10 oct.

Entretien avec Martin Provost, réalisateur de VIOLETTE, ce mardi soir sur France 3

Suite à la diffusion ce mardi soir à 23h20 sur France 3 de Violette, nous avons choisi aujourd’hui de donner la parole à son réalisateur, Martin Provost.

Voici un peu moins d’une semaine, nous avons eu le plaisir d’interviewer le réalisateur au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Le Président du Jury de la Compétition officielle, auteur de Séraphine et Sage Femme, nous a répondu avec sincérité.

Il nous explique tout d'abord ce qu'évoque chez lui la phrase : « La femme est l'avenir de l'homme », issue de la chanson éponyme de Jean Ferrat. Cette phrase trouve son origine dans un poème de Louis Aragon : « Le Fou d'Elsa », publié en 1963. Il nous parle également de François Truffaut et de la place de la femme dans sa propre filmographie ainsi que de l'évolution de la place de la femme dans les films récents et la société contemporaine.

Il nous fait ensuite part de ses impressions sur le Quai 22 - salle dans laquelle le Jury a visionné plusieurs films en compétition - mettant en avant le caractère ancien et solennel de l'endroit. Le réalisateur évoque également Séraphine et son regard sur le film 12 Jours de Raymond Depardon.

Il nous parle par après de ses critères d’évaluation des différents films qui lui ont été donnés à voir durant le FIFF.
La nostalgie tient notamment une place fondamentale dans son travail.
Il répond alors à notre questionnement sur les fondamentaux du cinéma. L’occasion pour nous de prendre conscience de son engouement pour le travail de Jean Renoir.

Il conclut cet entretien en évoquant la place de la Belgique et de ses professionnels du cinéma, acteurs et techniciens confondus, sur le tournage de Sage Femme et la bienveillance des Belges.

Bonne écoute de cet entretien !


Propos recueillis par Raphaël Pieters, avec la participation de Jean-Philippe Thiriart

09 oct.

Palmarès du 32e FIFF et Interviews de Vanessa Paradis, Samuel Benchetrit et Martin Provost

Ce vendredi soir avait lieu la Cérémonie de remise des Bayard et autres Prix du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Les différents prix décernés lors de cette dernière soirée de cette 32e édition ont permis à certains films d’être particulièrement remarqués.

Palmarès de la Compétition Officielle longs métrages

Le Jury de la Compétition Officielle longs métrages était présidé par Martin Provost, qui nous a fait la gentillesse de commenter le Palmarès de celle-ci.


Le Bayard du Meilleur comédien a été attribué à Vincent Macaigne pour son rôle dans Chien de Samuel Benchetrit. En l’absence de Vincent Macaigne, le réalisateur a déclaré : « Vincent a à la fois neuf ans et cent ans. Il est insaisissable. »
Le Bayard de la Meilleure comédienne a été octroyé à Camille Mongeau pour son rôle dans Tadoussac de Martin Laroche.
Le Bayard de la Meilleure photographie a été décerné à une légende vivante : Raymond Depardon pour son film 12 jours.
Le Bayard du meilleur scénario revint à Samuel Benchetrit pour Chien.
Le Prix Spécial du Jury est venu récompenser Maman Colonelle de Dieudo Hamadi.
Enfin, le Bayard d’Or du Meilleur film était décerné – jamais deux sans trois - à Chien de Samuel Benchetrit !


Premières œuvres de fiction

Le Prix Découverte a été attribué à Ivana Mladenovic pour son film Les Soldats.
Le Bayard de la Meilleure première œuvre de fiction était quant à lui décerné à Sofia Djama pour son film Les bienheureux. Elle a déclaré, avec une certaine émotion, que « l’Algérie est condamnée à passer à autre chose ». Elle qui aimerait « dire aux ministres algériens de la culture que nos rêves sont plus grands qu’eux ».

Compétition Officielle courts métrages

Une Mention a été décernée à Luka Sauke pour son rôle dans Le Petit de Lorenzo Bianchi.
Le Prix Spécial du Jury revint au libanais Salamat From Germany de Una Gunjak et Rami Kodeih pour qui ce prix montre que « un cri a été entendu dans un monde qui devient divisé et absurde ».
Le Bayard d’Or du Meilleur court métrage a été attribué à Written/Unwritten du Roumain Adrian Silisteanu.

