02 mai

Une interview de Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit... qui a du CHIEN !

Aujourd’hui, sort en salles le dernier film de Samuel Benchetrit : Chien. Avec, au casting, le génial Vincent Macaigne, notre Bouli Lanners national et une certaine… Vanessa Paradis !

Lors de la dernière édition du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF), Vincent Macaigne remportait le Bayard du Meilleur comédien tandis que son réalisateur repartait avec le Bayard du Meilleur scénario mais aussi celui du meilleur film. Carton plein donc pour cette comédie pour le moins décalée.

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Samuel Benchetrit devant l’œil rieur de Vanessa Paradis


En l’absence de Vincent Macaigne, le réalisateur déclarait lors de la Clôture du FIFF : « Vincent a à la fois neuf ans et cent ans. Il est insaisissable. » Nous sommes bien d’accord avec lui.

Au terme de la proclamation du palmarès du Festival de Namur, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Vanessa Paradis et Samuel Benchetrit. N’hésitez pas à la découvrir, ci-dessous !


Jean-Philippe Thiriart

Crédits photos : Sylvie Cujas pour En cinémascope

18:55 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Critiques de films, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chien, vanessa, paradis, samuel, benchetrit, vincent, macaigne, fiff, namur, bayard, or | |  Facebook | |  Imprimer |

20 mars

Retour sur la Berlinale 2016

Depuis Berlin.

La 66e édition du Festival International du Film de Berlin - la Berlinale - s'est clôturée avec l'annonce du palmarès de ses compétitions principales : Generation, courts métrages, premiers films, et internationale. La maîtresse de la cérémonie de la soirée a d'abord tenu à rappeler, avec beaucoup d'à-propos, combien la Berlinale existait, avant tout, pour le public. Un public qui s'est une fois de plus rendu en masse aux projections de films présentés dans des catégories nombreuses et variées : compétitions longs et courts métrages donc, mais aussi Panorama, Forum, Rétrospective, Hommage, Berlinale Classics, et on en passe.

Un public auquel possibilité était donnée d'aider financièrement les nombreux réfugiés accueillis en Allemagne en déposant de l'argent dans les boxes prévus à cet effet à proximité des différents sites berlinois où le Festival avait pris ses quartiers. De l'argent directement reversé à l'ONG BZFO, laquelle vient en aide aux victimes de torture et de violence en temps de guerre depuis 1992.

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Gianfranco Rosi, réalisateur de Fuocoammare, et Meryl Streep,
présidente du jury de cette 66e Berlinale


Les réfugiés, le cinéaste italien Gianfranco Rosi a choisi de leur donner la parole avec son film Fuocoammare (Fire at Sea), lauréat de l'Ours d'Or du Meilleur Film décerné par le Jury présidé par Meryl Streep, un jury qu'elle a qualifié de composé de grands esprits. Film courageux ancré dans la réalité actuelle, Fuocoammare montre qu'un film documentaire peut, à l'heure actuelle, donner un point de vue politique avec beaucoup de nuance et de poésie. Son réalisateur a remercié le comité de sélection du Festival d'avoir eu le courage d'y inclure son film - ce qui représentait déjà pour lui une victoire - et le jury de l'avoir primé. Ses pensées sont allées à tous ceux qui n'ont jamais réussi à survivre à Lampedusa. Ceux qui y habitent y ouvrent leur cœur à ceux qui y arrivent. Il a également encouragé à suivre l'exemple des pêcheurs, qui acceptent tout le monde. Une leçon que toutes et tous devraient apprendre à l'heure où des êtres humains meurent à cause de questions de frontières artificielles.

Les Belges récompensés !

Cocorico à Berlin cette année puisque deux œuvres de réalisateurs belges ont été primées : Mort à Sarajevo (Grand Prix du Jury, Ours d'Argent fort prisé), d'abord, du Belgo-Bosniaque Danis Tanović, qui a souligné combien la Berlinale était un lieu de rencontres, et Les Premiers Les Derniers (Prix Europa Cinemas Label et Prix Œcuménique dans la section Panorama), du Liégeois Bouli Lanners !

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Les Premiers Les Derniers, du Belge Bouli Lanners : deux Prix à Berlin !

 

La plupart des films en lice pour les Ours d'Or, d'Argent et les autres prix majeurs du Festival étaient cette année des films nécessaires. Nous avons assisté à une Berlinale caractérisée par une absence de grand film esthétique, avec une attention accordée à de plus petites productions que lors des précédentes éditions.

