14 févr.

Honoré à la Berlinale, Tim Robbins nous parle de la peine de mort

Depuis Berlin.

Peu après 22 heures, hier soir, nous avons eu la chance de tendre notre micro à Tim Robbins. Le producteur, réalisateur et acteur lauréat d'un Oscar, de deux Golden Globes et d'un Prix d'interprétation à Cannes, était présent dans la capitale allemande pour recevoir une Berlinale Kamera. Le Festival International du Film de Berlin décerne ce Lifetime Achievement Award aux acteurs du cinéma qui l'ont à jamais marqué. L'Américain a gentiment accepté de répondre à nos deux questions, sur la peine de mort et sur son travail de réinsertion des prisonniers de différentes prisons californiennes.

 

 Tim Robbins répondant à nos questions - Copyright Denise Reese, de Ruptly TV


C'est dans le cadre de ce bel honneur que le natif de West Covina, en Californie, a choisi de présenter le film dont il est le plus fier : Dead Man Walking. Film qui a valu à Sean Penn, à Berlin déjà, l'Ours d'Argent du Meilleur acteur et à Susan Sarandon... l'Oscar de la Meilleure actrice ! C'était en 1996.

Vingt ans plus tard, l'inoubliable comédien de L'échelle de Jacob, The Shawshank Redemption et Mystic River, entre autres, a tenu à remercier de tout son cœur le Festival, les festivaliers, les Berlinois et, plus généralement, l'ensemble du peuple allemand, pour tout l'amour qu'ils lui ont donné.

Robbins a évoqué, avec émotion, sa première venue à Berlin en 1985. Époque à laquelle il n'avait pu passer Checkpoint Charlie et se rendre à l'Est pour la seule et bonne raison qu'il avait, dans sa voiture, une cassette des... Rolling Stones. Il a confié, non sans humour, avoir été convaincu d'une chose, ce jour-là : « Un jour, le Mur ne pourrait que tomber. Pour la bonne et simple raison qu'on ne peut pas craindre le rock'n'roll ! ».

Merci Monsieur Robbins.
Pour votre amabilité.
Pour votre contribution au patrimoine cinématographique.
Pour votre engagement.
C'est rare et précieux.

Jean-Philippe Thiriart