30 mars

Interviews filmées de 17 « acteurs » du cinéma belge & Résultats de notre Concours

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir trois nouvelles vidéos, dans lesquelles nous donnons la parole à 17 « acteurs » du cinéma belge. L’opération « 50 ans de cinéma belge, 50 ans de découvertes » hisse haut les couleurs de notre cinéma jusqu’au 15 juin. À cette occasion, ils complètent pour nous la phrase « Le cinéma belge, c’est… ». Puis nous parlent de leur cinéma.

Bon visionnage !

 


 

 

 

Il y a peu, nous vous invitions à participer à notre concours cinéma belge.
Avec la complicité de notre partenaire UniversCiné, nous vous offrions 10 pass pour 5 films sur la plateforme universcine.be . Il vous suffisait pour rappel de donner votre définition du cinéma belge. Puis un tirage au sort a eu lieu.

Voici les définitions et les noms de nos gagnants :

Pour moi le cinéma belge c'est…

la magie de l’étonnement du surréalisme. - Michaël Renard

tellement Nous… - Chantal Bourgeois

comme la rencontre d’une locomotive à vapeur armée d’un saxophone et d’un cornet de choux de Bruxelles avec la folie zwanzienne d’une série de klettes génialissimes s’agitant devant un objectif… pour satisfaire le nôtre (d’objectif), c’est-à-dire être émerveillé.e.s devant une toile blanche, l’espace de quelques dizaines de minutes ! - Serge Dielens

prometteur et grandissant. - Sébastien Jacquemart

génial ! - Maryline Stoufs

un élément de la culture dans lequel il faut investir et qu’il faut surtout soutenir pour combattre l’impérialisme américain. - Morad Hamdane

l'exemple même d'une pluralité culturelle improbable et réussie. - Eric Pirard

comme une boîte de chocolats : on est souvent agréablement surpris ! - Julie Wittebort

le résultat d'une copulation entre une frite et une moule. Et quel brol ! - Julien De Smet

un art où on peut ressentir tellement de choses : la joie, la tristesse, le plaisir, le désespoir... Il est difficile de ressentir autant devant une autre forme d'art, tous les sentiments y passent. - Mourad Khlifi

A très bientôt pour un nouveau concours vous permettant de gagner 30 places pour le BIFFF et vive le cinéma belge !

Jean-Philippe Thiriart

12 janv.

Projection de quatre beaux courts-métrages belges ce vendredi 12 janvier à Flagey – Interview de l’équipe du film LE CRABE

Ce vendredi 12 janvier à 19h30 (en présence des réalisateurs), quatre beaux courts-métrages belges seront projetés à Flagey : Le Crabe de Christophe Hermans et Xavier Seron, Sirène de Harry Cleven, Alice et moi de Micha Wald et Dernière Porte au Sud de Sacha Feiner.

Le Crabe, que nous vous présentons aujourd’hui via une interview de l’équipe du film, et les trois autres courts-métrages susmentionnés sont programmés dans le cadre de l’opération 50/50 : Cinquante ans de cinéma belge, Cinquante ans de découvertes, et des Quatre Saisons de Cinergie. La belle aventure 50/50 est organisée en partenariat avec la plateforme belge de vidéo à la demande UniversCiné qui propose, entre autres, pas moins de 900 films belges aux amateurs du cinéma de chez nous ou à ceux qui ont simplement envie de le découvrir.

Il y a dix ans, nous interviewions au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) l’équipe du court métrage Le Crabe, composée de ses deux coréalisateurs - Christophe Hermans et Xavier Seron, dont le premier long-métrage de fiction Je me tue à le dire en a épaté plus d’un. Et de ses deux acteurs principaux - Vincent Lecuyer et Jean-Jacques Rausin. Bien nous en avait pris puisque le film était magnifique et allait d’ailleurs remporter un très beau Prix dans la capitale wallonne : celui du Meilleur Court-Métrage de la Compétition Communauté française de Belgique.

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Animal relativement dangereux dixit Xavier Seron, l’Autruche l’est-elle davantage que Bertrand (Jean-Jacques Rausin) ? Pas sûr…

On retrouve dans Le Crabe un plan qui présente une lumière dans un tunnel. Ce plan vient, je crois, de votre court-métrage de fin d’études Rien d’insoluble, Xavier Seron. Pourquoi avoir choisi de réinsérer ledit plan ?

