18 nov.

Benoit Debie, LE directeur photo belge d’Hollywood est ce soir en TV

Mais qui est donc Benoit Debie ? Rien moins que le directeur photo belge qui a conquis Hollywood !

L
’invité du dernier numéro de The Black Pass, diffusé ce samedi soir à 18h55 sur Plug RTL, a pas mal de choses à nous raconter.

 

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De son travail sur Irréversible et Enter the Void de Gaspar Noé à celui sur Spring Breakers.
De ses collaborations avec Rihanna (le clip Bitch Better Have My Money, c’est lui) et Nick Cave (il signe le docu-fiction promo du dernier album du chanteur aux Bad Seeds).
En passant par sa passion pour la moto (sa Scrambler, synonyme d’évasion, vaut à elle seule le détour), la musique et… la photo !

 


Un clip signé Benoit Debie


Benoit Debie nous donne, avec beaucoup d’humilité, la chance de mieux le connaître dans ce Black Pass qui ne manque pas de le mettre dans la… lumière !

N’hésitez pas à découvrir nos articles autour de Benoit Debie, auteur de la photo de Enter the Void donc, mais aussi de Calvaire, de son camarade Fabrice Du Welz.

Jean-Philippe Thiriart

05 sept.

Projection de CALVAIRE ce 6 septembre à Cinematek

Calvaire sera projeté à Cinematek ce mercredi 6 septembre à 19h en présence de son réalisateur. Il s’agit du premier long métrage d’un des enfants terribles du cinéma belge : le BIFFFeur Fabrice du Welz.

Calvaire (2004) allait constituer le premier volet de la trilogie ardennaise de Fabrice. Le deuxième, Alléluia, voyait le jour dix ans plus tard, remuant fameusement la Croisette lors de sa projection cannoise. C’était en 2014, après son aventure filmique française pas évidente – le bon thriller Colt 45 – et juste avant son aventure américaine - le très sombre et efficace thriller Message From The King. Notez que c’est le visionnage d’Alléluia qui a définitivement convaincu les initiateurs de Message From The King d’engager le cinéaste pour ce qui est, certes un film de commande, mais un Du Welz pur jus néanmoins.


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Que de chemin parcouru par cet amoureux du cinéma de genre depuis son court métrage Quand on est amoureux, c’est merveilleux ! Passionné et passionnant, le metteur en scène belge propose un cinéma singulier : racé, âpre, violent, baroque, remuant, éblouissant. Vinyan (2008), thriller teinté de fantastique avec la belle Emmanuelle Béart et tourné dans des conditions climatiques difficiles et en langue anglaise, n’échappait d’ailleurs pas à la règle.

Calvaire sera projeté dans le cadre de la belle aventure 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes, que nous comptons bien continuer à vous faire vivre jusque juin 2018 ! Une aventure organisée en partenariat avec la plateforme belge de vidéo à la demande UniversCiné, qui propose, entre autres, pas moins de 900 films belges aux amateurs de cinéma de chez nous ou à ceux qui ont simplement envie de le découvrir.


Notre rencontre filmée avec Fabrice Du Welz et Helena Noguerra, et…

Fabrice et son actrice Helena Noguerra étaient venus présenter Alléluia en avant-première au FIFF. Nous avions eu le plaisir de nous entretenir avec eux à cette occasion.


 



la réaction à chaud de spectateurs avertis d’Alléluia !




Notre présentation de Calvaire

Calvaire fait partie de ces rares films qui parviennent à mettre le spectateur mal à l’aise. S’il est forcément très difficile de réussir à faire peur à un public au moyen d’un matériel filmique, bien plus ardu encore est l’exercice qui consiste à le mettre mal à l’aise donc. Fabrice Du Welz y arrive à merveille, avec son premier film en particulier, le bien nommé… Calvaire ! Un calvaire à l’écran, une vraie jouissance cinématographique pour le spectateur averti. Une des citations de cinéastes préférées de Fabrice fait aussi partie des nôtres. Elle dit tout et c’est à Henri-Georges Clouzot que nous la devons : « Le cinéma doit, avant tout, être un spectacle et une agression ». Le cinéma doit remuer le spectateur. Toujours.

