03 févr.

Bonne année 2018 ! - Notre Concours Exclusif - Et direction Les Magritte du cinéma belge !

Bonne année 2018… en cinémascope !



Concours Exclusif : 10 x 5 films à gagner
avec UniversCine

Envie de gagner un des 10 pass mis en jeu pour 5 films sur la plateforme cinéma UniversCine.be ? Rien de plus facile !
Il vous suffit d’envoyer un mail, avant le 15 février à minuit, à jeanphilippe.thiriart@gmail.com, dans lequel vous complétez la phrase :
« Pour moi, le cinéma belge, c’est… ».
10 réponses seront tirées au sort, pour autant de pass cinéma remportés !
Les gagnants seront avertis par mail et recevront un code d’accès unique.


Direction Les 8e Magritte du cinéma belge !


Les Magritte du cinéma belge, clap huitième, ce samedi 3 février !
Cette année - c’est une première - la cérémonie récompensant les talents du cinéma made in Belgium sera retransmise en direct sur La Deux, à partir de 20h45. Précédée, dès 20h20, d’un Tellement Magritte signé Cathy Immelen.
Et c’est le comédien Fabrizio Rongione que l’on aura le plaisir de retrouver dans un costume de maître de cérémonie déjà endossé par le passé.

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Si nous couvrirons cette année encore l’événement avec En cinémascope, nous nous associerons aussi au site ProximusTV.be. Lequel vous proposera, dès ce lundi 5 février, plusieurs capsules et un reportage vidéo depuis le Square à Bruxelles, lieu des festivités.

Trois grands favoris…

Sans réelle surprise, Noces de Stephan Streker, succès critique mais aussi public, mène la danse avec huit nominations. Suivent Chez nous de Lucas Belvaux, en lice pour sept Magritte, et InSyriated de Philippe Van Leeuw, nommé dans six catégories.
Si ces trois métrages sont présents dans la case Meilleur film, ils le sont également dans celle du Meilleur réalisateur.

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Noces


Dode hoek
 de Nabil Ben Yadir et Paris pieds nus du duo Abel & Gordon sont eux-aussi susceptibles d’être sacrés Meilleur film mais seul le metteur en scène des Barons rejoint Streker, Belvaux et Van Leeuw dans la catégorie Meilleur réalisateur.

deux beaux duels d’acteurs et d’actrices…

Bien malin qui pourra dire qui sortira gagnant des intéressants duels Emilie Dequenne-Cécile de France et Jérémie Renier-François Damiens.
Pas encore de Magritte pour Cécile et François. Deux déjà pour Emilie et Jérémie. Mais si la Rosetta des Dardenne a été couronnée Meilleure actrice dans des premiers rôles, c’est pour ses interprétations de seconds rôles que l’acteur de La promesse a été récompensé.

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Emilie Dequenne


et quelques belles surprises peut-être !


Le Magritte du Meilleur réalisateur pourrait aller à Lucas Belvaux et non à Stephan Streker, cette récompense très prisée lui ayant déjà échappé deux fois lors des précédentes éditions.
Nous verrions bien le documenteur Spit’N’Split de Jérôme Vandewattyne désigné Meilleur film, véritable OVNI à côté de films forcément moins barrés.
Et le Magritte du Meilleur Film flamand pourrait bien être décerné non pas à Home mais à Le Fidèle, tant le troisième long-métrage de Michaël Roskam (Rundskop) est diablement efficace.

Sandrine Bonnaire, Magritte d’honneur

Sur les 21 Magritte qui seront décernés ce samedi soir, seul un est déjà attribué. L’actrice et réalisatrice française Sandrine Bonnaire recevra en effet cette année un Magritte d’honneur soulignant la qualité du travail de cette grande dame du cinéma français. Nous l’avions rencontrée l’an dernier au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) en compagnie de notre Bouli Lanners national. Lequel n’a pas manqué de mettre en avant les talents de cette actrice singulière, découverte à l’âge de 15 ans chez Maurice Pialat (A nos amours). Actrice mais aussi réalisatrice, du documentaire Elle s’appelle Sabine notamment, portrait intime de sa sœur.


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Bonne année 2018, bonne chance pour notre concours et… excellents Magritte du cinéma belge à vous !

Jean-Philippe Thiriart

30 mars

Projeté en Avant-Première ce soir à l'Acina, Le Scénariste suit... Le Con !