Xavier Seron :
Je ne sais pas, je pense que ça s’est fait un peu de manière inconsciente. On avait ces plans. On s’est dit : « tiens, ça fait Rien d’insoluble ». On a réfléchi quant à savoir si on allait les garder ou pas et puis on les a gardés. Tout simplement.

En quelle mesure le travail avec les fluides vous intéresse-t-il ? Je pense au gros plan sur le distributeur de savon…

Christophe Hermans :
C’est simplement pour avoir une attaque au début de la séquence, avoir un côté un peu visqueux qui peut prêter à rire. Mais derrière cela, je pense qu’il n’y a rien d’autre. Pour ce plan-là en tout cas.

Peut-on y voir la jouissance pour Roberto (Vincent Lécuyer) de se débarrasser de son personnage ?

C. H. :
Il y a ça mais il y a aussi le fait que le personnage de Roberto enlève progressivement son maquillage de comédien pour redevenir l’homme voire l’enfant qu’il était autrefois.

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Jean-Jacques Rausin et Vincent Lécuyer


Vincent Lécuyer et Jean-Jacques Rausin, en matière de direction d’acteurs, vous avez, j’imagine, été dirigés de façon très différente dans le sens où l’un de vous joue tout en retenue tandis que l’autre doit se lâcher un maximum…

Vincent Lécuyer :
En effet. C’est vrai que c’était très ciblé en fait. C’était vraiment très personnel. Ils me parlaient beaucoup de retenue justement comme vous dites, de donner le moins d’indices possible. Donc on était assez d’accord là-dessus.

Jean-Jacques Rausin : C’est un personnage qui est, avant toute chose, excentrique quelque part. C’est quelqu’un qui exprime une souffrance en se lâchant, en étant extravagant. Donc effectivement, il lui arrive d’avoir des excès.
Xavier m’avait déjà dirigé dans
Rien d’insoluble et dans d’autres courts-métrages. Ici, Christophe était là aussi et ça s’est très bien passé. Comme ils se connaissent très bien tous les deux, ils deviennent très complémentaires au niveau de la direction d’acteurs ou de leur travail en général. Et je connaissais déjà leur travail avant.

V. L. : La première chose qu’on voit de Jean-Jacques ou de moi est assez différente. Il faut donc trouver le point de rencontre de ces deux univers-là, de ces deux univers physiques, des voix et des énergies. Le point de rencontre, c’était un peu comme une histoire d’amour, de couple : l’admiration de l’un pour l’autre et la tendresse qui se dégageait. On a donc travaillé comme si c’était un couple quelque part, avec des énergies qui se séduisent.

J.-J. R. : Au début, pendant les répétitions, on s’est vraiment rendu compte de ce jeu de séduction, que le personnage de Bertrand et le personnage de Roberto étaient finalement très liés, avaient besoin l’un de l’autre. Bizarrement, Roberto avait aussi besoin de Bertrand. Je pense dès lors personnellement qu’il y a vraiment une histoire d’amour-séduction derrière.

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Roberto et Bertrand, unis par un certain rapport de séduction ?

Jean-Jacques Rausin, j’ai beaucoup aimé la scène de la voiture où Bertrand mange des chips, boit de la bière et entonne avec beaucoup d’enthousiasme la chanson de Pim le lutin. On a le sentiment que vous avez pris un vrai plaisir à jouer cette scène. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

J.-J. R. :
Je me trompe peut-être mais je crois qu’on était parti sur des dialogues, sur quelque chose d’écrit, et puis on est parti sur des improvisations avec Xavier et Christophe. Ce qui était assez agréable, c’est qu’on avait une certaine liberté pour jouer et donc à partir de ce moment-là, ça donne évidemment aux comédiens des moments de bonne improvisation et donc l’occasion de se lâcher d’autant plus et c’est là que j’ai trouvé mon bonheur comme vous dites.

Qu’est-ce qui vous a poussé vous, Christophe Hermans et Xavier Seron, à travailler ensemble ?

