19 janv.

Suite des projections du SILENCE DE LORNA à partir de ce dimanche 21 janvier à Cinematek

Dans le cadre de la deuxième partie d'un cycle consacré à Jean-Pierre et Luc Dardenne, la Cinémathèque royale de Belgique projettera encore à quatre reprises un de leurs très beaux films : Le Silence de Lorna.
De ce dimanche 21 janvier (15h30) au jeudi 1er février pour être précis.

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Notre critique

Le Silence de Lorna

1h46
De Jean-Pierre et Luc Dardenne (2008).
Avec Arta Dobroshi, Jeremie Renier, Fabrizio Rongione
Mais aussi Alban Ukaj, Morgan Marinne, Olivier Gourmet

Cote : ***

Prix du scénario à Cannes et nominé aux César 2009 du meilleur film étranger, Le silence de Lorna est un film sans bavure mené à une allure modérée. Un film qui permet de bien ressentir les émotions des différents protagonistes.
Cette cadence se poursuit tout au long du film. Comme toujours avec les frères Dardenne, beaucoup de scènes sont tournées caméra à l'épaule, ce qui crée une intimité très forte et nous rapproche davantage encore des personnages. Ce film devait participer, selon nous, à l’attraction d’un public plus large vers le cinéma des Dardenne.

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Arta Dobroshi bien entourée au Festival de Cannes


Parfois, les choses se passent comme on les avait prévues au départ. Parfois, les actes posés sont alors irréversibles. Parfois, il devient plus qu'impossible de revenir en arrière. Parfois...
Lorna est une bombe à retardement susceptible d’exploser à tout moment, tant le silence peut s’avérer mortel. Ne parle-t-on pas, bien souvent - certes à tort et à travers - d’un « silence de mort » ? Ce silence tue et on se demande au final à qui il bénéficie.

Jean-Philippe Thiriart

10:36 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, silence, de, lorna, dardenne, cannes, arta, dobroshi, jeremie, renier, olivier, gourmet, fabrizio, rongione, cinematek, cinematheque, royale, belgique | |  Facebook | |  Imprimer |

12 janv.

Projection de quatre beaux courts-métrages belges ce vendredi 12 janvier à Flagey – Interview de l’équipe du film LE CRABE

Ce vendredi 12 janvier à 19h30 (en présence des réalisateurs), quatre beaux courts-métrages belges seront projetés à Flagey : Le Crabe de Christophe Hermans et Xavier Seron, Sirène de Harry Cleven, Alice et moi de Micha Wald et Dernière Porte au Sud de Sacha Feiner.

Le Crabe, que nous vous présentons aujourd’hui via une interview de l’équipe du film, et les trois autres courts-métrages susmentionnés sont programmés dans le cadre de l’opération 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes, et des Quatre Saisons de Cinergie. La belle aventure 50/50 est organisée en partenariat avec la plateforme belge de vidéo à la demande UniversCiné qui propose, entre autres, pas moins de 900 films belges aux amateurs du cinéma de chez nous ou à ceux qui ont simplement envie de le découvrir.

Il y a dix ans, nous interviewions au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) l’équipe du court métrage Le Crabe, composée de ses deux coréalisateurs - Christophe Hermans et Xavier Seron, dont le premier long-métrage de fiction Je me tue à le dire en a épaté plus d’un. Et de ses deux acteurs principaux - Vincent Lecuyer et Jean-Jacques Rausin. Bien nous en avait pris puisque le film était magnifique et allait d’ailleurs remporter un très beau Prix dans la capitale wallonne : celui du Meilleur Court-Métrage de la Compétition Communauté française de Belgique.

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Animal relativement dangereux dixit Xavier Seron, l’Autruche l’est-elle davantage que Bertrand (Jean-Jacques Rausin) ? Pas sûr…

On retrouve dans Le Crabe un plan qui présente une lumière dans un tunnel. Ce plan vient, je crois, de votre court-métrage de fin d’études Rien d’insoluble, Xavier Seron. Pourquoi avoir choisi de réinsérer ledit plan ?

Xavier Seron :
Je ne sais pas, je pense que ça s’est fait un peu de manière inconsciente. On avait ces plans. On s’est dit : « tiens, ça fait Rien d’insoluble ». On a réfléchi quant à savoir si on allait les garder ou pas et puis on les a gardés. Tout simplement.

En quelle mesure le travail avec les fluides vous intéresse-t-il ? Je pense au gros plan sur le distributeur de savon…

Christophe Hermans :
C’est simplement pour avoir une attaque au début de la séquence, avoir un côté un peu visqueux qui peut prêter à rire. Mais derrière cela, je pense qu’il n’y a rien d’autre. Pour ce plan-là en tout cas.

