05 sept.

Projection de CALVAIRE ce 6 septembre à Cinematek

Calvaire sera projeté à Cinematek ce mercredi 6 septembre à 19h en présence de son réalisateur. Il s’agit du premier long métrage d’un des enfants terribles du cinéma belge : le BIFFFeur Fabrice du Welz.

Calvaire (2004) allait constituer le premier volet de la trilogie ardennaise de Fabrice. Le deuxième, Alléluia, voyait le jour dix ans plus tard, remuant fameusement la Croisette lors de sa projection cannoise. C’était en 2014, après son aventure filmique française pas évidente – le bon thriller Colt 45 – et juste avant son aventure américaine - le très sombre et efficace thriller Message From The King. Notez que c’est le visionnage d’Alléluia qui a définitivement convaincu les initiateurs de Message From The King d’engager le cinéaste pour ce qui est, certes un film de commande, mais un Du Welz pur jus néanmoins.


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Que de chemin parcouru par cet amoureux du cinéma de genre depuis son court métrage Quand on est amoureux, c’est merveilleux ! Passionné et passionnant, le metteur en scène belge propose un cinéma singulier : racé, âpre, violent, baroque, remuant, éblouissant. Vinyan (2008), thriller teinté de fantastique avec la belle Emmanuelle Béart et tourné dans des conditions climatiques difficiles et en langue anglaise, n’échappait d’ailleurs pas à la règle.

Calvaire sera projeté dans le cadre de la belle aventure 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes, que nous comptons bien continuer à vous faire vivre jusque juin 2018 ! Une aventure organisée en partenariat avec la plateforme belge de vidéo à la demande UniversCiné, qui propose, entre autres, pas moins de 900 films belges aux amateurs de cinéma de chez nous ou à ceux qui ont simplement envie de le découvrir.


Notre rencontre filmée avec Fabrice Du Welz et Helena Noguerra, et…

Fabrice et son actrice Helena Noguerra étaient venus présenter Alléluia en avant-première au FIFF. Nous avions eu le plaisir de nous entretenir avec eux à cette occasion.


 



la réaction à chaud de spectateurs avertis d’Alléluia !




Notre présentation de Calvaire

Calvaire fait partie de ces rares films qui parviennent à mettre le spectateur mal à l’aise. S’il est forcément très difficile de réussir à faire peur à un public au moyen d’un matériel filmique, bien plus ardu encore est l’exercice qui consiste à le mettre mal à l’aise donc. Fabrice Du Welz y arrive à merveille, avec son premier film en particulier, le bien nommé… Calvaire ! Un calvaire à l’écran, une vraie jouissance cinématographique pour le spectateur averti. Une des citations de cinéastes préférées de Fabrice fait aussi partie des nôtres. Elle dit tout et c’est à Henri-Georges Clouzot que nous la devons : « Le cinéma doit, avant tout, être un spectacle et une agression ». Le cinéma doit remuer le spectateur. Toujours.

Âgé d’à peine trente ans lors qu’il réalise Calvaire, Fabrice Du Welz fait directement preuve d’une maturité impressionnante. Ce film de genre, que nous qualifierons plutôt de drame horrifique que de film d’horreur pur, met en scène Laurent Lucas (Harry, un ami qui vous veut du bien), Jackie Berroyer (la série humoristique moyenâgeuse Kaamelott, notamment) et Jean-Luc Couchard (Dikkenek, Dead Man Talking), aux côtés d’une série d’autres personnages que nous qualifierons de très… particuliers, emmenés par le génial Philippe Nahon (Seul contre tous).

Laurent Lucas joue ici le rôle d’un chanteur solitaire - un certain Marc Stevens -, qui tombe en panne dans les Ardennes belges à la nuit tombée. Apparaît alors Boris (énigmatique Jean-Luc Couchard), parti à la recherche de sa chienne, qui propose à l’artiste de l’emmener chez son ami Bartel (protéiforme Jackie Berroyer). Une bonne nuit de sommeil plus tard, Marc s’aventure dans les alentours de l’auberge de l’ami Bartel, qui ne manque pas de lui prodiguer un conseil précieux : ne pas se rendre au village, les gens y étant quelque peu… différents. Ira ? Ira pas ? Et avec quelles conséquences ?
P
rêts à embarquer dans le premier roller coaster Du Welzien ?
V
ous faites bien ; ça va secouer…

Calvaire mérite d’être vu et revu. Tourné principalement en Belgique avec des paysages sublimés par la caméra de Benoît Debie, le film doit beaucoup au jeu habile, plein d’ambiguïté, de ses acteurs. Le réalisateur montrait déjà, avec cette entrée dans la cour des grands, qu’il n’avait pas peur de choquer par la violence de certaines scènes. Rien d’étonnant à ce que le film ait été interdit aux moins de seize ans lors de sa sortie dans les salles françaises. Si Calvaire est sans doute moins travaillé que le deuxième volet ardennais de son réalisateur - le bien nommé Alléluia - il peut sans doute être qualifié de plus accessible et compréhensible par le spectateur non averti. Du Welz est un artiste, un grand. L’auteur d’une œuvre unique à (re)découvrir de toute urgence.


