01 avril

Le BIFFF 2018 par Jonathan Lenaerts en vidéo

Le lundi 26 mars dernier, rendez-vous aux bureaux du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) pour une interview de son attaché de presse : Jonathan Lenaerts !

Festivalier depuis l’âge de 16 ans et attaché de presse du BIFFF depuis 10 ans, Jonathan nous a présenté l’édition 2018 de ce qui est, pour lui, le « meilleur festival du monde ».

Il nous parle de ce que représente le BIFFF, de la 36e édition (3-15 avril 2018 au Palais des Beaux-Arts), des invités, des compétitions, de la présence coréenne au Festival cette année, des événements Off, des Guildes de l’Ordre du Corbeau, et bien plus encore !


Et un petit teaser vidéo de Jonathan pour un concours En cinémascope lancé demain sur le site, ça vous dit ?


Excellent BIFFF 2018 à vous et à demain pour notre concours Corée !

Jean-Philippe Thiriart

30 mars

Interviews filmées de 17 « acteurs » du cinéma belge & Résultats de notre Concours

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir trois nouvelles vidéos, dans lesquelles nous donnons la parole à 17 « acteurs » du cinéma belge. L’opération « 50 ans de cinéma belge, 50 ans de découvertes » hisse haut les couleurs de notre cinéma jusqu’au 15 juin. À cette occasion, ils complètent pour nous la phrase « Le cinéma belge, c’est… ». Puis nous parlent de leur cinéma.

Bon visionnage !

 


 

 

 

Il y a peu, nous vous invitions à participer à notre concours cinéma belge.
Avec la complicité de notre partenaire UniversCiné, nous vous offrions 10 pass pour 5 films sur la plateforme universcine.be . Il vous suffisait pour rappel de donner votre définition du cinéma belge. Puis un tirage au sort a eu lieu.

Voici les définitions et les noms de nos gagnants :

Pour moi le cinéma belge c'est…

la magie de l’étonnement du surréalisme. - Michaël Renard

tellement Nous… - Chantal Bourgeois

comme la rencontre d’une locomotive à vapeur armée d’un saxophone et d’un cornet de choux de Bruxelles avec la folie zwanzienne d’une série de klettes génialissimes s’agitant devant un objectif… pour satisfaire le nôtre (d’objectif), c’est-à-dire être émerveillé.e.s devant une toile blanche, l’espace de quelques dizaines de minutes ! - Serge Dielens

prometteur et grandissant. - Sébastien Jacquemart

génial ! - Maryline Stoufs

un élément de la culture dans lequel il faut investir et qu’il faut surtout soutenir pour combattre l’impérialisme américain. - Morad Hamdane

l'exemple même d'une pluralité culturelle improbable et réussie. - Eric Pirard

comme une boîte de chocolats : on est souvent agréablement surpris ! - Julie Wittebort

le résultat d'une copulation entre une frite et une moule. Et quel brol ! - Julien De Smet

un art où on peut ressentir tellement de choses : la joie, la tristesse, le plaisir, le désespoir... Il est difficile de ressentir autant devant une autre forme d'art, tous les sentiments y passent. - Mourad Khlifi

A très bientôt pour un nouveau concours vous permettant de gagner 30 places pour le BIFFF et vive le cinéma belge !

Jean-Philippe Thiriart

28 mars

INDOCHINE - interview du réalisateur Régis Wargnier - ce soir à 20h55 sur Arte

Le mercredi 20 avril 2005, le réalisateur français Régis Wargnier était à Bruxelles pour présenter Man to Man, sorti sur nos écrans une semaine plus tard. Une belle rencontre, que nous vous proposons de découvrir aujourd'hui, tandis qu'est projetée ce soir à 20h55 sur Arte son oeuvre majeure : Indochine.

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Comment sort-on d'un tournage finalement assez mouvementé ?

Alors, en tout cas, on n'en sort pas tout de suite parce que le système est tel que lorsque vous rentrez du tournage, vous enchaînez sur le montage. D'ailleurs, c'est peut-être mieux pour nous parce qu'on n'a pas ce sentiment d'abandon ou de perte que les techniciens ont quand ils rentrent en plus d'un voyage pareil où ils sont partis de chez eux. C'est un peu comme s'ils partaient en croisière. Et puis un jour, ils rentrent au port : ils sont heureux de rentrer et en même temps, il y a une nostalgie de l'aventure qu'on a tous partagée. Moi, j'ai la chance de la poursuivre.

Vous avez deux fois fait l'acteur dans les films d'autres personnes. Est-ce que l'idée de jouer un rôle - même mineur - un jour dans l'un de vos films vous trotte parfois dans la tête ?