Un autre Ours d'Argent, le Prix Alfred Bauer, du nom de l'historien allemand et fondateur de la Berlinale, qui récompense un long métrage ouvrant de nouvelles perspectives, est allé à Hele Sa Hiwagang Hapis (A Lullaby to the Sorrowful Mystery) de Lav Diaz. Le metteur en scène philippin a tenu à remercier le comité de sélection de la Berlinale d'avoir pris le grand risque de sélectionner son film, long de huit heures. Il a dédié son Prix à celles et ceux qui croient que le cinéma peut encore apporter des changements dans le monde dans lequel nous vivons.
L'Ours d'Argent du Meilleur Réalisateur est allé à une... réalisatrice : Mia Hansen-Løve, pour L'Avenir.

 

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Trine Dyrholm, Ours d'Argent de la Meilleure Actrice


Les Ours d'Argent des Meilleurs Actrice et Acteur sont allés à Trine Dyrholm et Majd Mastoura, pour leurs interprétations dans les films Kollektivet (The Commune) de Thomas Vinterberg et Inhebbek Hedi (Hedi) de Mohamed Ben Attia, respectivement. Trine Dyrholm a souligné l'importance pour elle de recevoir ce Prix des mains de Meryl Streep, dont elle est une très grande admiratrice, lors d'une soirée fort spéciale pour elle, elle qui se rendait à la Berlinale pour la septième fois. Elle s'est dite également ravie de recevoir ce prix dans un festival qu'elle affectionne tout particulièrement. Beaucoup de femmes étaient présentes cette année sur les écrans berlinois, pour y interpréter des rôles importants. Cela témoigne du souhait des réalisatrices et réalisateurs de montrer des femmes au caractère fort qui bien souvent menaient le jeu.

L'Ours d'Argent du Meilleur Scénario est revenu au réalisateur Tomasz Wasilewski pour Zjednoczone stany miłości (United States of Love). Dernier Ours d'Argent décerné : celui venant récompenser une Contribution Artistique Exceptionnelle. Il est allé à Mark Lee Ping-Bing, directeur photo de Chang Jiang Tu (Crosscurrent) de Yang Chao.

Jean-Philippe Thiriart

08:00 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlinale, festival, international, film, berlin, ours, or, argent, meryl, streep | |  Facebook | |  Imprimer |

20 avril

Les Jurys du BIFFF 2015 ont livré leurs verdicts !

C'est hier, dimanche 19 avril, que la plupart des différents jurys du 33e Festival International du Film Fantastique, de Science-fiction et Thriller de Bruxelles (BIFFF) se sont prononcés.

Et le grand gagnant, lauréat du Corbeau d'Or, n'est autre que le
Frankenstein de Bernard Rose. La boucle est bouclée pour le papa de Candyman, dont le premier film, Paperhouse, avait lui-aussi remporté la récompense suprême. Il rafle la mise pour la deuxième fois en autant de passages au BIFFF.

 

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Attention, ça va piquer !


Dans son adaptation du célèbre roman publié au début du 19e siècle par Mary Shelley, Rose met en scène le très crédible Xavier Samuel dans le rôle de la créature et Carrie-Anne Moss dans celui de l'épouse du Docteur Frankenstein. Sa relecture contemporaine du récit original a notamment pour intérêt de narrer l'histoire depuis le point de vue du personnage principal. Une relecture que le réalisateur londonien avait à cœur de présenter au BIFFF en avant-première mondiale. Il nous confiait à cet égard il y a peu :

J'avais vraiment envie de présenter l'avant-première mondiale du film au BIFFF. Quand j'ai eu fini le [montage du] film à temps, j'ai écrit à Georges Delmote (NdA : le président du Festival) et lui ai demandé si c'était jouable. Et il m'a immédiatement répondu par l'affirmative. Et c'est génial de le revoir. C'est génial de revoir Freddy (NdA : Freddy Bozzo, responsable de la programmation du Festival). C'est super de revoir ces gens-là et de constater qu'il y a une vraie continuité dans l'administration du BIFFF depuis tellement d'années maintenant. Je pense que ça confère à ce festival une position vraiment à part dans le monde de l'horreur et du fantastique.

 

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Bernard Rose peut avoir le sourire : son Frankenstein a remporté le Corbeau d'Or - Copyright Jan Lievens pour le BIFFF


Les films
The Infinite Man, de Hugh Sullivan et Goodnight Mommy, de Veronika Franz et Severin Fiala ont pour leur part reçu un Corbeau d'Argent. Le Prix Spécial du Jury a été décerné à The Blue Elephant, de Marwan Hamed tandis que ce même Jury international a accordé une Mention Spéciale à Starry Eyes, de Dennis Widmyer.

Le Jury européen a récompensé
Another Frontier, d'André Cruz Shiraiwa du Méliès d'Argent, et a accordé une Mention spéciale à Shrew's Nest, de Juanfer Andres et Esteban Roel pour la qualité de sa direction artistique.