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Comment (re)découvrir Calvaire et… le cinéma belge


Rendez-vous ce mercredi 6 septembre à Cinematek pour Calvaire.

Et confortablement installés à la maison pour un regard multiple sur le cinéma belge avec la sélection 50/50 de UniversCiné !

N’hésitez pas à découvrir également notre interview de Manu Dacosse aux Magritte du cinéma, le directeur photo compagnon de route de Fabrice Du Welz sur Alléluia.

Jean-Philippe Thiriart et Raphaël Pieters

07:22 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Critiques de films, Interviews, Les " acteurs " du cinéma vous parlent ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : calvaire, du, welz, alleluia, 50, cinema, belge, béart | |  Facebook | |  Imprimer |

08 févr.

Retour sur les 6e Magritte du cinéma

Ce samedi 6 février, si nous étions présents au Square - où avait lieu la 6e Cérémonie de remise des Magritte - nous avons également assisté à la retransmission en direct de l'événement confortablement assis dans les fauteuils de l'UGC De Brouckère.

Alors qu’acteurs et artisans du Septième Art belge descendaient les marches au Mont des Arts, c’est aussi un tapis bleu qu’ont pu fouler, dès 19 heures, plusieurs centaines de spectateurs dans le hall de l’UGC De Brouckère. Après une coupe de bulles et des friandises, c’est dans la magnifique salle du Grand Eldorado que la soirée s’est poursuivie, un Magnum à la main.

Pour permettre à chacune et à chacun de se préparer au spectacle, une rétrospective des principaux films nommés a défilé sur l’écran. Des extraits de Tous les chats sont gris, Préjudice, Alléluia, Le tout nouveau testament ou encore Melody ont ainsi permis au public de jouer les pronostics, les commentaires des uns et des autres allant bon train...

- Yolande Moreau est tout de même une actrice exceptionnelle !
- Oui, mais Christelle Cornil mériterait tellement la récompense.
- Et Wim Willaert aussi.
- Moi, c’est Bouli que je préfère !

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La salle du Grand Eldorado, un décor de choix pour la retransmission en direct


L’écran s’est ensuite obscurci pour laisser place au générique de la Cérémonie. Les dorures entourant l’écran du Grand Eldorado offraient un décor grandiose pour l’événement. C’est alors que Charlie Dupont entra en scène, entouré d’une fanfare, avant de littéralement s’envoler pour laisser la place à la Présidente Marie Gillain, vêtue d’une somptueuse robe noire. Son discours, ponctué d’un petit accent bien de chez elle, a distingué avec beaucoup d’humour le Belge de Belgique et le Belge de France, rencontrant l’engouement du public, conquis par une si belle ambassadrice.

Eut lieu ensuite la remise des premiers Magritte, du Meilleur espoir féminin à Lucie Debay pour Melody, à celui du Meilleur espoir masculin à Benjamin Ramon pour Être, en passant par le Prix de la Meilleure image pour Manu Dacosse, pour son travail sur Alléluia.
Notons au passage l’impressionnant corset porté par Charline Vanhoenacker qui remit, avec cette impertinence et cette autodérision bien belges qui font d’elle l’une des têtes d’audience sur France Inter, le Magritte du meilleur scénario original à Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael pour Le tout nouveau testament.

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Le Magritte du Meilleur son est allé, comme trois autres, à Alléluia


Alléluia est sans nul doute l’un des grands gagnants de cette 6e édition, puisqu’après le Magritte de la Meilleure image, c’est également ceux du Meilleur montage, des Meilleurs décors et du Meilleur son qui lui furent décernés durant la soirée. Quant au Magritte des Meilleurs costumes, c’est un Elvis Pompilio un peu intimidé qui le remit à Pascaline Chavanne pour son travail sur La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, de Joann Sfar.

