06 févr.

Coup de projecteur sur le palmarès des Magritte 2017 et... 10 DVD à gagner !

La 7e édition des Magritte du 7e Art s'est tenue ce samedi au Square, à Bruxelles, où le tapis bleu a été déroulé avec faste pour les acteurs de la profession.

Au palmarès, un grand gagnant : Bouli Lanners et son très beau Les premiers, les derniers. Meilleurs film et réalisateur pour le sympathique Liégeois, mais aussi Meilleurs acteur dans un second rôle pour l'hyper talentueux David Murgia, décors (Paul Rouschop) et costumes (Élise Ancion). Cette dernière, costumière coutumière de tous les films de Bouli, avait cosigné avec lui le scénario de son film précédent : Les Géants, lauréat de cinq Magritte également voici cinq ans !

_DSC5438.JPG
Bouli Lanners, grand gagnant des Magritte 2017


Et quelques beaux deuxièmes :

- Keeper : Meilleurs premier film (Guillaume Senez) et montage (Julie Brenta) ainsi que Meilleure actrice dans un second rôle (Catherine Salée),

- Parasol : Meilleure musique originale (Cyrille de Haes et Manuel Roland) et meilleure image (le génial Olivier Boonjing),

- La tortue rouge, qui signe un sans-faute avec deux Magritte pour deux nominations (Meilleur film étranger en coproduction  pour Léon Perahia et Belvision, et Meilleur son pour Matthieu Michaux) et...

_DSC5404.JPG
Jean-Jacques Rausin, sacré Meilleur acteur


- Je me tue à le dire, bien sûr ! Le film des amis Xavier Seron (auteur du Meilleur scénario) et Jean-Jacques Rausin (élu Meilleur acteur) en aura en effet lui-aussi séduit plus d'un. Ajoutons que le même Xavier Seron a également remporté un autre Magritte, avec son ami et coréalisateur Méryl Fortunat-Rossi cette fois. Et ce pour la deuxième année d'affilée. Leur chaud chaud chaud Plombier succédant à son grand frère L'Ours Noir sur la liste des lauréats du Magritte du Meilleur court métrage.

_DSC5355.JPG
Avec les réals du Meilleur court métrage : Xavier Seron et Méryl Fortunat-Rossi


Grands oubliés : L'économie du couple et Black. Nominés respectivement cinq et quatre fois cette année, le film de Joachim Lafosse et celui du duo flamand Adil El-Arbi - Bilall Fallah auraient sans doute mérité mieux.


Je me tue à le dire : 10 DVD à gagner !

Pour bien continuer l'année, nous vous offrons 10 DVD de Je me tue à le dire avec la complicité d'Universcine.be.
Le superbe premier film du Belge Xavier Seron, nominé pas moins de 7 fois aux Magritte du cinéma.

Avec, en suppléments, des entretiens avec le réalisateur et son acteur, et les courts métrages Mauvaise Lune et L'Ours Noir, coréalisés par Xavier et Méryl Fortunat-
Rossi comme précisé plus haut.

magritte,cinema,belge,bouli,lanners,rausin,concours,dvd


Pour gagner, rien de plus simple !

Envoyez un e-mail à jeanphilippe.thiriartATgmail.com dans lequel vous précisez en une ou deux phrases pourquoi c'est... VOUS qui devez recevoir ce bel objet, ainsi que vos coordonnées postales.

Les gagnants ? Les auteurs des dix mails les plus convaincants

À vos claviers : clôture du concours ce vendredi 10 février à minuit.

Bons films belges et bonne chance à toutes et à tous !


Jean-Philippe Thiriart

magritte,cinema,belge,bouli,lanners,rausin,concours,dvd


Le détournement En cinémascopien de l'affiche du film de Kubrick et le visuel du concours sont l'oeuvre du graphiste Antoine Leroy, les photos illustrant l'article, celles de Sandrine David !

04 févr.

Les 7e Magritte du 7e Art, c'est ce soir !

C'est à 20 heures ce soir au Square que se tiendra la 7e cérémonie des Magritte du Cinéma. Ces Prix viendront récompenser, une fois de plus, les talents de notre 7e Art. À la barre, deux femmes, deux actrices : la passionnée et éclatante Virginie Efira dans le rôle de présidente et l'envoutante et multiple Anne-Pascale Clairembourg dans celui de la maîtresse de cérémonie.