Peut-on y voir la jouissance pour Roberto (Vincent Lécuyer) de se débarrasser de son personnage ?

C. H. :
Il y a ça mais il y a aussi le fait que le personnage de Roberto enlève progressivement son maquillage de comédien pour redevenir l’homme voire l’enfant qu’il était autrefois.

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Jean-Jacques Rausin et Vincent Lécuyer


Vincent Lécuyer et Jean-Jacques Rausin, en matière de direction d’acteurs, vous avez, j’imagine, été dirigés de façon très différente dans le sens où l’un de vous joue tout en retenue tandis que l’autre doit se lâcher un maximum…

Vincent Lécuyer :
En effet. C’est vrai que c’était très ciblé en fait. C’était vraiment très personnel. Ils me parlaient beaucoup de retenue justement comme vous dites, de donner le moins d’indices possible. Donc on était assez d’accord là-dessus.

Jean-Jacques Rausin : C’est un personnage qui est, avant toute chose, excentrique quelque part. C’est quelqu’un qui exprime une souffrance en se lâchant, en étant extravagant. Donc effectivement, il lui arrive d’avoir des excès.
Xavier m’avait déjà dirigé dans
Rien d’insoluble et dans d’autres courts-métrages. Ici, Christophe était là aussi et ça s’est très bien passé. Comme ils se connaissent très bien tous les deux, ils deviennent très complémentaires au niveau de la direction d’acteurs ou de leur travail en général. Et je connaissais déjà leur travail avant.

V. L. : La première chose qu’on voit de Jean-Jacques ou de moi est assez différente. Il faut donc trouver le point de rencontre de ces deux univers-là, de ces deux univers physiques, des voix et des énergies. Le point de rencontre, c’était un peu comme une histoire d’amour, de couple : l’admiration de l’un pour l’autre et la tendresse qui se dégageait. On a donc travaillé comme si c’était un couple quelque part, avec des énergies qui se séduisent.

J.-J. R. : Au début, pendant les répétitions, on s’est vraiment rendu compte de ce jeu de séduction, que le personnage de Bertrand et le personnage de Roberto étaient finalement très liés, avaient besoin l’un de l’autre. Bizarrement, Roberto avait aussi besoin de Bertrand. Je pense dès lors personnellement qu’il y a vraiment une histoire d’amour-séduction derrière.

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Roberto et Bertrand, unis par un certain rapport de séduction ?

Jean-Jacques Rausin, j’ai beaucoup aimé la scène de la voiture où Bertrand mange des chips, boit de la bière et entonne avec beaucoup d’enthousiasme la chanson de Pim le lutin. On a le sentiment que vous avez pris un vrai plaisir à jouer cette scène. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

J.-J. R. :
Je me trompe peut-être mais je crois qu’on était parti sur des dialogues, sur quelque chose d’écrit, et puis on est parti sur des improvisations avec Xavier et Christophe. Ce qui était assez agréable, c’est qu’on avait une certaine liberté pour jouer et donc à partir de ce moment-là, ça donne évidemment aux comédiens des moments de bonne improvisation et donc l’occasion de se lâcher d’autant plus et c’est là que j’ai trouvé mon bonheur comme vous dites.

Qu’est-ce qui vous a poussé vous, Christophe Hermans et Xavier Seron, à travailler ensemble ?

C. H. :
On a commencé l’IAD en même temps, en 2001, et ça fait maintenant sept ans qu’on se connaît. On a toujours été assistant-réalisateur l’un chez l’autre, que ce soit moi dans ses fictions et Xavier dans mes documentaires. Et ici, outre l’amitié qui nous unit, on avait envie d’essayer une coécriture et une coréalisation. Il s’agit de notre premier bébé.
C’est un beau cadeau que Xavier m’a fait de pouvoir partager avec lui une coréalisation parce que je suis vraiment un amoureux de ses films et de son univers. Pouvoir m’unir dans l’écriture et dans la réalisation avec lui, c’était un réel bonheur. Pouvoir partager mon univers du documentaire et pouvoir l’unir à celui de Xavier, c’était vraiment très chouette. Avant toute chose, c’est le prolongement d’une amitié.

Combien de films aviez-vous réalisés jusqu’ici ?

C. H. :
C’est ma première fiction, après deux documentaires : Poids plume, mon fin d’études de l’IAD, et un autre court métrage documentaire intitulé Jeu de dames.