C’est ensuite sur Vincent Lindon que les projecteurs s’arrêtèrent pendant plusieurs minutes, sous les applaudissements du public. S’enchaînèrent la très belle rétrospective de sa carrière en images, introduite par Charlie Herscovici, et l’hommage ému de Stéphane Brizé, ami de l’acteur et réalisateur des films Mademoiselle Chambon et La Loi du Marché, dans lesquels il choisit Lindon pour interpréter le rôle principal.

C
e fut alors au discours d’un Vincent Lindon à la voix tremblante d’émotion de créer le silence et de capter l’attention de tous. Un texte ponctué de remerciements, de compliments à ses amis belges et de quelques mots engagés pour ces films que certains bien-pensants jugent immoraux et censurent, empêchant au cinéma d’être le vecteur de culture et de liberté pour les jeunes générations (pensons notamment au film Much Loved, interdit au Maroc durant l’année 2015). Le comédien, face à la standing ovation de tout le parterre du cinéma belge, quitta la scène en lançant : « Vous savez comment on reconnaît un Français ? C'est le seul qui vient chercher un César à Bruxelles. » 

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Vincent Lindon et Marie Gillain, Magritte d'honneur et Présidente de la Cérémonie


Après cet instant d’émotion, c’est la chanteuse belge Mélanie Di Biasio qui remit ensuite le Magritte de la Meilleure musique originale à une An Pierlé heureuse, fière et impatiente de boire pour fêter ça !

Charlie Dupont invita alors Patar et Aubier, réalisateurs de Panique au Village, à remettre pour la toute première fois le Magritte du Meilleur court métrage d’animation. Plaisir particulier car, comme nous l’espérions, c’est l'ami Sacha Feiner, créateur de Dernière Porte au Sud, qui est reparti avec la statuette !
Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est ensuite à L’Ours Noir et à son duo de réalisateurs Méryl Fortunat-Rossi - Xavier Seron que le Magritte du Meilleur court métrage de fiction fut décerné, film sur lequel nous avions également misé dès sa sélection.

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Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Magritte du Meilleur court métrage de fiction


La Cérémonie reprit de plus belle avec humour, lorsque Renaud Rutten expliqua à l’assistance, avec grand enthousiasme, qu’on reconnaît un acteur de second rôle car il est celui qui ne se plaint jamais et accepte, contrairement aux divas que sont les premiers rôles, la tartine de pâté crème proposée par le catering sur les tournages. Il remit ensuite ce Magritte à Anne Coesens pour son second rôle dans Tous les chats sont gris de Savina Dellicour, qui reçut quant à elle la récompense du Meilleur premier film pour ce même long métrage.

Le Meilleur second rôle masculin fut attribué à Laurent Capelluto pour la réplique qu’il donne à Gilles Lellouche dans L’enquête, tandis que les producteurs de La famille Bélier se virent remettre le Magritte du Meilleur film étranger en coproduction, des mains de Dany Boon et Kad Merad, tous deux déchaînés !

Vint alors l’heure de la remise des prix principaux, les deux premiers venant récompenser le travail de nos voisins flamands puisque ce sont les très émus Wim Willaert et Veerle Baetens qui sont repartis avec les Magritte du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice. Enfin, belle performance pour un Jaco Van Dormael au souffle coupé, qui reçut les très attendus Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur Film pour son Tout nouveau testament.

À Charlie Dupont de clôturer la soirée en invitant l’ensemble des lauréats à rejoindre la scène pour la photo finale et de s’écrier « Vive le cinéma belge ». Générique de fin et début de la fête... du côté du Square, mais aussi à De Brouckère où sushis et mini-burgers attendaient un public affamé. Public qui, après s’être sustenté, fut invité à rejoindre la salle pour la projection, en avant-première, du film Mirage d’amour.

C’est dans une robe bleue électrique garnie de plumes aux épaules que Marie Gillain, héroïne du long métrage présenté, descendit les marches du Grand Eldorado pour rejoindre la scène, accompagnée d'Hubert Toint, le réalisateur du film.
Notons que le scénario de Mirage d’amour a été écrit par Bernard Giraudeau, qui projetait de le réaliser lui-même avant d’en céder les droits à Hubert Toint juste avant sa mort. C’est donc pour mener à bien ce projet dont ils avaient tant rêvé ensemble que celui-ci partit tourner au Chili avec Marie Gillain et Jean-François Stévenin, accompagnés d'un casting quasi-exclusivement local. Cette histoire d’amour entre une pianiste et un trompettiste ancrée dans le Chili des années 1920 sera à découvrir sur les écrans dès ce mercredi 10 février !