Retransmises en direct et en clair sur Be tv et sa chaîne Be 1 ainsi qu'en streaming sur son site, les festivités verront 850 professionnels du cinéma belge récompenser le travail de leurs pairs : réalisateurs, acteurs et techniciens. Une bien belle occasion de mettre notamment en lumière certains métiers qui mériteraient de l'être plus souvent : directeur-photo, ingénieur du son, monteur - on en passe.

Dans le cadre d'un Cinevox Happening exceptionnel, le grand public pourra lui-aussi assister à la projection des Magritte dans un cadre unique : celui de la magnifique salle Grand Eldorado de l'UGC De Brouckère. Verre de bulles dès 19 heures, walking dinner après la cérémonie et... projection en avant-première de Paris pieds nus, la nouvelle comédie burlesque d'Abel et Gordon, présents pour l'occasion !

01.jpg


Et les nominés sont...

Cinq films se démarquent

Les premiers, les derniers du populaire Bouli Lanners mène sans surprise la danse avec huit nominations, ex-æquo avec le Keeper de Guillaume Senez, premier long présenté dans de nombreux festivals avant sa sortie chez nous.

Suivent, avec sept nominations chacun, les potes de l'IAD que sont Xavier Seron et Valéry Rosier. Tous deux ont déjà remporté le Magritte du Meilleur court métrage : le premier (en duo avec Méryl Fortunat-Rossi), pas plus tard que l'an dernier avec L'Ours Noir et le second, voici cinq ans, avec Dimanches. Cette année, c'est leur premier long métrage qui bénéficiera d'un beau coup de projecteur : Je me tue à le dire - notre grand coup de cœur de 2016 - pour Xavier et Parasol pour Valéry.

02.jpg
La joyeuse bande de Je me tue à le dire au Festival de Namur
© Sandrine David


N
otons que le huitième film - déjà - de Joachim Lafosse, le très applaudi à Cannes L'économie du couple, fait lui-aussi partie des favoris. S'il n'est nominé qu'à quatre reprises, il l'est dans les deux principales : Meilleur film et Meilleur réalisateur.

Les cinq films susmentionnés sont en lice pour le Magritte du Meilleur film, Je me tue à le dire, Keeper et Parasol étant bien sûr présents également dans la catégorie Meilleur... premier film. Cependant, un de leurs metteurs en scène, Guillaume Senez, manque à l'appel pour le Magritte du Meilleur réalisateur.

À
 signaler : l'absence des frères Dardenne et de leur Fille inconnue, qui en aura étonné plus d'un.


Du côté des comédiens

Si Virginie Efira fait figure de favorite pour le Magritte de la Meilleure actrice pour son rôle dans Victoria- elle est également nominée dans la section Meilleur second rôle pour le Elle de Verhoeven -, les choses sont moins claires du côté masculin. Le Magritte du Meilleur acteur pourrait ainsi aller tant au Cowboy François Damiens et à l'acteur-réalisateur Bouli Lanners (Les premiers, les derniers) qu'à - soyons fous - Jean-Jacques Rausin. Ce dernier interprète un premier rôle pour la... première fois dans Je me tue à le dire. Les votants ont choisi de l'inscrire dans cette catégorie alors qu'ils auraient pu le cantonner à celle du Meilleur espoir. Un signe ? Nous l'espérons de tout cœur !

03.jpg
La belle Virginie Efira, présidente ce soir et nominée à deux Magritte
© Rick Mc Pie


Le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle devrait échoir aux sympathiques Anne Coesens (La taularde) ou Catherine Salée (Keeper) , à moins que Virginie Efira ne passe à côté de celui de la Meilleure actrice dans un premier rôle. Auquel cas c'est à elle que reviendra plus que probablement le trophée évoqué, tant elle est convaincante dans le vénéneux thriller du réalisateur de Basic Instinct. Le Magritte du Meilleur acteur dans un second rôle devrait quant à lui aller à David Murgia, hallucinant en jeune homme touchant dans le film de Bouli.

Rayon Meilleurs espoir, Martha Canga Antonio, déjà lauréate d'un Ensor dans le nord du pays, mérite également d'être récompensée aux Magritte pour son interprétation à fleur de peau dans Black tandis que Yoann Blanc, très convaincant dans Un homme à la mer, pourrait de l'avis général bénéficier de l'effet La Trêve, série-événement de la RTBF signée Matthieu Donck.