X. S. : Quant à moi, il ne s’agissait pas de ma première fiction. Il y avait eu
Rien d’insoluble avant, qui est mon fin d’études. Maintenant, quand on parle de films, avec Jean-Jacques, j’avais déjà eu une expérience avant mais c’est un film qui reste dans les murs de l’IAD : Je me tue à le dire. C’était mon film de troisième année et c’est depuis lors qu’on bosse ensemble lui et moi.

Pourquoi avoir choisi de tourner en noir et blanc ?

C. H. :
En réalité, c’est parce qu’on avait vu le court-métrage de Micha Wald Alice et moi en noir et blanc avec Vincent Lecuyer. Le fait est que Vincent ne voulait pas tourner dans un film en couleurs. Du coup, on a voulu négocier avec lui. Ça a pris pas mal de temps mais en fin de compte, comme Xavier avait déjà fait Rien d’insoluble et que Jean Jacques était habitué au noir et blanc… Vincent ne supporte pas la pellicule couleur, c’est épidermique. (ils rient)
Plus sérieusement, c’est le prolongement d’une esthétique qu’il y avait déjà sur le film Rien d’insoluble et puis c’est un désir commun qu’on avait, avec à l’esprit des films comme Pi d’Aronofsky, La liste de Schindler ou encore C’est arrivé près de chez vous. Il s’agit d’une esthétique qui nourrit un peu notre film.

Un petit mot sur cette image qu’on peut qualifier de granuleuse ?

X. S. :
Là, de nouveau, c’est une question de goût. Il y a vraiment ce goût du noir et blanc et du grain, d’une image qui n’est pas spécialement propre et qui se prête bien à cet univers, qui donne ce décalage. Comme disait Christophe, c’était déjà une image qui était là sur Rien d’insoluble et je crois qu’on a voulu encore aller plus loin et l’image est encore plus contrastée.

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Une image pas vraiment propre mais tellement belle, c’est aussi ça Le Crabe

Et le travail sur le son, qui est vraiment superbe ?

X. S. :
On a pu compter sur d’excellents ingénieur du son et preneur de son. Ce sont des types fabuleux. Ils ont fait un gros travail et un beau travail de montage et puis de mixage, la filière classique du son. On a essayé d’avoir des ambiances et pas simplement quelque chose de purement naturaliste, qui serait de l’illustration de séquences. On voulait avoir un univers et appuyer ce décalage aussi.

Et n'hésitez pas à découvrir…

- notre interview filmée de Jean-Jacques Rausin lors de la première édition des Magritte du cinéma, où La Balançoire de Christophe Hermans était nommé au Magritte du Meilleur Court-métrage,


- notre interview de Xavier Seron et de ses acteurs au FIFF pour Je me tue à le dire, et

- notre interview filmée de l’équipe de Mauvaise Lune, court-métrage coréalisé par Xavier Seron et avec Jean-Jacques Rausin notamment aux Magritte.


Jean-Philippe Thiriart

31 déc.

Doyenne des actrices françaises, Gisèle Casadesus nous a quittés en 2017

C’était il y a un peu plus de trois mois, le 24 septembre 2017 pour être précis.
Ce jour-là, Gisèle Casadesus tirait sa révérence dans sa belle ville de Paris. Une ville qui avait vu naître la doyenne des actrices françaises 103 années plus tôt.
C’était il y a un peu plus de quatre ans et demi, le 10 juin 2013 pour être précis.

Ce jour-là, Gisèle Casadesus était sur le point de fêter ses 99 ans, elle qui était née le 14 juin 1914, à la veille de la Grande Guerre. Elle nous avait alors accordé un très agréable entretien dans le cadre de la sortie belge de l’avant-dernier long-métrage qu’elle tournerait : Sous le figuier, de la Belge Anne-Marie Etienne. Un film qu’elle porte véritablement, entourée à l’écran par l’actrice française Anne Consigny et les acteurs belges Jonathan Zaccaï et Marie Kremer.

Gisèle Casadesus aura passé 80 années de sa vie devant les caméras de grands réalisateurs comme Pierre Billon, Michel Deville, Roger Vadim ou encore Claude Lelouch. Avec, pour partenaires à l'écran, des acteurs tels que Jean Marais, Louis De Funès, Jean-Louis Trintignant, Romy Schneider et Michel Serrault. Si Gérard Depardieu livre une très belle prestation dans La tête en friche, c’est en partie grâce à elle. Celle qui était aussi une très grande actrice de théâtre lui donnait la réplique dans ce film de Jean Becker.

Dans Sous le figuier, Gisèle Casadesus est et restera pour toujours Selma, une dame âgée en fin de vie désireuse de la quitter auprès de ceux qu'elle aime.

