03 févr.

Bonne année 2018 ! - Notre Concours Exclusif - Et direction Les Magritte du cinéma belge !

Bonne année 2018… en cinémascope !



Concours Exclusif : 10 x 5 films à gagner
avec UniversCine

Envie de gagner un des 10 pass mis en jeu pour 5 films sur la plateforme cinéma UniversCine.be ? Rien de plus facile !
Il vous suffit d’envoyer un mail, avant le 15 février à minuit, à jeanphilippe.thiriart@gmail.com, dans lequel vous complétez la phrase :
« Pour moi, le cinéma belge, c’est… ».
10 réponses seront tirées au sort, pour autant de pass cinéma remportés !
Les gagnants seront avertis par mail et recevront un code d’accès unique.


Direction Les 8e Magritte du cinéma belge !


Les Magritte du cinéma belge, clap huitième, ce samedi 3 février !
Cette année - c’est une première - la cérémonie récompensant les talents du cinéma made in Belgium sera retransmise en direct sur La Deux, à partir de 20h45. Précédée, dès 20h20, d’un Tellement Magritte signé Cathy Immelen.
Et c’est le comédien Fabrizio Rongione que l’on aura le plaisir de retrouver dans un costume de maître de cérémonie déjà endossé par le passé.

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Si nous couvrirons cette année encore l’événement avec En cinémascope, nous nous associerons aussi au site ProximusTV.be. Lequel vous proposera, dès ce lundi 5 février, plusieurs capsules et un reportage vidéo depuis le Square à Bruxelles, lieu des festivités.

Trois grands favoris…

Sans réelle surprise, Noces de Stephan Streker, succès critique mais aussi public, mène la danse avec huit nominations. Suivent Chez nous de Lucas Belvaux, en lice pour sept Magritte, et InSyriated de Philippe Van Leeuw, nommé dans six catégories.
Si ces trois métrages sont présents dans la case Meilleur film, ils le sont également dans celle du Meilleur réalisateur.

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Noces


Dode hoek
 de Nabil Ben Yadir et Paris pieds nus du duo Abel & Gordon sont eux-aussi susceptibles d’être sacrés Meilleur film mais seul le metteur en scène des Barons rejoint Streker, Belvaux et Van Leeuw dans la catégorie Meilleur réalisateur.

deux beaux duels d’acteurs et d’actrices…

Bien malin qui pourra dire qui sortira gagnant des intéressants duels Emilie Dequenne-Cécile de France et Jérémie Renier-François Damiens.
Pas encore de Magritte pour Cécile et François. Deux déjà pour Emilie et Jérémie. Mais si la Rosetta des Dardenne a été couronnée Meilleure actrice dans des premiers rôles, c’est pour ses interprétations de seconds rôles que l’acteur de La promesse a été récompensé.

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Emilie Dequenne


et quelques belles surprises peut-être !


Le Magritte du Meilleur réalisateur pourrait aller à Lucas Belvaux et non à Stephan Streker, cette récompense très prisée lui ayant déjà échappé deux fois lors des précédentes éditions.
Nous verrions bien le documenteur Spit’N’Split de Jérôme Vandewattyne désigné Meilleur film, véritable OVNI à côté de films forcément moins barrés.
Et le Magritte du Meilleur Film flamand pourrait bien être décerné non pas à Home mais à Le Fidèle, tant le troisième long-métrage de Michaël Roskam (Rundskop) est diablement efficace.

Sandrine Bonnaire, Magritte d’honneur

Sur les 21 Magritte qui seront décernés ce samedi soir, seul un est déjà attribué. L’actrice et réalisatrice française Sandrine Bonnaire recevra en effet cette année un Magritte d’honneur soulignant la qualité du travail de cette grande dame du cinéma français. Nous l’avions rencontrée l’an dernier au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) en compagnie de notre Bouli Lanners national. Lequel n’a pas manqué de mettre en avant les talents de cette actrice singulière, découverte à l’âge de 15 ans chez Maurice Pialat (A nos amours). Actrice mais aussi réalisatrice, du documentaire Elle s’appelle Sabine notamment, portrait intime de sa sœur.


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Bonne année 2018, bonne chance pour notre concours et… excellents Magritte du cinéma belge à vous !

Jean-Philippe Thiriart

19 janv.

Suite des projections du SILENCE DE LORNA à partir de ce dimanche 21 janvier à Cinematek

Dans le cadre de la deuxième partie d'un cycle consacré à Jean-Pierre et Luc Dardenne, la Cinémathèque royale de Belgique projettera encore à quatre reprises un de leurs très beaux films : Le Silence de Lorna.
De ce dimanche 21 janvier (15h30) au jeudi 1er février pour être précis.

