26 févr.

Sortie Blu-ray de Blade Runner 2049 – un must

Retour Vers Le Futuristique Blade Runner

Synopsis
Los Angeles, 2019. La colonisation de l’espace a débuté. La Tyrell Corporation produit des esclaves androïdes dont les capacités surpassent celles de leurs concepteurs. Nommés replicants, ces androïdes sont déclarés hors-la-loi après une mutinerie loin de notre planète. Rick Deckard (Harrison Ford), un blade runner, est recruté afin de les éliminer.

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Blade Runner
est l’adaptation du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick (1966). Œuvre culte, ce grand film d’anticipation - ou hard SF - fait partie de ces désormais classiques qui ont donné ses lettres de noblesse à la science-fiction sur grand écran. Dans la foulée de Star Wars et du Alien que Scott venait de signer. De ces œuvres d’art qui ont inspiré plusieurs générations de cinéastes. Par les beautés visuelle et sonore (la BO signée Vangelis) qu’il nous donne à contempler, les questions qu’il pose en ayant l’intelligence de ne pas y répondre, et les enjeux auxquels il nous confronte.

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À l’issue du tournage de Blade Runner, Ridley Scott perd le contrôle artistique de son film, ce que d’aucuns pointeront comme la cause de son échec commercial à sa sortie en 1982. Il aura fallu pas moins de 25 ans et sept versions différentes de Blade Runner pour avoir enfin devant les yeux le director’s cut ultime de l’œuvre du cinéaste britannique. Signalons qu’il s’agit du premier film à bénéficier d’un director’s cut. C’était en 1992, soit dix ans après la sortie du métrage en salles. En 2007, allait néanmoins sortir un second director’s cut, réellement fidèle à la vision de Ridley Scott cette fois. La boucle était bouclée.

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Regard sur Blade Runner 2049


Synopsis
Los Angeles, 2049. La société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. Lorsque l’officier K (Ryan Gosling), un blade runner, découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, qui a disparu depuis des décennies.

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Une suite fidèle à l’œuvre originale


Le 7e Art se devait de donner une suite à Blade Runner.
Il aura fallu attendre 35 ans et un réalisateur de la trempe de Denis Villeneuve pour que la magie opère. Mission casse-gueule vu la qualité de l’original et les attentes générées mais mission accomplie, sur toute la ligne.

Le Canadien signe ici son dixième long métrage en vingt ans et le cinquième en cinq ans, depuis son arrivée à Hollywood avec le thriller poignant Prisoners en 2013. Nous l’avions découvert en 2010 avec Incendies, drame bouleversant porté par la Belge Lubna Azabal, pour lequel il nous avait accordé une agréable interview.
Le Canadien sait tout faire, navigant avec brio de la romance (Un 32 août sur Terre) à la science-fiction (Premier Contact et à présent Blade Runner 2049) en passant par le drame (Incendies donc, mais aussi Maelström), le thriller (Prisoners, certes, mais également Enemy) et le film policier (Sicario).

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Pour la première fois, Denis Villeneuve a dû composer avec l’univers d’un autre grand faiseur d’images. Pour parvenir à extérioriser son propre univers intérieur. Son Blade Runner est très référencé et fidèle à l’œuvre originale d’un point de vue tant visuel (la photo est signée Roger Deakins, déjà actif sur Prisoners et Sicario), sonore, que musical (Hans Zimmer à la BO). Mais il porte aussi sa patte.

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Cette superproduction est longue – 2h43 – mais elle est surtout captivante, de bout en bout. Et en prise avec la plus actuelle que jamais question de ce qui fait de nous ce que nous sommes, de ce qui nous différencie de ce que nous créons.
L’écriture du film fut collective et nous la devons notamment à Ridley Scott lui-même mais aussi à Hampton Fancher, le scénariste du premier Blade Runner, un gage de plus de la qualité de ce Blade Runner 2049.

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Le Blu-ray 4K Ultra HD et ses bonus


4 fois la résolution du format HD, une High Dynamic Range offrant brillants contrastes et noirs plus profonds pour l’expérience visuelle la plus dynamique possible, un large spectre de couleurs et un son immersif.
Voilà la promesse faite avec ce Blu-ray Ultra HD de Blade Runner 2049. Nous n’avons pas été déçus et recommandons par conséquent chaudement le visionnage de Blade Runner 2049 dans ces conditions idéales.