C'est ce soir à 18h20 que Le Scénariste - le nouveau court-métrage du réalisateur namurois François Paquay - sera projeté dans la grande salle du cinéma jambois L'Acinapolis. Nous ne pouvons que vous encourager à découvrir le deuxième bébé du papa du film Le Con. Notez que Le Scénariste est d'ores et déjà sélectionné au Brussels Short Film Festival, qui fêtera ses vingt ans du 27 avril au 7 mai prochains. Il y sera projeté à trois reprises en compétition nationale. Un gros « Bonne m... » au film, donc d'ores et déjà ! Lorsqu'il nous a annoncé ces bonnes nouvelles, François nous a rappelé que nous étions les premiers à l'interviewer à l'époque. Une interview organisée au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Vous la retrouverez ci-dessous. Bonne lecture et... bonne découverte du petit frère du Con à Jambes ce soir !


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L'Avant-Première du
Scénariste, c'est ce soir à l'Acina !



Pour assister gratuitement
à la projection de ce soir,
cliquez ici !




Avant Le Scénariste était Le Con !



Début octobre 2009, nous avions rendez-vous avec François Paquay, l’enthousiaste réalisateur du court métrage namurois Le Con, sous le chapiteau public du FIFF. Le film allait figurer en compétition au Festival du court-métrage Média 10-10, à la Maison de la Culture de Namur. Cet entretien nous a permis de faire plus ample connaissance avec François et d’apprendre pas mal de choses sur son premier court.


Voici le synopsis du film :


Jean-Bernard Lambillote, adjoint à la direction de la FDCBPP, est sous le choc lorsque sa candidature pour le poste de directeur est rejetée. Après 17 ans de bons et loyaux services, ce ne sera pas lui mais Carl De Strooper : un homme froid, distant, incapable de sourire…
Mais pourquoi avoir choisi un type pareil ! Il va falloir réagir et prouver que Carl n’est pas celui qu’on croit.


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Notre interview de François Paquay


C
omment s’est passé ton passage du poste d’assistant-réalisateur au poste de réalisateur à part entière. Était-ce une évidence de passer à la réalisation ?

Oui, complètement parce que je suis formé à l’IAD en réalisation. J’avais déjà réalisé des émissions télé et des petites fictions. J’avais été assistant aussi. En fait, j’avais occupé tous les postes comme c’est la tradition à l’IAD malgré que ton cursus soit orienté réalisation fiction ou TV, par rapport à d’autres écoles.

Toi, tu étais en fiction, juste ?

Oui, moi, j’étais en fiction. Personnellement, j’étais plus orienté documentaires. D’ailleurs, quand je suis sorti de l’école, je suis allé rencontrer les producteurs de Strip-tease et en fait, ça a un lien avec Le Con parce que ce que j’aimais bien dans cette émission, c’était évidemment la satyre et le regard très critique qui va épingler les failles des personnes. Et ce qui était bien justement avec Strip-tease, c’est qu’ils sont justement allés vers des gens qui pouvaient maîtriser ces failles mais qui ne les maîtrisaient pas, comme des hommes politiques à responsabilités alors qu’avant, ils allaient plutôt chercher des gens handicapés. Et c’est pour ça en fait que j’ai trouvé que le scénario de Le Con était un peu lié à cela.
Je suis sorti de l’IAD en étant engagé à la RTBF comme réalisateur TV et puis mon contrat se terminant, j’ai dû trouver du boulot, tout en ayant comme premier rêve de faire de la réalisation de films.

De films de fiction alors, tu veux dire ?

Oui, mais pas de projets de scénarios que j’avais écrits. Je n’avais encore aucun projet. Nicolas Buysse m’a simplement glissé dans l’oreille qu’il y avait un jeune réalisateur namurois qui allait tourner son premier court métrage et qu’il en faisait partie comme acteur principal. J’ai donc appelé Xavier Diskeuve, que je ne connaissais absolument pas à l’époque. C’était marrant parce que Xavier était amusé que les gens viennent vers lui.

Tu avais lu son scénario avant ?