C. H. :
On a commencé l’IAD en même temps, en 2001, et ça fait maintenant sept ans qu’on se connaît. On a toujours été assistant-réalisateur l’un chez l’autre, que ce soit moi dans ses fictions et Xavier dans mes documentaires. Et ici, outre l’amitié qui nous unit, on avait envie d’essayer une coécriture et une coréalisation. Il s’agit de notre premier bébé.
C’est un beau cadeau que Xavier m’a fait de pouvoir partager avec lui une coréalisation parce que je suis vraiment un amoureux de ses films et de son univers. Pouvoir m’unir dans l’écriture et dans la réalisation avec lui, c’était un réel bonheur. Pouvoir partager mon univers du documentaire et pouvoir l’unir à celui de Xavier, c’était vraiment très chouette. Avant toute chose, c’est le prolongement d’une amitié.

Combien de films aviez-vous réalisés jusqu’ici ?

C. H. :
C’est ma première fiction, après deux documentaires : Poids plume, mon fin d’études de l’IAD, et un autre court métrage documentaire intitulé Jeu de dames.

X. S. : Quant à moi, il ne s’agissait pas de ma première fiction. Il y avait eu
Rien d’insoluble avant, qui est mon fin d’études. Maintenant, quand on parle de films, avec Jean-Jacques, j’avais déjà eu une expérience avant mais c’est un film qui reste dans les murs de l’IAD : Je me tue à le dire. C’était mon film de troisième année et c’est depuis lors qu’on bosse ensemble lui et moi.

Pourquoi avoir choisi de tourner en noir et blanc ?

C. H. :
En réalité, c’est parce qu’on avait vu le court-métrage de Micha Wald Alice et moi en noir et blanc avec Vincent Lecuyer. Le fait est que Vincent ne voulait pas tourner dans un film en couleurs. Du coup, on a voulu négocier avec lui. Ça a pris pas mal de temps mais en fin de compte, comme Xavier avait déjà fait Rien d’insoluble et que Jean Jacques était habitué au noir et blanc… Vincent ne supporte pas la pellicule couleur, c’est épidermique. (ils rient)
Plus sérieusement, c’est le prolongement d’une esthétique qu’il y avait déjà sur le film Rien d’insoluble et puis c’est un désir commun qu’on avait, avec à l’esprit des films comme Pi d’Aronofsky, La liste de Schindler ou encore C’est arrivé près de chez vous. Il s’agit d’une esthétique qui nourrit un peu notre film.

Un petit mot sur cette image qu’on peut qualifier de granuleuse ?

X. S. :
Là, de nouveau, c’est une question de goût. Il y a vraiment ce goût du noir et blanc et du grain, d’une image qui n’est pas spécialement propre et qui se prête bien à cet univers, qui donne ce décalage. Comme disait Christophe, c’était déjà une image qui était là sur Rien d’insoluble et je crois qu’on a voulu encore aller plus loin et l’image est encore plus contrastée.

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Une image pas vraiment propre mais tellement belle, c’est aussi ça Le Crabe

Et le travail sur le son, qui est vraiment superbe ?

X. S. :
On a pu compter sur d’excellents ingénieur du son et preneur de son. Ce sont des types fabuleux. Ils ont fait un gros travail et un beau travail de montage et puis de mixage, la filière classique du son. On a essayé d’avoir des ambiances et pas simplement quelque chose de purement naturaliste, qui serait de l’illustration de séquences. On voulait avoir un univers et appuyer ce décalage aussi.

Et n'hésitez pas à découvrir…

- notre interview filmée de Jean-Jacques Rausin lors de la première édition des Magritte du cinéma, où La Balançoire de Christophe Hermans était nommé au Magritte du Meilleur Court-métrage,


- notre interview de Xavier Seron et de ses acteurs au FIFF pour Je me tue à le dire, et

- notre interview filmée de l’équipe de Mauvaise Lune, court-métrage coréalisé par Xavier Seron et avec Jean-Jacques Rausin notamment aux Magritte.


Jean-Philippe Thiriart

01 avril

Résultats de notre concours « Je me tue à le dire »

Les dix gagnants de notre concours DVD Je me tue à le dire sont :

- Jean-Louis Linchamps de Saint-Gilles,
- Ludovic Depelchin d'Auderghem,
- Catherine Salmon d'Ixelles,
- Nicolas Monfort de Saint-Gilles,
- Charles Hannoteau de Froidchapelle,
- Raphaël Pieters de Jambes,
- Yannick Tassart de Acquin Westbecourt (France),
- Kevin Blommaert de Nivelles,
- Jean-Claude Soetens d'Anderlecht, et
- Danièle Peto de Maransart.