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Clotilde Hesme a remis le Bayard d'Or du Meilleur court métrage à Written/Unwritten


Compétition Nationale Fédération Wallonie-Bruxelles

Une Mention a été décernée à Kapitalistis de Pablo Muñoz Gomez.
Piotr Biedron et Tijmen Govaerts ont reçu le Prix d’interprétation pour leurs rôles dans Passée l’aube de Nicolas Graux.
Le Prix de la Meilleure photographie revint à Olivier Boonjing pour son beau travail sur Le film de l’été d’Emmanuel Marre.
Le Prix spécial du Jury a été attribué à L’enfant né du vent de David Noblet.
Et c’est Emmanuel Marre qui a remporté le Prix du meilleur Court métrage pour Le film de l’été.

Autres Prix

L
e Prix du Jury Junior revint au très touchant Petit paysan de Hubert Charuel qui a confié, non sans humour, être « ravi de voir que ce petit paysan qui tue ses vaches à coups de hache a plu à un jeune public », y voyant « un signe d’espoir ».

Les Prix du Public Court métrage, Documentaire, et Long métrage Fiction ont été décernés respectivement à Kapitalistis du Belge Pablo Muñoz Gomez, Carré 35 du Français Éric Caravaca et au film burkinabé Wallay du Suisse Berni Goldblat.

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Berni Goldblat, réalisateur de Wallay, un des Prix du Public


Prix Off

Le Prix Cinévox et le Prix de la Critique du Meilleur long métrage belge ont été attribués à Drôle de père d’Amélie van Elmbt.
Le Prix Be TV du Meilleur long métrage est venu récompenser Petit paysan du Français Hubert Charuel.
Le Prix Arte du Meilleur court métrage et le Prix RTBF du Meilleur court métrage belge reviennent tous deux au film Les corps purs de Bérangère Mc Neese et Guillaume de Ginestel.
Enfin, le Prix Be TV du Meilleur court métrage belge a été octroyé à Icare de Nicolas Boucart.

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Pablo Munoz Gomez, réalisateur de Kapitalistis, lauréat de deux Prix cette année


N
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Vive le cinéma francophone et à bientôt à Namur et... ailleurs !

Jean-Philippe Thiriart et Raphaël Pieters

29 sept.

Le 32e FIFF démarre aujourd'hui !

Cette année se déroulera la 32e édition du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Action ! aujourd’hui, vendredi 29 septembre, et clap de fin dans une semaine, le vendredi 6 octobre. Le FIFF s’appuie sur les 84 membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le français étant la cinquième langue la plus parlée dans le monde avec près de 280 millions de locuteurs et une estimation à 700 millions d’ici 2050 du fait de l’explosion démographique en cours en Afrique.

 

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Martin Provost, réalisateur de Sage Femme (lauréat du Swann d’or du Meilleur Film lors du dernier festival de Cabourg) et Séraphine, sera cette année le président du jury des longs métrages. Il succède à Bouli Lanners.

Douze films seront en compétition pour le Bayar d’Or dans la catégorie longs métrages.
Niveau Coup de Cœur, on retrouvera le film Je ne suis pas un salaud et l’acteur Nicolas Duvauchelle. L’acteur français avait tapé dans l’œil d’un directeur de casting il y a près de 20 ans déjà alors qu’il s’entrainait dans son club de boxe thaïlandaise. En 2003, il joue dans Les corps impatients de Xavier Giannoli, aux côtés de Laura Smet et Marie Denarnaud. Il joue ensuite dans La fille du RER d’André Téchiné aux côtés d’Emilie Dequenne, Catherine Deneuve et Michel Blanc en 2009. On le retrouve par après dans Comme des frères de Hugo Gélin en 2011. Le comédien est aussi un acteur de théâtre, où il a notamment joué dans la pièce Des journées entières dans les arbres aux côtés, mise en scène par Thierry Klifa. Il y joue aux côtés de Fanny Ardant. Cette année, Thierry Klifa a à nouveau dirigé le Coup de Cœur du FIFF 2017. Dans son dernier film : Tout nous sépare, présent au FIFF. Rappelons-nous que le dernier coup de cœur n’était autre que Sergi Lopez. Nul doute qu’il y aura encore foule cette année pour la rencontre publique avec le talent mis à l’honneur par le Festival de Namur. Elle se déroulera le samedi 30 septembre au Théâtre de Namur. Les trois films issus de sa filmographie que l’acteur a décidé de présenter durant le Festival sont Les corps impatients, Je ne suis pas un salaud (Emmanuel Finkiel, 2016) et Les yeux de sa mère (Thierry Klifa, 2011).