Je ne savais rien du tout. Je cherchais juste à avoir de l’expérience. Par contre, il m’a dit qu’il y avait déjà un premier assistant. Je venais d’une grosse pub où j’avais été second, où j’avais été surboosté. C’était la nuit. C’était une pub pour Meurisse, avec de gros moyens, avec des acteurs anglais. Une fois que tu vas sur ce plateau-là, une fois que tu as vu ça, t’es blindé. T’es blindé pour du court. Ça, c’est certain. Et donc, quand je suis arrivé sur le court de Xavier, j’étais très en forme
(il rit) et ça m’a permis d’avoir une grande place sur ce film. On n’en a jamais vraiment parlé avec Xavier mais on peut parler d’une place où je m’intégrais vraiment dans la mise en scène. Et donc La chanson chanson, c’était non seulement un service d’assistanat mais j’étais vraiment un peu le bras droit de Xavier, même au niveau de la mise en scène.


FP Le S.jpg

François Paquay et Serge Riaboukine sur le plateau du
Scénariste



J’ai entendu Xavier dire, une fois, que sans l’entourage qu’il avait, il n’aurait jamais réussi à faire le film…

C’est exact. Il a eu évidemment tous les problèmes qu’un premier film a. C’est-à-dire qu’il mélange des gens qui ont de l’expérience et des gens qui n’en ont pas. Il mélange des gens qui viennent de milieux différents et ce n’est pas évident quand c’est ton premier à mettre en place. Mais ça s’est super bien passé au final puisque le film est encore maintenant sélectionné pour représenter les courts métrages belges alors que c’est un film qui a été tourné il y a bientôt dix ans. Il s’agissait donc d’une première expérience. Xavier m’a ensuite rappelé pour Mon cousin Jacques mais là, j’ai eu des problèmes privés, qui ont fait que je n’ai pas su le faire. J’ai ensuite repostulé auprès de Xavier pour Révolution. Il m’a alors réengagé. Mais je n’avais toujours pas de réel projet de réalisation. J’étais aussi sur un long métrage de Frédéric Ledoux comme assistant-réalisateur. J’ai fait toute la préparation puis j’ai arrêté pour des raisons personnelles également.

J’ai rencontré Damien Chemin aussi, avec qui j’ai travaillé sur Le généraliste. Il m’a ensuite demandé de faire l’assistanat sur La Monique de Joseph mais là je n’ai pas pu le faire pour des raisons financières. Ce qu’il faut savoir, c’est que le cinéma est un secteur où tout le monde a envie d’aller mais au niveau économique, c’est une catastrophe. Il faut bien le dire. Les gens sont payés entre zéro et cinquante euros par jour, quand tout va bien. Dans le court métrage en tout cas. Dans le long métrage, c’est un peu mieux. Mais pour en vivre, il faut bien se dire que les gens rament.

Heureusement que tu as la pub sur le côté alors ?

J'ai pu réaliser Le Con parce que j’ai fait des films d'entreprise et de la pub, qui m'ont permis de mettre de l'argent de côté pour des projets personnels. On ne gagne pas sa vie avec des courts, au contraire, car c’est vraiment la débrouille. Je dis souvent que c'est un « sport de riches ». Xavier m’a dit qu’il avait écrit une nouvelle qu’il avait proposée au concours des nouvelles polar de la RTBF. Il m’a dit qu’il ne pensait pas qu’il mettrait en scène le court qui en découlerait. Ce qui est fou, c’est que c’est lui qui l’avait écrite ! Il m’a dit qu’il y avait, dans Le Con, des choses qu’il n’avait pas envie de réaliser. Je pense qu’il parlait du robot et du côté un peu polar qu’il y a dans son histoire, par rapport à ses films qui ne sont pas vraiment des polars.

Il avait déjà remporté le concours polars avec La chanson chanson...

Oui, alors que ce n’est pas vraiment un polar. Il y a une tension dramatique mais ce n’est pas un polar à proprement parler. Il m’a dit qu’il pensait que c’était le genre de films qui m’iraient bien. C’est marrant parce que Xavier me connaît mieux que moi-même en fait (il rit). Au départ, quand j’ai lu la nouvelle, j’ai réalisé que c’était exactement le genre de thème que j’ai envie d’aborder dans tous mes scénarios, que je commence et que je ne fais jamais aboutir, notamment la prise de conscience d’un personnage. Mais une prise de conscience qui soit délirante, qui soit absurde. La parano. Dans Le con, le personnage principal part dans une sorte de délire proche de la paranoïa. Tout ça traité avec beaucoup de satyre, beaucoup d’humour sur le fonctionnariat. Il y avait quelque chose de risible dans ce personnage-là qui me ramenait à ce que j’aimais bien dans les Strip-tease.