Le Jury Thrillers a quant à lui décerné à La Isla Mínima, de Alberto Rodriguez, le Prix du Meilleur thriller.

Le Jury de la Compétition du 7
e Parallèle a distingué Liza, the Fox-Fairy, de Karoly Ujj-Meszaros, tout en décernant une Mention spéciale à Lelan Orser in Faults, de Riley Steams.

Le Prix Pégase ou Prix du Public est lui-aussi venu récompenser
Liza, the Fox-Fairy.

Pour le reste du Palmarès de ce 33e BIFFF, c'est ici !

 

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Copyright Simon Van Cauteren pour En cinémascope


Enfin, nous avons choisi de donner la parole au troisième gagnant de notre concours : Jonathan. Lui qui avait gagné deux places pour la projection en Midnight X-treme de Wyrmwood: Road of the Dead, vendredi dernier aux petites heures, nous expliquait ainsi pourquoi le BIFFF est un Festival incontournable :

PARCE QUEEEEE !

... pour reprendre une des tirades qui fusent régulièrement dans la salle et font de l'ambiance du BIFFF la meilleure de tous les festivals du monde !

La preuve, j'y vais depuis mes 14 ans en 1991 (dans le cadre de la projection de
Star Trek VI, le seul film enfants-admis !) et continue d'y aller chaque année alors que j'habite à présent Londres. »

Si tous les chemins semblent donc mener au BIFFF, c'est sans doute que le BIFFF préside... à toutes les destinées !

Un tout grand MERCI ! à la
press team du Festival : Jonathan Lenaerts et ses Jonathanettes 2015 : Coralie (qui a dit « Ophélie » ?), Sophie, Tiphaine, et Thibault.

 

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La press team sans son patron mais avec... Lucrèce en special guest !


Merci beaucoup, aussi, à Laurence et Marie-Cécile !

21:51 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Bilans de festivals, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bifff, festival, film, fantastique, frankenstein, corbeau, or | |  Facebook | |  Imprimer |

14 janv.

Interview filmée de Wim Willaert

 

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Wim Willaert, en interview au FIFF 2013


Le samedi 28 septembre dernier, nous étions présents à Namur dans le cadre du 28e Festival International du Film Francophone (FIFF). Notamment pour y découvrir le film Henri, dernier bébé de l'actrice et réalisatrice Yolande Moreau. La représentante la plus atypique de notre petit pays en matière de 7e Art était venue défendre son nouveau film, qu'elle a écrit et réalisé. Présenté en compétition internationale au FIFF, Henri a de nombreuses qualités que la plupart de nos confrères n'ont pas manqué de mettre en avant.


Une qualité manifeste du film, pas assez soulignée selon nous, est la bande originale du métrage. C'est donc tout naturellement que nous avons choisi de donner la parole à Wim Willaert, à qui Yolande a fait confiance dans ce cadre. Pour rappel, l'acteur flamand recevait à Namur voici près de dix ans le Bayard d'Or du Meilleur comédien pour un grand rôle. Celui d'un porteur de... géants dans Quand la mer monte, déjà réalisé par Dame Moreau ! Co-réalisé en réalité, puisque le Français Gilles Porte était lui-aussi derrière la caméra de ce film qui recevait le César de la Meilleur première œuvre de fiction en 2005.


Henri signe donc l'envol de la réalisatrice belge, qui déploie ses propres ailes dans cette histoire de Papillon, de Chef qui régale amoureusement ses clients avec des œufs mimosa, et de gros Ours en peluche.

Le lendemain de cette découverte de Henrinous avons eu l'agréable surprise d'attendre puis de prendre l'ascenseur avec celle qui confiait avoir... trempé dans un crime. C'était il y a un peu plus de trente ans dans la pièce qui l'a vue débuter : Sale affaire, du sexe et du crime. L'occasion pour nous de lui dire toute l'affection que l'on portait à son Henri.

Une semaine plus tard, vendredi de la Clôture du Festival de Namur, c'est donc le très sympathique Wim Willaert que nous rencontrions au Théâtre de la ville mosane. Pour une interview qui restera dans notre cœur, tant celui qui a remporté cette année l'Ensor (l'équivalent des Magritte au Nord du pays) du Meilleur acteur a partagé son enthousiasme avec une grande générosité.

Pour nous parler de Yolande Moreau et du travail qu'il a réalisé pour elle en composant la musique de son film, d'abord. Et pour évoquer l'importance à ses yeux d'avoir reçus des Prix d'interprétation tant en Belgique flamande que francophone, ensuite.

B
on visionnage !


 

17:50 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : henri, wim, willaert, fiff, ensor, cinema, flamand, bayard, or | |  Facebook | |  Imprimer |