Jamais. Jamais je ne jouerai dans l'un de mes films. D'abord, je ne me sentirais pas à l'aise devant mon équipe et mes acteurs. Je ne ferai jamais ça. C'est une marque de fabrique d'Hitchcock, c'est amusant. D'ailleurs, ça trouble quand on le voit passer dans des films. On se dit : « Ah tiens, le voilà ! ». Donc ça trouble un peu. Non, jamais, sauf incident majeur ou un petit rôle mais qu'on ne peut pas confier à n'importe qui... Si l'acteur n'est pas là ou qu’il y a eu un incident et qu’il faut le remplacer au pied levé. Mais je ne le désire pas.

Après maintenant plus de 30 ans de cinéma, dont 20 dans la réalisation, quels sont vos projets après ce film-ci ? Qu'en est-il du projet que vous aviez de raconter l'histoire de Saint Exupéry, avec éventuellement Edward Norton dans le rôle principal ?

Saint Exupéry, oui, c'est un projet que j'ai eu avant et sur lequel je ne me suis pas tout à fait entendu avec les Américains qui voulaient le produire, qui étaient d'ailleurs une boîte d'indépendants. Donc, je pense qu'ils étaient peut-être plus souples que les majors et en même temps je pense qu'ils n'avaient pas monté le financement et qu'il fallait aller au charbon comme si c'était un film européen. Je me retrouvais en Amérique mais il n'y avait pas l'avantage d'être en Amérique. Il fallait prouver qu'on avait les acteurs avant de pouvoir financer le film donc ça, c'est des méthodes qu'on a chez nous, en Europe en tout cas.

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Joseph Fiennes


Et puis je n'avais pas le même point de vue sur le personnage donc je n'ai pas été au bout de ce projet. Et oui, j'avais pensé à Edward Norton, ainsi qu’à d'autres d’ailleurs. C'est vrai que Norton est un acteur que je trouve tout à fait étonnant, même s'il ne ressemble pas à Saint-Exupéry. Mais il y a un moment de toute façon où les acteurs s'imposent dans un rôle. C'est intéressant parce que les éditeurs du livre qu'avaient utilisé les producteurs américains viennent de me relancer en me demandant si j'avais toujours l'intention de travailler sur ce film. Je ne leur ai pas répondu mais je vais répondre parce que j'essaie d'être bien élevé !
(il rit)

Sinon, j'ai donné mon accord à l'adaptation d'un livre de Fred Vargas, une femme auteur de romans policiers, ce livre s'appelle 
Pars vite et reviens tard. C'est un polar contemporain qui se passe à Paris. Ça va me changer ! En plus, les producteurs qui me l'ont proposé ont déjà fait travailler deux scénaristes sur une adaptation qui est assez réussie. Elle demande encore du travail mais ils sont sur la bonne voie. J'ai commencé à travailler avec eux, à réfléchir. Donc si tout va bien, je vais tourner ce film-là début 2006.

Vous avez été oscarisé en 1993. Dix ans plus tard et après l'échec financier d'Est-Ouest, votre dernier film, est-ce qu'une telle récompense pèse dans la balance à l'heure de chercher des financements pour une superproduction comme Man to Man ?

Non, je ne pense pas. Ce n'est pas une baguette magique. L'Oscar n'est pas une fée. Mais vous avez raison : Est-Ouest n'a pas démarré comme on l'aurait voulu. On n'a pas marché comme on l'aurait voulu en France mais finalement, c'est un film qui a quand même fait le tour du monde et finalement qui, à mon avis, est en train de remporter sa mise parce qu'il a été vu partout et qu'il est acheté par les télévisions du monde entier. Ce n’est pas tellement l'Oscar qui peut encourager les gens à financer des films chers pour un producteur français. C'est le fait que si j'ai fait Indochine ou Est-Ouest, je dois à peu près pouvoir gérer des productions de ce type. En plus, je parle bien anglais, donc je peux me lancer sur un film en langue anglaise et le passé de cinéaste que j'ai encourage les gens à me faire confiance, pas forcément sur la qualité du film mais en tout cas à me faire confiance sur le fait que je saurai aller au bout de la réalisation du film.