J’y trouvais donc mon bonheur total. Le lendemain, j’ai dit à Xavier que j’avais envie de réaliser le film et il m’a proposé d’être mon producteur. Alors là, c’était l’orgasme complet ! (il rit) En réalité, j’avais du mal à trouver un producteur pour mes projets. Rien de concret donc. Et là, j’ai un producteur. Avec qui je m’entends bien. Avec qui je suis sur la même longueur d’onde, qui me propose un scénario et qui en plus me propose d’être mon producteur. J’aurais dit non, je crois que j’aurais vraiment été… un con. (il rit).

Le choix des trois acteurs principaux - Jean-Philippe Lejeune (Jean-Bernard Lambillote), Koen Van Impe (Carl De Strooper) et Nathalie Delhaye (Claire Lambillote) était-il une évidence ?

De nouveau, Xavier, comme producteur, m’a aidé énormément. Je ne sais pas si c’est normal ou pas mais en adaptant sa nouvelle, il fallait que je me l’approprie, que ça devienne le film que je voulais faire, avec le message que je voulais faire passer. Il fallait vraiment que je le retransforme. C’était pareil avec les comédiens. Pour Le Con, j’avais pensé à Serge Larivière mais c’était trop évident parce qu’il jouera toujours des antihéros.

Comme dans Formidable finalement…

Oui, voilà ! Mais j’avais envie que ce soit un peu moins évident donc en réfléchissant, on s’est dit que Jean-Philippe Lejeune serait vraiment bien dans ce rôle-là et Xavier me l’a tout de suite proposé. Et effectivement, je l’avais déjà vu dans une pièce de théâtre.


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Le Con en quatre images-clé



Était-ce alors sa première apparition au cinéma ?

Oui et non. Il avait déjà fait une pub pour Pure FM où il jouait un chasseur qui réanime une biche après lui avoir tiré dessus. Mais quand on prend un acteur de théâtre, on se demande toujours comment ça va aller. Est-ce qu’il ne va pas en faire de trop ? Est-ce que ça ne va pas être trop surligné ? Finalement en fait, en voyant cette pub, il y a un plan dans lequel il était déjà dans le personnage du con, lorsqu’il est dans la voiture. Quand j’ai vu cette pub, je n’ai eu aucun doute.

Puis pour interpréter Carl De Strooper, il fallait trouver un personnage. On a pensé à Jan Hammenecker parce qu’il a un côté comique qu’on voulait donner dans ce film. Je l’ai contacté et il était d’accord. Il est arrivé, on a fait un essai et là, j’étais moins sûr de mon choix parce que le côté comique était trop souligné. Il s’en est rendu compte aussi et m’a appelé pour me dire qu’il estimait que ça n’irait pas. Et je le remercie parce que c’est toujours délicat. À un moment donné, tu commences, t’as déjà fait une première répétition sans être tout à fait certain. T’es sûr à 90% mais il y a un truc qui ne passe pas et finalement, c’est lui qui a eu le courage de le dire. On peut très bien s’embarquer et quand c’est fait, c’est trop tard.
En fait, j’avais vu Tanghi Argentini, avec Koen Van Impe. Il y jouait déjà un personnage de chef glacial et austère, avec un employé qui était une tête de con lui-aussi. Si tu veux, la relation hiérarchique, elle est là. Et moi, dans Le Con, je voulais un type qui soit glacial puisqu’il fallait faire croire dans l’histoire que ce type était peut-être un robot. Je voulais que le spectateur y croit, ait un doute.

Pour l’actrice, il fallait quelqu’un qui soit borderline parce que c’est elle qui va amener le côté « pétage de plombs ». Dès la première scène, il fallait qu’on sente qu’il y a une faille dans cette personne. Il était par conséquent nécessaire qu’elle soit crédible dans le rôle de l’épouse de Jean-Bernard. J’ai donc cherché une comédienne du même âge, du même profil, etc. Il fallait qu’il y ait déjà quelque chose de cassé, qu’on sente qu’il y a une grande frustration qui soit déjà là, ne fût-ce que par son attitude. Je ne trouvais pas d’actrice. C’est ma femme qui a rencontré, lors d’une incentive, une comédienne qui est habituée à jouer pour les entreprises. Elle s’appelle Nathalie Delhaye et n’avait jamais joué dans une fiction. Elle faisait un peu de théâtre mais travaillait surtout pour des entreprises. C’est une comédienne qui est bonne élève. Il faut absolument que tous les plans soient parfaits à ses yeux. Elle est prête à refaire une scène cinquante fois s’il le faut. Elle s’est vraiment montrée au service du film.

