13 déc.

THE PARTY, des performances d’acteurs au service d’un huis-clos brillant

De Sally Potter
Avec Patricia Clarkson, Bruno Ganz, Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Cillian Murphy
Comédie dramatique
1h11

Cote : ***

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On doit à la réalisatrice londonienne Sally Potter The Tango Lesson (La leçon de tango) en 1997 et The Man who cried (Les larmes d’un homme) en 2000. Elle a également dirigé, dès 2007, le Carmen de Bizet, production de l’English National Opera au London Coliseum dès 2007.

The Party se déroule dans la capitale anglaise. Janet, la cinquantaine bien entamée, vient d’être nommée ministre de la santé. Afin de fêter sa nomination, son mari Bill et elle réunissent quelques amis pour un dîner. Mais ce monsieur fera une révélation qui choquera l’ensemble des invités et remettra en question toutes leurs idées politiques, économiques et sociales. Les convives seront-ils capables de sortir sans heurt de ce dîner qui s’apparentait pourtant à une fête ?

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Les acteurs sont magistraux. On ne présente plus Kristin Scott Thomas, à la carrière remarquable. Mais le casting ne s’arrête pas à cette icône du cinéma franco-anglais. On retrouve en effet à ses côtés Bruno Ganz (La chute), Timothy Spall (inoubliable Peter Pettigrow dans Harry Potter), Cillian Murphy (Inception, de Nolan - réalisateur qui en fit aussi son Epouvantail dans la franchise Batman) ou encore Patricia Clarkson (La ligne verte ou Shutter Island). Ces comédiens et leur jeu rendent ce huis-clos fort captivant.

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L'équipe du film sur le red carpet de la Berlinale 2017


L’ensemble du film se déroule dans une poignée de mètres carrés, tel une pièce de théâtre. On voyage toutefois ici à travers le temps et l’espace grâce à la performance des comédiens de The Party. Les sujets abordés sont délicats et les situations, bien que très inconfortables, prêtent par moments à rire. Mais à rire jaune. On sent ainsi la situation devenir hors de contrôle et tragique sans toutefois pouvoir imaginer où cela va mener l’ensemble des personnages. Pour un grand final tout à fait inattendu.


La réalisatrice propose une mise en scène pour le moins intéressante. Avec des pièces de la maison utilisées à bon escient. Ce qui permet de passer très facilement de l’une à l’autre sans perdre le fil de l’histoire. Mais la grande force de ce film, comme de tout huis-clos, réside donc dans la justesse avec laquelle les interprètes des rôles assignés par Sally Potter jouent des partitions qui leur correspondent. Les dialogues qu’elle met dans leur bouche sont truculents et apportent à ce film un
caractère raffiné indéniable.

Raphaël Pieters et Jean-Philippe Thiriart

08:13 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the, party, sally, potter, kristin, scott, thomas, timothy, spall, bruno, ganz, cillian, murphy | |  Facebook | |  Imprimer |

17 mai

Alien: Covenant - Papy Ridley fait de la résistance !

De Ridley Scott
Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, James Franco, Billy Crudup, Danny McBride
Science-fiction
2
h

Cote : *

 

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Ou comment condamner des milliers de personnes à cause d’incohérences scénaristiques.

Mais commençons par le commencement.

Avec
Alien, Ridley Scott avait frappé fort à la fin des années 70 ! Un vaisseau perdu dans l’espace, un alien tueur et un équipage pris au piège, voilà les trois ingrédients magiques d’une franchise qui a alimenté les angoisses des plus hardis d’entre nous.

Retour tout aussi spectaculaire en 1986 avec cette fois aux manettes James Cameron. Cette suite directe du premier volet délaissera quelque peu son aspect claustrophobique pour y ajouter une bonne dose d’action comme seul le réalisateur des Terminator et autre True Lies en a le secret.

S’en suivront deux autres films (en 1992 et 1997) réalisés par David Fincher et Jean-Pierre Jeunet, explorant toujours un peu plus loin la mythologie mise en place par Ridley Scott et Dan O’Bannon, scénariste du premier opus.

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Et puis, en 2012, arriva Prometheus. Alors que les fans attendaient depuis des années une suite directe à la saga Alien, on eut droit à une prequel menant aux évènements du premier opus. Et le moins que l’on puisse dire est que l’accueil fût (très
 ?) mitigé. Scénario sans queue ni tête, incohérences à foison, protagonistes sans charisme… le film se rattrapait néanmoins par une réalisation soignée et des images d’une beauté rare.

400 millions de dollars de recettes plus tard, ce mercredi 17 mai 2017, sort la
sequel de la prequel. (Huhu)

Et qu’est-ce qu’on en a pensé ? Nous allons vous le dire. Mais d’abord, voici le pitch :
« Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper. »

 

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On ne va pas la faire longue : c’est beau. Le film à de la gueule. Juste équilibre entre CGI et décors naturels. Voilà pour le positif.

Alien: Covenant
souffre des mêmes défauts que Prometheus, un cran au-dessus encore. Le film croule sous les incohérences, à tel point qu’on en sort complètement au bout de 10 petites minutes à peine. Impossible de s’investir et de ressentir quoi que ce soit pour cet équipage profondément débile et dont chacune des décisions n’a ni queue ni tête. Enfin, comme dans Prometheus, nous avons droit à une philosophie de comptoir n’apportant rien à l’histoire et engendrant le plus souvent des dialogues à la limite du ridicule.

Rien de bien folichon côté ambiance non plus. Les frissons ne sont définitivement pas au rendez-vous.

Il est encore loin le temps où nous aurons enfin droit à un Alien digne de ce nom (Sigourney, reviens !). Et, par pitié, si un jour vous arrivez sur une planète inconnue, n’enlevez pas votre casque. Non, vraiment. C’est débile.

Antoine Leroy

18:06 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : covenant, ridley, scott, fassbender, franco, cameron, fincher, jeunet, alien | |  Facebook | |  Imprimer |