23 Juil.

Interview filmée du maître Park Chan-wook & résultats de notre concours Corée

Ce soir à 19h, la Corée entre dans la danse des compétitions avec la projection en avant-première mondiale de The Nightmare.

Le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) projette cette année pas moins de 11 films issus du Pays du Matin Calme.

En cinémascope vous proposait de remporter trois places pour vous et la personne de votre choix pour trois films coréens présentés par leurs réalisateurs : The Nightmare, A Special Lady et Memoir of a Murder. Ce concours, organisé sur la page Facebook de En cinémacope a été remporté par Sarah Laviolette, Vadim Dltkrw, Cédric Gabriel, Laura Le Clercq et Léa Casman Popovitch. Félicitations à eux !

Qui dit cinéma coréen dit immanquablement… Park Chan-wook !
Le maître du cinéma de genre, adoubé Chevalier de l’Ordre du Corbeau l’an dernier au BIFFF, nous avait accordé un agréable entretien lors de sa venue au Festival. Nous avons le plaisir de vous le proposer aujourd’hui !


Et encore un grand merci au Centre Culturel Coréen de Bruxelles sans qui ce concours n’aurait pu voir le jour !

park,chan,wook,bifff,festival,international,film,fantastique,bruxelles,old,boy,cinema,coreen,coree,thriller,interview


Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

Le BIFFF 2018 par Jonathan Lenaerts en vidéo

Le lundi 26 mars dernier, rendez-vous aux bureaux du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF) pour une interview de son attaché de presse : Jonathan Lenaerts !

Festivalier depuis l’âge de 16 ans et attaché de presse du BIFFF depuis 10 ans, Jonathan nous a présenté l’édition 2018 de ce qui est, pour lui, le « meilleur festival du monde ».

Il nous parle de ce que représente le BIFFF, de la 36e édition (3-15 avril 2018 au Palais des Beaux-Arts), des invités, des compétitions, de la présence coréenne au Festival cette année, des événements Off, des Guildes de l’Ordre du Corbeau, et bien plus encore !


Et un petit teaser vidéo de Jonathan pour un concours En cinémascope lancé demain sur le site, ça vous dit ?


Excellent BIFFF 2018 à vous et à demain pour notre concours Corée !

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

Bonne année 2018 ! - Notre Concours Exclusif - Et direction Les Magritte du cinéma belge !

Bonne année 2018… en cinémascope !



Concours Exclusif : 10 x 5 films à gagner
avec UniversCine

Envie de gagner un des 10 pass mis en jeu pour 5 films sur la plateforme cinéma UniversCine.be ? Rien de plus facile !
Il vous suffit d’envoyer un mail, avant le 15 février à minuit, à jeanphilippe.thiriart@gmail.com, dans lequel vous complétez la phrase :
« Pour moi, le cinéma belge, c’est… ».
10 réponses seront tirées au sort, pour autant de pass cinéma remportés !
Les gagnants seront avertis par mail et recevront un code d’accès unique.


Direction Les 8e Magritte du cinéma belge !


Les Magritte du cinéma belge, clap huitième, ce samedi 3 février !
Cette année - c’est une première - la cérémonie récompensant les talents du cinéma made in Belgium sera retransmise en direct sur La Deux, à partir de 20h45. Précédée, dès 20h20, d’un Tellement Magritte signé Cathy Immelen.
Et c’est le comédien Fabrizio Rongione que l’on aura le plaisir de retrouver dans un costume de maître de cérémonie déjà endossé par le passé.

magritte,cinema,belge,bonne,concours,annee,voeux,2018,noces,chez,nous,rongione,emilie,dequenne,francois,damiens,cecile,de,france,jeremie,renier


Si nous couvrirons cette année encore l’événement avec En cinémascope, nous nous associerons aussi au site ProximusTV.be. Lequel vous proposera, dès ce lundi 5 février, plusieurs capsules et un reportage vidéo depuis le Square à Bruxelles, lieu des festivités.