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Joseph Fiennes et Kristin Scott Thomas


Man to Man
 est peut-être, pour de nombreuses raisons, plus difficile à réaliser qu'Indochine. Pour Indochine, j'étais inconscient : j'avais fait deux films à petit budget à l'époque. Et tout d'un coup, je me suis retrouvé à la tête de cette machine. Je crois que j'avançais jour après jour sans me poser de questions sur ce qui m'attendait après. Autrement, j'aurais peut-être baissé les bras. Tandis que là, je suis tout à fait conscient de ce que représente cet argent, ce financement et la lourdeur de la production. Et ce n'est pas forcément mieux d'être plus conscient. En tout cas, on envisage les choses différemment. L'Oscar, ça fait plaisir, c'est un moment assez intense. On est dans le rêve mais je ne pense pas que ce soit déterminant dans la suite de ce que je dois appeler ma carrière.

Au cinéma, la fiction a presque toujours été votre moyen d'expression. Reconnaissez-vous un côté documentaire dans certaines de vos œuvres et la réalisation de documentaires à part entière vous tente-t-elle au cinéma ?

Oui, réaliser un documentaire me tenterait. C'est toujours pareil : c'est le sujet qui me détermine et là j'ai l'impression que le support m'est indifférent, que ce soit Beta, DV ou 35 mm. D'abord, 35 me demanderait peut-être un peu plus de moyens. En DV, on est deux ou trois. Pour vous répondre, je ne pense pas qu'il y ait d'aspect documentaire dans mes films. En tout cas, comme je traite souvent de sujets qui ont un contenu historique où là, en l'occurrence, scientifique et historique, mes films sont documentés. On ne peut pas raconter cette histoire de Man to Man sans avoir travaillé sur l'anthropologie, l'anthropométrie, la craniologie, le colonialisme, ce qu'on a appelé après les « zoos » humains. C'est un scénario qui, pendant sa fabrication, a demandé beaucoup de travail parallèle sur la documentation.

Vous avez dirigé de grandes actrices françaises comme Deneuve, Béart ou encore Bonnaire, avez-vous travaillé de façon particulière au niveau de votre direction d'acteurs avec la finalement très frenchy Kristin Scott Thomas qui, de l'avis général, crève véritablement l'écran ?

Il y a quelque chose d’inattendu. Elle a peut-être quelque part un petit peu un rôle d'homme, comme Deneuve dans Indochine. Ce ne sont pas vraiment des rôles d'homme mais on aurait pu les écrire pour des hommes. D'ailleurs, j'ai une anecdote à vous raconter... Delon m'avait demandé de travailler avec moi. Je lui ai dit : « Oui. Je ne sais pas ce que je vais faire mais bon... ». Et puis il m'a fait marrer. Je le retrouve deux ans après - Indochine était sorti - il me revoit et il me dit : « Hé, vous avez oublié que je vous avais demandé de travailler avec vous ? » Je lui dis que non. C’est là qu’il me répond : « Vous m'avez préféré Catherine Deneuve. ». Il ne m'a pas dit : « Vous m'avez préféré Vincent Perez. » Il m'a dit : « Vous m'avez préféré Catherine Deneuve » ! Il a bien réalisé qu’il n’était possible, pour lui, d’avoir un rôle fort dans le film que si on y avait vu un homme planteur et non une femme planteuse !

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Kristin Scott Thomas


C’est un peu la même chose avec Kristin et on le remarque dès le début du film : elle est dans la jungle avec un fusil, elle a une tribu de grands noirs qui travaillent pour elle, elle chasse... C'est très frappant. C’est très spécial de travailler avec Kristin. Elle est très exigeante donc il faut se préparer. Quand on rencontre une actrice et qu'on lui parle d'un film et d'un rôle, on la fait entrer dans un rêve. Kristin, elle prend le rêve et quand elle est sur le plateau, elle veut que ce soit à la hauteur du rêve. Donc elle est la première à rechercher, à batailler, à contester, à poser des questions, à chercher ailleurs... Je me souviens que le premier jour, le chef-opérateur, un Français, s'est exprimé en français sur le plateau. Et elle a dit : « Ah non non non, stop, attendez, attendez ! C'est un film en langue anglaise. Moi, je ne veux pas être schizo sur ce film. Je demande que la langue du tournage soit l'anglais. »

Et de manière très amusante et très féminine, il y a des moments où elle avait besoin d'être plus proche de moi parce que le tournage était dur. Parce que si les rapports avec les acteurs masculins étaient intéressants, ils n'étaient pas nécessairement toujours faciles. Ils étaient productifs mais ils étaient souvent durs. Et quand elle avait besoin de se rapprocher de moi, c'est elle qui parlait en français parce qu'en parlant en français, elle créait avec moi une intimité. C'est évident puisque les autres ne comprenaient pas notre langue. C'est elle finalement qui a baissé la garde sur l'exigence de la langue anglaise pour se rapprocher de moi.