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© Simon Van Cauteren


Je vous ai trouvée très touchante dans Sous le figuier à travers votre personnage, Selma. Est-ce que vous vous retrouvez en elle ?

Oui. C'est un personnage qui m'a plu d'emblée. Les sentiments que ce personnage exprime sont en conformité avec beaucoup de choses que j'aime et dans lesquelles je crois. Quand Anne-Marie Etienne m'a proposé le rôle, j'ai tout de suite lu le scénario et je lui ai répondu immédiatement que j'étais d'accord. Je n'ai pas eu de mal à entrer dans ce personnage parce que j'aimais ce qu'il était et ce qu'il représentait.

Selma distille de nombreux conseils à celles et ceux qui l'entourent. Est-ce qu'il y aurait un conseil que vous donneriez à une jeune comédienne ou à un jeune comédien désireux de suivre vos pas ?

Je me suis toujours gardée de donner des conseils ; je n'ai jamais donné de leçons. Mais il faut toujours regarder devant soi, jamais derrière. Être comédien, c'est une grande joie. Et je suis ravie de pouvoir jouer la comédie et d'exercer ce métier.

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© Riccardo Vaz Palma


Vous avez une carrière très riche, vous qui tournez depuis bientôt quatre-vingts ans. Vous avez été dirigée par de grands réalisateurs et avez tourné avec des acteurs phares du cinéma français. Lesquels vous ont le plus marquée ?

Quand j'ai tourné mon premier film, j'étais toute jeune : je sortais du Conservatoire. C'était un film de Marcel L'Herbier : L'aventurier. Et le jeune premier était Victor Francen, qui était très connu à l'époque. Marcel L'Herbier était un monsieur imposant. Moi, j'étais toute jeune et je pensais beaucoup à rire. Mais il fallait respecter les horaires, être sérieuse. Ça me faisait rire parce qu'il me grondait comme si j'étais une gamine. (elle rit) Il me disait ainsi : « Gisèle, il faut être sérieuse ; on tourne ! ». J'étais donc un peu impressionnée par ce qu'il était.
Parmi les autres réalisateurs, j'ai tourné avec Gleize, j'ai tourné avec Cayatte...
 (NdA : Maurice Gleize a dirigé Gisèle Casadesus dans « Graine au vent » (1943), tandis que André Cayatte l'a eue devant sa caméra avec « Verdict » (1974)). Mes rapports ont toujours été cordiaux et sympathiques avec les réalisateurs.

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© Simon Van Cauteren


Et quant aux acteurs ?

Ah, ça, les acteurs, j'en ai beaucoup fréquentés ! Notamment au théâtre. D'abord au Théâtre-Français (NdA : l’autre nom de la Comédie-Française) : je pense à Madeleine Renaud. À Pierre Fresnay, que j'ai rencontré au Conservatoire. Ça m'a beaucoup impressionnée ! Et au niveau des acteurs de cinéma, j'ai beaucoup aimé Raimu, qui m'avait fait engager pour tourner avec lui dans L'homme au chapeau rond. Puis j'ai tourné avec Gabin. Je ne le connaissais pas. Ça m'amusait beaucoup parce qu'on m'avait dit qu'il était de mauvaise humeur. J'arrivais à la fin du tournage de Verdict, avec Sophia Loren. Il avait été très correct avec moi. Mais il avait une bronchite, le pauvre ! Et le tournage était un peu mouvementé parce qu'il se mettait en colère ; il n'aimait pas le chef-opérateur. Il me prenait à témoin et je ne savais plus où me mettre. Sans ça, vis-à-vis de moi, il était très aimable.

Une partie de Sous le figuier a été tournée en Belgique, à Bruxelles. Vous nous disiez avant le début de l'interview que la Belgique occupait une place spéciale dans votre cœur. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Quand j'étais petite fille, j'allais beaucoup à Liège car mon père avait été directeur musical de l'Opéra de Liège. Quant à Bruxelles, je m'y rendais souvent : nous venions jouer régulièrement au Théâtre du Parc et aux Galeries. C'est toujours une joie pour moi de venir ici, en Belgique !

Jean-Philippe Thiriart

 

09:33 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gisele, casadesus, 2017, actrice, francaise, sous, le, figuier, theatre, francais | |  Facebook | |  Imprimer |

01 avril

Résultats de notre concours « Je me tue à le dire »

Les dix gagnants de notre concours DVD Je me tue à le dire sont :

- Jean-Louis Linchamps de Saint-Gilles,
- Ludovic Depelchin d'Auderghem,
- Catherine Salmon d'Ixelles,
- Nicolas Monfort de Saint-Gilles,
- Charles Hannoteau de Froidchapelle,
- Raphaël Pieters de Jambes,
- Yannick Tassart de Acquin Westbecourt (France),
- Kevin Blommaert de Nivelles,
- Jean-Claude Soetens d'Anderlecht, et
- Danièle Peto de Maransart.