Trois grands favoris…

Sans réelle surprise, Noces de Stephan Streker, succès critique mais aussi public, mène la danse avec huit nominations. Suivent Chez nous de Lucas Belvaux, en lice pour sept Magritte, et InSyriated de Philippe Van Leeuw, nommé dans six catégories.
Si ces trois métrages sont présents dans la case Meilleur film, ils le sont également dans celle du Meilleur réalisateur.

magritte,cinema,belge,bonne,concours,annee,voeux,2018,noces,chez,nous,rongione,emilie,dequenne,francois,damiens,cecile,de,france,jeremie,renier
Noces


Dode hoek
 de Nabil Ben Yadir et Paris pieds nus du duo Abel & Gordon sont eux-aussi susceptibles d’être sacrés Meilleur film mais seul le metteur en scène des Barons rejoint Streker, Belvaux et Van Leeuw dans la catégorie Meilleur réalisateur.

deux beaux duels d’acteurs et d’actrices…

Bien malin qui pourra dire qui sortira gagnant des intéressants duels Emilie Dequenne-Cécile de France et Jérémie Renier-François Damiens.
Pas encore de Magritte pour Cécile et François. Deux déjà pour Emilie et Jérémie. Mais si la Rosetta des Dardenne a été couronnée Meilleure actrice dans des premiers rôles, c’est pour ses interprétations de seconds rôles que l’acteur de La promesse a été récompensé.

magritte,cinema,belge,bonne,concours,annee,voeux,2018,noces,chez,nous,rongione,emilie,dequenne,francois,damiens,cecile,de,france,jeremie,renier
Emilie Dequenne


et quelques belles surprises peut-être !


Le Magritte du Meilleur réalisateur pourrait aller à Lucas Belvaux et non à Stephan Streker, cette récompense très prisée lui ayant déjà échappé deux fois lors des précédentes éditions.
Nous verrions bien le documenteur Spit’N’Split de Jérôme Vandewattyne désigné Meilleur film, véritable OVNI à côté de films forcément moins barrés.
Et le Magritte du Meilleur Film flamand pourrait bien être décerné non pas à Home mais à Le Fidèle, tant le troisième long-métrage de Michaël Roskam (Rundskop) est diablement efficace.

Sandrine Bonnaire, Magritte d’honneur

Sur les 21 Magritte qui seront décernés ce samedi soir, seul un est déjà attribué. L’actrice et réalisatrice française Sandrine Bonnaire recevra en effet cette année un Magritte d’honneur soulignant la qualité du travail de cette grande dame du cinéma français. Nous l’avions rencontrée l’an dernier au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) en compagnie de notre Bouli Lanners national. Lequel n’a pas manqué de mettre en avant les talents de cette actrice singulière, découverte à l’âge de 15 ans chez Maurice Pialat (A nos amours). Actrice mais aussi réalisatrice, du documentaire Elle s’appelle Sabine notamment, portrait intime de sa sœur.


Et n’hésitez pas à :


liker notre page Facebook,
vous abonner à notre compte Instagram,
nous suivre sur Twitter, et
vous abonner à notre chaîne YouTube !

Bonne année 2018, bonne chance pour notre concours et… excellents Magritte du cinéma belge à vous !

Jean-Philippe Thiriart

23 Juil.

BOWLING KILLERS ? A Killing Comedy ce mardi 23 janvier à 23h55 sur La Trois !

Ce mardi 23 janvier à 23h55, La Trois diffusera la pépite qu'est le court-métrage de genre Bowling Killers. Réalisé par Sébastien Petit, le film faisait parties des courts nominés au Magritte du Meilleur Court-métrage voici quelques années.
Nous vous proposons, à cette occasion, un retour sur notre interview du réal !

Une copie du film non étalonnée, non mixée, sans la bonne musique... Et pourtant, nous avions déjà beaucoup apprécié le Bowling Killers de Sébastien Petit, que nous avions été les premiers à découvrir, après Sébastien, dans sa version la plus avancée. Nous avions bien hâte de découvrir le film sur grand écran, le samedi 7 avril 2012 au BIFFF. Rendez-vous vous allait être donné à partir de 13h30 dans le cadre du ColectIFFF.

Affiche net.jpg


Sébastien, les riffs de guitare très sobres de ton film, l'ambiance, et le look et le style de tes personnages donnent à Bowling Killers un côté très western. Comment définirais-tu ton film : western horrifique, gore, slashé ?

Gore, certainement, dans le sens où c'est un film qui a été réalisé pour les 30 ans du Festival du Film Fantastique. Le scénario, je l'avais déjà avant mais du coup, on l'a un petit peu adapté au style du Festival car il y a un côté très sanglant dans le film. Le terme « gore » est donc un terme qui convient bien.

 

Bowling Killers 4.jpgSébastien, sur le tournage du film

 

C'est donc un film de commande quelque part ?