Âgé d’à peine trente ans lors qu’il réalise Calvaire, Fabrice Du Welz fait directement preuve d’une maturité impressionnante. Ce film de genre, que nous qualifierons plutôt de drame horrifique que de film d’horreur pur, met en scène Laurent Lucas (Harry, un ami qui vous veut du bien), Jackie Berroyer (la série humoristique moyenâgeuse Kaamelott, notamment) et Jean-Luc Couchard (Dikkenek, Dead Man Talking), aux côtés d’une série d’autres personnages que nous qualifierons de très… particuliers, emmenés par le génial Philippe Nahon (Seul contre tous).

Laurent Lucas joue ici le rôle d’un chanteur solitaire - un certain Marc Stevens -, qui tombe en panne dans les Ardennes belges à la nuit tombée. Apparaît alors Boris (énigmatique Jean-Luc Couchard), parti à la recherche de sa chienne, qui propose à l’artiste de l’emmener chez son ami Bartel (protéiforme Jackie Berroyer). Une bonne nuit de sommeil plus tard, Marc s’aventure dans les alentours de l’auberge de l’ami Bartel, qui ne manque pas de lui prodiguer un conseil précieux : ne pas se rendre au village, les gens y étant quelque peu… différents. Ira ? Ira pas ? Et avec quelles conséquences ?
P
rêts à embarquer dans le premier roller coaster Du Welzien ?
V
ous faites bien ; ça va secouer…

Calvaire mérite d’être vu et revu. Tourné principalement en Belgique avec des paysages sublimés par la caméra de Benoît Debie, le film doit beaucoup au jeu habile, plein d’ambiguïté, de ses acteurs. Le réalisateur montrait déjà, avec cette entrée dans la cour des grands, qu’il n’avait pas peur de choquer par la violence de certaines scènes. Rien d’étonnant à ce que le film ait été interdit aux moins de seize ans lors de sa sortie dans les salles françaises. Si Calvaire est sans doute moins travaillé que le deuxième volet ardennais de son réalisateur - le bien nommé Alléluia - il peut sans doute être qualifié de plus accessible et compréhensible par le spectateur non averti. Du Welz est un artiste, un grand. L’auteur d’une œuvre unique à (re)découvrir de toute urgence.


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Comment (re)découvrir Calvaire et… le cinéma belge


Rendez-vous ce mercredi 6 septembre à Cinematek pour Calvaire.

Et confortablement installés à la maison pour un regard multiple sur le cinéma belge avec la sélection 50/50 de UniversCiné !

N’hésitez pas à découvrir également notre interview de Manu Dacosse aux Magritte du cinéma, le directeur photo compagnon de route de Fabrice Du Welz sur Alléluia.

Jean-Philippe Thiriart et Raphaël Pieters

07:22 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Critiques de films, Interviews, Les " acteurs " du cinéma vous parlent ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : calvaire, du, welz, alleluia, 50, cinema, belge, béart | |  Facebook | |  Imprimer |

25 mars

BIFFF Eaters, Blood is not Optional! - Part 1

Le BIFFF en quatre points

Son public

Pourquoi évoquer celui-ci là maintenant tout de suite ? Parce que nous nous voyions mal commencer cet article-ci en particulier sans évoquer ces hommes et ces femmes presque comme les autres. Non, soyons clairs, pas presque comme les autres du tout en fait !

Reconnu aux quatre coins de la planète ciné comme l'un des plus réceptifs et déjantés qui soient, le public du BIFFF est de ceux qui chahutent les séances avec enthousiasme, faisant de chacune d'entre elles un moment unique. Nombreux seront cette année encore les « Attention, la porte ! », « Ça, c'est un beauuu film ! » et autres - et c'est une nouveauté depuis l'an dernier grâce au Trailer off du même nom de Jérôme Vandewattyne - « She's a slut! ».