E
t puis ce que j'aime beaucoup chez elle, c'est la joie que nous éprouvons une fois que j'ai indiqué une direction pour le personnage à un moment donné, dans une scène donnée. Une fois qu'on a le sentiment partagé, elle et moi, qu'on y est arrivé, on est très content. Elle dit toujours : « Maintenant, laisse-moi faire autre chose. » Et elle fait deux-trois prises totalement différentes qu'elle improvise. C'est bien parce qu'après, au montage, on se dit qu’on n'avait pas pensé à ça mais que ce qu'elle a fait est intéressant aussi. Et ça, c'est étonnant ! Mais elle a un secret. Qui n'est pas un secret d'ailleurs. (il sourit) Elle le dit, comme Catherine Deneuve d'ailleurs : elle aime jouer. Et quand on dit : « Moteur ! », elles aiment jouer. C'est un plaisir. Elles y vont, elles tentent, elles cherchent… C'est vachement intéressant.

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Est-ce que vous acceptez l'étiquette d'humaniste ?


Oui, ça me plaît, moi. J'aime bien ce mot-là parce que, quand même, « humaniste », « humanité », « humain »… C'est vrai que le film essaie de nous parler de l'homme, de ses errements, de ses erreurs, de ses chemins, de ses balbutiements, de sa recherche de la vérité, de son honnêteté, de sa malhonnêteté... Beaucoup de gens me parlent de cet aspect-là des choses. C'est marrant car j’ai vu écrit : « C'est une fresque humaniste. » Moi, j'achète ! Oui, c'est très agréable parce que je crois que c'est ce qu'on a voulu faire.

M
an to Man est votre premier film en langue anglaise. Quels sont les différents éléments qui ont orienté votre choix ?

La langue anglaise m'a donné un peu plus de travail parce que même si je parle bien l’anglais, ce n'est pas ma langue natale. Un tournage demande déjà beaucoup de concentration. Il faut rester sur son chemin et se souvenir du film qu'on a dessiné pendant tous les mois d'écriture et de préparation. Mais il faut aussi être prêt à ce que les choses changent. Il faut savoir où on va tout en acceptant qu'il y ait des incidents de parcours qui vont finalement apporter des choses auxquelles on ne s’attend pas. Et la présence de l’anglais nécessite une concentration supplémentaire, surtout dans la direction d'acteurs. Souvent, c'est un mot, un adjectif qui vont éclairer un acteur et l'emmener ailleurs. C'était donc assez compliqué. C'était peut-être plus fatigant qu'un autre film.

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Régis Wargnier

Si les acteurs et techniciens anglo-saxons sont extrêmement bosseurs, disciplinés et présents dans le travail, j’ai toutefois dû m’adapter au fait qu’ils n'ont pas le même rapport au film les Français qui travaillaient sur le film. Ces derniers sont avant tout des gens que je connais tous depuis longtemps. Les Français sont proches, sentimentaux et dans l'affect. Ils partagent avec vous et sont dans l'émotion de leur propre travail. Les techniciens anglais avec lesquels j’ai travaillé sont des gens remarquables et qui font excessivement bien leur métier mais ils le font sans mettre d'affectif dans celui-ci. Sur un film français, on est habitué à être entouré et cajolé, à partager. Les Anglo-Saxons sont des gens très agréables, dont je reconnais vraiment les qualités de travail, mais on ne partage pas autre chose que le travail.

Propos recueillis par Jean-Philippe Thiriart

08:00 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : indochine, man, to, regis, wargnier, kristin, scott, thomas, catherine, deneuve, oscar | |  Facebook | |  Imprimer |

24 mars

Sortie DVD : Un duo avec un certain SENS DE LA FÊTE

« Quand plus rien ne va, que tout ne va pas. Quand plus rien n'est droit, que tout est de guingois… ». Ces paroles, tirées du mythique Quand plus rien ne va du groupe Mes souliers sont rouges auraient pu être un joli synopsis pour ce nouveau film du duo Toledano & Nakache.

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Sorti en octobre 2017, Le sens de la fête retrace l'histoire de Max (Jean-Pierre Bacri), organisateur d'événements. À son actif ? Plus de 30 ans de carrière et des mariages à la pelle. Pour lui, c'est une mécanique qui roule… peut-être un peu trop bien. C'était sans compter sur les coups du sort et les erreurs de communication. Ce qui devait être une fête parmi d'autres se transforme bien en fiasco, ou presque !