Je suis très content du résultat du film parce que ce que je voulais, c’est que le spectateur puisse regarder le film en regardant les personnages comme des cobayes dans une cage. Réussir à créer une distance et que ça fasse l’effet de la satyre et non pas donner la possibilité au spectateur de rentrer dans le film sans se distancer.

Jean-Philippe Thiriart

10:29 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, scénariste, con, françois, paquay, acina, acinapolis, avant, premiere | |  Facebook | |  Imprimer |

07 févr.

Les Magritte, c'est ce samedi soir en clair sur Be tv !

Voilà maintenant quatre ans que les professionnels du cinéma belge membres de l'Académie André Delvaux décernent les Magritte. Ces équivalents des Oscar (qui a dit des César ?) - à la belge, francophone surtout - seront décernés pour la cinquième année aux acteurs qui ont véritablement fait le cinéma belge lors de l'année écoulée. Entre mi-octobre 2013 et mi-octobre 2014 pour être précis, les points de repère étant bien sûr ici les dates de sorties des films nationaux dans les salles du royaume.

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Charlie Dupont, Maître de cérémonie des Magritte 2015

Aux commandes de la cérémonie cette année...

- Charlie Dupont en MC, après deux éditions animées par la belle Helena Noguerra et deux autres par l'efficace Frabizio Rongione ;


- François Damiens en président que l'on devine déjà un rien déjanté ; et

- l'acteur français aux racines... belges Pierre Richard en bel invité de marque. Il se verra remettre un Magritte d'honneur en reconnaissance de son immense talent, de sa très grande singularité, et de l'empreinte qu'il a laissé et continue de laisser sur le cinéma hexagonal et européen, à tout le moins. Une évidence même donc que le grand acteur burlesque des Grand blond avec une chaussure noire, La chèvre, et autres Fugitifs se voit décerner un trophée qui porte le nom d'un peintre avec lequel il aurait dû... très bien s'entendre !

Sur Be tv et...

La cérémonie de remise des Magritte du cinéma sera diffusée ce soir en direct et en clair sur Be tv à partir de 19h50. Avec, tout d'abord, un retour sur la descente des marches. Suivi de la cérémonie à 20 heures précises.

La programmation de la chaîne aura d'ailleurs de très belges couleurs puisque celle-ci a choisi à raison de programmer, tout ce week-end, pas moins de huit films nommés aux Magritte 2015.

Épinglons au passage deux de ces diffusions TV sur Be 1 :

- la comédie dramatique Les rayures du zèbre, ce samedi à 15 heures, et
- notre favori pour les Magritte techniques : le thriller L'étrange couleur des larmes de ton corps, ce samedi toujours, à 22h20 cette fois.

Tout le programme de ce week-end spécial est accessible ici.

 

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Les rayures du zèbre, projeté ce samedi à 15 heures sur Be 1

 

... à l'UGC De Brouckère !

Autre nouveauté cette année : la cérémonie sera diffusée en direct devant près de 800 personnes dans la très belle salle de l'UGC De Brouckère qu'est le Grand Eldorado. Après un accueil VIP : bulles et walking dinner. Et avant la projection en avant-première et en présence de l'équipe du film de Tous les chats sont gris, de Savina Dellicour. Le tout pour le prix d'un ticket de cinéma !

La très prometteuse réalisatrice belge dirige, dans ce premier long-métrage, les acteurs Anne Coesens, Bouli Lanners et Manon Capelle. Le film ne sort que dans trois mois. Nous aurons un tant soit peu don d'ubiquité ce soir puisque nous couvrirons également l'événement UGCien sur place, en parallèle à notre présence en salle de presse du Square, au Mont des Arts, où se tiendra la cérémonie.

C
ette projection aura une couleur très noir-jaune-rouge, donc, mais aussi très bleue... Magritte ! Avec une Anne Coesens élue Meilleure actrice lors de la première édition des Magritte pour sa performance dans Illégal, d'Olivier Masset-Depasse. Et un Bouli lauréat des Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur film en 2012 (Les Géants), mais aussi du Magritte du Meilleur second rôle masculin l'année suivante.

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Bouli Lanners dans Tous les chats sont gris, après les Magritte ce soir à l'UGC


Nos favoris pour les Magritte

Voici les
acteurs du cinéma belge qui devraient, si ça ne tenait qu'à nous, repartir, ce soir, avec un Magritte sous le bras...