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Jérôme, que nous interviewerons bientôt, peu avant la projection de son nouveau court : Slut... (décidément, ça devient une habitude !) terball. C'est que son film n'est pas encore clôturé : il ne le sera que quelques jours avant le début du Festival.

Son programme

Le programme cette année sur les écrans de Tour & Taxis ? Des vampires, zombies, loups-garous et autres monstres non encore identifiés, bien sûr. À travers la projection de films très différents les uns des autres, comme chaque fois. Mais, trentième édition oblige, toute une série d'events « Spéciale 30 ans » viendront, cette année, apporter une plus-value toute particulière au Festival. Nous nous concentrerons sur le reste du programme dans un prochain article, pour s'arrêter quelque peu ici sur ce côté « anniversaire » de l'édition de cette année.

Son coup d'œil dans le rétro

Le BIFFF jettera tout d'abord un coup d'œil dans le rétro, un rétro à plusieurs focales, dont :

- un programme « 30 ans de cinéma fantastique belge », dans le cadre duquel trois films seront projetés. Le film représentant les années 1980 sera Rabid Grannies. Taxandria, lui, nous replongera au beau milieu des années 1990. Enfin, c'est Calvaire du BIFFFeur Fabrice du Welz qui nous renverra dans les années 2000 ;

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- une rétrospective de l'Atelier créatif du Festival et des courts qui ont été réalisés à cette occasion. Signalons que le workshop de cette année - le 17e déjà - sera mené par Paco Cabezas, scénariste de Killer Tonghe et de Sexy Killer, et réalisateur de Neon Flesh ;

- une exposition d'environ 600 affiches exhumées des archives du BIFFF ; et

- une bourse BIFFF. Dans le cadre de la Convention du cinéma organisée cette année au BIFFF par la librairie SKULL, l'objet BIFFF sera débuscable sous bien des formes par les collectionneurs : archives du festival, affiches, affichettes, catalogues, programmes, calendriers, etc. seront en effet disponibles.

Ses nouveautés !

Du neuf et ils sont douze. Pas très clair tout ça ? On s'explique alors... Le projet « CollectIFFF», c'est du neuf, du rafraichissant, du dépotant. Et ils sont... douze derrière les manettes. Douze jeunes réals, fous du genre et du Festival, qui ont réalisé autant de courts métrages (format « capsule ») pour rendre, à leur manière, hommage au BIFFF. Jérôme Vandewattyne (Slutterball donc) est un de ces dix courts métragistes.

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Un autre film plein de promesses (d'après l'avis pour le moins autorisé d'un certain J. L.) s'inscrit dans cette initiative : Bowling Killers, de Sébastien Petit. Nous interviewerons Sébastien ce vendredi 30 mars après avoir découvert la copie de travail la plus avancée de son film deux jours plus tôt. Une interview qui sera, de même que celle de Jérôme, en ligne peu avant la projection du ColectIFFF.

Nouvelle initiative cette année également : celle d'une série de Master class. Stéphane Bourgouin, spécialiste absolu des tueurs en série, Lloyd Kaufmann (producteur, scénariste, réalisateur, Président de l’Association des Producteurs Indépendants aux États Unis), et Jean-Michel Roux (réalisateur et scénariste), spécialiste en légendes et mythes fantastiques viendront partager leurs connaissances et leur enthousiasme avec les Festivaliers désireux de s'asseoir, le temps de quelques heures, sur les bancs de l'école fantastique de Tour & Taxis.

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Lloyd Kaufmann donnera une Master class !

Notons qu'une conférence-débat sur La figure de l’Etranger, de l’Autre, dans le cinéma fantastique sera organisée en collaboration avec la Ligue des Droits de l'Homme.

À bientôt pour la Part 2, BIFFF Eaters !

12:48 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : calvaire, kaufmann, slutterball, bowling, killers | |  Facebook | |  Imprimer |