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Les bonus


Rayon bonus, le coffret Blu-ray - Blu-ray 4K Ultra HD nous régale de pas mal de bonus, à savoir :
- un making of d’une vingtaine de minutes sur la création du monde de Blade Runner 2049,
- trois courts-métrages qui font figure d’autant de prologues à l’histoire telle qu’elle se déroule en 2049 : l’impressionnante animation 2022: Blackout de Shinichiro Watanabe, et les deux fictions que sont 2036: Nexus Dawn et 2048: Nulle part où aller, et
- Blade Runner 101, bonus multiple qui présente L’évolution des réplicants, les Blade Runners, la Wallace Corp, un Bienvenue en 2049, le personnage de Joi, singulier et multiple, et Dans les cieux : Spinners, Pilotfish et Barracudas.

À lire aussi :
notre interview de Denis Villeneuve pour Incendies

Jean-Philippe Thiriart

07:47 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blade, runner, 2049, ridley, scott, denis, villeneuve, ryan, gosling, harrison, ford, alien, vangelis, star, wars, blu, ray | |  Facebook | |  Imprimer |

15 nov.

JUSTICE LEAGUE - Heureusement qu’ils n’étaient que 5

De Zack Snyder
Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot, Ezra Miller
Science-fiction - Action
2h

Cote : **

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La contre-attaque de DC envers Marvel débarque enfin dans les salles obscures après Man of Steel, en 2013, Batman V Superman l’année dernière et Wonder Woman voici quelques mois.
Après un faux départ avec Green Lantern en 2011, DC Comics a dû attendre 2013 et la sortie de Man of Steel pour parvenir à enfin à lancer son « Univers cinématographique DC » sur de bons rails. Parce que si les rouges l’ont fait - comprenez Marvel -, pourquoi pas les bleus ?

Réalisé par Zack Snyder, Man of Steel nous racontait l’histoire d’origine de Superman, de sa venue au monde sur Krypton, son monde natal, jusqu’à la mise hors d’état de nuire de ses lointains cousins extra-terrestres, évitant à l’humanité une fin des plus tragiques.
N’ayant jamais eu Superman en grande estime, la vision de l’homme d’acier que proposait Snyder était néanmoins parvenue à nous captiver à l’époque. Le déroulé de l’histoire était évidemment cousu de fil blanc mais ce n’était pas là l’essence même du film. Les personnages étaient tous bien développés, attachants, parfois touchants. De quoi rendre un peu plus humain ce personnage souvent qualifié de monolithique et sans grand intérêt. 

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Batman V Superman

668 millions de dollars plus tard, DC Comics annonça la sortie en 2016 de Batman V Superman, toujours réalisé par Zack Snyder. Le fantasme pour beaucoup de voir s’affronter deux légendes allait enfin prendre vie sur grand écran. Imaginez un Alien contre un Predator ou encore un Captain America contre un Iron Man… Oh wait!
Un massacre selon d’aucuns. Les critiques étaient unanimes. On avait là un récit à trous. Un charcutage en règle orchestré par des producteurs peu satisfaits du résultat proposé par le réalisateur. Face au mécontentement général, DC nous a fait, quelques mois plus tard, la surprise de nous proposer une version longue de plus de trois heures, comblant les lacunes scénaristiques les plus grossières d’une version au rabais. Batman V Superman passait de « passable » dans sa version cinéma à très correct dans sa version Blu-ray. Une chose est sûre, il vous faudra obligatoirement voir cette version longue pour ne pas être perdu lorsque vos yeux se poseront sur Justice League.
Arrive Wonder Woman mi-2017. Le premier film depuis Elektra à nous proposer comme personnage principal une super-héroïne. Peu emballant malgré un battage médiatique incessant sur le fait que ce soit une réalisatrice aux commandes d’une héroïne se détachant enfin des stéréotypes genrés en vogue dans les productions Marvel/DC les plus récentes. Mais non. Il a fallu que ce soit le « pouvoir de l’amour ». (Soupir)

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Nous arrivons donc aujourd’hui à Justice League ! Batman, Superman, Wonder Woman et… ceux n’ayant pas eu droit à leur propre film se réunissent cette fois pour combattre un ennemi quelconque ! Malheur à vous si, comme nous l’écrivons plus haut, vous n’avez pas pris la peine de vous farcir les trois heures de la version longue de Batman V Superman.