Meilleur film : Deux jours, une nuit
Meilleur réalisateur : le duo Jean-Pierre et Luc Dardenne (Deux jours, une nuit)
Meilleure actrice : Émilie Dequenne (Pas son genre)
Meilleur acteur : Benoît Poelvoorde (Les rayures du zèbre)

Meilleur scénario original ou adaptation : Henri (Yolande Moreau)
Meilleure actrice dans un second rôle : Christelle Cornil (Deux jours, une nuit)
Meilleur acteur dans un second rôle : Olivier Gourmet (La Marche)
Meilleur espoir féminin : Ambre Grouwels (Baby Balloon)
Meilleur espoir masculin : Marc Zinga (Les rayures du zèbre)

 

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L'étrange couleur des larmes de ton corps, un de nos favoris

 

Meilleur premier film : Post partum
Meilleur film flamand : Marina (du réalisateur limbourgeois Stijn Coninx)
Meilleur film étranger en coproduction : Je fais le mort (du metteur en scène français Jean-Paul Salomé)
Meilleur long-métrage documentaire : L'âge de raison, le cinéma des frères Dardenne (d'Alain Marcoen et Luc Jabon)
Meilleur court-métrage : La bûche de Noël (de Stéphane Aubier et Vincent Patar)

Me
illeure image : Manu Dacosse (L'étrange couleur des larmes de ton corps)
Meilleur son : Dan Bruylandt, Mathieu Cox, Olivier Thys (L'étrange couleur des larmes de ton corps)
Meilleurs décors : Julia Irribarria (L'étrange couleur des larmes de ton corps)
Meilleurs costumes : Jackye Fauconnier (L'étrange couleur des larmes de ton corps)
Meilleure musique originale : Wim Willaert (Henri)
Meilleur montage : Marie-Hélène Dozo (Deux jours, une nuit)

08:30 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, prix, be, tv, poelvoorde, francois, damiens, embrouille, pierre, richard, dardenne | |  Facebook | |  Imprimer |

30 juin

Sortie DVD de " L'enfant " - Interview de Déborah François et Jérémie Segard

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Le DVD de L'enfant et ses bonus à petit prix ? C'est dans " La collection " !

Le mois dernier, le distributeur belge Cinéart sortait L'enfant en DVD, dans le cadre de son catalogue " Cinéart - La Collection ". Il s'agit là d'une série de " grandes œuvres à petit prix " accompagnées des bonus des premières éditions. Le DVD dont il est ici question n'échappe pas à la règle puisqu'il propose différents suppléments intéressants. À savoir une interview des réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne par Frédéric Bonnaud, journaliste à France Inter. Longue d'une demi-heure, celle-ci a été réalisée dans le cadre de la sortie du film dans les salles obscures de l'hexagone. Mais aussi La fabrique de l'image, où la parole est donnée, pendant près de vingt minutes, à deux collaborateurs essentiels des frères Dardenne : le directeur photo Alain Marcoen et le cadreur Benoît Dervaux.

L'occasion pour nous de publier une interview de Déborah François et Jérémie Segard réalisée peu avant la sortie du film dans notre pays.

C’est à Verviers, un soir de septembre 2005, que nous avons eu l’occasion de rencontrer deux des trois interprètes principaux de L’enfant, métrage plus accessible que les réalisations précédentes de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Si le film des frères, palmé d’or en 2005, met en vedette deux de leurs acteurs fétiches (Jérémie Renier et Olivier Gourmet), il révèle aussi le talent de deux nouveaux venus : Déborah François et Jérémie Segard.

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Déborah François et Jérémie Renier forment un touchant couple de cinéma


Déborah François, Est-ce que vous vous sentez plus actrice maintenant qu’avant le film, avec tout ce que vous avez vécu ?

Déborah François : Disons que j’ai plus l’habitude maintenant de répondre à des questions. Mais « se sentir actrice », ça fait un peu statut. Je n’aime pas trop quand quelqu’un arrive et dit : « je suis acteur ». Me sentir actrice, non. Si on me demande mon métier, je ne dirai pas forcément comédienne. Je répondrai que j’étais lycéenne et que maintenant, je vais être universitaire. Je ne considère pas vraiment cela comme mon métier. Si je continue à faire des films et que je vois que j’ai une petite carrière qui se dessine, j’éprouverai ce sentiment. Mais ce n’est pas le cas pas pour le moment.