Tous repartent avec un exemplaire de ce bel objet aux bonus alléchants. Félicitations à eux !

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Ils devaient pour rappel nous convaincre que c'était bel et bien eux qui devaient remporter le DVD du film de Xavier Seron.


EXTRAITS CHOISIS...

Mais cher Jean-Philippe, parce que :

1. le Père Noël est une ordure,

2. le Parrain sifflera trois fois,
3. en Suisse, on voit moins Pol en ski,
4. ils ont voté Donald et ils ont eu Dingo,
5. un Bayard d'or est remis a Marion en selle,
6. Divines n'est pas une comédie de Houda Benyamina,
7. le Seigneur vient de rappeler à Lui Monseigneur Lanneau,
8. l'épisode VIII de Star Wars se situe donc entre le III et le IV, et
9. Carmen Maura et Victoria Abril ne bronzent pas à la Costa Gavras.

 

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URGENT !!!

Aidez-nous !

La situation est très difficile pour moi et ma femme. Nous venons d'acheter un magnifique appartement et y consacrons beaucoup de temps pour le rendre le plus beau possible.


Malheureusement dans tout ce bonheur extrême, une tache noir persiste au tableau. « NOUS N'AVONS PAS DE LECTEUR DVD ».

Du coup nous n'achetons pas de DVD et sommes pris, de ce fait, dans un cercle vicieux infernal où ne savons pas encore qui des deux sera le premier. L'œuf ou la poule ? Le DVD ou le lecteur ?

Je suis certain que si par le plus beau de hasard nous avons la chance de gager le dvd de Xavier Seron, l'envie sera si intense de voir son premier film que nous ne pourrons que nous procurer au plus vite un lecteur.

Le maléfice sera alors brisé et une nouvelle ère pourra commencer où, de l'œuf ou la poule qui est le premier, enfin nous connaitrons la réponse. Nous pourrons enfin acheter d'autres DVD.

Nous serons alors parfaitement heureux pour passer des soirées cinéma inoubliables dans notre petit chez nous...


J’ai fait la rencontre de Nessy.

Mais tout le monde l’appelle Ciné.


Je l’aime (Ciné, ma) chérie.
Pour la Saint-Valentin, je n’ai que mon amour à lui donner car je n’ai pas d’argent.

J’aurais aimé gagner un VD.
Ou DVD.

Gagner au jeu-concours me permettrait de faire une heureuse et d’éviter de commettre un larcin…

Je me tue à le dire !


Bon en deux mots, pourquoi devrais-je gagner un DVD du film de Xavier Seron ?

C'est très simple, voilà une petite phrase pour vous convaincre :


Il n'y à Rien d'insoluble pour Le Crabe né sous la Mauvaise lune. Il lui suffit de savoir que même L'Ours noir au fond de sa grotte, pendant les 6 mois d'hiver, est un Dreamcatcher.

concours JMTALD - notre gagnant français Yannick Tassart qui, lui aussi, se tue à le dire !.jpg

Notre gagnant français au t-shirt qui... tue !



Je souhaite recevoir le DVD de Je me tue à le dire parce que j’ai adoré ce film et souhaite le faire partager en invitant des amis à le visionner chez moi.

La deuxième raison ,c’est que j’aime beaucoup le cinéma de Xavier Seron (J’ai adoré son court métrage Le plombier vu sur la RTB il y a peu) et le cinéma belge de manière générale.

La troisième raison,c’est que j’ai eu le plaisir de participer au tournage de Je me tue à le dire (bénévolement )et que je suis ravi de voir le succès de ce long métrage un peu partout dans les salles et festivals du monde et que j’estime que cette œuvre a une place toute indiquée dans ma collection.

À très bientôt pour un prochain concours ciné sur En cinémascope !
Dans quelques jours déjà en réalité !

Jean-Philippe Thiriart

 

16:26 Écrit par Jean-Philippe Thiriart dans Concours, Critiques de DVDs, Critiques de films | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : concours, dvd, je, me, tue, à, le, dire, xavier, seron | |  Facebook | |  Imprimer |

04 févr.