La suite de nos pronostics

Nous faisons les paris, peut-être un peu fous, que, ce soir :

- Black sera élu Meilleur film flamand,
- La tortue rouge, Meilleur film étranger en coproduction,
- Xavier Seron, Meilleur scénariste,
- Olivier Boonjing, Meilleur chef-op - et donc lauréat du Magritte de la Meilleure image - pour son travail sur Parasol (on lui doit également la superbe photo en noir et blanc de Je me tue à le dire),
- Arnaud Calvar, Julien Mizac et Philippe Charbonnel, Meilleur ingés sons (Je me tue à le dire),
- Julie Naas, Meilleur monteuse (Je me tue à le dire),
- Pornography (d'Éric Ledune), Meilleur court métrage d'animation,
- Le plombier (de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron), Meilleur court métrage de fiction,

04.jpg
Bien entouré par les réalisateurs du Plombier, déjà récompensés l'an dernier pour L'Ours Noir - © Sandrine David


- Intégration Inch'Allah (de Pablo Muñoz Gomez, réalisateur de Welkom), Meilleur documentaire,
et que le Magritte des Meilleurs décors et celui des Meilleurs costumes seront décernés respectivement à Paul Rouschop (Les premiers, les derniers) et à Nina Caspari (Black).

Et, enfin, que l'ingrédient majeur d'un film qu'est sa musique originale aura fait partie de la recette du compositeur Hannes De Maeyer (Black).

Au final, seul un Magritte est déjà connu : le Magritte d'honneur, qui viendra saluer le talent de l'acteur français André Dussolier.


Des programmations spéciales Magritte en TV

Sur Be 1 HD, ces samedi 4 et dimanche 5 février avec notamment :

- Le tout nouveau testament à 14h30 ce samedi 4, et
- Les premiers, les derniers à 21h ce dimanche 5.

05.jpg
Les scénaristes de Tango Libre, diffusé ce mercredi sur La Trois
© Simon Van Cauteren


Sur la chaîne La Trois de la RTBF avec notamment :

Tango libre de Frédéric Fonteyne, avec Jan Hammenecker, sur un scénario de Philippe Blasband et Anne Paulicevich, ce mercredi 8 février à 22h50.

Excellente cérémonie des Magritte du cinéma à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

08 févr.

Retour sur les 6e Magritte du cinéma

Ce samedi 6 février, si nous étions présents au Square - où avait lieu la 6e Cérémonie de remise des Magritte - nous avons également assisté à la retransmission en direct de l'événement confortablement assis dans les fauteuils de l'UGC De Brouckère.

Alors qu’acteurs et artisans du Septième Art belge descendaient les marches au Mont des Arts, c’est aussi un tapis bleu qu’ont pu fouler, dès 19 heures, plusieurs centaines de spectateurs dans le hall de l’UGC De Brouckère. Après une coupe de bulles et des friandises, c’est dans la magnifique salle du Grand Eldorado que la soirée s’est poursuivie, un Magnum à la main.

Pour permettre à chacune et à chacun de se préparer au spectacle, une rétrospective des principaux films nommés a défilé sur l’écran. Des extraits de Tous les chats sont gris, Préjudice, Alléluia, Le tout nouveau testament ou encore Melody ont ainsi permis au public de jouer les pronostics, les commentaires des uns et des autres allant bon train...

- Yolande Moreau est tout de même une actrice exceptionnelle !
- Oui, mais Christelle Cornil mériterait tellement la récompense.
- Et Wim Willaert aussi.
- Moi, c’est Bouli que je préfère !

IMG_4211.JPG
La salle du Grand Eldorado, un décor de choix pour la retransmission en direct


L’écran s’est ensuite obscurci pour laisser place au générique de la Cérémonie. Les dorures entourant l’écran du Grand Eldorado offraient un décor grandiose pour l’événement. C’est alors que Charlie Dupont entra en scène, entouré d’une fanfare, avant de littéralement s’envoler pour laisser la place à la Présidente Marie Gillain, vêtue d’une somptueuse robe noire. Son discours, ponctué d’un petit accent bien de chez elle, a distingué avec beaucoup d’humour le Belge de Belgique et le Belge de France, rencontrant l’engouement du public, conquis par une si belle ambassadrice.

