagey. Ce mardi donc d’abord, au Studio 1, avec au préalable un Grand entretien avec les Frères à 18h. Du 21 au 30 novembre ensuite, au Studio 5 cette fois.

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Ce regard... celui d'Emilie Dequenne, la Rosetta des Dardenne


Rosetta est programmé dans le cadre de la belle aventure 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes. Une aventure organisée en partenariat avec la plateforme belge de vidéo à la demande UniversCiné, qui propose, entre autres, pas moins de 900 films belges aux amateurs de cinéma de chez nous ou à ceux qui ont simplement envie de le découvrir.

Rosetta est la première Palme d'Or décernée à un long métrage belge. Une Palme qui fête cette année sa majorité. C'était en 1999 et les Frères Dardenne nous racontaient l'âpre lutte d'une jeune fille exclue d'une société dans laquelle elle tente coûte que coûte de trouver sa place. Récompense suprême cannoise pour le film donc, mais aussi Prix d'interprétation féminine pour la toute jeune Émilie Dequenne.




9 Interviews autour de 4 films des Frères Dardenne

Nous vous proposons ici, en quelques clics, de revenir sur nos interviews de :

- Adèle Haenel, Christelle Cornil et Luc Dardenne pour La Fille inconnue,


- Jean-Pierre et Luc Dardenne lors de la conférence de presse de La Fille inconnue, projeté en Ouverture du 31e Festival International du Film Francophone de Namur,

- Jean-Pierre et Luc Dardenne et Thomas Doret en version express pour Le Gamin au vélo,

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Fabrizio Rongione, Magritte du Meilleur acteur en 2015 pour Deux jours, une nuit


- Jean-Pierre Dardenne et leur acteur fétiche Fabrizio Rongione, grands gagnants des Magritte 2015 avec Deux jours, une nuit, et

- 
Déborah François et Jérémie Segard pour L’enfant.


Comment (re)découvrir Rosetta et… le cinéma belge

Rendez-vous ce mardi 14 novembre à h à Flagey pour Rosetta, en présence de Jean-Pierre et Luc Dardenne.

Et confortablement installés à la maison pour un regard multiple sur le cinéma belge avec la sélection 50/50 de UniversCiné !

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Rétrospective sur le cinéma des Dardenne

N
otez que Luc Dardenne introduira également plusieurs films lors d'une rétrospective sur le travail réalisé avec son frère, l’occasion de découvrir la rétrospective que Flagey et Cinematek consacrent à leur oeuvre. Au Stuido 5 de Flagey, certains films seront ainsi tout spécialement introduits par le réalisateur. à savoir :

- Le Fils le mardi 5 décembre à 19h30

- L’Enfant le mardi 9 janvier 2018 à 19h30,


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Quand les Dardenne voient la vie... en cinémascope ?!


- Le Silence de Lorna le lundi 22 janvier 2018 à 19h30 et, lors de dates devant encore être confirmées

Le Gamin au vélo
Deux jours, une nuit
La Fille inconnue


Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

Interview de Thierry Klifa, réalisateur de TOUT NOUS SÉPARE

Aujourd’hui, jour de la sortie dans les salles belges et françaises de Tout nous sépare - le dernier Thierry Klifa - nous vous proposons un entretien avec ce dernier, réalisé voici un mois lors de sa venue au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF).

Tombé en amour avec le cinéma à l’âge de cinq ans, Thierry Klifa nous parle d’abord de son parcours de journaliste au magazine spécialisé Studio devenu, dix ans plus tard, réalisateur. Il explique avoir appris la vie à travers les films, et les cinématographies de Truffaut, Sautet, Téchiné, Demy et Pialat.

Un court et quatre longs métrages plus tard, il évoque sa tendresse et son admiration pour la grande Catherine Deneuve, première actrice qu’il a aimée, dans les films de Jacques Demy et Maurice Pialat. Une comédienne sans laquelle il nous confie ne plus pouvoir faire un film. Le scénario de Tout nous sépare, métrage dans lequel elle s’est impliquée dès le début en faisant montre d’une grande fidélité, a d’ailleurs été réécrit en fonction d’elle.


« Si la vie est telle qu’au cinéma, elle vaut la peine d’être vécue ! » Thierry Klifa


Thierry Klifa nous parle de ses acteurs, de Diane Krueger, « la fille de cinéma de Deneuve qui lui ressemble le plus », de Nicolas Duvauchelle et de Nekfeu, qui interprète ici son premier rôle au cinéma.

L’entretien se poursuit avec un focus sur l’importance de la musique du film, signée par l’impressionnant Gustavo Santaolalla, auteur de celles de Gravity, Babel ou encore Le Secret de Brokeback Mountain, entre autres.

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Nicolas Duvauchelle, Nekfeu et Thierry Klifa au FIFF
Copyright Sylvie Cujas


Celui qui aurait adoré diriger Romy Schneider et sa désormais actrice fétiche – comprenez Catherine Deneuve -, s’il avait été cinéaste dans les années soixante nous confiera enfin qu’il espère vivement que son film ne sera pas enfermé dans un genre unique, le présentant, lui, comme un thriller teinté de mélo mais aussi un thriller, proposant plusieurs entrées cinéphiliques.

Tout nous sépare, c’est la proposition de cinéma du rapprochement de mondes et d’êtres différents qu’adresse Thierry Klifa au spectateur.

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Catherine Deneuve et Nekfeu sont à l'affiche de Tout nous sépare

 

N’hésitez pas à découvrir sur notre compte Instagram - @encinemascope - nos photos estampillées Tout nous sépare au FIFF, et FIFF et cinéma, bien sûr, plus généralement !

U
n grand merci à l’attachée de presse belge du film – Maud Nicolas – d’avoir rendu possible cet entretien très agréable avec un metteur en scène qui ne l’est pas moins !

Merci, aussi, à l’attachée de presse du Festival, Marie-France Dupagne !

Jean-Philippe Thiriart