Et vous comptez poursuivre vos études et continuer le cinéma en parallèle ?


Déborah François : J’aimerais bien continuer mon travail de comédienne, continuer à faire des films, et poursuivre mes études en parallèle. Mais si un jour je dois faire un choix, ce sera le cinéma qui passera avant.

Qu’étudiez-vous ?

Déborah François : Les langues romanes.

Vous avez des projets cinéma ?

Déborah François : Oui, je commence à tourner dans deux semaines, le 26 septembre (2005, NdA), avec Catherine Frot comme actrice principale.
 

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Déborah François est très juste dans le rôle de jeune maman que lui ont offert les frères

Comment s’est déroulée votre première rencontre avec les frères Dardenne, votre premier casting ?


Jérémie Segard : Personnellement, je n’étais au courant de rien. C’est ma mère qui avait vu une annonce dans un magazine féminin. Elle y a répondu et un jour, en revenant de l’école, j’ai vu sur la table l’annonce et une lettre. Ça m’a complètement surpris. Je suis ensuite allé au casting où j’ai du faire un peu d’improvisation, répéter des phrases.

Déborah François : Quant à moi, j’ai reçu des bouts de texte. Mais vu qu’il n’y a pas énormément de texte, les frères m’ont donné quelques phrases à mémoriser en vitesse. Des phrases quelque peu changées, pour qu’on ne devine en rien la teneur du scénario. Il y avait également des jeux de regard. Des choses simples aussi, comme voir si on résiste à la lumière.
(elle rit)

 

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Dans L’enfant, Jérémie Segard joue le rôle d’un jeune voleur

Était-ce votre première expérience cinématographique ou aviez-vous déjà fait un peu de figuration auparavant ?

Déborah François : C’était notre première expérience.

Jérémie Segard : Et le premier casting aussi.

Est-ce que vous avez eu l’occasion de rencontrer d'autres acteurs que les frères ont révélé, comme Émilie Dequenne ?

Déborah François : Olivier Gourmet était sur le film. Émilie Dequenne, pas encore. Mais elle va venir à l’avant-première à Paris normalement.

Jérémie Segard : Moi, Olivier Gourmet, je l’ai vu à la fête de fin de tournage.

Est-ce que vous avez eu l’impression d’intégrer une grande famille avec les frères ?

Jérémie Segard : Vraiment une famille, oui ! Il y avait une bonne ambiance, une ambiance familiale.
 

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Les frères Dardenne à Cannes avec leurs deux acteurs principaux


Déborah François : Surtout après le tournage pour ma part puisque pendant le tournage, comme nous n'avions pas les même rôles, ils ne se sont pas non plus comportés de la même manière. C’était quand même plus relax pour Jérémie parce qu’il avait parfois des scènes qui l’étaient davantage que les miennes.


Jérémie Segard : Oui, on rigolait bien. On faisait les voleurs et tout ça ! (il rit)

Déborah François : Et puis, pour moi, c’était un peu plus difficile car beaucoup de scènes étaient plus dures. Mais il y en a eu de nombreuses autres pendant lesquelles on a rit. Ils étaient par conséquent peut-être un petit peu plus durs avec moi, justement. Mais après, ça s'est vraiment très bien passé : ils nous téléphonent, ils prennent de nos nouvelles. Là, ils savent que je vais commencer à tourner donc ils me téléphonent et me demandent comment les répétitions se passent. C’est chouette !

Est-ce que c’est difficile de s’imposer comme jeunes dans un monde de grands ? Comment vous regarde-t-on dans ce milieu-là ?

Jérémie Segard : Justement, avec eux, il était facile de s’intégrer car ils nous ont pris en charge. Commencer avec eux, c’était vraiment génial !

Déborah François : Les frères Dardenne ont l’habitude de tout ça. Donc vis-à-vis d’eux, ça allait. Et vis-à-vis d’un certain milieu, on n’a pas encore pu vraiment s’intégrer. On n’a pas rencontré des tas d’acteurs et de réalisateurs donc il n’y a pas peut-être pas de véritable intégration pour le moment.
 

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Quand les Dardenne voient la vie en... cinémascope ?!

 

Que pensez-vous de la vision que les frères Dardenne ont de la vie ?

Déborah François : C’est réel ! Ce n’est ni gai ni triste. Le film n’est pas triste parce que les personnages présentés ne sont pas tristes par leur condition. Ce n’est pas un film misérabiliste.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le scénario de L’enfant ?