De commande, c'est beaucoup dire. C'est plutôt un hommage qu'on a voulu faire parce qu'on ne nous a rien commandé en réalité. C'est un groupe de fans du BIFFF qui se sont associés et qui ont décidé, pour les 30 ans, de faire un cadeau. Et chacun a produit un court-métrage.

Les dialogues que tu mets dans la bouche de tes personnages sont très naturels. Durant les répétitions, est-ce que tes acteurs ont fait évoluer ta continuité dialoguée ?

Tout à fait ! Ça a évolué pendant les répétitions parce qu'entre les dialogues sur papier et ceux qu'on entend lors de la mise en bouche, on se rend compte qu'il y a parfois une nette différence qui fait que ça ne marche pas nécessairement, que la mise en bouche n'est pas adéquate. On a du coup adapté les dialogues avec Gérald (Wauthia) et Steve (Driesen) pour que ça roule comme sur des roulettes.

La mise en scène et les dialogues sont très tarantiniens à mon sens...

Cool !

Et un de tes acteurs - je suis persuadé que tu verras duquel je veux parler - fait immanquablement penser au Walter du Big Lebowski des frères Cohen. Est-ce que c'était voulu tout ça ?

C'est vrai que Tarantino est un de mes cinéastes préférés. On s'est forcément un peu inspiré de la façon dont il écrit ses dialogues. J'adore tous ses films. Mais de là à arriver à savoir le faire, c'est autre chose. Par contre, le côté frères Cohen, Big Lebowski, je crois que c'est plutôt le côté bowling qui fait penser à ça, côté qui est arrivé par après. On avait déjà le scénario et c'est un ami, Youssef (Seniora, réalisateur de Trapped dans le cadre du ColectIFFF), qui réalise aussi un autre court métrage, qui m'a fait penser à ça au mois de septembre-octobre 2011. Et on a ramené ce côté bowling après, ce qui donne peut-être le côté Big Lebowski, qui est présent aussi.

 

Bowling Killers 3.jpg

 

Ton film est très belge au final, évoquant la mésentente entre flamands et francophones...

Oui, on en rigole. Les guéguerres communautaires me fatiguent. Je devais donc trouver un sujet qui soit à la Tarantino. Comme Tarantino fait justement toujours aussi un peu des dialogues qui sont décalés par rapport à la scène qu'il nous donne à voir. Finalement, on a deux tueurs à gage et une troisième personne qui se prennent la tête et qui causent des problèmes communautaires. Comme c'est quelque chose qui m'emmerde, ça a été le sujet de prédilection. Du coup, ça a été super facile à écrire : ça partait tout seul.

Filmer en caméra subjective semble avoir été assez évident pour toi. Est-ce que tu peux nous parler de ce procédé filmique ?

On l'a décidé dès le départ. C'est un peu le concept du film en fait. On ne dévoile rien vu que c'est la première image du film : on voit juste les deux tueurs et la troisième personne est la caméra, c'est-à-dire que le spectateur est à la place de la victime. Le film ne compte en fait que neuf plans-séquences.

Le montage s'en est donc trouvé simplifié ?

Oui, tout à fait !

 

bowling,killers,sebastien,petit,bifffn,colectifff

 

Alors, question immanquable : le BIFFF, ça représente quoi à tes yeux de festivalier, de jeune ayant grandi avec le Festival, au même titre que les 11 autres réalisateurs du ColectIFFF d'ailleurs ?

C'est le seul festival de ce style-là. Je veux dire par là que je le trouve très populaire. Dans les autres festivals, on croise souvent des gens de la profession. J'en ai quand même fait pas mal mais c'est le seul qui, à mes yeux, crée un tel engouement populaire. C'est le seul où l'on rencontre vraiment tous les fans du genre abordé, en l'occurrence la science-fiction. Il y a une ambiance qui est unique ici et je n'en loupe donc aucun car on a l'impression d'être en famille !

Est-ce que faire partie du ColectIFFF était une évidence pour toi ?

Non car je pense que je suis le dernier à être arrivé dans le CollectIFFF. Je ne fais pas partie de ceux qui ont participé à sa création. En fait, je bosse régulièrement comme assistant-réal dans l'audiovisuel et c'est un de mes potes qui faisait partie du ColectIFFF qui m'y a fait entrer. C'est Emre Olcayto (NdA : qui, pour le CollectIFFF, a réalisé Sanctuary's Battle). Il m'a parlé de ce groupe et comme il n'y avait pas encore le nombre de films nécessaires, m'a proposé de les rejoindre. Et j'ai évidemment été super emballé ! Je connaissais aussi quasi la moitié des autres membres du ColectIFFF - c'est un tout petit groupe en réalité.