Tous repartent avec un exemplaire de ce bel objet aux bonus alléchants. Félicitations à eux !

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Ils devaient pour rappel nous convaincre que c'était bel et bien eux qui devaient remporter le DVD du film de Xavier Seron.


EXTRAITS CHOISIS...

Mais cher Jean-Philippe, parce que :

1. le Père Noël est une ordure,

2. le Parrain sifflera trois fois,
3. en Suisse, on voit moins Pol en ski,
4. ils ont voté Donald et ils ont eu Dingo,
5. un Bayard d'or est remis a Marion en selle,
6. Divines n'est pas une comédie de Houda Benyamina,
7. le Seigneur vient de rappeler à Lui Monseigneur Lanneau,
8. l'épisode VIII de Star Wars se situe donc entre le III et le IV, et
9. Carmen Maura et Victoria Abril ne bronzent pas à la Costa Gavras.

 

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URGENT !!!

Aidez-nous !

La situation est très difficile pour moi et ma femme. Nous venons d'acheter un magnifique appartement et y consacrons beaucoup de temps pour le rendre le plus beau possible.


Malheureusement dans tout ce bonheur extrême, une tache noir persiste au tableau. « NOUS N'AVONS PAS DE LECTEUR DVD ».

Du coup nous n'achetons pas de DVD et sommes pris, de ce fait, dans un cercle vicieux infernal où ne savons pas encore qui des deux sera le premier. L'œuf ou la poule ? Le DVD ou le lecteur ?

Je suis certain que si par le plus beau de hasard nous avons la chance de gager le dvd de Xavier Seron, l'envie sera si intense de voir son premier film que nous ne pourrons que nous procurer au plus vite un lecteur.

Le maléfice sera alors brisé et une nouvelle ère pourra commencer où, de l'œuf ou la poule qui est le premier, enfin nous connaitrons la réponse. Nous pourrons enfin acheter d'autres DVD.

Nous serons alors parfaitement heureux pour passer des soirées cinéma inoubliables dans notre petit chez nous...


J’ai fait la rencontre de Nessy.

Mais tout le monde l’appelle Ciné.


Je l’aime (Ciné, ma) chérie.
Pour la Saint-Valentin, je n’ai que mon amour à lui donner car je n’ai pas d’argent.

J’aurais aimé gagner un VD.
Ou DVD.

Gagner au jeu-concours me permettrait de faire une heureuse et d’éviter de commettre un larcin…

Je me tue à le dire !


Bon en deux mots, pourquoi devrais-je gagner un DVD du film de Xavier Seron ?

C'est très simple, voilà une petite phrase pour vous convaincre :


Il n'y à Rien d'insoluble pour Le Crabe né sous la Mauvaise lune. Il lui suffit de savoir que même L'Ours noir au fond de sa grotte, pendant les 6 mois d'hiver, est un Dreamcatcher.

concours JMTALD - notre gagnant français Yannick Tassart qui, lui aussi, se tue à le dire !.jpg

Notre gagnant français au t-shirt qui... tue !



Je souhaite recevoir le DVD de Je me tue à le dire parce que j’ai adoré ce film et souhaite le faire partager en invitant des amis à le visionner chez moi.

La deuxième raison ,c’est que j’aime beaucoup le cinéma de Xavier Seron (J’ai adoré son court métrage Le plombier vu sur la RTB il y a peu) et le cinéma belge de manière générale.

La troisième raison,c’est que j’ai eu le plaisir de participer au tournage de Je me tue à le dire (bénévolement )et que je suis ravi de voir le succès de ce long métrage un peu partout dans les salles et festivals du monde et que j’estime que cette œuvre a une place toute indiquée dans ma collection.

À très bientôt pour un prochain concours ciné sur En cinémascope !
Dans quelques jours déjà en réalité !

Jean-Philippe Thiriart

 

16:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Concours, Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : concours, dvd, je, me, tue, à, le, dire, xavier, seron | |  Facebook | |  Imprimer |

30 mars

Projeté en Avant-Première ce soir à l'Acina, Le Scénariste suit... Le Con !