S'il
 est un fait certain, c'est le talent pour Éric Toledano et Olivier Nakache de transformer n'importe quelle situation, au premier abord dramatique, en une leçon de vie et d'humilité. Nos jours heureux, Intouchables, Samba et, à présent, Le sens de la fête. Tant d'exemples probants du goût pour les relations humaines rocambolesques de ces deux compères. Une volonté marquée de replacer l'être au centre de son action, de sa vie et de ses turpitudes.

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Le photographe (Jean Paul Rouve) et Max, l’organisateur du mariage (Jean-Pierre Bacri)


Avec Le sens de la fête, ils réussissent le pari (pas forcément improbable) d'allier galères, emmerdes, prises de bec et autres « malheurs » avec une tonne d'amour et de bienveillance. Un film qui retrace un passage de vie, sans excès de zèle ni faux-semblants.

Un nouveau succès pour le duo, un film à la morale toujours plus douce et enivrante. Attention toutefois à ne pas tomber dans un certain cliché du « créneau qui fonctionne ». Le cinéma français a besoin de réalisateurs tels que Toledano et Nakache. Pourvu qu’ils ne perdent pas leur étincelle !


Rayon bonus, outre les classiques teasers et bande-annonce, le DVD testé ne propose que 16 minutes additionnelles, divisées en cinq parties :
- le sens de la répartie,
- le sens du jeu,
- les personnages,
- la comédie, et
- la musique du film.

Sandy Louis, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

08:02 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, sens, de, la, fete, toledano, nakache, jean, pierre, bacri, comedie, cesar, vincent, macaigne | |  Facebook | |  Imprimer |

02 mars

AU REVOIR LÀ-HAUT, ave les César

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Nous avions remarqué le potentiel de Au-revoir là-haut lors de sa sortie en salles et avons décidé de vous en parler aujourd’hui car il apparait comme l’un des favoris de la 43e Cérémonie des César. Celle-ci se déroulera ce vendredi soir et sera diffusée en direct et en clair sur Canal+ à partir de 21 heures. Le film réalisé par Albert Dupontel et ses acteurs sont en effet nominés dans la plupart des catégories : meilleur film, meilleur acteur (Albert Dupontel), meilleure actrice dans un second rôle (Mélanie Thierry), meilleur acteur dans un second rôle (Niels Arestrup et Laurent Lafitte), meilleure réalisation, meilleure adaptation, meilleure musique originale, meilleur son, meilleur montage, meilleure photographie, meilleurs décors et meilleurs costumes. Sans compter qu’un autre acteur principal du film, Nahuel Pérez Biscayart, est en lice pour briguer le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans 120 battements par minute de Robin Campillo.

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Au revoir là-haut
est une adaptation du roman du même nom de Pierre Lemaître, qui reçut de nombreux prix en 2013 dont le plus médiatisé et l’un des plus prestigieux : le prix Goncourt.
Tout commence au Maroc en 1920, lorsqu’Albert Maillard est interrogé par un officier de la gendarmerie française. Il raconte alors la fin de la première guerre mondiale et sa rencontre dans les tranchées avec Edouard Péricourt, fils d’un riche Parisien, qui n’a jamais entretenu de bonnes relations avec son paternel. Alors que l’armistice approche et que l’ordre de rester sur ses positions est donné, le lieutenant d’Aulnay-Pradelle décide de ne pas suivre ses supérieurs hiérarchiques et ordonne à ses soldats de charger. Edouard en sort défiguré par des éclats d’obus. Au sortir de la guerre, les deux compagnons de tranchée décideront de monter une opération d’escroquerie dans le but de faire tomber les responsables de leurs malheurs.

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Les acteurs apportent chacun de la finesse au film. Si on ne présente plus Albert Dupontel, Niels Arestrup et Laurent Lafitte, Nauel Pérez Biscayart n’est pas encore connu du grand public. Ce jeune Argentin joue le rôle d’Edouard Péricourt avec beaucoup de talent. Nous comprenons aisément pourquoi il est en lice pour le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans 120 battements par minute. Mais Au revoir là-haut ne s’arrête pas au jeu de ses acteurs, les musiques du film sont elles aussi remarquables. Par ailleurs, les costumes sont d’une grande originalité et certains auraient indubitablement leur place au carnaval de Venise. Enfin, ce qui fait la principale force de ce film est sans nul doute l’histoire à la fois vibrante, poignante et tragique qu’il nous raconte.

Raphaël Pieters

08:01 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au, revoir, la, haut, albert, dupontel, arestrup, lafitte, nahuel, perez, biscayart, cesar, 2018 | |  Facebook | |  Imprimer |