 

Bowling Killers 2.jpg

 

Est-ce que tu as travaillé sur fonds propres ?

En fait, j'ai une petite société de production avec des amis : Boîte Noire. Elle nous permet de produire nos courts métrages, nos projets personnels. Comme mon film a été tourné en une seule nuit, j'ai pu avoir une équipe sans trop de difficultés. Du fait de travailler dans le milieu, je connaissais aussi des gens. Et comme ça ne durait qu'une nuit, les gens sont plus facilement libres que s'il s'agit de partir pour une semaine de tournage. Et puis surtout, le ColectIFFF a amené, via Stéphane Everaert, un sponsor qui est Eye Lite qui a pratiquement donné tout ce dont on avait besoin niveau lumières. On a également eu une caméra à prêter. Bref, le film était quasiment budgétisé ! (il rigole)

Comment est-ce que tu définirais le cinéma de genre en Belgique ? Est-ce qu'il a sa place ?

Justement, peut-être pas assez. C'est en ça que le BIFFF est vraiment important pour ce genre de cinéma, que j'adore personnellement. Ça draine beaucoup de public d'ailleurs. Je crois que le BIFFF est le festival qui draine le plus de public. C'est quand même impressionnant. Et pourtant, le Festival a encore du mal à se faire reconnaître, notamment auprès de la Communauté française. Ça change justement puisqu'un des réalisateurs du ColectIFFF qui a fait un film de science-fiction a reçu l'aide de la Communauté française. Mais ce n'est pas encore vraiment courant. Ça existe mais c'est toujours des micro-budgets parce qu'on n'a pas les moyens financiers pour faire un court-métrage classique. Mais on sent que ça bouge un petit peu en tout cas.

 

Invitation net.jpg

 

Un petit mot pour ton attaché de presse, Philippe Pokam Echterbille, sans qui nous ne serions pas en train de t'interviewer aujourd'hui ?

Philippe Pokam Echterbille ?!

Son totem, c'est hippocampe, mais par chez nous, tout le monde l'appelle « Pokam »...

Nous, on l'appelle « l'ADSL ». Ça date des études supérieures...
Et bien Phil, merci de m'avoir présenté En cinémascope !

Jean-Philippe Thiriart

09:09 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Critiques de films, Interviews, Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bowling, killers, sebastien, petit, bifffn, colectifff | |  Facebook | |  Imprimer |

23 Juil.

Focus sur quatre films du Be Film Festival 2017

Paris Pieds Nus et… L’Iceberg et La Fée

Paris Pieds Nus sera projeté ce soir à 19h à Cinematek. Quatrième long métrage de Dominique Abel et Fiona Gordon après L’Iceberg, Rumba et La Fée, Paris Pieds Nus nous donne à voir un très beau quatuor d’acteurs : Abel et Gordon bien sûr, mais aussi Pierre Richard et Emmanuelle Riva, dans un de ses tout derniers rôles à l’écran.

N’hésitez pas à (re)découvrir notre critique de L’Iceberg, les mots des gagnants de notre concours La Fée, et le message d’Abel et Gordon aux visiteurs d’En cinémascope !



Jan Bucquoy a encore frappé avec La vie sexuelle des Belges, Camping Cosmos et… Les vacances de Noël

La vie sexuelle des Belges sera proposé ce soir également, à 22h30 à Bozar.
S'il a commencé la réalisation en 1695, c'est en 1993 que Jan Bucquoy sortait son premier long métrage, premier d'un décalogue consacré à la vie sexuelle des Belges.
Film culte, La vie sexuelle des Belges a remporté en 1994 le Prix Cavens de l'Union de la critique de cinéma, élu meilleur film belge de l'année. Notez que le DVD du film contient deux bonus permettant de mieux pénétrer dans l'univers du cinéaste. L'un est consacré à la vie artistique des Belges et au musée de la femme et du slip tandis que l'autre aborde la vie sexuelle de la famille royale, de Magritte et de Tintin. Ce film est projeté au Be Film dans le cadre de l'initiative 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes, dont vous retrouverez une partie des films sur 
la sélection 50/50 d’UniversCiné.

