15 nov.

JUSTICE LEAGUE - Heureusement qu’ils n’étaient que 5

De Zack Snyder
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot, Ezra Miller
Science-fiction - Action
2h

Cote : **

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La contre-attaque de DC envers Marvel débarque enfin dans les salles obscures après Man of Steel, en 2013, Batman V Superman l’année dernière et Wonder Woman voici quelques mois.
Après un faux départ avec Green Lantern en 2011, DC Comics a dû attendre 2013 et la sortie de Man of Steel pour parvenir à enfin à lancer son « Univers cinématographique DC » sur de bons rails. Parce que si les rouges l’ont fait - comprenez Marvel -, pourquoi pas les bleus ?

Réalisé par Zack Snyder, Man of Steel nous racontait l’histoire d’origine de Superman, de sa venue au monde sur Krypton, son monde natal, jusqu’à la mise hors d’état de nuire de ses lointains cousins extra-terrestres, évitant à l’humanité une fin des plus tragiques.
N’ayant jamais eu Superman en grande estime, la vision de l’homme d’acier que proposait Snyder était néanmoins parvenue à nous captiver à l’époque. Le déroulé de l’histoire était évidemment cousu de fil blanc mais ce n’était pas là l’essence même du film. Les personnages étaient tous bien développés, attachants, parfois touchants. De quoi rendre un peu plus humain ce personnage souvent qualifié de monolithique et sans grand intérêt. 

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Batman V Superman

668 millions de dollars plus tard, DC Comics annonça la sortie en 2016 de Batman V Superman, toujours réalisé par Zack Snyder. Le fantasme pour beaucoup de voir s’affronter deux légendes allait enfin prendre vie sur grand écran. Imaginez un Alien contre un Predator ou encore un Captain America contre un Iron Man… Oh wait!
Un massacre selon d’aucuns. Les critiques étaient unanimes. On avait là un récit à trous. Un charcutage en règle orchestré par des producteurs peu satisfaits du résultat proposé par le réalisateur. Face au mécontentement général, DC nous a fait, quelques mois plus tard, la surprise de nous proposer une version longue de plus de trois heures, comblant les lacunes scénaristiques les plus grossières d’une version au rabais. Batman V Superman passait de « passable » dans sa version cinéma à très correct dans sa version Blu-ray. Une chose est sûre, il vous faudra obligatoirement voir cette version longue pour ne pas être perdu lorsque vos yeux se poseront sur Justice League.
Arrive Wonder Woman mi-2017. Le premier film depuis Elektra à nous proposer comme personnage principal une super-héroïne. Peu emballant malgré un battage médiatique incessant sur le fait que ce soit une réalisatrice aux commandes d’une héroïne se détachant enfin des stéréotypes genrés en vogue dans les productions Marvel/DC les plus récentes. Mais non. Il a fallu que ce soit le « pouvoir de l’amour ». (Soupir)

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Nous arrivons donc aujourd’hui à Justice League ! Batman, Superman, Wonder Woman et… ceux n’ayant pas eu droit à leur propre film se réunissent cette fois pour combattre un ennemi quelconque ! Malheur à vous si, comme nous l’écrivons plus haut, vous n’avez pas pris la peine de vous farcir les trois heures de la version longue de Batman V Superman.

Le plus gros problème de Justice League est qu’il n’arrive jamais à nous faire ressentir quoi que ce soit pour ses personnages. Malgré trois films d’exposition (dont deux réalisés par Snyder himself), à aucun moment nous ne nous sommes sentis impliqués dans l’histoire qui nous était contée.
La faute à des enjeux mal définis, un grand méchant débarquant de nulle part et qui n’a d’autre motivation que celle d’être méchant, et quelques personnages principaux introduits à la va-vite.

 


Le film sauve néanmoins les meubles avec des scènes de combats qui nous explosent la rétine et une mise en scène correcte permettant à chaque personnage d’être exploité avec justesse.

Oh et avant que nous n’oubliions… ce film est la définition littérale du « Deus ex machina ».

Antoine Leroy

09:27 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, league, batman, superman, wonder, woman, alien, predator, dc, comics, marvel | |  Facebook | |  Imprimer |

17 mai

Alien: Covenant - Papy Ridley fait de la résistance !

De Ridley Scott
Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, James Franco, Billy Crudup, Danny McBride
Science-fiction
2
h

Cote : *

 

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Ou comment condamner des milliers de personnes à cause d’incohérences scénaristiques.

Mais commençons par le commencement.

Avec
Alien, Ridley Scott avait frappé fort à la fin des années 70 ! Un vaisseau perdu dans l’espace, un alien tueur et un équipage pris au piège, voilà les trois ingrédients magiques d’une franchise qui a alimenté les angoisses des plus hardis d’entre nous.

Retour tout aussi spectaculaire en 1986 avec cette fois aux manettes James Cameron. Cette suite directe du premier volet délaissera quelque peu son aspect claustrophobique pour y ajouter une bonne dose d’action comme seul le réalisateur des Terminator et autre True Lies en a le secret.

S’en suivront deux autres films (en 1992 et 1997) réalisés par David Fincher et Jean-Pierre Jeunet, explorant toujours un peu plus loin la mythologie mise en place par Ridley Scott et Dan O’Bannon, scénariste du premier opus.

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Et puis, en 2012, arriva Prometheus. Alors que les fans attendaient depuis des années une suite directe à la saga Alien, on eut droit à une prequel menant aux évènements du premier opus. Et le moins que l’on puisse dire est que l’accueil fût (très
 ?) mitigé. Scénario sans queue ni tête, incohérences à foison, protagonistes sans charisme… le film se rattrapait néanmoins par une réalisation soignée et des images d’une beauté rare.

400 millions de dollars de recettes plus tard, ce mercredi 17 mai 2017, sort la
sequel de la prequel. (Huhu)

Et qu’est-ce qu’on en a pensé ? Nous allons vous le dire. Mais d’abord, voici le pitch :
« Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. »

 

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On ne va pas la faire longue : c’est beau. Le film à de la gueule. Juste équilibre entre CGI et décors naturels. Voilà pour le positif.

Alien: Covenant
souffre des mêmes défauts que Prometheus, un cran au-dessus encore. Le film croule sous les incohérences, à tel point qu’on en sort complètement au bout de 10 petites minutes à peine. Impossible de s’investir et de ressentir quoi que ce soit pour cet équipage profondément débile et dont chacune des décisions n’a ni queue ni tête. Enfin, comme dans Prometheus, nous avons droit à une philosophie de comptoir n’apportant rien à l’histoire et engendrant le plus souvent des dialogues à la limite du ridicule.

Rien de bien folichon côté ambiance non plus. Les frissons ne sont définitivement pas au rendez-vous.

Il est encore loin le temps où nous aurons enfin droit à un Alien digne de ce nom (Sigourney, reviens !). Et, par pitié, si un jour vous arrivez sur une planète inconnue, n’enlevez pas votre casque. Non, vraiment. C’est débile.

Antoine Leroy

18:06 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : covenant, ridley, scott, fassbender, franco, cameron, fincher, jeunet, alien | |  Facebook | |  Imprimer |

28 août

Lance Henriksen

17:40 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lance, henriksen, alien, millennium, bifff | |  Facebook | |  Imprimer |