C'est ce soir à 18h20 que Le Scénariste - le nouveau court-métrage du réalisateur namurois François Paquay - sera projeté dans la grande salle du cinéma jambois L'Acinapolis. Nous ne pouvons que vous encourager à découvrir le deuxième bébé du papa du film Le Con. Notez que Le Scénariste est d'ores et déjà sélectionné au Brussels Short Film Festival, qui fêtera ses vingt ans du 27 avril au 7 mai prochains. Il y sera projeté à trois reprises en compétition nationale. Un gros « Bonne m... » au film, donc d'ores et déjà ! Lorsqu'il nous a annoncé ces bonnes nouvelles, François nous a rappelé que nous étions les premiers à l'interviewer à l'époque. Une interview organisée au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF). Vous la retrouverez ci-dessous. Bonne lecture et... bonne découverte du petit frère du Con à Jambes ce soir !


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L'Avant-Première du
Scénariste, c'est ce soir à l'Acina !



Pour assister gratuitement
à la projection de ce soir,
cliquez ici !




Avant Le Scénariste était Le Con !



Début octobre 2009, nous avions rendez-vous avec François Paquay, l’enthousiaste réalisateur du court métrage namurois Le Con, sous le chapiteau public du FIFF. Le film allait figurer en compétition au Festival du court-métrage Média 10-10, à la Maison de la Culture de Namur. Cet entretien nous a permis de faire plus ample connaissance avec François et d’apprendre pas mal de choses sur son premier court.


Voici le synopsis du film :


Jean-Bernard Lambillote, adjoint à la direction de la FDCBPP, est sous le choc lorsque sa candidature pour le poste de directeur est rejetée. Après 17 ans de bons et loyaux services, ce ne sera pas lui mais Carl De Strooper : un homme froid, distant, incapable de sourire…
Mais pourquoi avoir choisi un type pareil ! Il va falloir réagir et prouver que Carl n’est pas celui qu’on croit.


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Notre interview de François Paquay


C
omment s’est passé ton passage du poste d’assistant-réalisateur au poste de réalisateur à part entière. Était-ce une évidence de passer à la réalisation ?

Oui, complètement parce que je suis formé à l’IAD en réalisation. J’avais déjà réalisé des émissions télé et des petites fictions. J’avais été assistant aussi. En fait, j’avais occupé tous les postes comme c’est la tradition à l’IAD malgré que ton cursus soit orienté réalisation fiction ou TV, par rapport à d’autres écoles.

Toi, tu étais en fiction, juste ?

Oui, moi, j’étais en fiction. Personnellement, j’étais plus orienté documentaires. D’ailleurs, quand je suis sorti de l’école, je suis allé rencontrer les producteurs de Strip-tease et en fait, ça a un lien avec Le Con parce que ce que j’aimais bien dans cette émission, c’était évidemment la satyre et le regard très critique qui va épingler les failles des personnes. Et ce qui était bien justement avec Strip-tease, c’est qu’ils sont justement allés vers des gens qui pouvaient maîtriser ces failles mais qui ne les maîtrisaient pas, comme des hommes politiques à responsabilités alors qu’avant, ils allaient plutôt chercher des gens handicapés. Et c’est pour ça en fait que j’ai trouvé que le scénario de Le Con était un peu lié à cela.
Je suis sorti de l’IAD en étant engagé à la RTBF comme réalisateur TV et puis mon contrat se terminant, j’ai dû trouver du boulot, tout en ayant comme premier rêve de faire de la réalisation de films.

De films de fiction alors, tu veux dire ?

Oui, mais pas de projets de scénarios que j’avais écrits. Je n’avais encore aucun projet. Nicolas Buysse m’a simplement glissé dans l’oreille qu’il y avait un jeune réalisateur namurois qui allait tourner son premier court métrage et qu’il en faisait partie comme acteur principal. J’ai donc appelé Xavier Diskeuve, que je ne connaissais absolument pas à l’époque. C’était marrant parce que Xavier était amusé que les gens viennent vers lui.

Tu avais lu son scénario avant ?

Je ne savais rien du tout. Je cherchais juste à avoir de l’expérience. Par contre, il m’a dit qu’il y avait déjà un premier assistant. Je venais d’une grosse pub où j’avais été second, où j’avais été surboosté. C’était la nuit. C’était une pub pour Meurisse, avec de gros moyens, avec des acteurs anglais. Une fois que tu vas sur ce plateau-là, une fois que tu as vu ça, t’es blindé. T’es blindé pour du court. Ça, c’est certain. Et donc, quand je suis arrivé sur le court de Xavier, j’étais très en forme
(il rit) et ça m’a permis d’avoir une grande place sur ce film. On n’en a jamais vraiment parlé avec Xavier mais on peut parler d’une place où je m’intégrais vraiment dans la mise en scène. Et donc La chanson chanson, c’était non seulement un service d’assistanat mais j’étais vraiment un peu le bras droit de Xavier, même au niveau de la mise en scène.