Les 7e Magritte du 7e Art, c'est ce soir !

C'est à 20 heures ce soir au Square que se tiendra la 7e cérémonie des Magritte du Cinéma. Ces Prix viendront récompenser, une fois de plus, les talents de notre 7e Art. À la barre, deux femmes, deux actrices : la passionnée et éclatante Virginie Efira dans le rôle de présidente et l'envoutante et multiple Anne-Pascale Clairembourg dans celui de la maîtresse de cérémonie.

Retransmises en direct et en clair sur Be tv et sa chaîne Be 1 ainsi qu'en streaming sur son site, les festivités verront 850 professionnels du cinéma belge récompenser le travail de leurs pairs : réalisateurs, acteurs et techniciens. Une bien belle occasion de mettre notamment en lumière certains métiers qui mériteraient de l'être plus souvent : directeur-photo, ingénieur du son, monteur - on en passe.

Dans le cadre d'un Cinevox Happening exceptionnel, le grand public pourra lui-aussi assister à la projection des Magritte dans un cadre unique : celui de la magnifique salle Grand Eldorado de l'UGC De Brouckère. Verre de bulles dès 19 heures, walking dinner après la cérémonie et... projection en avant-première de Paris pieds nus, la nouvelle comédie burlesque d'Abel et Gordon, présents pour l'occasion !

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Et les nominés sont...

Cinq films se démarquent

Les premiers, les derniers du populaire Bouli Lanners mène sans surprise la danse avec huit nominations, ex-æquo avec le Keeper de Guillaume Senez, premier long présenté dans de nombreux festivals avant sa sortie chez nous.

Suivent, avec sept nominations chacun, les potes de l'IAD que sont Xavier Seron et Valéry Rosier. Tous deux ont déjà remporté le Magritte du Meilleur court métrage : le premier (en duo avec Méryl Fortunat-Rossi), pas plus tard que l'an dernier avec L'Ours Noir et le second, voici cinq ans, avec Dimanches. Cette année, c'est leur premier long métrage qui bénéficiera d'un beau coup de projecteur : Je me tue à le dire - notre grand coup de cœur de 2016 - pour Xavier et Parasol pour Valéry.

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La joyeuse bande de Je me tue à le dire au Festival de Namur
© Sandrine David


N
otons que le huitième film - déjà - de Joachim Lafosse, le très applaudi à Cannes L'économie du couple, fait lui-aussi partie des favoris. S'il n'est nominé qu'à quatre reprises, il l'est dans les deux principales : Meilleur film et Meilleur réalisateur.

Les cinq films susmentionnés sont en lice pour le Magritte du Meilleur film, Je me tue à le dire, Keeper et Parasol étant bien sûr présents également dans la catégorie Meilleur... premier film. Cependant, un de leurs metteurs en scène, Guillaume Senez, manque à l'appel pour le Magritte du Meilleur réalisateur.

À
 signaler : l'absence des frères Dardenne et de leur Fille inconnue, qui en aura étonné plus d'un.


Du côté des comédiens

Si Virginie Efira fait figure de favorite pour le Magritte de la Meilleure actrice pour son rôle dans Victoria- elle est également nominée dans la section Meilleur second rôle pour le Elle de Verhoeven -, les choses sont moins claires du côté masculin. Le Magritte du Meilleur acteur pourrait ainsi aller tant au Cowboy François Damiens et à l'acteur-réalisateur Bouli Lanners (Les premiers, les derniers) qu'à - soyons fous - Jean-Jacques Rausin. Ce dernier interprète un premier rôle pour la... première fois dans Je me tue à le dire. Les votants ont choisi de l'inscrire dans cette catégorie alors qu'ils auraient pu le cantonner à celle du Meilleur espoir. Un signe ? Nous l'espérons de tout cœur !