Eut lieu ensuite la remise des premiers Magritte, du Meilleur espoir féminin à Lucie Debay pour Melody, à celui du Meilleur espoir masculin à Benjamin Ramon pour Être, en passant par le Prix de la Meilleure image pour Manu Dacosse, pour son travail sur Alléluia.
Notons au passage l’impressionnant corset porté par Charline Vanhoenacker qui remit, avec cette impertinence et cette autodérision bien belges qui font d’elle l’une des têtes d’audience sur France Inter, le Magritte du meilleur scénario original à Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael pour Le tout nouveau testament.

magritte,cinema,belge,prix,gillain,lindon,van,dormael,alleluia
Le Magritte du Meilleur son est allé, comme trois autres, à Alléluia


Alléluia est sans nul doute l’un des grands gagnants de cette 6e édition, puisqu’après le Magritte de la Meilleure image, c’est également ceux du Meilleur montage, des Meilleurs décors et du Meilleur son qui lui furent décernés durant la soirée. Quant au Magritte des Meilleurs costumes, c’est un Elvis Pompilio un peu intimidé qui le remit à Pascaline Chavanne pour son travail sur La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil, de Joann Sfar.

C’est ensuite sur Vincent Lindon que les projecteurs s’arrêtèrent pendant plusieurs minutes, sous les applaudissements du public. S’enchaînèrent la très belle rétrospective de sa carrière en images, introduite par Charlie Herscovici, et l’hommage ému de Stéphane Brizé, ami de l’acteur et réalisateur des films Mademoiselle Chambon et La Loi du Marché, dans lesquels il choisit Lindon pour interpréter le rôle principal.

C
e fut alors au discours d’un Vincent Lindon à la voix tremblante d’émotion de créer le silence et de capter l’attention de tous. Un texte ponctué de remerciements, de compliments à ses amis belges et de quelques mots engagés pour ces films que certains bien-pensants jugent immoraux et censurent, empêchant au cinéma d’être le vecteur de culture et de liberté pour les jeunes générations (pensons notamment au film Much Loved, interdit au Maroc durant l’année 2015). Le comédien, face à la standing ovation de tout le parterre du cinéma belge, quitta la scène en lançant : « Vous savez comment on reconnaît un Français ? C'est le seul qui vient chercher un César à Bruxelles. » 

Vincent Lindon et Marie Gillain.jpg
Vincent Lindon et Marie Gillain, Magritte d'honneur et Présidente de la Cérémonie


Après cet instant d’émotion, c’est la chanteuse belge Mélanie Di Biasio qui remit ensuite le Magritte de la Meilleure musique originale à une An Pierlé heureuse, fière et impatiente de boire pour fêter ça !

Charlie Dupont invita alors Patar et Aubier, réalisateurs de Panique au Village, à remettre pour la toute première fois le Magritte du Meilleur court métrage d’animation. Plaisir particulier car, comme nous l’espérions, c’est l'ami Sacha Feiner, créateur de Dernière Porte au Sud, qui est reparti avec la statuette !
Et puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, c’est ensuite à L’Ours Noir et à son duo de réalisateurs Méryl Fortunat-Rossi - Xavier Seron que le Magritte du Meilleur court métrage de fiction fut décerné, film sur lequel nous avions également misé dès sa sélection.

avec Méryl et Xa.jpg
Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, Magritte du Meilleur court métrage de fiction


La Cérémonie reprit de plus belle avec humour, lorsque Renaud Rutten expliqua à l’assistance, avec grand enthousiasme, qu’on reconnaît un acteur de second rôle car il est celui qui ne se plaint jamais et accepte, contrairement aux divas que sont les premiers rôles, la tartine de pâté crème proposée par le catering sur les tournages. Il remit ensuite ce Magritte à Anne Coesens pour son second rôle dans Tous les chats sont gris de Savina Dellicour, qui reçut quant à elle la récompense du Meilleur premier film pour ce même long métrage.

Le Meilleur second rôle masculin fut attribué à Laurent Capelluto pour la réplique qu’il donne à Gilles Lellouche dans L’enquête, tandis que les producteurs de La famille Bélier se virent remettre le Magritte du Meilleur film étranger en coproduction, des mains de Dany Boon et Kad Merad, tous deux déchaînés !

Vint alors l’heure de la remise des prix principaux, les deux premiers venant récompenser le travail de nos voisins flamands puisque ce sont les très émus Wim Willaert et Veerle Baetens qui sont repartis avec les Magritte du Meilleur acteur et de la Meilleure actrice. Enfin, belle performance pour un Jaco Van Dormael au souffle coupé, qui reçut les très attendus Magritte du Meilleur réalisateur et du Meilleur Film pour son Tout nouveau testament.

