09 août

Valérian et la Cité des mille planètes, un Besson en pleines formes !

De Luc Besson
Avec Dane Dehaan, Clara Delevingne, Clive Owen, Ethan Hawke, Rihanna
Science-fiction
2h18

Cote : ***

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Le premier album de la série de bandes dessinées de science-fiction Valérian et Laureline date de 1967. Les premières histoires des héros apparaissent dans le magazine hebdomadaire français Pilote, consacré presque exclusivement au neuvième art dès le milieu des années soixante. Cette série de BDs comporte 23 albums écrits par Pierre Christin entre 1971 et 2007.

Bien évidemment, Luc Besson a dû faire un choix pour réaliser son dernier bébé. Il a dès lors décidé de se baser sur le sixième album : L’ambassadeur des ombres, paru en 1975. Tout en prenant certaines libertés bien sûr. En effet, si les références sont nombreuses, la trame s’avère pour sa part bien différente de l’album dont le réalisateur s’inspire ici.

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Rayon acteurs, on retrouve Dane Dehaan, surtout connu pour son rôle du Bouffon Vert dans The Amazing Spiderman : le destin d’un héros. Il joue ici le rôle central de Valérian. Si cet acteur peut-être un rien méconnu du grand public semble bien expérimenté pour son jeune âge, c'est que ce jeune âge est tout relatif. Il est en effet trentenaire. Rien d'étonnant dès lors à ce qu’il joue tantôt la malice tantôt la sincérité, non sans une certaine justesse. On retrouve également la très belle Clara Delevingne, plus connue comme mannequin que comme actrice... quoique. Elle tenait déjà le rôle principal de La face cachée de Margo, sorti en 2015, lequel fut plutôt une belle réussite. Les acteurs plus expérimentés sont sans doute à chercher du côté des seconds rôles. On retrouve en effet Clive Owen (La mémoire dans la peau, Le Roi Arthur ou encore Inside Man) Il joue ici le rôle du commandeur Arün Filitt avec nuances. Au casting également Ethan Hawke (Before Sunrise il y a plus de vingt ans déjà mais aussi Lord of War, Before Midnight ou plus récemment Les sept mercenaires). Plus surprenante est l’apparition de Rihanna dans un rôle que nous qualifierons de très... élégant !

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L’intérêt majeur de ce film de science-fiction ne réside sans doute pas dans le jeu de ses acteurs mais bien dans les effets spéciaux ou dans les messages qu’il transmet. En effet, le film de Luc Besson s'inscrit dans la lignée de deux de ses rejetons : Lucy, dans une certaine mesure, et, bien sûr et surtout Le Cinquième élément. Tandis que ces deux films de science-fiction s’adressaient à un public déjà sorti de l’enfance, Valérian et la Cité des mille planètes s’adresse à un public allant de 9 à 99 ans. Pas de véritable scène violente en effet et une technologie qui dépasse de toute manière tout spectateur. Les plus jeunes ne sont-ils pas, dès lors, les plus à même d’imaginer et de s’identifier aux personnages présents dans le film ? Poser la question... Les effets spéciaux permettent au réalisateur de nous emmener d’une planète à une autre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et de faire cohabiter des créatures plus invraisemblables les unes que les autres.

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Niveau messages, ce film, comme la plupart des films de science-fiction actuels, imagine une vie humaine spatiale après un cataclysme sur Terre ou ailleurs. Ce qui marque ici, c'est le peu de conflits entre les espèces, ceux-ci s'étant déroulés en dehors de la période couverte par le métrage. Nous nous sommes par ailleurs interrogés sur un des choix du réalisateur du film présenté ou de l’auteur de la bande dessinée dont il est issu. Celui de voir six millions d’habitants anthropomorphes de la planète Mül décéder dans une guerre à laquelle ils ne participaient pas. Ce chiffre ne peut que directement évoquer la seconde guerre mondiale et les six millions de Juifs exterminés dans les conditions que nous connaissons tous. Le fait que ces êtres anthropomorphes se soient instruits fortement après la destruction de leur planète et nous conseillent d’accepter notre passé pour continuer à aller de l'avant est également à souligner. Quoi de plus formateur en effet qu’un film qui nous conseille de nous instruire, nous et nos enfants et qui montre qu'une cohabitation possible entre différentes espèces est envisageable ?