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François Paquay et Serge Riaboukine sur le plateau du
Scénariste



J’ai entendu Xavier dire, une fois, que sans l’entourage qu’il avait, il n’aurait jamais réussi à faire le film…

C’est exact. Il a eu évidemment tous les problèmes qu’un premier film a. C’est-à-dire qu’il mélange des gens qui ont de l’expérience et des gens qui n’en ont pas. Il mélange des gens qui viennent de milieux différents et ce n’est pas évident quand c’est ton premier à mettre en place. Mais ça s’est super bien passé au final puisque le film est encore maintenant sélectionné pour représenter les courts métrages belges alors que c’est un film qui a été tourné il y a bientôt dix ans. Il s’agissait donc d’une première expérience. Xavier m’a ensuite rappelé pour Mon cousin Jacques mais là, j’ai eu des problèmes privés, qui ont fait que je n’ai pas su le faire. J’ai ensuite repostulé auprès de Xavier pour Révolution. Il m’a alors réengagé. Mais je n’avais toujours pas de réel projet de réalisation. J’étais aussi sur un long métrage de Frédéric Ledoux comme assistant-réalisateur. J’ai fait toute la préparation puis j’ai arrêté pour des raisons personnelles également.

J’ai rencontré Damien Chemin aussi, avec qui j’ai travaillé sur Le généraliste. Il m’a ensuite demandé de faire l’assistanat sur La Monique de Joseph mais là je n’ai pas pu le faire pour des raisons financières. Ce qu’il faut savoir, c’est que le cinéma est un secteur où tout le monde a envie d’aller mais au niveau économique, c’est une catastrophe. Il faut bien le dire. Les gens sont payés entre zéro et cinquante euros par jour, quand tout va bien. Dans le court métrage en tout cas. Dans le long métrage, c’est un peu mieux. Mais pour en vivre, il faut bien se dire que les gens rament.

Heureusement que tu as la pub sur le côté alors ?

J'ai pu réaliser Le Con parce que j’ai fait des films d'entreprise et de la pub, qui m'ont permis de mettre de l'argent de côté pour des projets personnels. On ne gagne pas sa vie avec des courts, au contraire, car c’est vraiment la débrouille. Je dis souvent que c'est un « sport de riches ». Xavier m’a dit qu’il avait écrit une nouvelle qu’il avait proposée au concours des nouvelles polar de la RTBF. Il m’a dit qu’il ne pensait pas qu’il mettrait en scène le court qui en découlerait. Ce qui est fou, c’est que c’est lui qui l’avait écrite ! Il m’a dit qu’il y avait, dans Le Con, des choses qu’il n’avait pas envie de réaliser. Je pense qu’il parlait du robot et du côté un peu polar qu’il y a dans son histoire, par rapport à ses films qui ne sont pas vraiment des polars.

Il avait déjà remporté le concours polars avec La chanson chanson...

Oui, alors que ce n’est pas vraiment un polar. Il y a une tension dramatique mais ce n’est pas un polar à proprement parler. Il m’a dit qu’il pensait que c’était le genre de films qui m’iraient bien. C’est marrant parce que Xavier me connaît mieux que moi-même en fait (il rit). Au départ, quand j’ai lu la nouvelle, j’ai réalisé que c’était exactement le genre de thème que j’ai envie d’aborder dans tous mes scénarios, que je commence et que je ne fais jamais aboutir, notamment la prise de conscience d’un personnage. Mais une prise de conscience qui soit délirante, qui soit absurde. La parano. Dans Le con, le personnage principal part dans une sorte de délire proche de la paranoïa. Tout ça traité avec beaucoup de satyre, beaucoup d’humour sur le fonctionnariat. Il y avait quelque chose de risible dans ce personnage-là qui me ramenait à ce que j’aimais bien dans les Strip-tease.

J’y trouvais donc mon bonheur total. Le lendemain, j’ai dit à Xavier que j’avais envie de réaliser le film et il m’a proposé d’être mon producteur. Alors là, c’était l’orgasme complet ! (il rit) En réalité, j’avais du mal à trouver un producteur pour mes projets. Rien de concret donc. Et là, j’ai un producteur. Avec qui je m’entends bien. Avec qui je suis sur la même longueur d’onde, qui me propose un scénario et qui en plus me propose d’être mon producteur. J’aurais dit non, je crois que j’aurais vraiment été… un con. (il rit).