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Marie Gillain, venue présenter Mirage d'amour


Encore une belle soirée et une belle fête pour le cinéma belge donc, menée par un maître de cérémonie impertinent et hors-pair dans l’imitation de notre Arno national, une Présidente de chic et de charme, jurant dans un parfait accent de Lîdje, et des lauréats plus émus et surpris les uns que les autres. Alors, comme l’ont dit tour à tour ceux qui se sont succédés sur la scène du Square ce 6 février, vive le cinéma belge !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos : Céline Vander Sande et Sandrine David

09:41 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, prix, gillain, lindon, van, dormael, alleluia | |  Facebook | |  Imprimer |

08 mars

Interviews de Manu Dacosse, Vincent Tavier et Frédéric Janin aux Magritte

Interview de Manu Dacosse, Magritte de la Meilleure image

Comment avez-vous travaillé avec votre duo de réalisateurs, Hélène Cattet et Bruno Forzani, sur L'étrange couleur des larmes de ton corps ?

Ça fait 15 ans que je travaille avec Hélène et Bruno. Nous avons fait plusieurs courts-métrages ensemble, dès que je suis sorti de l'école. Puis on a reçu des subventions et leur premier long-métrage, Amer, s'est monté, lequel m'a ouvert d'autres portes.

Amer, qui était en lice aux premiers Magritte du cinéma...

Tout à fait. Ensuite, Fabrice Du Welz a vu ce film et m'a appelé pour Alléluia.

L'étrange couleur est un film que Vincent Tavier, producteur d'Alléluia, notamment, aurait beaucoup aimé produire...

On fait un peu partie de la même famille. C'est quelqu'un que j'apprécie énormément, tout comme le style des films qu'il produit. Et c'est vrai que je pense qu'il nous aiderait sans doute si on faisait appel à lui. On fait partie de cette même petite famille-là du cinéma de genre en Belgique.

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Manu Dacosse, Magritte de la Meilleure image


Comment traduisez-vous à l'image les idées de vos réalisateurs. Elles sont parfois complètement folles. Un challenge pour vous ?


Ils ont des idées complètement folles mais c'est pour ça que je les aime ! (il rit) Ils me poussent toujours dans mes derniers retranchements et je n'ai pas de limite avec eux. C'est pareil avec Fabrice (du Welz) : on ne se donne pas de limite. On va au bout, on cherche et on pousse. Je fais d'autres films que l'on pourrait qualifier de plus commerciaux. Ici, il s'agit vraiment d'un cinéma de genre qui veut, à mon sens, se démarquer des autres cinémas. On pousse donc dans les limites.

Un mot sur le BIFFF, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (NdA : l'édition 2015 aura lieu du 7 au 19 avril à Bozar), si vous voulez bien ?

J'aimerais bien y voir un de nos films sélectionné. J'y vais souvent et je trouve que c'est un très bon festival à l'excellente programmation. Je serais heureux qu'ils m'invitent. (NdA : Manu Dacosse a été invité par le Festival cette année mais ne pourra finalement pas s'y rendre en raison de son emploi du temps au moment où celui-ci se déroulera.) Ils ont fait une conférence de directeurs photo voici deux ans, qui était vraiment très intéressante. Ce sont des gens qui aiment le cinéma.

Trois raisons pour lesquelles il faut aller voir Alléluia ?

Parce que c'est vraiment du cinéma.
Parce qu'on ne sort pas indemne du film.
Et parce que c'est un film très fort sur l'amour et ses dérives.


Interview de Vincent Tavier, producteur de La bûche de Noël, Magritte du Meilleur court-métrage

Cette année-ci, vous n'êtes pas présent aux Magritte pour Alléluia mais en tant que producteur de La bûche de Noël, notamment. C'est l'an prochain que vous viendrez défendre le film de Fabrice...

Peut-être, oui !

Certainement ! Comment s'est passée la sortie du film dans les salles belges ?

Il sera de plus en plus difficile de distribuer ce genre de films. Mais on peut qualifier le film de succès si l'on pense à sa présence et aux prix qu'ils a remportés en festivals et à la reconnaissance que lui a témoignée la profession. (NdA : Alléluia a notamment été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs cannoise et a remporté, entre autres récompenses, quatre Prix à Austin et le Méliès d'Or du Meilleur film fantastique européen. Le Méliès d'Or est, pour rappel, remis par la European Fantastic Film Festivals Federation, dont le BIFFF fait partie.) J'avais dit à Fabrice de ne pas s'attendre à un miracle en salles. Du coup, on fait les films qu'on a envie de faire et comme on a envie de les faire.