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Notre critique

Le Silence de Lorna

1h46
De Jean-Pierre et Luc Dardenne (2008).
Avec Arta Dobroshi, Jeremie Renier, Fabrizio Rongione
Mais aussi Alban Ukaj, Morgan Marinne, Olivier Gourmet

Cote : ***

Prix du scénario à Cannes et nominé aux César 2009 du meilleur film étranger, Le silence de Lorna est un film sans bavure mené à une allure modérée. Un film qui permet de bien ressentir les émotions des différents protagonistes.
Cette cadence se poursuit tout au long du film. Comme toujours avec les frères Dardenne, beaucoup de scènes sont tournées caméra à l'épaule, ce qui crée une intimité très forte et nous rapproche davantage encore des personnages. Ce film devait participer, selon nous, à l’attraction d’un public plus large vers le cinéma des Dardenne.

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Arta Dobroshi bien entourée au Festival de Cannes


Parfois, les choses se passent comme on les avait prévues au départ. Parfois, les actes posés sont alors irréversibles. Parfois, il devient plus qu'impossible de revenir en arrière. Parfois...
Lorna est une bombe à retardement susceptible d’exploser à tout moment, tant le silence peut s’avérer mortel. Ne parle-t-on pas, bien souvent - certes à tort et à travers - d’un « silence de mort » ? Ce silence tue et on se demande au final à qui il bénéficie.

Jean-Philippe Thiriart

10:36 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, silence, de, lorna, dardenne, cannes, arta, dobroshi, jeremie, renier, olivier, gourmet, fabrizio, rongione, cinematek, cinematheque, royale, belgique | |  Facebook | |  Imprimer |

30 juin

Sortie DVD de " L'enfant " - Interview de Déborah François et Jérémie Segard

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Le DVD de L'enfant et ses bonus à petit prix ? C'est dans " La collection " !

Le mois dernier, le distributeur belge Cinéart sortait L'enfant en DVD, dans le cadre de son catalogue " Cinéart - La Collection ". Il s'agit là d'une série de " grandes œuvres à petit prix " accompagnées des bonus des premières éditions. Le DVD dont il est ici question n'échappe pas à la règle puisqu'il propose différents suppléments intéressants. À savoir une interview des réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne par Frédéric Bonnaud, journaliste à France Inter. Longue d'une demi-heure, celle-ci a été réalisée dans le cadre de la sortie du film dans les salles obscures de l'hexagone. Mais aussi La fabrique de l'image, où la parole est donnée, pendant près de vingt minutes, à deux collaborateurs essentiels des frères Dardenne : le directeur photo Alain Marcoen et le cadreur Benoît Dervaux.

L'occasion pour nous de publier une interview de Déborah François et Jérémie Segard réalisée peu avant la sortie du film dans notre pays.

C’est à Verviers, un soir de septembre 2005, que nous avons eu l’occasion de rencontrer deux des trois interprètes principaux de L’enfant, métrage plus accessible que les réalisations précédentes de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Si le film des frères, palmé d’or en 2005, met en vedette deux de leurs acteurs fétiches (Jérémie Renier et Olivier Gourmet), il révèle aussi le talent de deux nouveaux venus : Déborah François et Jérémie Segard.

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Déborah François et Jérémie Renier forment un touchant couple de cinéma


Déborah François, Est-ce que vous vous sentez plus actrice maintenant qu’avant le film, avec tout ce que vous avez vécu ?

Déborah François : Disons que j’ai plus l’habitude maintenant de répondre à des questions. Mais « se sentir actrice », ça fait un peu statut. Je n’aime pas trop quand quelqu’un arrive et dit : « je suis acteur ». Me sentir actrice, non. Si on me demande mon métier, je ne dirai pas forcément comédienne. Je répondrai que j’étais lycéenne et que maintenant, je vais être universitaire. Je ne considère pas vraiment cela comme mon métier. Si je continue à faire des films et que je vois que j’ai une petite carrière qui se dessine, j’éprouverai ce sentiment. Mais ce n’est pas le cas pas pour le moment.

Et vous comptez poursuivre vos études et continuer le cinéma en parallèle ?


Déborah François : J’aimerais bien continuer mon travail de comédienne, continuer à faire des films, et poursuivre mes études en parallèle. Mais si un jour je dois faire un choix, ce sera le cinéma qui passera avant.

Qu’étudiez-vous ?

Déborah François : Les langues romanes.

Vous avez des projets cinéma ?

Déborah François : Oui, je commence à tourner dans deux semaines, le 26 septembre (2005, NdA), avec Catherine Frot comme actrice principale.
 