 

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Nicolas Duvauchelle, Coup de Cœur du FIFF 2017


Le FIFF s’ouvrira cette année avec le film Jeune femme de Léonor Séraille et se clôturera avec Diane a les épaules de Fabien Gorgeart. Cette année, le superbe Théâtre de Namur aura le privilège d’accueillir plusieurs projections mais il aura surtout la lourde tâche de faire oublier le cinéma Eldorado, regretté par de nombreux Namurois.

Le FIFF Campus constituera une fois de plus un des éléments principaux du Festival. Le cinéma permet une réflexion sur les outils qu’il aborde tout autant que sur lui-même. Pour cela, des séances sont réservées en priorité aux écoles. Ces séances sont articulées autour d’un atelier, d’une conférence, d’une animation, d’une rencontre, d’une visite ou d’une animation. Cette section pédagogique est, cette année, parrainée par Nawell Madani.

 

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Jeune femme ouvrira le Festival ce vendredi 29 septembre


Une séance famille est également prévue le dimanche 1er octobre à 14 h au Caméo. Wallay, de Berny Goldblat, sera donné à voir à petits et grands. Les familles et enfants (dès 10 ans) y sont les bienvenus. Pour les plus jeunes (dès 5 ans) aura lieu la projection de La girafe sous la pluie de Pascal Hecquet au Studio du Théâtre de Namur à 14h30. La projection sera suivie d’une animation autour de la migration et de ses causes.

Comme chaque année, pas mal de courts-métrages seront projetés lors du Festival. Signalons ainsi la présence de Au Château des Alouettes de Lucien Gabriel, présenté le dimanche à 11h au Palais des Congrès et le même jour à 21h dans la salle 4 du Caméo.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site du Festival !

Et n’hésitez pas à découvrir deux de nos vidéos réalisées l’an dernier récemment mises en lignes :
L’interview du Jury Cinévox au FIFF 2016, et
celle d’Olivier Clinckart, membre du Jury Presse l’an dernier.

Excellent Festival à toutes et tous !

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

 

10:04 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiff, festival, international, film, francophone, namur, nicolas, duvauchelle | |  Facebook | |  Imprimer |

16 mai

Regard sur le BIFFF 2017

Gantz:O

Le manga Gantz n’en est pas à sa première adaptation. Le seinen (manga à destination des jeunes hommes) a en effet déjà eu droit à un anime plutôt moyen, plus court et avec une fin différente, ainsi qu’à deux films live passés relativement inaperçus en Europe.


Le manga est désormais de retour sous la forme d’un film d’animation reprenant l’un des arcs majeurs de Gantz, celui d’Osaka. On y retrouve Kato, l’un des héros principaux de l’intrigue, ainsi que plusieurs personnages clés comme Nishi, légèrement psychopathe sur les bords.

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Mais Gantz:O, ça parle de quoi ?


Après avoir été tué lors d’une bagarre dans le métro, Kato se réveille dans un appartement de Tokyo complètement vide à l’exception d’une sphère noire et de plusieurs autres personnes. Kato est rapidement mis au parfum : il est mort et la sphère noire s’appelle Gantz. Tous les soirs, les membres de cette fine équipe sont envoyés dans les rues de Tokyo afin de combattre des hordes de monstres plus dérangeants les uns que les autres. Sauf que cette fois, changement de programme : direction Osaka et sa team locale légendaire.

On retrouve une esthétique des monstres propre au manga, extrêmement malsaine que ne renierait pas Guillermo Del Toro. Ajoutez à cela une ambiance pesante et un univers qui ne pardonne aucune erreur de la part des héros et les leur fait payer au prix d’un bras, d’une jambe ou simplement de leur vie et vous obtenez un film d’animation à l’opposé des Pixar et compagnie.

La comparaison avec le manga

Par rapport au manga, on retrouve le côté extrêmement gore et sanguinolent de l’œuvre mais on écarte un peu la sexualisation à outrance. Probablement moins politiquement correcte ? Même si les héroïnes dans leurs combinaisons de cuir rappellent tout de même ce statut d’objet que leur avait attribué l’auteur du manga, Hiroya Oku. D’autant plus qu’elles n’existent qu’à travers leurs relations aux personnages masculins. Clairement, Gantz n’est pas une œuvre féministe...