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Vincent Tavier, producteur de La bûche de Noël et d'Alléluia

On vous souhaite de remporter plusieurs Magritte l'année prochaine !

Ça m'étonnerait ! Mais je le souhaite à Fabrice.

L'an dernier, Ernest et Célestine était le grand gagnant des Magritte. Un beau succès pour les réalisateurs, Patar et Aubier, mais pour vous aussi, qui avez produit le film...

Oui, tout à fait. C'était assez inattendu qu'un film d'animation ait le Magritte du Meilleur film. Les films d'animation passent un peu à la trappe d'habitude.

Un mot sur la cérémonie cette année ?

C'est très ouvert cette année-ci.

Une affection particulière pour L'étrange couleur des larmes de ton corps ?

Oui car c'est plutôt notre sensibilité, ça. Et comme Manu Dacosse, le chef-op du film, est celui d'Alléluia également, on peut un peu parler de famille.

 

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Frédéric Janin, une des voix de La bûche de Noël


Interview de Frédéric Janin, une des voix de La bûche de Noël

Votre présence aux Magritte ce soir est sans doute due au fait que Tokyo fiancée, le film de votre grand ami et complice Stefan Liberski, est nominé à trois reprises cette année. Il y a un peu de ça ?

Il y a certainement un peu de ça parce qu'on est quand même solidaires. On a vécu ensemble pendant des années ! Enfin non, pas vraiment ensemble. (il rit)

Votre regard sur le film ?

Ça m'a touché, comme ça a touché plein de gens. C'est très difficile en réalité, quand on a vécu longtemps avec quelqu'un, de voir son travail sans serrer les fesses. Et là, il a bien réussi son coup donc c'est chouette.

Le cinéma, ça vous attire ?

Il faut voir... Pas un film comme les films quoi : un autre genre ! On verra bien.

Un petit mot sur votre actualité ?

Un petit boulot avec Chris, des Snuls, qui est à côté de moi. Nous allons réaliser des sketchs à la Snul et c'est vraiment très rigolo à faire puisque ça fait quand même 25 ans qu'on n'avait plus fait ça.

Avec Stefan Liberski ?

Non, juste nous deux cette fois. Il a trop de choses à faire, Liberski ! Il fait du cinéma et n'a plus le temps de faire le Snul.

Il reste un Snul ?

Il en reste quelque chose ; toujours ! C'est comme les boutons de vérole. Et puis non, ce n'est peut-être pas un bon exemple que celui-là.

Un Snul, en trois mot, c'est...

Impossible à dire. Ça fait trois mots ! (il rit)

11:35 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, belge, alléluia, bifff, welz, tavier, étrange, couleur | |  Facebook | |  Imprimer |

20 nov.

Alléluia - Interview de Fabrice Du Welz - 3/4 et 4/4

Alléluia : le messie Du Welz est de retour ! - 5/6 et 6/6

Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir les deux dernières capsules de l'interview que nous a accordée Fabrice Du Welz avant la projection en avant-première de son dernier film, Alléluia, au Festival International du Film Francophone de Namur.

Dans la première, il définit pour nous son Humphrey Bogart, son Bogey à lui : l'acteur français Laurent Lucas, qui campe avec talent le personnage de Michel.

Dans la seconde capsule, il nous parle de sa rencontre avec Tobe Hooper cette année à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Le père de Massacre à la Tronçonneuse présentait une version restaurée de ce film culte à l'occasion du quarantième anniversaire de la réalisation du métrage. L'occasion pour Du Welz de faire découvrir à Hooper son dernier bébé, lui-aussi sélectionné dans le cadre de cette section du Festival.

Bon visionnage !

 




19 nov.

Alléluia - Interview de Fabrice Du Welz - 1/4 et 2/4

Alléluia : le messie Du Welz est de retour ! - 3/6 et 4/6

Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir deux capsules de l'interview que nous a accordée Fabrice Du Welz avant la projection en avant-première de son dernier film, Alléluia, au Festival International du Film Francophone de Namur.

Dans la première, nous lui demandons s'il a voulu provoquer le spectateur avec son nouveau film et en quoi il a voulu le faire.
Il nous explique ensuite combien il importe à son sens de créer du lien entre ses différents bébés.

Dans la seconde capsule, il nous parle de son personnage féminin principal, Gloria, et de la question des pulsions dans son oeuvre. Mais aussi de l'actrice qui interprète, avec brio, ce personnage : l'Espagnole Lola Dueñas.

Bon visionnage !