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Déborah François est très juste dans le rôle de jeune maman que lui ont offert les frères

Comment s’est déroulée votre première rencontre avec les frères Dardenne, votre premier casting ?


Jérémie Segard : Personnellement, je n’étais au courant de rien. C’est ma mère qui avait vu une annonce dans un magazine féminin. Elle y a répondu et un jour, en revenant de l’école, j’ai vu sur la table l’annonce et une lettre. Ça m’a complètement surpris. Je suis ensuite allé au casting où j’ai du faire un peu d’improvisation, répéter des phrases.

Déborah François : Quant à moi, j’ai reçu des bouts de texte. Mais vu qu’il n’y a pas énormément de texte, les frères m’ont donné quelques phrases à mémoriser en vitesse. Des phrases quelque peu changées, pour qu’on ne devine en rien la teneur du scénario. Il y avait également des jeux de regard. Des choses simples aussi, comme voir si on résiste à la lumière.
(elle rit)

 

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Dans L’enfant, Jérémie Segard joue le rôle d’un jeune voleur

Était-ce votre première expérience cinématographique ou aviez-vous déjà fait un peu de figuration auparavant ?

Déborah François : C’était notre première expérience.

Jérémie Segard : Et le premier casting aussi.

Est-ce que vous avez eu l’occasion de rencontrer d'autres acteurs que les frères ont révélé, comme Émilie Dequenne ?

Déborah François : Olivier Gourmet était sur le film. Émilie Dequenne, pas encore. Mais elle va venir à l’avant-première à Paris normalement.

Jérémie Segard : Moi, Olivier Gourmet, je l’ai vu à la fête de fin de tournage.

Est-ce que vous avez eu l’impression d’intégrer une grande famille avec les frères ?

Jérémie Segard : Vraiment une famille, oui ! Il y avait une bonne ambiance, une ambiance familiale.
 

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Les frères Dardenne à Cannes avec leurs deux acteurs principaux


Déborah François : Surtout après le tournage pour ma part puisque pendant le tournage, comme nous n'avions pas les même rôles, ils ne se sont pas non plus comportés de la même manière. C’était quand même plus relax pour Jérémie parce qu’il avait parfois des scènes qui l’étaient davantage que les miennes.


Jérémie Segard : Oui, on rigolait bien. On faisait les voleurs et tout ça ! (il rit)

Déborah François : Et puis, pour moi, c’était un peu plus difficile car beaucoup de scènes étaient plus dures. Mais il y en a eu de nombreuses autres pendant lesquelles on a rit. Ils étaient par conséquent peut-être un petit peu plus durs avec moi, justement. Mais après, ça s'est vraiment très bien passé : ils nous téléphonent, ils prennent de nos nouvelles. Là, ils savent que je vais commencer à tourner donc ils me téléphonent et me demandent comment les répétitions se passent. C’est chouette !

Est-ce que c’est difficile de s’imposer comme jeunes dans un monde de grands ? Comment vous regarde-t-on dans ce milieu-là ?

Jérémie Segard : Justement, avec eux, il était facile de s’intégrer car ils nous ont pris en charge. Commencer avec eux, c’était vraiment génial !

Déborah François : Les frères Dardenne ont l’habitude de tout ça. Donc vis-à-vis d’eux, ça allait. Et vis-à-vis d’un certain milieu, on n’a pas encore pu vraiment s’intégrer. On n’a pas rencontré des tas d’acteurs et de réalisateurs donc il n’y a pas peut-être pas de véritable intégration pour le moment.
 

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Quand les Dardenne voient la vie en... cinémascope ?!

 

Que pensez-vous de la vision que les frères Dardenne ont de la vie ?

Déborah François : C’est réel ! Ce n’est ni gai ni triste. Le film n’est pas triste parce que les personnages présentés ne sont pas tristes par leur condition. Ce n’est pas un film misérabiliste.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le scénario de L’enfant ?

Déborah François : Quand on lit un scénario des Dardenne, les lieux ne sont pas encore précis parce qu’ils ne savent pas encore où ils vont tourner. Les caractéristiques physiques ne sont pas décrites. Il y un âge qui est donné mais c’est vague. Les gestes et les paroles des personnages sont décrits, pas ce qu’ils ressentent. C’est à nous de donner vie aux personnages. Pour m’aider, j’ai inventé une histoire à Sonia. J’avais besoin de savoir d’où cette fille venait, pas où elle irait. Voir les lieux, voir l’appartement, aide beaucoup.

21:40 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfant, dardenne, deborah, francois, jeremie, segard | |  Facebook | |  Imprimer |