Après La vie sexuelle des Belges, naissait Camping Cosmos, un peu moins dense que La vie sexuelle des Belges. Jan Bucquoy y dirige notamment Arno et un terrible Claude Semal habillé en Tintin. on y retrouve aussi la fameuse Lolo Ferrari, qui a contribué à faire de la sortie du film à Cannes un événement. Elle figure ainsi dans l'un des deux bonus du DVD du film, dans lequel on peut la voir à Cannes en compagnie de l'équipe du film, l'autre bonus présentant un entartage perpétré sur la Croisette.

paris,pieds,nus,vie,sexuelle,belges,en,amont,du,fleuve,spit,split,be,film
La vie sexuelle des Belges

Ce jour-là, Jan Bucquoy frappait à nouveau !

Le coup d'Etat annoncé par Jan Bucquoy a bien eu lieu le samedi 21 mai 2005. Il l'avait dit : seule la pluie était susceptible de remettre cet événement à une date ultérieure. Si le fameux coup s'est soldé par un échec, l'enthousiasme de son instigateur lors de cette entreprise se doit d'être loué. Il avait proposé aux Belges de se mobiliser et d'attaquer, chacun dans son bled, certaines institutions comme la brasserie Jupiler ou la fromagerie de Herve. Celui pour qui la raison d'être de la Belgique réside dans les frites se décrit comme un terroriste chirurgien, à l'inverse du terroriste pâtissier qu'est son comparse Noël Godin. Précisons encore que Jan Bucquoy éditait peu après un livre sur les sujet aux Editions du Somnambule Equivoque (Chroniques d'un coup d'Etat annoncé).

Accompagnée d'un programme politique très complet, la manœuvre de Bucquoy et de son parti, BANANE (Bien allumés nous allons nous évader), est à la base répétée tous les 21 mai. Le refrain de l'hymne national proposé par l'agitateur est plutôt évocateur : Amusons-nous, foutons-nous de tout, la vie passera comme un rêve... Amusons-nous, faisons les fous, la vie est si courte après tout... Après avoir été arrêté administrativement par la police devant le Palais royal, Bucquoy a finalement été relâché six heures plus tard.

Personnage éminemment attachant, Jan Bucquoy a étudié la littérature, la philosophie, la réalisation et les sciences politiques. Touche-à-tout, il a notamment publié pas moins de 35 BD, dont Le Bal du rat mort (Prix de la meilleure BD belge en 1979) et Les Chemins de la gloire (pour laquelle il recevra ce même prix dix ans plus tard). Peintre officiel de la famille royale de Belgique nue, Jan Bucquoy est également le créateur du musée belge du slip - qui fait partie de l'expo La Belgique visionnaire - et du musée vivant de la femme. Ses deux premiers films bénéficiaient alros d'une belle sortie DVD tandis que sortait en salles Les vacances de Noël.


paris,pieds,nus,vie,sexuelle,belges,en,amont,du,fleuve,spit,split,be,film
Jan Bucquoy, un Big Fish échoué sur la plage cannoise


Les vacances de Noël est le fruit de 150 heures d'images que Jan Bucquoy veut à l'image de la vie. Album de vacances et documentaire romancé où prime un réalisme poussé à l'extrême, le film met en scène les voyages à Cannes du réalisateur et de Noël Godin. Il témoigne de leur réflexion sur les chances de réussite pour un homme d'âge mûr de séduire des jeunes femmes. Ce dernier épisode du décalogue de Jan Bucquoy sur la vie sexuelle des Belges sortait alors que les huitième et neuvième étaient en préparation. Véritable Geoge Lucas belge, l'agitateur avait déjà projeté une éventuelle sortie collector dix DVD de son décalogue, une fois celui-ci terminé. Ceux-ci devaient être renfermés dans une grosse moule qui diffuserait son nouevel hymne national belge une fois ouverte. Tout bonnement génial !

En amont du fleuve

Le dernier film de Marion Hänsel, En amont du fleuve, sera projeté ce samedi 23 décembre à 17h30 à Bozar. Nous vous proposons de (re)découvrir notre interview filmée de Marion Hänsel, ainsi que celles de ses acteurs Olivier Gourmet et Sergi López, réalisées au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF).


Spit’N’Split

Enfin, ce samedi 23 décembre toujours, à 21h45, sera proposé à Bozar le premier long métrage du jeune réalisateur Jérôme Vandewattyne : Spit’N’Split. Nous vous invitons à lire ou à relire nos interviews de cet enfant terrible du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), pour ses films Slutterball (un film du CollectIFFF)  et Spit’N’Split bien sûr. Ainsi que notre critique de Spit’N’Split !

Bonne suite de Festival et excellentes fêtes de fin d’année !

Jean-Philippe Thiriart