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Le scénario du film est bien entendu cousu de fil blanc et les acteurs en présence n’ont pu interpréter ici les plus grands rôles de leur carrière respective. Mais tel n'est pas l'objectif numéro un des films de science-fiction. Certains auront peut-être vu du sexisme dans ce film. Nous leur demanderons alors de nous expliquer la discussion entre les deux personnages principaux que l’on pourrait qualifier de... « ce que femme veut, Dieu le veut ». Nous leur demanderons, aussi, comment ils analysent le made in Besson, un cinéma dans lequel la femme occupe bien souvent une place centrale. Si les films de science-fiction parviennent à nous aider à reconnaître nos erreurs passées individuelles ou collectives, à les accepter, et à nous en défaire afin de nous permettre d’envisager l’avenir sous un jour meilleur ; alors ils peuvent sans aucun doute être qualifiés de grandes réussites. Le dernier Besson y parvient sans nul doute !

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Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

09:22 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valerian, cite, mille, planetes, luc, besson, clara, delevingne, rihanna | |  Facebook | |  Imprimer |

19 févr.

Les Magritte - Interview express de Jean-Luc Couchard

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En cinémascope : Jean-Luc, tu es nominé pour le Magritte du Meilleur Acteur dans un Second Rôle avec Dead Man Talking. Tu es présent chaque année aux Magritte, dans un contexte particulier cette fois-ci donc. Ton sentiment ?

Jean-Luc Couchard : C'est chouette. Je suis content d'être ainsi un peu reconnu par la profession.

Un mot sur le film ?

Il sortira bientôt en France. C'est assez extraordinaire ce qui lui arrive. Il a quand même remporté quatre-cinq Prix en Festivals. Au FIFF, il a eu le Prix du Public. Il est nominé huit fois ici donc c'est quand même une belle récompense pour Patrick (Ridremont). Il y avait une super ambiance au sein de l'équipe lors du tournage donc c'est génial.

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04:29 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean, luc, couchard, magritte, cinema, belge, dead, man, talking | |  Facebook | |  Imprimer |

12 févr.

Les Magritte - Interview express de Jean-Luc Couchard

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En cinémascope : Monsieur Couchard, les Prix décernés sont-ils selon vous venus récompenser les personnes qui les méritaient le plus ?

Jean-Luc Couchard : Oui, je trouve que c'était très juste. Que ce soit par rapport aux films, comme Les Géants, mais Rundskop aussi, ou par rapport aux acteurs, tel Jérémie (Renier)... Le Gamin au vélo aussi a eu des Prix (il n'a en réalité remporté que le Magritte du Meilleur espoir masculin)... Je trouve ça très bien, très justifié, très mérité.

Un mot sur vos projets et sur les films dans lesquels vous avez joué et qui vont sortir bientôt ?

Il y a un film qui s'appelle Il était une fois une fois, un film de Christian Merret-Palmair, qui sort le 15 février. Et un autre qui est en montage pour le moment : le film de Patrick Ridremont, Dead Man Talking, avec François Berléand et Virginie Efira. Mais je ne sais pas encore quand il sortira (le film sera plus que vraisemblablement sur nos écrans en cette fin d'année 2012). Sinon, il y a également une série de tournages...

12:50 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : couchard, jean, luc, magritte, cinema | |  Facebook | |  Imprimer |

26 août

Lettre à Lou

Une lettre d'amour d'un papa à son petit garçon

 

16:03 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lettre, a, lou, luc, boland | |  Facebook | |  Imprimer |