Le plus gros problème de Justice League est qu’il n’arrive jamais à nous faire ressentir quoi que ce soit pour ses personnages. Malgré trois films d’exposition (dont deux réalisés par Snyder himself), à aucun moment nous ne nous sommes sentis impliqués dans l’histoire qui nous était contée.
La faute à des enjeux mal définis, un grand méchant débarquant de nulle part et qui n’a d’autre motivation que celle d’être méchant, et quelques personnages principaux introduits à la va-vite.

 


Le film sauve néanmoins les meubles avec des scènes de combats qui nous explosent la rétine et une mise en scène correcte permettant à chaque personnage d’être exploité avec justesse.

Oh et avant que nous n’oubliions… ce film est la définition littérale du « Deus ex machina ».

Antoine Leroy

09:27 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, league, batman, superman, wonder, woman, alien, predator, dc, comics, marvel | |  Facebook | |  Imprimer |

17 mai

Alien: Covenant - Papy Ridley fait de la résistance !

De Ridley Scott
Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, James Franco, Billy Crudup, Danny McBride
Science-fiction
2
h

Cote : *

 

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Ou comment condamner des milliers de personnes à cause d’incohérences scénaristiques.

Mais commençons par le commencement.

Avec
Alien, Ridley Scott avait frappé fort à la fin des années 70 ! Un vaisseau perdu dans l’espace, un alien tueur et un équipage pris au piège, voilà les trois ingrédients magiques d’une franchise qui a alimenté les angoisses des plus hardis d’entre nous.

Retour tout aussi spectaculaire en 1986 avec cette fois aux manettes James Cameron. Cette suite directe du premier volet délaissera quelque peu son aspect claustrophobique pour y ajouter une bonne dose d’action comme seul le réalisateur des Terminator et autre True Lies en a le secret.

S’en suivront deux autres films (en 1992 et 1997) réalisés par David Fincher et Jean-Pierre Jeunet, explorant toujours un peu plus loin la mythologie mise en place par Ridley Scott et Dan O’Bannon, scénariste du premier opus.

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Et puis, en 2012, arriva Prometheus. Alors que les fans attendaient depuis des années une suite directe à la saga Alien, on eut droit à une prequel menant aux évènements du premier opus. Et le moins que l’on puisse dire est que l’accueil fût (très
 ?) mitigé. Scénario sans queue ni tête, incohérences à foison, protagonistes sans charisme… le film se rattrapait néanmoins par une réalisation soignée et des images d’une beauté rare.

400 millions de dollars de recettes plus tard, ce mercredi 17 mai 2017, sort la
sequel de la prequel. (Huhu)

Et qu’est-ce qu’on en a pensé ? Nous allons vous le dire. Mais d’abord, voici le pitch :
« Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. »

 

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On ne va pas la faire longue : c’est beau. Le film à de la gueule. Juste équilibre entre CGI et décors naturels. Voilà pour le positif.

Alien: Covenant
souffre des mêmes défauts que Prometheus, un cran au-dessus encore. Le film croule sous les incohérences, à tel point qu’on en sort complètement au bout de 10 petites minutes à peine. Impossible de s’investir et de ressentir quoi que ce soit pour cet équipage profondément débile et dont chacune des décisions n’a ni queue ni tête. Enfin, comme dans Prometheus, nous avons droit à une philosophie de comptoir n’apportant rien à l’histoire et engendrant le plus souvent des dialogues à la limite du ridicule.

Rien de bien folichon côté ambiance non plus. Les frissons ne sont définitivement pas au rendez-vous.

Il est encore loin le temps où nous aurons enfin droit à un Alien digne de ce nom (Sigourney, reviens !). Et, par pitié, si un jour vous arrivez sur une planète inconnue, n’enlevez pas votre casque. Non, vraiment. C’est débile.

Antoine Leroy

18:06 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : covenant, ridley, scott, fassbender, franco, cameron, fincher, jeunet, alien | |  Facebook | |  Imprimer |

28 août

Lance Henriksen

17:40 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lance, henriksen, alien, millennium, bifff | |  Facebook | |  Imprimer |