Déborah François : Quand on lit un scénario des Dardenne, les lieux ne sont pas encore précis parce qu’ils ne savent pas encore où ils vont tourner. Les caractéristiques physiques ne sont pas décrites. Il y un âge qui est donné mais c’est vague. Les gestes et les paroles des personnages sont décrits, pas ce qu’ils ressentent. C’est à nous de donner vie aux personnages. Pour m’aider, j’ai inventé une histoire à Sonia. J’avais besoin de savoir d’où cette fille venait, pas où elle irait. Voir les lieux, voir l’appartement, aide beaucoup.

21:40 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfant, dardenne, deborah, francois, jeremie, segard | |  Facebook | |  Imprimer |

01 mai

Sortie DVD de Tango Libre

hommes qui dansent.jpg



De Frédéric Fonteyne (2012)

Avec François Damiens, Sergi López, Jan Hammenecker et Anne Paulicevich.
Mais aussi Zacharie Chasseriaud et Chicho Frumboli.

Environ 1h35
Drame, romance

Le film ***

Tango libre est un film qui parle de liberté. Une liberté qui se décline sous toutes ses formes.

JC, gardien de prison fait la rencontre d'Alice lors d'un cours de Tango. Un homme solitaire qui tombe sous l'emprise d'une femme qui l'est beaucoup moins.

Alice et JC se croisent à nouveau lors des rencontres au parloir de la prison où travaille ce dernier. Elle vient rendre visite à Fernand et Dominic. Les deux hommes sont amis, compagnons de cellule, et amoureux d'Alice. Cette liaison triangulaire intrigue JC. Ses sentiments pour Alice ne cessent d'augmenter, ce qui l'amène à enfreindre le règlement. Un règlement qui l'empêche d'entretenir quelque relation que ce soit avec les proches des détenus.

Le film s'articule autour de ces personnages : trois hommes pour une femme, la prison, et une danse : le tango. Cette danse incarne en elle-même la notion de liberté par ses mouvements à la fois provocants et insolents. Le concept d'agir sans contraintes.


François Damiens.jpg



Agir sans contraintes, en prison ? Un paradoxe. Tant les conditions de vie des prisonniers sont dures, ces derniers devant se montrer infaillibles et forts. Impossible de se rendre compte de ce que cela signifie tant que l'on n'a pas été confronté au monde carcéral.

Tango libre nous ouvre les portes de ce lieu sous un aspect différent : la recherche de liberté, le temps d’une danse. Les tabous sont levés, la sensibilité des hommes est dévoilée. Elle va jusqu'à toucher les gardiens.

Le film nous donne sujet à réflexion : que sommes-nous prêts à faire pour obtenir cette liberté tant recherchée ? Pouvons-nous aller jusqu'à la transgression pour nous sentir vivre ?

Tango libre est un film émouvant et touchant, joué par des acteurs étonnants.


Anne Paulicevich et Zacharie Chasseriaud.jpg



Le DVD ***

Bonus :

Quatre scènes coupées qui ne manquent pas de nous faire sourire, et un documentaire de 37 minutes intitulé Frédéric Fonteyne : Un cinéma de famille.

Dans ce documentaire, la parole est notamment donnée aux proches du réalisateur bruxellois. Ceux-là même qui l'accompagnent depuis ses débuts derrière la caméra : sa chef-opératrice Virginie Saint Martain, son assistant réalisateur Manu Kamanda et son producteur Patrick Quinet. Mais aussi sa compagne, scénariste et actrice Anne Paulicevich. Ils parlent d'un réalisateur qui sait où il va mais n'en demeure pas moins à l'écoute de ses collaborateurs. Un excellent directeur d'acteurs, comme le confie Nathalie Baye. Un cinéaste pour qui il faut du vécu dans la fiction.

N'hésitez pas à lire nos interviews de Frédéric Fonteyne et Jan Hammenecker ! Nous avions rencontré les deux hommes le second jour du FIFF 2012. Un Festival qui s'ouvrait, vous l'aurez compris, avec ce Tango libre !

C'est ici :

http://encinemascope.skynetblogs.be/archive/2012/11/07/fr... , et
http://encinemascope.skynetblogs.be/archive/2012/11/05/ja... !

Sylvia Ardizzone et Jean-Philippe Thiriart

22:27 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tango, libre, frederic, fonteyne, francois, damiens, sergi, lopez, fiff | |  Facebook | |  Imprimer |