À Charlie Dupont de clôturer la soirée en invitant l’ensemble des lauréats à rejoindre la scène pour la photo finale et de s’écrier « Vive le cinéma belge ». Générique de fin et début de la fête... du côté du Square, mais aussi à De Brouckère où sushis et mini-burgers attendaient un public affamé. Public qui, après s’être sustenté, fut invité à rejoindre la salle pour la projection, en avant-première, du film Mirage d’amour.

C’est dans une robe bleue électrique garnie de plumes aux épaules que Marie Gillain, héroïne du long métrage présenté, descendit les marches du Grand Eldorado pour rejoindre la scène, accompagnée d'Hubert Toint, le réalisateur du film.
Notons que le scénario de Mirage d’amour a été écrit par Bernard Giraudeau, qui projetait de le réaliser lui-même avant d’en céder les droits à Hubert Toint juste avant sa mort. C’est donc pour mener à bien ce projet dont ils avaient tant rêvé ensemble que celui-ci partit tourner au Chili avec Marie Gillain et Jean-François Stévenin, accompagnés d'un casting quasi-exclusivement local. Cette histoire d’amour entre une pianiste et un trompettiste ancrée dans le Chili des années 1920 sera à découvrir sur les écrans dès ce mercredi 10 février !

magritte,cinema,belge,prix,gillain,lindon,van,dormael,alleluia
Marie Gillain, venue présenter Mirage d'amour


Encore une belle soirée et une belle fête pour le cinéma belge donc, menée par un maître de cérémonie impertinent et hors-pair dans l’imitation de notre Arno national, une Présidente de chic et de charme, jurant dans un parfait accent de Lîdje, et des lauréats plus émus et surpris les uns que les autres. Alors, comme l’ont dit tour à tour ceux qui se sont succédés sur la scène du Square ce 6 février, vive le cinéma belge !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos : Céline Vander Sande et Sandrine David

09:41 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, prix, gillain, lindon, van, dormael, alleluia | |  Facebook | |  Imprimer |

06 févr.

Ce soir, les Magritte font sa fête au cinéma belge !

C'est au Square, à l'ombre de l'Hôtel de Ville et du Mont des Arts, en plein cœur de Bruxelles, que se déroulera ce samedi 6 février 2016 à 20 heures la 6e Cérémonie des Magritte du cinéma. Charlie Dupont officiera à nouveau en tant que Maître de Cérémonie tandis que Marie Gillain succédera à Émilie Dequenne et François Damiens à la Présidence.

Depuis 2011, cette fête au cinéma belge récompense celles et ceux qui reflètent, bousculent et romancent la vie sur grand écran. Du son à l'image, des décors aux costumes, ce sont pas moins de 22 Magritte qui seront remis pour cette nouvelle édition.

Tandis que 87 films ont été sélectionnés pour concourir dans les différentes catégories, 76 nommés peuvent aujourd'hui espérer recevoir une statuette à l'effigie d'une affiche réalisée par Magritte dans les années 50 à l'occasion d'un festival de cinéma.

Capture-d’écran-2016-01-14-à-01.28.16-1.png


Parmi ces nommés, on retrouvera, dans les catégories principales :

Quatre prétendantes pour le Magritte de la Meilleure actrice, remporté l'année dernière par Émilie Dequenne :

- Veerle Baetens, pour Un début prometteur,
- Annie Cordy, pour Les souvenirs,
- Christelle Cornil, pour Jacques a vu, et
- Yolande Moreau, pour Voyage en Chine.

En lice pour la catégorie du Meilleur acteur, espérant succéder à Fabrizio Rongione, lauréat 2015 :

- François Damiens, pour La famille Bélier,
- Bouli Lanners, pour Tous les chats sont gris,
- Jérémie Renier, pour Ni le ciel ni la terre, et
- Wim Willaert, pour Je suis mort mais j'ai des amis.

Après Deux jours, une nuit des frères Dardenne, concourent cette année pour le Magritte du meilleur film :

- Je suis mort mais j'ai des amis, de Guillaume et Stéphane Malandrin,
- Melody, de Bernard Bellefroid,
- Préjudice, d'Antoine Cuypers,
- Tous les chats sont gris, de Savina Dellicour, et
- Le tout nouveau testament, de Jaco Van Dormael.