En conclusion, du bon et du moins bon. Gantz:O reste un bon divertissement d’action mais laisse un peu tomber les réflexions au delà du premier degré pourtant bien présentes dans l’œuvre originale.


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The Invisible Guest


The Invisible Guest

« I love it when a plan comes together » disait John « Hannibal » Smith dans The A-Team... Pour Adrian Dora, par contre, cela semble un brin plus compliqué.


Sorte de golden boy de la Silicon Valley espagnole, Adrian est riche, célèbre et un peu volage. Le businessman ibérique se retrouve dans de sales draps lorsqu’il se réveille dans une chambre d’hôtel fermée à clef avec pour seule compagnie, le cadavre encore frais de sa chère et tendre maîtresse.

L’affaire, a priori indéfendable, attire l’avocate Virginia Goodman, sorte de légende du barreau qui cherche à terminer sa longue série de victoires par un coup de maître. Face à son client, elle n’aura qu’une seule soirée pour préparer leur défense.

Hitchcock es-tu là ?

Le film est donc un huis-clos spatial et temporel dans lequel l’intrigue se déroule sous la forme de multiples flashbacks et versions alternatives. Qui ment, qui dit la vérité, qui manipule et qui est manipulé ? A ce petit jeu là, Virginia Goodman semble a priori la plus forte.

Cela fait parfois penser à Alfred Hitchcock, notamment dans les scènes de huis‑clos avec les clins d’œil sur les fenêtres, mais la comparaison s’arrête là tant le film se construit une identité visuelle propre à travers les scènes de flashback.

Trop de tiroirs tuent le tiroir

Mais c’est bien là le principal défaut du film. A force de balader le spectateur de versions alternatives en versions alternatives, de retourner l’intrigue et de changer les points de vues, les enjeux disparaissent et la tension également. Oriol Paulo semble vouloir nous perdre dans des plot twists simplement pour la forme, sans que cela serve le propos de son film. Pour terminer avec un retournement final assez prévisible. Le film aurait gagné à ne garder que les bifurcations les plus essentielles et à utiliser le temps ainsi gagné à construire une réelle tension narrative sans effet d’artifice.

En conclusion, à force d’essayer d’impressionner son public à coup de retournements scénaristiques, Paulo oublie de créer une vraie tension et de l’intérêt pour les enjeux de son histoire. Mais réussit malgré tout quelques tours de force, moins prévisible que d’autres.

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Loop

La vie en Hongrie, ça rigole pas. Et encore moins pour Adam lorsqu’il essaye d’arnaquer son mafieux d’employeur en planifiant de voler et de revendre des capsules d’une drogue de synthèse. Ajoutez à cela le fait que sa copine décide de le quitter et que, pour couronner le tout, cette dernière lui annonce qu’elle est enceinte de leur marmot !


Oui, sauf qu’en Hongrie, le temps ne semble pas s’écouler de la même façon que dans le reste du monde…

Vous connaissez le « Déjà-vu », cette sensation d’avoir déjà vécu une situation dans laquelle vous vous trouvez ? Adam, lui, fait entrer le déjà-vu dans une toute autre catégorie. Ses emmerdes ne semblent pas seulement s’accumuler : voilà qu’elles se répètent.

(L)Oops…

Les boucles temporelles sont monnaies courantes dans le cinéma de SF et ce n’est pas toujours simple de s’emparer d’un sujet traité 1 000 fois déjà pour en faire quelque chose de neuf.

Ici, tout repose sur le scénario : une sorte de fuite vers l’avant, sans fin, qui se replie indéfiniment sur elle-même. Adam est constamment le témoin impuissant des mésaventures qu’il a déjà vécues plus tôt et se promet inconsciemment de faire mieux la prochaine fois. Va-t-il y arriver ?

On ne retiendra pas grand chose de Loop (Hurok en hongrois) qui, malgré de bonnes intentions et quelques bonnes idées (casser la règle du « on ne peut jamais toucher son double temporel ») ne décolle jamais vraiment.


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Missing You


Missing You

C’est pas tous les jours que l’on voit un film coréen s’attaquer au thème de la vengeance !

Ou pas.

Le cinéma coréen nous a offert quelques-unes des meilleures histoires de vengeance du grand écran, l’exemple le plus connu étant surement celui d’Old Boy de Park Chan-wook (présent d’ailleurs au BIFFF cette année). Pas étonnant donc de retrouver une fois de plus ce thème dans ce premier film de Mo Hong‑Jin.