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La belle Virginie Efira, présidente ce soir et nominée à deux Magritte
© Rick Mc Pie


Le Magritte de la Meilleure actrice dans un second rôle devrait échoir aux sympathiques Anne Coesens (La taularde) ou Catherine Salée (Keeper) , à moins que Virginie Efira ne passe à côté de celui de la Meilleure actrice dans un premier rôle. Auquel cas c'est à elle que reviendra plus que probablement le trophée évoqué, tant elle est convaincante dans le vénéneux thriller du réalisateur de Basic Instinct. Le Magritte du Meilleur acteur dans un second rôle devrait quant à lui aller à David Murgia, hallucinant en jeune homme touchant dans le film de Bouli.

Rayon Meilleurs espoir, Martha Canga Antonio, déjà lauréate d'un Ensor dans le nord du pays, mérite également d'être récompensée aux Magritte pour son interprétation à fleur de peau dans Black tandis que Yoann Blanc, très convaincant dans Un homme à la mer, pourrait de l'avis général bénéficier de l'effet La Trêve, série-événement de la RTBF signée Matthieu Donck.


La suite de nos pronostics

Nous faisons les paris, peut-être un peu fous, que, ce soir :

- Black sera élu Meilleur film flamand,
- La tortue rouge, Meilleur film étranger en coproduction,
- Xavier Seron, Meilleur scénariste,
- Olivier Boonjing, Meilleur chef-op - et donc lauréat du Magritte de la Meilleure image - pour son travail sur Parasol (on lui doit également la superbe photo en noir et blanc de Je me tue à le dire),
- Arnaud Calvar, Julien Mizac et Philippe Charbonnel, Meilleur ingés sons (Je me tue à le dire),
- Julie Naas, Meilleur monteuse (Je me tue à le dire),
- Pornography (d'Éric Ledune), Meilleur court métrage d'animation,
- Le plombier (de Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron), Meilleur court métrage de fiction,

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Bien entouré par les réalisateurs du Plombier, déjà récompensés l'an dernier pour L'Ours Noir - © Sandrine David


- Intégration Inch'Allah (de Pablo Muñoz Gomez, réalisateur de Welkom), Meilleur documentaire,
et que le Magritte des Meilleurs décors et celui des Meilleurs costumes seront décernés respectivement à Paul Rouschop (Les premiers, les derniers) et à Nina Caspari (Black).

Et, enfin, que l'ingrédient majeur d'un film qu'est sa musique originale aura fait partie de la recette du compositeur Hannes De Maeyer (Black).

Au final, seul un Magritte est déjà connu : le Magritte d'honneur, qui viendra saluer le talent de l'acteur français André Dussolier.


Des programmations spéciales Magritte en TV

Sur Be 1 HD, ces samedi 4 et dimanche 5 février avec notamment :

- Le tout nouveau testament à 14h30 ce samedi 4, et
- Les premiers, les derniers à 21h ce dimanche 5.

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Les scénaristes de Tango Libre, diffusé ce mercredi sur La Trois
© Simon Van Cauteren


Sur la chaîne La Trois de la RTBF avec notamment :

Tango libre de Frédéric Fonteyne, avec Jan Hammenecker, sur un scénario de Philippe Blasband et Anne Paulicevich, ce mercredi 8 février à 22h50.

Excellente cérémonie des Magritte du cinéma à toutes et à tous !

Jean-Philippe Thiriart

23 déc.

Le Be Film Festival ? C'est parti !

Cette année, le Be Film Festival vaut à nouveau le déplacement. Lors de cette grande fête annuelle du cinéma belge, de nombreux films sont proposés aux festivaliers. Les deux implantations traditionnelles que sont Bozar et la Cinematek sont les théâtres de projections de films issus d'une programmation riche et variée qui réjouit petits et grands.

Au rayon des nouveautés, le Be Film Festival est prolongé de pas moins de trois jours pour accueillir plus de films, des professionnels étrangers et des city-tripeurs venus des quatre coins d’Europe.

Jusqu'au 30 décembre, vous aurez l’occasion de découvrir les derniers bébés de Felix Van Groeningen, Nic Balthazar, Joachim Lafosse, Erik Van Looy, Geoffrey Enthoven, mais aussi des frères Dardenne (La Fille inconnue - aujourd'hui, vendredi 23, à 21h15 à Bozar) et de Bouli Lanners (Les premiers les derniers - jeudi 29 à 19h à Bozar).