Et au titre de meilleur réalisateur, alors que l'Académie avait consacré Jean-Pierre et Luc Dardenne en 2015 :

- Bernard Bellefroid, pour Melody,
- Savina Dellicour, pour Tous les chats sont gris,
- Fabrice Du Welz, pour Alléluia, et
- Jaco Van Dormael, pour Le tout nouveau testament.

Marie-Gillain-Vincent-Lindon-portent-avec-conviction-leurs-personnages-juges-bousculant-lignes-etablies_0_730_485.jpg
Marie Gillain et Vincent Lindon, Présidente et Magritte d'honneur cette année


Un Magritte d'honneur sera également remis à Vincent Lindon pour saluer l'ensemble de sa carrière. Un Vincent Lindon mémorable dans des films comme Ma petite entreprise, L'étudiante ou, plus récemment, La Moustache, La Loi du marché et Toutes nos envies, dans lequel il jouait aux côtés d'une certaine Marie Gillain.

Nous nous en voudrions de ne pas mettre en avant deux courts métrages en lice pour les Magritte du Meilleur court métrage de fiction et d'animation. Respectivement le déjanté L'ours noir, réalisé par les amis Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, et Dernière porte au Sud, petit bijou du tout aussi sympathique Sacha Feiner. Notons par ailleurs que Xavier a récemment reçu le Prix du Meilleur premier film à Palm Springs pour son long métrage Je me tue à le dire, en salles en avril.

Enfin, non loin du Square, où se pressera le beau monde du Septième Art belge, l'UGC De Brouckère sera également un lieu festif de choix ce samedi soir puisque la Cérémonie y sera retransmise en direct par les équipes de BeTV (retransmission également assurée au cinéma Imagix Mons). Succédera à cette projection des Magritte, l'avant-première du premier long-métrage du Belge Hubert Toint en tant que réalisateur, Mirage d'amour, en présence de l'équipe du film et de son héroïne, Marie Gillain.

n_199_273615_img_1.jpg

Vous ne serez ni au square ni à l'UGC ou à l'Imagix ?
Aucun souci : les Magritte du cinéma seront diffusés en direct et en clair sur BeTV à partir de 19h50 !

B
elle fête au cinéma belge à toutes et à tous !

Céline Vander Sande et Jean-Philippe Thiriart

11:24 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Présentations de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinema, belge, lindon, prix, gillain | |  Facebook | |  Imprimer |

31 mars

Une Meilleure Espoir, un nominé au Meilleur Espoir et un Ridremont en forme aux Magritte !

Interview d'Ambre Grouwels, Meilleur Espoir féminin

Vous êtes une grande amatrice de comédies musicales et avez une véritable fascination pour Broadway. Comment expliqueriez-vous celle-ci ?

Broadway, c'est le full package ! J'adore les comédies musicales. Je trouve que ce sont des choses très travaillées, qui mettent du temps à se préparer. C'est tellement beau ! J'ai assisté à beaucoup de musicals à Londres et je suis à chaque fois sortie changée de la salle. C'est un travail de malade et c'est un art complet : il y a de la fiction, de la danse, du théâtre... C'est vraiment tout ce dont on peut rêver quand on est comédienne et chanteuse. C'est un mythe. Rien que voir toutes les grandes stars de là-bas, ça met des étoiles dans les yeux !

magritte,cinéma,espoir,patrick,ridremont,ambre,grouwels,lobet
Ambre Grouwels, Magritte du Meilleur espoir féminin


Quelle est la pièce qui vous a le plus touchée et quelle est celle dans laquelle vous rêvez de jouer un jour ?

J'adore vraiment Wicked, qui vient du Magicien d'Oz. C'est une histoire fabuleuse et la musique est écrite par des dieux. (elle rit) Et je rêverais de jouer à nouveau dans Hairspray, mais à Broadway cette fois. Je l'ai jouée en Belgique et c'était extraordinaire. C'est un rôle qui m'a tellement plu, tellement touchée... On se ressemble, l'héroïne et moi. On a les mêmes soucis et les mêmes rêves. C'est quelque chose qui me touche beaucoup. Cette comédie musicale est juste énorme !



Interview de Corentin Lobet, nominé au Magritte du Meilleur espoir masculin

C'est la première fois que tu viens aux Magritte avec une nomination, dans la catégorie Meilleur espoir pour ton rôle dans Je fais le mort. Comment présenterais-tu le film ?