L’habit ne fait pas le tueur

Le jour de son anniversaire, le père de Hee-jo, policier de son état, est assassiné et retrouvé gisant dans son sang par sa gamine, traumatisée. Le tueur n’en est pas à son coup d’essai. Ki-bum - c’est son nom - est finalement arrêté, mais faute de preuves suffisantes, il ne passera que 15 ans en prison.

À sa sortie, Hee-jo, maintenant jeune adulte, ne l’a pas oublié et compte bien savourer sa… vengeance !

Le machiniste coréen

Au delà de la mise en scène léchée et de l’excellent travail sur la lumière, c’est surtout la prestation des acteurs (habitués aux comédies romantiques) que l’on retiendra, et particulièrement celle, glaçante, de Kim Seong-oh, tueur squelettique (il a perdu 16 kg pour le rôle) et manipulateur.

Bien que le film soit parfois inégal, certaines scènes restent imprimées dans la rétine du spectateur (notamment celle du viol de la prostituée ou du face-à-face dans la salle de bain) et contribue à faire de ce premier film une très belle réussite. Vivement la suite !


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The Oath


The Oath

Chaque année, nos voisins du Grand Nord nous abreuvent de polars dont eux seuls ont le secret. Entre les Millenium et Les Enquêtes du Département V, il y a de quoi se mettre sous la dent.


The Oath (Eiðurinn en islandais) vient se rajouter à cette longue liste mais ne figurera pas en bonne place sur celle-ci…

Finnur est un cardiologue réputé et apprécié. Il a la belle vie : maison design, pleine de bois et de béton, femme blonde et naturelle tout droit sortie d’une pub pour les Krisprolls et une petite fille trop mignonne. Sauf que Finnur à une deuxième fille, plus âgée, d’un autre mariage. Une ado rebelle raide dingue de son dealeur de petit copain. Un mec tout à fait charmant qui n’apprécie pas que l’on s’intéresse à son business et qui le fait savoir de façon un peu agressive. Et ça, bah Finnur, il aime pas trop.

Il y a lenteur et lenteur

Entre quelques plans magnifiques de l'Islande enneigée, la tension ne dépasse jamais les quelques battements par minute et le film semble entrer lentement en arythmie. C’est dommage parce que le potentiel est là, ainsi que les enjeux : jusqu’où un homme ordinaire est prêt à aller pour protéger sa fille et ce même contre son gré.

Plusieurs pistes sont également laissées en suspens, comme la menace constante des mauvaises fréquentations d’Ottar (le copain dealeur) qui n'apparaîtront jamais dans le film.

Resteront en mémoire, après le générique, une mise en scène sobre, efficace mais aussi très classique et quelques plans sur les routes islandaises.


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The Icebreaker


The Icebreaker (ou Titanic au Pays des Soviets)

À vrai dire, nous n'avons pas grand chose à raconter sur ce film. Après visionnage, il ne nous a fait ni chaud, ni froid. (D'accord, on sort.) On sent l’influence des films américains, style Roland Emmerich & Co avec, ici, une dose de patriotisme russe et un plus petit budget effets spéciaux.

Petrov est le capitaine du Mikhail Somov, un brise-glace soviétique faisant route dans l’Antarctique. Après une rencontre fortuite avec un iceberg évité de peu, Moscou décide d’envoyer un nouveau capitaine pour le remplacer. Sauf que ce dernier est pas des plus malins et coince son bateau et tous ses camarades dans les eaux glacées du Pôle Sud. En attendant que la bureaucratie communiste décide de venir les sauver, ils sont bons pour les rations réduites, le froid et ce satané iceberg qui les suit comme une bête en rut.

Preuve qu’Hollywood n’a plus le monopole des blockbusters qui envoient du lourd, The Icebreaker n’a pas d’autre réel intérêt que le divertissement pur et dur.


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Orbiter 9


Orbiter 9

Depuis sa plus tendre enfance, Helena n’a connu que l’environnement restreint du vaisseau spatial qui l’emmène coloniser une planète lointaine. Peu après sa naissance, suite à une avarie dans le système de survie du vaisseau, ses parents sont obligés de se sacrifier afin de lui permettre de survivre.


Et voilà qu’un beau jour, l’intelligence artificielle du vaisseau lui annonce la visite imminente d’un technicien venu réparer le système défaillant. Panique à bord : la demoiselle va rencontrer un autre être humain pour la première fois de sa vie. Mais elle est loin de se douter du bouleversement que cette première interaction sociale va engendrer.