Hier soir, les festivaliers ont pu assister aux débuts de Jenifer sur grand écran dans le cadre d'une séance d'Ouverture sold out depuis plusieurs jours.
À partir d'aujourd'hui, ils pourront applaudir Vincent Lindon, Louise Bourgoin, Albert Dupontel, Barbara Sarafian, Koen De Graeve, Fabrizio Rongione, Peter Van Den Begin, Bérénice Bejo, Arié Elmaleh, Koen De Bouw, Adèle Haenel, Sam Louwyck, Jérémie Renier, Titus De Voogdt, Isabelle Carré, pour n'en citer que quelques-uns, le tout sous le bienveillant parrainage de Madame Marion Hänsel.


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La marraine du Be Film Festival 2016, Marion Hänsel, très sympathique et disponible réalisatrice de
En amont du fleuve, au FIFF, à Namur, en octobre dernier

À épingler particulièrement les mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29, à 17 heures, la projection à Bozar des 16 courts métrages pré-sélectionnés aux Magritte du cinéma. Pour rappel, la cérémonie de remise des Magritte aura lieu le samedi 4 février 2017 au Square à Bruxelles. En cinémascope y sera, comme c'est le cas depuis la première édition, et vous fera partager cet autre beau moment du cinéma belge.

Parmi les courts évoqués, nous serons particulièrement ravis de revoir le film Le Plombier du sympathique duo Méryl Fortunat-Rossi - Xavier Seron, que nous suivons de très près depuis plus de dix ans pour ce dernier et depuis son association avec Xavier pour Méryl. Remember un certain Mauvaise Lune et l'interview de l'équipe du film aux Magritte ?

Pour info, l'hyper jouissif Je me tue à le dire, premier long métrage de Xavier Seron avec Jean-Jacques Rausin, Myriam Boyer, Fanny Touron et Serge Riaboukine, entre autres, est pré-nominé dans pas moins de neuf catégories aux Magritte 2017 : Meilleur film et Meilleur premier film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario original (Xavier Seron), Meilleur acteur et Meilleur espoir masculin (Jean-Jacques Rausin), Meilleure image (que l'on doit à l'incroyable Olivier Boonjing), Meilleur son (Arnaud Calvar, Julien Mizac et Philippe Charbonnel) et Meilleur montage (Julie Naas, qui est de tous les films de Xavier). À ne pas manquer donc !


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Bien entouré par Méryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, lauréats du Magritte du Meilleur court pour l'excellent L'Ours Noir aux Magritte 2016


Le Be Film Festival sera également l'occasion unique de revoir sur grand écran un très grand film lors de la fameuse séance du « film préféré des Belges ». Le public a ainsi pu voter sur le site du Festival pour sélectionner son film préféré parmi une sélection alléchante de huit films. Le long métrage qui a reçu le plus de votes sera programmé le mardi 27 décembre à 21h15 à Bozar. Son titre ? The Broken Circle Breakdown ou Alabama Monroe à l'international. Un grand, un très grand film, après une autre bombe l'an dernier : C'est arrivé près de chez vous, l'ovni de la bande à Rémi Belvaux.

Le Be Film festival, ce sont donc des films présentés bien souvent en avant-premières et souvent en présence des réalisateurs, réalisatrices et autres acteurs et actrices des films présentés. En un mot, ou plutôt cinq : une belle fête du cinéma !

À l'extérieur des salles obscures, d'autres éléments participant aussi au succès du Festival sont une fois de plus présents : le Be Bar pour boire, danser et manger non loin des équipes de films, disponibles pour une bonne papote, une expo photo pour découvrir les coulisses des tournages et... le Père Noël himself pour la séance famille !

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Bouli Lanners recevant En cinémascope pour son film Les Premiers les derniers, projeté le jeudi 29 à 19 heures à Bozar


Infos pratiques

Quand ? Jusqu'au vendredi 30 décembre
Où ? À Bozar et à la Cinematek
Combien ? 28 euros pour le pass, qui donne accès à toutes les séances du Festival
10 euros pour la Soirée de ré-ouverture du Be Film (Sonar, le 26 décembre à 19h30 à Bozar)
7 euros pour une séance classique à Bozar ; 4 euros à la Cinematek

Plus d'infos sur www.befilmfestival.be

Excellent Festival à toutes et à tous !

Sandrine David et Jean-Philippe Thiriart


Crédits photos : Sandrine David