Il s'agit d'une comédie réalisée par le Français Jean-Paul Salomé. Une comédie derrière laquelle se cache une enquête policière et où j'ai un second rôle. Je me suis bien amusé à la tourner, avec François Damiens notamment.

Comment ton rôle t'a-t-il été présenté par le réalisateur ?

C'est, dans un premier temps, la directrice de casting française qui m'a fait rencontrer Jean-Paul Salomé. Il s'agissait d'abord de ça, à la base : d'une rencontre. Et puis tout s'est fait assez simplement, en lisant le scénario et en parlant avec le réalisateur.

magritte,cinéma,espoir,patrick,ridremont,ambre,grouwels,lobet
Corentin Lobet, nominé au Magritte du Meilleur espoir masculin


Et comment as-tu, toi, préparé ce rôle ?

C'était un rôle particulier parce qu'il n'y avait pas beaucoup de texte. Il fallait par conséquent faire preuve d'une grande présence physique. Le côté maladroit fait notamment partie des choses que j'aime interpréter. Je n'ai donc pas trop calculé.

Et tourner aux côtés de François Damiens, c'était comment ?

C'était super, notamment pour l'ambiance pendant et entre les prises !



Interview de Patrick Ridremont

Patrick, comment vas-tu ce soir ?

Mais je vais très bien, merci ; et toi ?

Bien, merci. Tu es un peu moins chic qu'il y a deux ans il me semble... (NdA : en 2013, son premier film, Dead Man Talking, était en lice dans pas moins de huit catégories. Et n'allait finalement être récompensé que pour ses décors, signés Alina Santos)

Dis tout de suite que j'ai l'air d'un plouc ! (il rit) C'est dû au fait que je ne vais ni recevoir ni remettre de prix aujourd'hui. Je viens cette fois voir d'autres en remettre et en recevoir et ai donc le droit de venir habillé un peu casual.

C'est un autre plaisir alors ?

Oui, c'est toujours du plaisir. C'est un autre plaisir comme tu dis. C'est la différence qu'il y a entre faire l'amour et se masturber.

 

magritte,cinéma,espoir,patrick,ridremont,ambre,grouwels,lobet
Patrick Ridremont, en grande forme cette année aux Magritte du cinéma !


Tu nous expliques la différence ?

Je te donne des réponses surréalistes alors, puisqu'on est aux Magritte...
Recevoir un prix, c'est comme faire l'amour tout seul.
Remettre un prix, c'est comme faire l'amour à la personne à laquelle tu le remets.
Et venir voir tout ça... c'est un peu comme se masturber. (il rit)

À côté du Magritte des Meilleurs décors, Dead Man Talking remportait aussi voici deux ans le Magritte du Meilleur premier film. Ainsi qu'une nomination au César du Meilleur film étranger...

Tout à fait !

Comment c'était, les César ?

C'était vraiment chiant ! Mais on a bien mangé au Fouquet's. Que les choses soient claires : j'ai été manger là où a mangé Sarkozy. Comme une star, aux Champs-Élysées. Toutes les places avec les stars étaient prises, ce qui fait que mon producteur, Sylvain Goldberg, et moi-même avons dû aller manger dans une salle vide à l'étage, tranquillement. On s'est régalé ! Et puis tout le monde est parti au VIP room pour boire du champagne à volonté. Pendant ce temps-là, Sylvain et moi sommes rentrés tranquillement à l'hôtel parce qu'on avait un taxi à prendre le lendemain matin.

Un mot sur ton actualité ?

Pour le moment, on n'en est nulle part. J'ai le début d'un deuxième scénario mais je suis trop lent. Il faut que j'en parle avec mon producteur pour qu'il me fasse travailler plus vite.

Sylvain Goldberg, de Nexus, on est bien d'accord ?

C'est ça ! Tu veux que je fasse des métaphores avec Nexus ?

Pourquoi pas !

Comme on a tout à l'heure parlé de faire l'amour, ce serait cohérent... (il rit)
Nexus, c'est probablement un préliminaire. C'est un mix entre l'amour du cinéma et l'amour de son réalisateur. Nous sommes vraiment devenus amis grâce à ce tournage, Sylvain et moi !

13:56 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, cinéma, espoir, patrick, ridremont, ambre, grouwels, lobet | |  Facebook | |  Imprimer |