Tel est pris qui croyait prendre

Le film parvient de façon assez surprenante à changer totalement de cap après les 20 premières minutes. Et si l’on peut se sentir trompé sur la marchandise au premier abord, le sentiment se transforme assez vite en réflexion plus poussée. La plupart des films traitant du voyage interstellaire omettent souvent d’aborder la question du sacrifice d’un tel voyage et du sort des pionniers d’une telle exploration.

Quel est le prix éthique ou moral de l’exploration spatiale et de la survie de l’espèce humaine ? Bien que le film choisit assez vite son camp, la question peut rester ouverte dans la tête du spectateur bien après le générique de fin.


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Tunnel


Tunnel

Assurément l’un de nos coups de cœur de ce BIFFF 2017 (à juste titre récompensé par le Prix de la critique) ! Enfin un bon film catastrophe qui s’assume et ne cherche pas à faire du sensationnalisme à tout prix !


Jeong-soo rentre chez lui après une journée de boulot et son chemin l’amène à emprunter un tout nouveau tunnel, censé raccourcir le temps de trajet des navetteurs vers Séoul. Mais alors qu’il est à mi-chemin dans le ventre de la bête, il est déjà trop tard. Le tunnel s’effondre comme un château de carte et Jeong‑soo se retrouve coincé dans la carcasse de sa voiture avec pour seuls vivres deux misérables bouteilles d’eaux et le gâteau d’anniversaire de sa fille. À l’extérieur, les secours s’organisent malgré les lenteurs administratives et les agendas politiques. Mais arriveront-il à le dégager à temps ?

Tu la sens la grosse critique ?

Mais le concept ne s’arrête pas à ce « simple » fil narratif géré de main de maître par le réalisateur Kim Seong-Hun grâce à un subtil mélange d’humour et de tension sans jamais tomber dans le sensationnalisme ou le larmoyant. Kim dépasse le carcan du film catastrophe et se tourne assez brillamment vers la satire politique au vitriol et tire à boulets rouges sur les politiques corrompus et les journalistes avides d’images fortes et de sensations qui le sont tout autant. Tout le système coréen en prend pour son grade et on en vient à regretter de ne pas avoir plus de films aussi audacieusement critiques dans nos contrées.

America ≠ Korea

Le cinéma américain nous a habitué aux clichés à la pelle dans ce genre de film et Tunnel les évite tous de façon naturelle. Mention spéciale au chef des pompiers, à mille lieues du super-héros sauveur comme aurait pu l’être un Bruce Willis aux USA.

Kim Seong-Hun a été marqué, comme beaucoup de Coréens, par la tragédie du Ferry Sewol en 2014. Cette influence s’en ressent d’autant plus dans la virulence et la pertinence de sa critique. Critique qui se transpose étonnamment bien à l’Europe de l’Ouest. Tous pourris partout ?

Simon Van Cauteren

03:24 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans BIFFF, Bilans de festivals, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, international, film, fantastique, bruxelles, critiques, films, tunnel | |  Facebook | |  Imprimer |

04 mai

Le 11e Festival International du Film Policier de Liège démarre aujourd'hui !

De ce jeudi 4 au dimanche 7 mai, on sort les insignes puisqu’aura lieu la 11e édition du Festival International du Film Policier de Liège (FIFPL).

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Cet évènement cinématographique devenu incontournable dans la Cité Ardente rassemblera encore bon nombre d’aficionados de polars et autres thrillers durant quatre jours au cours desquels seront projetés longs-métrages, courts ou encore documentaires.

Si le FIFPL est encore assez peu connu dans le paysage des festivals belges, il devient néanmoins l’un des rendez-vous prisés par la presse et le public.

Cette année encore, le programme semble alléchant : huit films en compétition officielle, une compétition courts-métrages, une autre consacrée aux documentaires, des avant-premières... Ce qui signifie encore une flopée de découvertes venant des quatre coins du monde.

En plus des films et des invités propres à chaque festival, le FIFPL 2017 réserve aussi pas mal de surprises au niveau des activités proposées, mais ça ce sera à vous de le découvrir via le site www.fifpl.be.

En tout cas, En Cinémascope ira y mener sa petite enquête !

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uillaume Triplet

06:59 Écrit par Guillaume Triplet dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, international, film, policier, liège, palace, cinéma | |  Facebook | |  Imprimer |