Le choix des trois acteurs principaux - Jean-Philippe Lejeune (Jean-Bernard Lambillote), Koen Van Impe (Carl De Strooper) et Nathalie Delhaye (Claire Lambillote) était-il une évidence ?

De nouveau, Xavier, comme producteur, m’a aidé énormément. Je ne sais pas si c’est normal ou pas mais en adaptant sa nouvelle, il fallait que je me l’approprie, que ça devienne le film que je voulais faire, avec le message que je voulais faire passer. Il fallait vraiment que je le retransforme. C’était pareil avec les comédiens. Pour Le Con, j’avais pensé à Serge Larivière mais c’était trop évident parce qu’il jouera toujours des antihéros.

Comme dans Formidable finalement…

Oui, voilà ! Mais j’avais envie que ce soit un peu moins évident donc en réfléchissant, on s’est dit que Jean-Philippe Lejeune serait vraiment bien dans ce rôle-là et Xavier me l’a tout de suite proposé. Et effectivement, je l’avais déjà vu dans une pièce de théâtre.


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Le Con en quatre images-clé



Était-ce alors sa première apparition au cinéma ?

Oui et non. Il avait déjà fait une pub pour Pure FM où il jouait un chasseur qui réanime une biche après lui avoir tiré dessus. Mais quand on prend un acteur de théâtre, on se demande toujours comment ça va aller. Est-ce qu’il ne va pas en faire de trop ? Est-ce que ça ne va pas être trop surligné ? Finalement en fait, en voyant cette pub, il y a un plan dans lequel il était déjà dans le personnage du con, lorsqu’il est dans la voiture. Quand j’ai vu cette pub, je n’ai eu aucun doute.

Puis pour interpréter Carl De Strooper, il fallait trouver un personnage. On a pensé à Jan Hammenecker parce qu’il a un côté comique qu’on voulait donner dans ce film. Je l’ai contacté et il était d’accord. Il est arrivé, on a fait un essai et là, j’étais moins sûr de mon choix parce que le côté comique était trop souligné. Il s’en est rendu compte aussi et m’a appelé pour me dire qu’il estimait que ça n’irait pas. Et je le remercie parce que c’est toujours délicat. À un moment donné, tu commences, t’as déjà fait une première répétition sans être tout à fait certain. T’es sûr à 90% mais il y a un truc qui ne passe pas et finalement, c’est lui qui a eu le courage de le dire. On peut très bien s’embarquer et quand c’est fait, c’est trop tard.
En fait, j’avais vu Tanghi Argentini, avec Koen Van Impe. Il y jouait déjà un personnage de chef glacial et austère, avec un employé qui était une tête de con lui-aussi. Si tu veux, la relation hiérarchique, elle est là. Et moi, dans Le Con, je voulais un type qui soit glacial puisqu’il fallait faire croire dans l’histoire que ce type était peut-être un robot. Je voulais que le spectateur y croit, ait un doute.

Pour l’actrice, il fallait quelqu’un qui soit borderline parce que c’est elle qui va amener le côté « pétage de plombs ». Dès la première scène, il fallait qu’on sente qu’il y a une faille dans cette personne. Il était par conséquent nécessaire qu’elle soit crédible dans le rôle de l’épouse de Jean-Bernard. J’ai donc cherché une comédienne du même âge, du même profil, etc. Il fallait qu’il y ait déjà quelque chose de cassé, qu’on sente qu’il y a une grande frustration qui soit déjà là, ne fût-ce que par son attitude. Je ne trouvais pas d’actrice. C’est ma femme qui a rencontré, lors d’une incentive, une comédienne qui est habituée à jouer pour les entreprises. Elle s’appelle Nathalie Delhaye et n’avait jamais joué dans une fiction. Elle faisait un peu de théâtre mais travaillait surtout pour des entreprises. C’est une comédienne qui est bonne élève. Il faut absolument que tous les plans soient parfaits à ses yeux. Elle est prête à refaire une scène cinquante fois s’il le faut. Elle s’est vraiment montrée au service du film.

Je suis très content du résultat du film parce que ce que je voulais, c’est que le spectateur puisse regarder le film en regardant les personnages comme des cobayes dans une cage. Réussir à créer une distance et que ça fasse l’effet de la satyre et non pas donner la possibilité au spectateur de rentrer dans le film sans se distancer.

Jean-Philippe Thiriart

10:29 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le, scénariste, con, françois, paquay, acina, acinapolis, avant, premiere | |  Facebook | |  Imprimer |